19 octobre 2007
Rwanda ’94 : Commission d’enquête parlementaire canadienne persiste et signe
Rwanda. Crimes, mensonges et étouffement de la vérité
Le dernier ouvrage de M. Philpot n’est pas volumineux -
127 pages - et vous pourrez le lire en un jour ce week-end sans négliger vos
autres obligations. L’intention de l’auteur n’était certainement pas d’en faire
un brique mais de complèter le travail qu’il avait réalisé en 2003 avec Cela ne
s’est pas passé comme ça à Kigali à la lumière des nouvelles informations
critiques sur les événements de 1994 au Rwanda.
Il a divisé son livre en 6 chapitres :
Introduction : Cela ne s’est pas passé comme ça à
Kigali !
1. Quand la presse s’adonne au lynchage médiatique
2. Des preuves irréfutables passées sous silence - le juge Bruguière
3. Jean Charest et ses deux films de fiction
4. Feu le père Guy Pinard : un prêtre engagé qui a refusé le silence
5. Un scénario qui se répète : le père Guy Pinard, le père, Claude Simard,
le Congo, Kibeho...
6. "Choc et stupeur" sur Kigali - entrevue avec le capitaine Amadou
Deme
Conclusion : une commission d’enquête parlementaire s’impose
Annexes : documents inédits
Robin Philpot s’adresse surtout à ses compatriotes en leur
expliquant que leur pays, le Canada, soutient le régime de Kigali - de concert
avec les États Unis et le Royaume-Uni - en ne permettant pas que la vérité sur
la guerre et le génocide au Rwanda soit révélée.
Et cela se traduirait dans les faits par les attaques qu’il
a subi de la part de la presse dominante au Québec, l’absence d’enquête ou
l’absence de résultats dans les enquêtes sur les meurtres des pères Pinard et
Simard, l’escamotage des responsabilités dans l’assassinat du président Juvénal
Habyarimana, etc.
C’est le volet canadien de notre histoire qui est ici
ouvert : les canadiens Pinard, Simard, Arbour, Chrétien, Charest,
Lévesque, Dallaire, Caplan, Noël, Pratte, Pinski, etc. sont les principaux
personnages de Crimes mensonges et étouffement de la vérité.
Philpot termine donc logiquement en recommandant que le
Canada mette sur pied une commission d’enquête parlementaire comme cela a été
fait en France (mission d’enquête) et en Belgique (1997).
Il n’est jamais trop tard pour bien faire
À propos du génocide au Rwanda, la thèse de Philpot n’est
pas différente de celles d’autres auteurs comme Desouter, Nahimana, Ruzibiza,
Péan, etc. qui ont récemment publié des ouvrages sur les "coulisses"
de 1994 : Il y a bien eu un génocide des Tutsi au Rwanda mais il n’y a pas
de preuve qu’il a été planifié par des Hutu. M. Philpot se fonde sur les
écrits des personnes citées ci-dessus et sur ses propres recherches pour
affirmer que le génocide des Tutsi a été planifié et provoqué par le Front
patriotique rwandais de Paul Kagame pour prendre le pouvoir. Celui-ci a dans le
même temps planifié et exécuté un génocide des Hutu et c’est sans doute pour
cela que M. Philpot parle de génocide rwandais et non de génocide des
Tutsi du Rwanda. Ces détracteurs pourront y voir une nouvelle version du double
génocide avec la différence qu’ici l’auteur serait le seul FPR.
Robin Philpot écrivain, journalite et traducteur québécois
est à Bruxelles pour présenter son dernier livre sur invitation d’associations
belges qui s’intéressent au Rwanda. Dans sa conférence de presse (Hôtel Silken,
mercredi 10h, Bruxelles) facilitée par M. Albert Rukerantare porte-parole
de la Société civile rwandaise (Socirwa), M. Philpot a annoncé que son
ouvrage serait bientôt disponible à la FNAC.
D’après lui, les nombreux crimes commis dans la région des
Grands lacs suivent toujours le même scénario : crimes, mensonges et
étouffement.
Il a sous-titré persiste et signe parce qu’après la sortie
de son livre Cela ne s’est pas passé comme ça à Kigali en 2003 et surtout après
sa candidature aux élections législatives canadiennes en 2007, il a été soumis
à une campagne de lynchage politique parce qu’il remettait en cause la thèse
officielle sur l’histoire récente du Rwanda.
Il a évoqué La Conférence mondiale sur la prévention des
génocides qui a eu lieu la semaine dernière à Montréal mais qui n’aborde pas
les causes du génocide rwandais et notamment l’attentat du 6 avril 1994 que le
général Roméo Dallaire qualifie d’accident dans son livre "J’ai serré la
main du diable".
M. Philpot s’est étonné que le Canada et la Belgique
dont des ressortissants ont été assassinés, selon lui, par des soldats du
pouvoir actuel n’aient pas rompu leurs relations diplomatiques avec le Rwanda
en signe de protestation.
D’après lui, tous ces crimes sont étouffés parce que
certains ont intérêt à garder ce régime au pouvoir
À l’entendre dans sa réponse à un journaliste qui lui
demandait s’il reconnaît le génocide des Tutsi au Rwanda, il ne le nie pas
comme il en est en accusé. Ce qu’il conteste c’est l’usage abusif du terme de
génocide dans le but de camoufler [les crimes du FPR].
M. Philpot nous a dédicacé son livre de 127 pages
"Que ce livre aide à faire connaître la vérité" et nous le lirons
pour vous puisque nous en avons la primeur et nous vous dirons ce que nous en
pensons.
© NKB 17/10/2007
Commentaires
tuer
kagame c un tuer il doit etre tuer il doit etre executer et tuer
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