16 octobre 2007
Combat sans répit : Candide OKEKE (Apareco)
Extrait de l'Interview de Candide OKEKE
Conseillère Principale chargée des Relations Publiques, de la Mobilisation et de la Planification au
sein du cabinet du Président National de l’APARECO , Monsieur Honoré NGBANDA
"CHAQUE VIE CONGOLAISE EST PRECIEUSE, aussi précieuse
que n'importe quelle autre vie sur cette terre. Nous (congolais) avons le
devoir de nous battre pour chacune d'entre elles Nous n'avons pas à accepter
que le monde continue à ignorer ou à entretenir les souffrances du peuple
congolais". C.O.
- Le peuple congolais et la
Communauté internationale
C.O. : « Ce qui va déterminer nos actions et celles
du peuple congolais dans les jours à venir ce ne sont pas les versions erronées
ou édulcorées de la tragédie congolaise que l’on sert à l’opinion publique internationale par
une presse internationale qui semble avoir perdu de son indépendance. Parce que
c’est le peuple
congolais qui a payé chaque jour toutes ces erreurs et ces tâtonnements, parce
que c’est notre
peuple qui subit chaque jour […] les exactions, la répression, les
intimidations, les arrestations, les assassinats etc.…, nous n’avons donc pas à attendre que des
personnes qui sont en sécurité chez elles avec leurs familles à l’abris viennent nous dire à quel
moment nous devrons mettre un terme à cette tragédie, ni à quel moment nous
devrions voler au secours de nos compatriotes notamment ceux de l’EST. Le peuple congolais doit
prendre ses décisions à ce niveau en fonction de ses propres réalités et non en
fonction de l’hypocrisie de la Communauté
Internationale.
«[...]le peuple congolais n’a pas à se concerter pendant
cent ans avec les membres de la Communauté Internationale
avant de s’assumer ni à lui demander sa permission pour cela. Tôt ou tard les congolais mettront eux-mêmes un terme à la fuite en avant que
représente l’attitude de la Communauté Internationale en RDC parce que c’est le peuple congolais qui est le véritable détenteur du
pouvoir dans ce pays et qu’il est hors de question que nous continuions à
assister passivement à la mort odieuse et programmée de notre population et de
notre Etat»
- La nationalité de Joseph Kabila
C.O. : « La loi congolaise exige que pour accéder
à la magistrature suprême, il faut être de père et de mère congolais. Cette loi
n’a pas été
votée pour les chiens mais pour tous les congolais sans exception. Si nous
avons des autorités qui commencent à choisir parmi nos lois celles qu’ils acceptent de respecter ou pas
dites moi quelle société peut-on arriver à construire sur une telle base. De
plus le cas de Joseph Kabila est un exemple concret des risques que nous
encourons si nous n’étions pas rigoureux à ce niveau. Notre pays est aujourd’hui en train d’être balkanisé, particulièrement
grâce à un chef de l’Etat qui n’est pas congolais et qui travaille pour nos ennemis.
Une autorité qui s’exonère du principe de respect de nos lois ne vient pas pour
construire notre société mais pour la détruire puisqu’elle se donne d’emblée […] le droit
d’en bafouer les
fondements »
- L’APARECO et les institutions congolaises
C.O. : « L’APARECO a gardé contre vents et
marées une attitude ferme face au régime de Joseph Kabila, il n’y aura jamais ni coopération, ni
collaboration entre nous et ce gouvernement d’occupation. Cela n’a pas été le cas hier, il n’en est pas question aujourd’hui, et il n’en sera pas question demain non
plus. Et toutes les tentatives de rapprochement avec le Président national de l’APARECO, initiées par eux ou leurs
alliés, évidemment avec leurs arguments habituels de corruption, ont été toutes
soldées par un échec. »
- Message aux congolais qui se sentent abandonnés
C.O. : « Question : A qui revient en
premier lieu le devoir de préserver l’avenir de leurs enfants et leur bien
être sinon à eux-mêmes. Ils sont donc sensés être les premiers à se battre pour
le respect de leurs libertés fondamentales et pour cette terre congolaise qui
est l’héritage qu’ils sont sensés transmettre à leur
tour à leurs propres enfants.
L’autre question est de savoir s’ils sont prêts à se battre pour
préserver ce qui revient de droit à leurs enfants? Et jusqu’à quel point sont-ils prêts à se
battre pour cela, et pour que plus personne ne mette impunément en péril leur
propre vie et celle de leurs progénitures? Autrement dit, s’ils se sentent abandonnés, c’est peut être parce qu’ils se sont déjà eux mêmes
abandonnés. Et pire, après s’être abandonnés eux-mêmes, ils sont en train d’abandonner leurs enfants à la merci
d’une tyrannie.
Il n’y a qu’un mort qui ne réagit plus quelque
soit ce qui peut lui arriver. On peut le voler, le frapper et le malmener, il
ne réagira pas. Et c’est normal car il est déjà mort. Mais les congolais qui
pleurent aujourd’hui ou se lamentent d’être abandonné sont vivants, ils
sont 60 millions avec autant de bras, de jambes et de têtes pour être
suffisamment déterminés et agir. Ils sont violés, pillés, arrêtés, frappés,
affamés, humiliés. Qu’ils se comportent enfin comme des êtres vivants ! Qu’ils réagissent ! Pas seulement en
pleurant, en criant ou en se lamentant, car ça n’apporte pas de solutions même si c’est naturel. »
- La libération de la RDC
et du peuple congolais
C.O. : « […] L’APARECO leur tend la main à tous
pour libérer ce pays pas comme des spectateurs mais comme des acteurs parce que
face à ce que nous subissons aujourd’hui, chaque congolais a quelque
chose à défendre.
[…]Qu’ils s’arment de courage , et puisque le système actuel conduit la
plupart d’entre nous à une mort certaine alors autant décider de mourir s’il le faut, l’arme à la main pour que ceux qui
survivront puissent enfin avoir une chance de vivre autre chose qu’une inéluctable descente aux enfers.
C’est ce que
font les êtres vivants, ils ré-a-gis-sent. Nous sommes des millions de
congolais à ne plus accepter cette humiliation, des millions ! Nous pouvons
tout changer en une journée si nous le voulons. La majorité de notre population
est chrétienne, elle doit comprendre que Dieu ne descendra pas sur terre pour
libérer le Congo, mais il agira à travers les hommes et les femmes que nous
sommes. La première bouée de sauvetage du congolais sera le congolais lui-même
! »
La RDC est toujours en guerre …
C.O. : « J’invite chaque congolais à réaliser
enfin le drame que traverse notre pays avec tous les territoires qui nous ont
déjà été arrachés et la détresse de nos compatriotes. Ne soyons plus les
artisans de la destruction de cette nation en ne respectant pas le principe de
solidarité qui est inhérent à notre unité. Lorsque autant de congolais sont de
plus en plus menacés, même les plus naïfs d’entre nous doivent pouvoir
comprendre que demain viendra peut être leur tour ou celui de leurs proche. L’instabilité et l’insécurité qui prévalait hier dans
le Kivu est en train de s’étendre sur toute la RDC. Nous ne sommes pas sensés être en guerre et
pourtant les congolais continuent à tomber comme des mouches. En réalité la
guerre que l’on nous a mené
ne s’est jamais
arrêtée. Nous n’avons pas d’autres choix pour nous en sortir que celui d’identifier nos vrais ennemis et de
leur mener impitoyablement la guerre à notre tour, en nous préservant de leur
parole mensongère parce qu’à chaque fois qu’ils nous parlent de paix ils
affûtent les armes avec lesquels ils continuent à décimer notre population. Les
faits parlent d’eux-mêmes. La
RDC est en guerre il n’y a que les congolais qui ne le
savent pas ou qui ne se battent pas avec les bonnes armes. Chaque congolais
doit désormais s’y engager. Et L’APARECO ne se défilera pas. »
© Congo Horizons, Mardi 04 septembre 2007
Commentaires
piplui
Madame, Monsieur,
S.V.P/ pourraient vous avoir l’amabilité, d’arrêter de m’envoyer vos conneries. Car d’après moi, quand t-on a participé à la destruction d’une nation, on disparaît.
Dans l’attente de ne plus jamais vous lire, merci d’avance.
Et mon souhait est ; que Honoré NGBANDA puise disparaître de la scène politique !
A méditer,
MATHIEU!!!!!!!!!!!
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