02 octobre 2007
Hyppolite Kanambé, alias “Joseph Kabila” à Bruxelles et à New York : ce qu’il faut encore en savoir
Les médiocres pervers, les naïfs, les esprits faibles et les
flatteurs qui chantent la gloire immortelle et le soit-disant succès du voyage
d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » à Bruxelles et à New
York, doivent savoir ce qui suit :
Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » était
ici en Belgique. Il s’est évertué à parler, du Haut de la Tribune des Nations-Unies
à New York, de l’organisation des soit-disantes élections démocratiques en
RDCongo, de l’avènement d’un Etat de droit, des institutions stables et
crédibles et des gouvernants légitimes en RDCongo …
Mais tous les Gouvernants et les Services des Renseignements
des pays occidentaux, tous les Corps diplomatiques établis à Kinshasa, les
Représentants de l’Union Européenne et de l’ONU à Kinshasa (Monuc) et tous les
Représentants des Organisations Internationales et humanitaires et de défense
des droits de l’homme savent trop bien et mieux que nombreux Congolais:
La Justice Internationale commence à s’intéresser sérieusement aux crimes commis en RDCongo. C’est évident : tout le monde sait qu’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » est l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité. C’est lui que la Justice Internationale devra capturer le plus rapidement possible et le transférer à la Cour Pénale Internationale pour qu’il soit jugé, condamné et amené mains et pieds menottés à Kinshasa pour être pendu sur la Place Publique.
Des incapables, des enfants et des débiles mentaux ont
toujours besoin des tuteurs et des parrains politiques étrangers. Malgré la
présence, à l’ONU, d’un ambassadeur congolais et la forte délégation
d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » à New York, c’est le
Ministre belge des affaires étrangères qui s’est occupé des problèmes congolais
à New York, notamment les problèmes de l’Est et les problèmes avec Rwanda.
Hyppolite Kanambe, aliss « Joseph Kabila » et sa forte délégation
n’ont pu peser d’aucun poids et n’étaient d’ailleurs pas visibles !
Ne sont plus accessibles à Hyppolite Kanambe, alias
« Joseph Kabila » et aux congolais traîtres, complices, collabos et
médiocres pervers le logement dans les hôtels de la Capitale de la Belgique (Bruxelles) et
le Quartier populaire de Matonge (Le Quartier des Congolais à Ixelles).
La Communauté Congolaise
de Belgique veille au grain et pourchasse, la rage dans le cœur, même une
moindre ombre de ces individus ennemis de notre Patrie et de notre Peuple. Tous
les peuples de la Terre
font autant et certains ont fait même plus que nous chaque fois qu’ils se
trouvent dos au mur, humiliés jusqu’à ce point, méprisés par l’occupation, la
domination et l’exploitation étrangères, menacés d’extinction par un génocide
évident et constatant le dépècement en plein jour de leur Patrie et de sa vente
aux enchères en pièces détachées. C’est un cas d’extrême légitime défense.
Faire autrement équivaut à un suicide individuel et collectif. Et rien n’est
plus lâche et plus indigne pour un être humain, pour quelqu’un qui se dit
héritier de la Patrie
de Simon Kimbangu, de Patrice Emery Lumumba, du Cardinal Joseph-Albert Malula,
du Cardinal Fréderic Etsou et de tous les Martyrs de l’Indépendance et de la Démocratie.
L’Etat est inexistant. C’est pourquoi il n’y a pas plusieurs
leaders patriotes et démocrates confirmés, plusieurs partis démocratiques
forts, plusieurs mécanismes de contrôle de pouvoir et de pression sociale.
C’est pourquoi les ONG et les Organisations humanitaires pullulent chez-nous.
Et non les syndicats, les organismes de sécurité sociale, les organisations de la Jeunesse, les
organisations universitaires, les bureaux d’études… Nous avons perdu toute
dignité, toute fierté, toute grandeur. Partout, chez-nous, à l’Etranger, nous
sommes devenus la risée de tout le monde, nous sommes discriminés, méprisés,
humiliés …
Notre Patrie et notre Peuple sont des Grands Malades
atteints de septicémie (infection généralisée et mortelle) chosifiés,
animalisés, hospitalisés en soins intensifs ; ils sont placés sous
respiration artificielle ; ils ne sont plus habités que par une petite vie
végétative ; ils survivent comme des mendiants et des malpropres suspendus
aux mamelles de la
Communauté Internationale qui donne par charité et surtout
grâce à l’aide envoyée par la Diaspora Congolaise pour subvenir aux soins de
santé des malades, enterrer les morts, payer les frais d’études des enfants qui
étudient, nourrir et vêtir les membres de nos familles… Ce n’est pas normal.
La RDCongo est, malgré tous ses atouts, l’immensité de son territoire, sa position multi-géostratégique, ses ressources et richesses minières, minérales, hydrographiques, forestières, fauniques, floristiques, bio-énergétiques, pharmaco-médicales, multiculturelles, artistiques et les potentialités économiques et industrielles énormes, malgré tout cela, notre Pays est confronté à « la plus grave des crises de ces 60 dernières années depuis la 2ème Guerre Mondiale » et ravagé par une véritable catastrophe humanitaire, sanitaire, forestière, bio-énergétique, scolaire, faunique, floristique, économique, écologique et sociale et que presque toutes les infrastructures sont jusqu’à ce jour dans un état trop vétuste, un état de délabrement et de destruction trop avancé ou même sont inexistantes (infrastructures routières, sanitaires, maritimes, ferroviaires, communicationnelles…).
Le Chef de l’Etat est un imposteur rwando-tanzanien, un
mercenaire, un taximan analphabète démasqué par les Congolais et haï par les
Congolais, mais qu’il détient son pouvoir et son poste grâce à la fois à la
médiocrité, perversion, complicité et trahison d’une fraction de l’élite
congolais et aux Etrangers qui l’ont imposé à notre Peuple par le truchement
d’une vaste et honteuse escroquerie électorale.
Notre Peuple n’a adhéré :
- ni à la constitution actuelle qui est rédigée par les
Etrangers et qui est scélérate, criminogène, conflictogène, vide notre âme, de
DNA génétique, de notre identité culturelle propre, de notre vision du monde,
de notre réalités sociales… ;
- ni au système esclavagiste, tyrannique, génocidaire et
prédateur mis en place ;
- ni aux gestionnaires de l’Etat qui sont les auteurs des
graves violations des libertés publiques et des droits fondamentaux de l’homme,
crimes de sang, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes de
cannibalisme et d’anthropophagie, crime de génocide, crimes des massacres à
large échelle des civils et des assassinats politiques, des assassins et des
bourreaux de notre Peuple, les fauves violents et féroces, les corrompus et les
vecteurs de la corruption et des anti-valeurs, les pilleurs, les tueurs de
l’Etat…
Des milliers des Congolais ont manifesté à Bruxelles pendant
3 jours (21, 22 et 23 septembre 2007) et à New York contre le voyage de
l’imposteur rwando-tanzanien à Bruxelles et à New York, contre les crimes qui
sont commis dans notre Pays, contre la présence de l’imposteur au Sommet de
l’Etat Congolais, contre l’escroquerie électorale organisée en RDCongo, contre
le système politique esclavagiste, tyrannique, génocidaire et prédateur et
contre ses animateurs.
L’Armée est inexistante. Les escadrons de la mort étrangers
(GSSP, Demiap, Pir, Anr…) rôdent partout, surveillent la population,
terrorisent, massacrent, violent, pillent… Les populations sont confrontées au
terrorisme d’Etat et à l’insécurité généralisée. Le pouvoir politique,
militaire, économique et sécuritaire se trouve dans les mains des étrangers.
L’eau potable et l’électricité manquent partout. Les conflits armés fratricides
se poursuivent à l’Est, massacrent les populations et provoquent les
déplacements des milliers des personnes. La déstabilisation a atteint le Kasaï.
La sous-alimentation, les maladies de carence, les maladies dues au stress
(maladies cardio-vasculaires, psychiatriques et neurologiques), les maladies
épidémiques et endémiques meurtrières (Ebola, tuberculose, rougeole, infections
gastro-intestinales, méningites, paludisme, amibiase, fièvre typhoïde,
trypanosomiase…). Les problèmes des enfants-soldats ne sont toujours résolus.
Le PEG tant vanté a échoué. Le Gouvernement actuel ne sait
par où commencer. On parle déjà d’un nième remaniement ministériel : le
nième changement des sparadraps sur une plaie pourrie. Les Bailleurs des Fonds
ne sont pas dupes. Ils constatent la mauvaise gouvernance, le pillage du Trésor
Public, la gabegie, l’incompétence, l’incapacité et l’impopularité des gouvernants, l’absence de sécurité juridique…. Les chinois viennent pour
piller. Ils sont déjà présents dans de nombreux pays africains, mais les
conditions de vie des populations de ces pays ne s’améliorent pas.
La diplomatie congolaise est chaotique. Les cadavres des
diplomates congolais pourrissent dans des morgues des pays étrangers. Les
diplomates congolais sont des clochards et des mendiants non payés depuis
plusieurs mois. Les budgets de l’Etat dépendent des décisions du FMI (Cfr
Budget 2008).
Réconciliation nationale : On reparle de la Commission Vérité et Réconciliation
La RDC a été depuis 1990, année de la Transition démocratique, le théâtre de trop d’atrocités, ajouté à cela le génocide rwandais dont les conséquences ont énormément contribué à la déstabilisation de notre pays
Depuis, des blessures intérieures
n’ont cessé de saigner lorsque les victimes ou les personnes affectées par ces
violences, encore impuissantes aujourd’hui, se retrouvent face à leurs bourreaux,
désormais porteurs d’une certaine virginité et immunité politique fabriquées
avec le processus de la démocratisation. Des femmes violées, des orphelins de
guerre, des héritiers des affres de toutes espèces veulent simplement
comprendre ce qui s’est passé. Comme en Afrique du Sud. Et envisager un avenir
radieux dans la réconciliation et définir de nouvelles règles du jeu sous
l’arbre à palabre.
Justice transitionnelle
L’idée de la justice transitionnelle, plusieurs fois évoquée, notamment lors de la Conférence
nationale souveraine et pendant la transition d’après Sun City, s’est évanouie
de temps en temps, mais jamais pour toujours, dans les tiroirs de l’Histoire,
peut-être sous pression politique de ceux qui se reprochent de quelque chose.
Du massacre des étudiants à Lubumbashi en 1991 aux massacres des hutus rwandais
dans les camps des réfugiés en passant par les crimes économiques, le Congolais
veut qu’un peu de lumière dissipe l’ombre épais qui couvre son passé.
La guerre de 1993-1994 dite de Magrivi où les rwandophones revendiquaient la
citoyenneté congolaise communautaire, enrôlement forcé des Kadogo, les enfants
soldats à partir de 1996, l’épisode des 15 femmes enterrées vivantes en
novembre 2002, les viols, les tueries et massacres de Kisangani, Makobola,
Kasika, Gatumba, Mwenga, Shabunda, Walikale, Bukavu, Kanyabayonga, Sake,
Masisi, Tingi Tingi, Mbandaka, les allégations d’anthropophagie, le massacre
des adeptes de Bundu dia Kongo, l’affaire Kahemba, les affrontements pré et
post électoraux, les contrats léonins, les assassinats ciblés des journalistes,
… la liste n’est pas exhaustive, il faut s’en convenir.
Connaître la vérité
Ce n’est pas toujours chercher à revenir sur ce passé, mais bâtir l’avenir afin
d’éviter à la société de retomber sur les mêmes travers. Roberto Garreton,
consultant du Centre International pour la Justice Transitionnelle
(IJTC) de New York et ex-fonctionnaire des Nations Unies, est en RDC pour
évaluer la possibilité d’établir une Commission Vérité et Réconciliation (CVR)
en RDC, après près de vingt années de transition.
Cette commission devrait faire la lumière sur les responsables des atrocités
liées à la guerre (Près de 4 millions de victimes). ‘‘Ici, en RDC, nous voulons
d’abord voir s’il y a une vraie volonté dans le peuple congolais pour établir
une commission vérité et réconciliation, qui est l’un des piliers de la justice
transitionnelle et pour soutenir la reforme du système judiciaire. Nous
comptons aussi donner une réparation aux victimes’’, a rassuré Roberto Garreton
qui reconnaît l’ampleur d’une telle entreprise : l’énorme étendue du pays, le
temps perdu, mais surtout la multitude des victimes dont nombre n’ont jamais
été retrouvées.
Dans un entretien accordé à la presse, il a indiqué que l’objet de sa visite
était d’apporter une aide à la mise en place des structures de justice
transitionnelle, en collaboration avec la société congolaise et le
gouvernement. ‘‘Les gens ont besoin de connaître la vérité et d’avoir des
réparations pour les dégâts subits’’, a affirmé l’ex onusien qui pense que
c’est le moment ou jamais. ‘‘Si ce n’est pas le moment, quand est-ce qu’on peut
le faire ? Il faut être attentif (…) On ne peut pas retarder jusqu’à l’infini
une décision de cette importance’’.
Il reconnaît qu’une telle Commission n’a pas fonctionné pendant la Transition faute de
soutien de la société civile, car on sait qu’elle est noyautée par les
politiques en RDC. ‘‘S’il n’y a pas de justice, il n’y aura pas de justice
transitionnelle, on ne pourra pas juger les responsables des crimes de guerre
et donner des réparations aux victimes’’, a-t-il expliqué.
Pour Garreton , il faut aujourd’hui refaire appel à ‘‘des personnalités
reconnues pour leur solidité morale, (…) des leaders religieux, des
intellectuels, des écrivains, des musiciens, des philosophes, des avocats, des
journalistes’’. Il faut en plus que les gens puissent déposer leurs plaintes en
toute confiance, pas comme ce que l’on vit dans le Kivu où les femmes violées
s’abstiennent de porter plaintes par crainte de répression qui s’avère souvent
foudroyante.
La coopération du gouvernement
Reste à savoir ce qu’en pense le gouvernement qui doit en plus financer
l’opération. ‘‘Il faut que le gouvernement le fasse parce que cela fait partie
de ses obligations’’. Garreton insiste également sur l’appui de la population à
l’établissement de l’institution, de même que le soutien de la communauté
internationale. Il reconnaît qu’une telle entreprise est chère comme le sont
les services publics, le Parlement, la Présidence de la République, la Justice. Ainsi
devrait être les Droits de l’Homme. ‘‘La chose la plus importante c’est qu’il y
ait un engagement politique pour le faire, un engagement fort, une volonté
forte’’, a-t-il affirmé
D’ailleurs, pendant la
Conférence nationale souveraine, des dignitaires de la Deuxième République
avaient donné leur accord de principe à financer une pareille entreprise, n’eut
été la hargne dont ils ont été victime de la part de l’opposition. Cette idée
peut être relancée pour être exécuter ensemble avec les dignitaires du régime
Kabila.
Garreton a aussi évoqué le pouvoir judiciaire en RDC qu’il faut réformer
profondément et dont il faut renforcer la capacité. ‘‘Il y a le sentiment dans
la population que la justice ne marche pas, il y a un manque de confiance et ça
c’est une chose très grave’’, a-t-il déclaré, proposant des pistes sur le
fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM)
qui devrait également reprendre en son sein, à part des juges, ‘‘tous ceux qui
sont concernés par la justice, par exemple, les doyens des écoles de droit, les
présidents des barreaux, des juges et d’autres autorités’’.
L’impossible enquête La Communauté
internationale préoccupée Le Révélateur | 02/10/2007 © Copyright Le Révélateur
Roberto Garreton n’est plus à présenter en RDC. Ses navettes entre Kinshasa,
Goma et New York ont défrayé la chronique entre les années 1994 jusqu’en 1997
où il fut nommé Rapporteur des Nations Unies sur les graves violations des
Droits de l’Homme perpétrées au pays. Garreton est l’auteur de plusieurs
rapports sur l’Afrique des Grands Lacs, dont un, accablant, sur les exactions
perpétrées durant la guerre dite de libération de l’AFDL. C’est dans un
contexte sulfureux que le Chilien arrive en RDC.
D’abord lorsque Mobutu est lâché par ses amis occidentaux. Arrive alors le
génocide des Rwandais qui déverse à l’Est de la RDC des milliers des Hutus rwandais et des ex FAR
fuyant la répression de l’armée de Kagame au Rwanda. C’est le début de la plus
grande catastrophe humanitaire que n’ait jamais connu le monde après la Deuxième guerre mondiale.
Les hutus envahissent l’Est du pays, s’attaquent aux Tutsis déjà installés en
RDC. C’est la transposition de la haine ethnique rwandaise sur le sol
congolais. Cette haine contamine les tribus autochtones qui prennent partie
selon leurs affiliations. En 1996, c’est la guerre dite de libération. Les
Tutsis qui accompagnent l’AFDL pourchassent les hutus jusqu’à l’extrême ouest
de la RDC,
massacrant des milliers d’entre eux, des camps entiers, qui tombent sous le
tranchant de leur machette.
Le Centre de commandement américain pour l'Afrique
Le but de l'Africom est, selon Washington, d'aider le
continent à se stabiliser. Mais nombreux sont ceux qui estiment déjà que ce
centre est motivé par des considérations stratégiques. Le quartier général de
l'Africom sera, dans un premier temps, en Allemagne.
Mais Washington espère bien à terme l'établir sur le
continent. Dakar, Nairobi ou Addis-Abéba sont parmi les villes les plus
fréquemment citées, et le département d'Etat devrait avoir fait son choix d'ici
au mois de février 2008. Mais les candidats ne semblent pas se bousculer.
Deux raisons à cela : d'abord, au vu des précédents irakien
et afghan, certains redoutent une ingérence américaine accrue dans les affaires
africaines.
Pour les rassurer, Washington a pris soin de préciser qu'il
n'était pas question de positionner de nouvelles troupes sur le continent, et
que son but était seulement de promouvoir la sécurité et l'état de droit en
Afrique.
Les Etats-Unis affirment d'ailleurs qu'ils se contenteront
de proposer des formations, et que ce sont des diplomates et des spécialistes
de la coopération qui constitueront le gros des effectifs de l'Africom.
Mais il est indéniable que la création de ce nouveau
commandement montre bien l'intérêt nouveau que portent les Etats-Unis à
l'Afrique.
Cet intérêt tient en
trois mots: pétrole, terrorisme, instabilité.
En effet, les 10% du pétrole brut consommé par l'Amérique
proviennent d'Afrique et Washington surveille de très près la concurrence que
lui livre, dans ce domaine, la
Chine.
Le département d'Etat s'inquiète également de la menace que représentent
les islamistes qui opèrent depuis des pays où l'autorité de l'Etat n'est pas
solidement affirmée.
Impossible donc d'envisager l'Africom sans penser aux motivations stratégiques américaines, d'où les réticences rencontrées sur le terrain.
Afrique des Grands Lacs : Réunion des chefs des armées à Lubumbashi (RDC)
Lubumbashi (RDCongo), 1 oct 2007 (AFP) - Les responsables
des armées rwandaise, burundaise, ougandaise et de la République démocratique
du Congo (RDC) sont réunis lundi et mardi à Lubumbashi (sud-est de la RDC) pour un suivi de la
situation sécuritaire dans la région, a-t-on appris auprès de l'ONU
Une première réunion à huis clos a débuté lundi dans un hôtel de Lubumbashi,
a-t-on appris auprès de la
Mission de l'ONU en RDC (Monuc).
Le commandant de la force de la
Monuc, le général sénégalais Babacar Gaye, assiste à cette
rencontre en qualité d'observateur", a-t-on précisé.
Cette réunion des chefs des armées de la "Tripartite Plus",
conférence regroupant à intervalle régulier depuis 2004 les quatre pays sous la
facilitation des Etats-Unis, devrait porter sur la mise en place d'une
stratégie militaire commune contre les différents groupes armés actifs dans la
région, notamment dans l'est de la
RDC.
"L'objectif de cette rencontre est de discuter des tenants et aboutissants
dans des opérations militaires conjointes visant la neutralisation des forces
négatives encore actives dans la sous-région", a déclaré lundi à l'AFP une
source militaire dans la région.
Cette rencontre fait suite à celle de Kigali, en août, au cours de laquelle les
armées des quatre pays avaient réaffirmé "leur engagement à chercher la
paix en neutralisant" les rebelles qui opèrent dans cette région troublée.
Les armées avaient aussi mis en place une "cellule conjointe de
planification pour développer des plans opérationnels", composée "des
responsables des opérations et des services de renseignement" de chaque
pays.
Des milliers de rebelles hutus des FDLR, dont certains sont accusés de
participation au génocide rwandais de 1994 (essentiellement dirigé contre la
minorité tutsie), vivent depuis 13 ans dans l'est congolais, frontalier du
Rwanda.
Du 27 août au 6 septembre, au Nord-Kivu (est de la RDC), de violents combats ont
opposé l'armée régulière de RDC et des dissidents ralliés à l'ancien officier
tutsi congolais Laurent Nkunda, qui se pose notamment en défenseur de la
minorité tutsie congolaise et accuse Kinshasa de pactiser avec les FDLR.
La région africaine des Grands Lacs a sombré dans la violence au début des
années 1990, avec le déclenchement en 1993 de la guerre civile au Burundi -
dont le pays tente aujourd'hui de sortir - puis du génocide de 1994 au Rwanda,
suivi de rébellions et d'une guerre régionale en RDC (1998-2003), qui a
notamment impliqué l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
© AFP | 01 oct. 07 - 16h14







