12 octobre 2007
L'Apareco s'exprime sur l'Affaire Jackson Wilson
Au Rédacteur en chef du Quotidien L’Avenir
Concerne : Droit de réponse de L’Alliance des Patriotes Pour la Refondation du Congo (APARECO)
Monsieur,
Dans votre livraison du 03/10/07 sous le titre « interview fictive du président
Joseph Kabila : un coup d’épée dans l’eau », votre quotidien attribue (en des
termes clairs) au Président National de l’APARECO, monsieur Honoré Ngbanda la
paternité des délires de votre leader et président Joseph Kabila.
Voilà pourquoi nous vous adressons le présent droit de réponse à publier à la Une de votre quotidien comme
le recommande la déontologie de votre profession.
Avant d’aborder le fond du problème, nous tenons à notre tour de revenir sur la
chronologie des faits afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur
cette bévue politique et diplomatique de Joseph Kabila qui dévoile heureusement
au monde le niveau de la médiocrité au sommet de l’Etat en République
Démocratique du Congo.
- Lundi 1er octobre : C’est le journal kinois «Uhuru» qui, le premier, défraie
la chronique en publiant une interview que Joseph Kabila a accordée à un
journaliste indépendant du nom de Jackson Wilson. Or tout le monde sait que ce
journal «Uhuru» est très proche de l’ANR (Agence Nationale des renseignements)
et donc à la solde du pouvoir en place. Car d’un côté, sa PDG n’est autre que
madame Colette Tshomba, vice ministre en charge des congolais de l’étranger
(donc de la diaspora d’où, selon vous serait parti le canular); tandis que de
l’autre côté, le principal actionnaire de «Uhuru» n’est autre que Kazadi
Nyembwe ancien patron de l’ANR et qui est resté très influent dans la sphère.
- Après « Uhuru », c’est le site Internet « Digitalcongo.net » qui met en ligne la dite interview, tout
en prenant soin de l’habiller de commentaires laudateurs du style « Jackson
Wilson a interviewé le président Kabila…et il le présente comme un président
nationaliste pour qui seuls les intérêts de son pays comptent… ». Or la
patronne du site « Digitalcongo.net
» on le sait, n’est autre que Jaynet Kabila, la sœur jumelle de Joseph Kabila ,
et qui est connue pour être le lance voix de ce dernier.
- Après 2 heures de présence de cet interview sur la toile, coup de théâtre :
le texte de l’interview est retiré du site Digitalcongo.net et remplacé par un communiqué dans lequel
on peut lire : « De mauvais plaisantins ont mis sur le web ce mardi 2/10/07 une
fausse interview…de Joseph Kabila … ». Et de poursuivre : « nos lecteurs sont
invités à s’en méfier et à attendre le vrai texte qui sera diffusé sur notre
site dans les prochaines heures ».
- Quelques heures après, Monsieur Kudura Kasongo, porte parole à la présidence
déclare à l’Agence de Presse APA que « le président de la république n’a
accordé aucune interview à un journaliste quelconque lors de son séjour à New
York… ».
- Et pour réparer le pot cassé, dans sa livraison du 3/10/07 « L’Avenir quotidien
» écrit à propos de l’interview : « quelques coups de fil ont suffit pour que
l’identité de l’auteur de ce spam nous soit révélée. Nos honorables
correspondants…ont parlé du chef de l’APARECO, Honoré Ngbanda comme le
concepteur et le réalisateur de ce coup de poker consistant à mettre dans la
bouche du chef de l’Etat Joseph Kabila des énormités qu’il n’a jamais
prononcées ».
Devant les turpitudes et les inepties des organes de presse au service des
imposteurs au pouvoir à Kinshasa, et qui sont à la recherche d’un bouc
émissaire pour sortir leur marionnette de président du bourbier dans lequel il
s’est fourré, l’APARECO tient à faire la mise au point suivant à l’intention du
journal « L’Avenir quotidien » et de l’opinion nationale et internationale :
- Les premiers organes de presse qui ont rendu publique cette interview sont
justement des organes d’obédience «kabiliste», en l’occurrence le journal
«Uhuru» et le site «Digitalcongo.net
». Par contre, le site officiel de l’APARECO n’a même pas relayé cette
interview que les deux organes précités proches du pouvoir ont balancée sur le
marché national et international. Dès lors, les affirmations gratuites de « L’Avenir
quotidien» attribuant la paternité de cette interview à Monsieur Honoré Ngbanda
revient à affirmer que les organes de presse précités proches du pouvoir sont
devenus les complices actifs de l’APARECO dans son combat pour libérer la RDC de l’imposture de Joseph
Kabila ! Alors Bravo ! Les patriotes congolais peuvent se frotter les mains,
car l’APARECO vient de réussir là un grand retournement des gros poissons !
- En décidant de mettre en ligne l’interview de leur jockey, les responsables
de Digitalcongo.net
n’ont-ils pas pris la précaution de vérifier son authenticité et surtout son
contenu, eux qui faisaient justement partie de la délégation officielle de Joseph
Kabila à New York ? La réponse à cette question ne peut être que « oui », car les
commentaires élogieux qui ont accompagné la mise en ligne de l’interview sur le
site prouvent au moins que les responsables du dit site, pour autant qu’on
puisse les considérer comme tels, ont lu l’interview et approuvé son contenu.
- Après avoir donc lu et approuvé le contenu de l’interview, Digitalcongo.net l’a
divulguée sur la toile en toute liberté et connaissance de cause. On ne peut
donc pas parler d’une quelconque manipulation à ce niveau d’engagement de
responsabilité sans prendre le risque de se discréditer ou de se ridiculiser
soi-même aux yeux du monde.
- Voici la vérité que l’on veut cacher aux Congolais : c’est la réaction
foudroyante des chancelleries occidentales qui a provoqué la panique et semé la
cacophonie dans l’entourage de Joseph Kabila ! Et après s’être rendu compte de
l’ampleur du désastre des propos tenus par leur raïs et de leur propre erreur
d’appréciation, les responsables de Digitalcongo.net ont retiré en catastrophe l’interview et
se sont morfondus dans des explications ô combien confuses et pathétiques au
travers d’un communiqué qui a accompagné le retrait de l’interview du site : «
De mauvais plaisantins ont mis sur le web…une fausse interview qu’aurait
accordée le président Joseph Kabila … ».
Mais qui d’autre que Digitalcongo.net
a eu la primeur de la diffusion de cette interview ?
Pourquoi chercher à faire
porter le chapeau à quelqu’un d’autre alors qu’on est soi-même à l’origine de
ses propres ennuis ? Les « mauvais plaisantins » en question, s’ils existent,
ne sont autres que la rédaction de Digitalcongo.net elle-même.
- Comble de la cacophonie, le porte- parole à la Présidence (Kudura
Kasongo) en personne, accourt tel un pompier pour tenter d’éteindre le feu, en
niant l’évidence lorsqu’il déclare sans sourciller que son patron n’a accordé
d’interview à personne. Alors que qu’au même moment, l’autre site présidentiel
appelle ses visiteurs à « attendre le vrai texte qui sera diffusé dans les
prochaines heures » ! Heureusement que le ridicule ne tue pas !
- La vérité, nous la connaissons dans l’APARECO : Joseph Kabila a bel et bien
accordé cette interview ! Et c’est l’œuvre du clan de l’entourage privé proche
de Kabila qui a « improvisé » cette interview en dehors des gardiens habituels
! L’aile dure des proches de Kabila a voulu marquer un grand coup et prendre le
clan « modéré » de vitesse. La guerre des clans en somme !
Tout ceci démontre, si besoin en était encore, le degré d’amateurisme et la
légèreté avec laquelle sont traitées les affaires de l’Etat, ainsi que
l’incompétence notoire de ceux qui ont été parachuté à la tête des institutions
de notre pays. Si donc le ridicule pouvait tuer, Joseph Kabila et sa bande
compteraient à n’en pas douter parmi ses premières victimes.
Le fond de cette affaire qui, à première vue semble rocambolesque, est à la
fois simple et dramatique : Joseph Kabila est bel et bien l’auteur de cette
incroyable bévue politique et diplomatique. Mais la vraie explication de cette
bourde réside dans le fait que cette fois-ci, on ne lui a pas préparé à
l’avance les réponses aux questions qui lui ont été posées. C’est cela le drame
de notre grand et beau pays. Cette interview a révélé au monde entier le
véritable niveau intellectuel de l’homme qui se trouve à la tête de ce
sous-continent qu’est la RDC.
Il n’a (et n’y peut rien) tout simplement pas le bagage
intellectuel minimum requis qui lui permette de maitriser les grands dossiers
de la vie nationale et de la politique internationale. Joseph Kabila a tout
bêtement voulu jouer à la chèvre de Monsieur Seguin en voulant échapper, pour
une fois, à la surveillance de ses « profs » et jouer à l’intellectuel.
Et bien
voilà : bonjour les dégâts !
Notre pays ne mérite assurément pas cela alors qu’il regorge en son sein
d’hommes et de femmes formés et qualifiés susceptibles de présider à sa
destinée. Notre peuple ne mérite pas que ses fils et ses filles jouent les
protecteurs de leurs bourreaux comme le font des marionnettes au sein de «
L’Avenir quotidien » qui cherchent des boucs émissaires pour couvrir les
bêtises des imposteurs au sommet des institutions dans notre pays ! Ces enfants
égarés doivent avoir honte de leur sale besogne. Si non, pourquoi se
cacheraient-ils derrière des pseudonymes du genre « Prince Malko » pour signer
leurs articles ?
Que Dieu bénisse la
République Démocratique du Congo et son peuple !
Paris, le 04 octobre 2007.
Pour le Comité National de l’APARECO,
Paul Rigobert AKANGA,
Secrétaire Général Adjoint et Porte-parole.
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