02 octobre 2007
Objet : Véracité de désaveu plausible des Belges à Joseph Kabila
Félicitation, votre article est d'une très haute portée
journalistique et d'une pertinence qui s'accorde avec l'ambiance de
l'atmosphère politique ressentie au Congo, en Belgique et dans toutes les
Communautés congolaises éprises de justice et des droits sur la planète.
Il y a effectivement un sensible désaveu des Belges, car recevoir un Président
sur un aérodrome de bourgade et lui dérouler le tapis rouge seulement quand ce
dernier sort de l'avion, c'est un impair qui suscite un incident
diplomatique. Si c'était le Président chinois,
Monsieur Udjintao, ce dernier se serait retourné dans l'avion au
même moment qu'il est mal accueilli. D'ailleurs, il l'a fait, il y a
de cela trois ans trois en Suisse, à Berne.
En se faisant du sang chaud sur ce que Colette Braeckman
rapporte à savoir que les Belges ont dit à Joseph Kabila : "Ne
bradez pas le Congo de Léopold II", la Belgique réalise-t-elle la douleur des Congolais,
celle de se voir amputer leur territoire au Nord-Kivu par des gens qu'ils
soutiennent, ces mêmes bandits qui ont tué les dix braves paracommandos belges
dans un stratagème monté à la
Pyrrhus dans la mise à feu et l'embrasement de Kigali après
le 6 avril 1994 ? Il y a de quoi à reprocher aux Belges leur hypocrisie
de politique étrangère sur le terrain congolais, leur silence cynique, néfaste
et coupable dans la destruction massive des Rdéciens et son manque de
solidarité pour ce peuple sans qui Tintin n'aurait jamais existé ne fut-ce que
comme personnage psychédélique et prétentieux d'un savoir congolo-africain
qu'il n'avait nullement comme aventurier et comme caricature de mauvais
goût transcendant la culture et le système de valeurs congolais.
Maintenant, les Belges s'aperçoivent qu'ils ont été dupes,
ils vivent l'histoire d'un trompeur trompé. En fait, leur conclusion s’achève
avec un amer constat qui met à parité leurs griefs avec ceux des
Congolais. Qui plus est, ce ne sont pas les Congolais qui sont les grands
perdants, car ils savent que d'ici-là, avant la célébration du cinquantième
anniversaire de l'indépendance, ils vont défenestrer tous les aventuriers des
élections de 2006. En fait, il est acquis que sans effusion de sang, leur
action sera comme celle des Moines birmans de ces jours à Rangoon, ils vont
chasser Joseph Kabila et appelleront les derniers compagnons politiques encore
en vie des pères de l'indépendance à récréer la nouvelle proclamation du
30 juin 1960, en 2010 contre tout ce qui ressemble à l'ONU/MONUC et
d'autres Organisations de l'oppression et de l'Apartheid contre la RDC.
Le désaveu
dont Kabila vient d'être l'objet ressort le malaise de faire un premier
pas honnête vers les Congolais désabusé
Monsieur Marcel Kalwangila, vous avez appréhendé sans trop d'efforts de vocabulaire ce que de raison des Congolais comme MEV, Candide OKEKE, Pépin Lulendo, Zumazuma, Amba Wetshi, Freddy Mulongo ne cessent de rappeler à la bonne foi des Congolais qui ne demandent que la paix pour leur pays afin de le rebâtir dans les principes de l'hymne national, le Debout Congolais. Il est triste de constater que Kinshasa qui fut la ville la plus illuminée de l'Afrique noire devint la municipalité la plus sombre du Continent noir. À Bandalungwa, mon village kinois et à Lemba terrain de mon enfance, sans oublier Kintambo faisant face à Bandal Synkin, quand je ne suis pas à Élisabethville, Léopoldville, Lipopo et Kin Malebo n'étaient que lumière. En fait, au nom de Kinshasa la Belle s'est substitué celui de Kinshasa la Poubelle, c'est grave cette dénomination, nous sommes salis et excommuniés des règles de l'hygiène de la salubrité publique urbaine. Et pourtant, Kinshasa comme Léopoldville est une ville blanche. Tous les anciens enfants de cette ville savent que la Capitale nationale est construite sur un sable blanc pareille du sucre, on a qu'à le voir dans la vente de certaines briques de construction. Je témoigne de ce que je le connais pertinemment bien.
Hélas, le Congo est donné à des individus sans passé. Qui connaît Azarias
Ruberwa, qui sait d'où vient Vital Kamerhe, qui peut préciser le concours
constructif de Zaidi Ngoma à la construction du Congo, de Kin Kiey et de
Ondekane dans le paysage de l'édification nationale avant 1996 ?
Joseph Kabila a tout vendu :
La SNEL
- L'ONATRA ;
- La forêt équatoriale ;
- Le fleuve Congo ;
- Les terres tribales aux compagnies minières qui exproprient
les terres ;
- L'Armée qu'il offre en appât au Dracula de Kigali et Nkunda
abattoire et réclame à cor et à cri l'intégration des assassins des six
millions des Congolais dans les corps des FARDC, etc.
Vous n'avez, Monsieur Marcel Kalwangila eu raison dans votre
analyse du désaveu plausible des Belges < Joseph Kabila. Bien
plus, comme vous l'avez soutenu dans cette assertion : "Au moment où
celui-ci, à savoir le Roi, essaie de sauver la situation politique
critique dans laquelle se trouve son pays en ce moment, ce coup de couteau dans
le dos, cette trahison est un discrédit international dont se serait
certainement passé ceux qui l'ont fabriqué et fait passé de ses bottes de
jardinier ....à ses chaussures de marque. ", il est plus que temps que
Bruxelles cesse de souffler le chaud et le froid. La Belgique officielle doit
dénoncer l'agression dont les Congolais sont victimes. Pour dire
laconiquement la problématique, elle doit dire au monde entier que les
prétentions de Kigali sur la RDC
sont fausses.
Par ailleurs, tous les Belges de bonne volonté doivent
s'associer aux démarches internationales des Congolais pour réclamer que soit
exigé une enquête ouverte sur l'identité du Président de la RDC que personne ne retrouve
sur les pistes de l'ascension de l'enfance à la majorité publique et le circuit
de la scolarité. En effet, c'est un soufflet que les Belges ont lancé à
Joseph Kabila, le Président cher à Louis Michel et Colette
Braeckman. Ne pas lui serrer la main entre dans le scénario du refroidissement
des relations de la
Belgique fédérale envers le gouvernement hétéroclite
d'Antoine Gizenga, serviteur fidèle du Président Kadogo. Cette phrase en
dit bien long, mais elle est vraie :
"Ce n'est pourtant pas du "chinois"
c'est un message clair que ceux qui ont une expérience dans le domaine ont déjà
décrypté. En gros: il y a plus de chances aujourd'hui pour qu'on trouve
des photos du Roi en train de caresser son chien que de serrer la main de Kanambe
... Aïe, et surtout pas en public ! Ouille...Kabilistes sortez vos
mouchoirs eh oui le « plat chinois » n’a pas été digéré."
Cette allergie de toucher la main du Président de la RDC me rappelle le racisme que
j'avais subit autrefois à l'athénée royale d'Élisabethville, de Léopoldville et
de Luluabourg. Quand au costume froissé du Président, l'image m'a renvoyé
aux interpellations du Gouvernement de Mpinga Kasenda, alors Premier
Commissaire d'État en 1978, au Parlement congolais, aujourd'hui résidence
officielle de Joseph Kabila. Cette sorte de costume fut évoquée
sarcastiquement par le Général Molongia, qui était Ministre des Postes et
Télécommunication. Les Députés qui l'interpellaient avaient des habits
froissés. Excédé par leurs questions, il leur a dit : "Je ne parle
pas aux hommes qui portent des abacos fatigués".
Les manifestants de droit de l'homme venus le huer le
Premier des Chinois se sont retrouvés eux-mêmes piqués au vif car leurs
cris d'indignation n'ont pas atteint la cible des récriminations, au contraire,
ce sont eux qui étaient renversés par leur propre audace. Le
Président congolais, inventé par ces puissances de l'Occident comme vous le
dites si bien, n'a pas su réagir dans les mêmes conditions ... Ceci
montre qu'il manque la fibre intestine de la fierté légitime de lui-même.
En fait, c'est Joseph Kabila qui a ce qui fait courir l'hémisphère Nord
chez nous au Sud, mais son absence de lucidité et de lecture du poids
spécifique de la RDC
en Belgique et dans le monde, le pousse à flatter ceux qui n'ont rien. Ce
faisant, il devient le ridicule de son propre aplat-ventrisme. Dans
cette infortune, il nous traîne dans la même farandole de perte de direction et
fait de nous les marchepieds des oppresseurs, ces commanditaires des
guerres civiles chez nous, lesquelles ont fait six millions d'innocentes
victimes. De toutes les façons, Joseph Kabila sort du même oeuf, celui
des enfants soldats du container du Dracula des Grands Lacs, Adolf Kagamé.
Bravo et Bonne chance, Monsieur Marcel Kalwangila, dans vos écrits à vocation éclairantes sur la RDC, la plus belle République de la terre entière. Le Congo-Kinshasa est le pays médecin des maux de la planète. Nous Congolais nous ne sommes pas encore cette nation que les génocides, les massacres, la brutalité, le mensonge et la gabegie ont réussi à confiner dans un petit destin de spectateur du devenir humain. Les Grandes puissances ont détruit les conglomérats d'ailleurs, la RDC avec des populations rurales de toutes ses provinces confondues a fait échec à la mondialisation sauvage et fait réfléchir Washington, Paris, Bruxelles, Londres, Berlin et les Nations Unies. C'est pour bientôt le retour du Congo-Kinshasa sur la scène avec des vrais chefs qui se démarquent du patronage des Conquistadors en mal de recolonisations des Noirs. Tintin au Congo est définitivement mort avec le désaveu plausible de Kabila à Bruxelles. Le fait qu'on ait refusé au chef de l'État la main par un autre chef d'État illustre bien que ce l'on attend des Noirs. En fait, ils sont une franchise de servitude, ce sous-entendu n'est pas inaudible dans les discours de Nicolas Sarkozy. À l'Université Cheik Anta Diop, il en a été question, les Africains ne sont pas de plein pied dans l'histoire. En tous cas, Dieu était étonné qu'u humain l'ait mis en question.
Qui vivra verra,
laissons l'avenir venir !
À bientôt Monsieur Marcel Kalwangila, Dieu vous garde.
Djamba Yohé,
Le Congolais de l'Atlantique Nord
Ottawa,le 27 septembre 2007,
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