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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

28 octobre 2007

Tchad : des Français accusés de trafic d’adoption - Sélection de plusieurs articles

trafic_enfants

Publié le 25 Oct 2007

Trafic d'enfants Neuf Français sont soupçonnés d'avoir voulu faire partir illégalement 103 enfants originaires du Darfour pour la France. 

Selon eux, il s'agissait d'une "évacuation sanitaire ".   Coup de filet des autorités tchadiennes. Neuf Français, qui s'apprêtaient à faire partir illégalement d'Abéché, au Tchad, une centaine d’enfants originaires de la province soudanaise du Darfour, ont été arrêtés jeudi. Ils sont accusés d'avoir voulu "enlever" 103 enfants, "sous prétexte d'une évacuation sanitaire". 

L’information a été confirmée par le ministre tchadien de l’Intérieur à la radio nationale. Selon la radio, "ces enfants ne sont pas du tout malades, ils (les responsables de l'ONG) ont bandé leur tête et pieds pour donner l'impression que ces enfants sont malades". D’après Europe 1 qui a révélé l’information, les autorités ont maintenu au sol hier sur l'aéroport d'Abaché, au Tchad, le Boeing 757 dans lequel se trouvait les enfants, alors que l'appareil était en partance pour la France.  "Les sauver de la mort"   Les enfants, âgés de 1 à 9 ans auraient été kidnappés par des mercenaires locaux pour alimenter un vaste trafic d’enfants à destination de l’hexagone.

Le chef présumé du réseau tchadien a été écroué tandis que les enfants ont été pris en charge par des associations humanitaires. Parmi les Français arrêtés figure un dirigeant de l’ONG «Arche de Zoé» , une petite association qui avait annoncé en juin une opération controversée d'évacuation de 1.000 enfants du Darfour, "pour les sauver d'une mort certaine" et les faire accueillir par des familles françaises.   D’après Europe 1 toujours, les tarifs pour obtenir un de ces enfants iraient de 2.800 à 6.000 euros. Le butin total s'élèverait à 1,2 million d'euros. Selon le quai d’Orsay, 300 familles françaises seraient concernées. Parmi elles, 50 étaient rassemblées jeudi en fin de journée à l'aéroport de Vatry (Marne), où devait atterrir l'avion. "Il ne s'agit pas d'un trafic d'enfants. Le but de cette opération était de sauver des enfants de la mort", a assuré Delphine Philibert, une mère de famille qui s'était portée volontaire pour accueillir un enfant.   

Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, les enfants "sont très choqués mais ont l'air en bonne santé". Source : Le Figaro : "L'étrange affaire des orphelins du Darfour"

HIER à 6 heures du matin, le jour se lève sur Abéché, la grande ville de l'est du Tchad où sont déployées les organisations internationales assistant 230 000 réfugiés du Darfour. Un total de 103 enfants sont regroupés aux abords de l'aérodrome. Les gamins sont encadrés par 9 volontaires de Children Rescue, une organisation non gouvernementale (ONG) française créée par l'association «L'Arche de Zoé» animée par des pompiers d'Argenteuil. L'attroupement attire l'attention d'une patrouille militaire tchadienne. Les humanitaires, interrogés, ne fournissent pas d'explication claire pour justifier leur présence et celle des enfants. Trente minutes plus tard, un Boeing 757 atterrit. Il ne figure pas sur la liste des avions autorisés à se poser sur l'aérodrome d'Abéché. Alerté, le gouverneur de la province arrive sur les lieux. Les humanitaires passent rapidement aux aveux : ils s'apprêtaient à exfiltrer les 103 enfants, des orphelins soudanais issus des camps de réfugiés, vers la France, sans aucune autorisation.

« Le Boeing 757 devait retourner à l'aéroport de Reims-Vatry en fin d'après midi » confirme Jacques Wilmart, un pilote belge à la retraite recruté par Children Rescue. « Nous l'avons loué à la compagnie espagnole privée Girjet, elle-même sous-traitante de Cargo leasing, basée au Luxembourg. » Cet ancien commandant de bord de la Sabena a été recruté le 3 octobre. Sa mission : transporter les enfants d'Adré, à la frontière soudanaise, jusqu'à Abéché. « J'ai effectué une quarantaine de rotations avec un Cherokee 6, un petit avion de 7 places arrivé de France en septembre », dit-il au Figaro. « Aucune difficulté pour organiser le plan de vol » Officiellement, Children Rescue devait créer un centre de santé à Abéché pour soigner des orphelins. Mais les 26 membres de l'ONG qui se sont relayés sur le terrain - présentés comme des infirmières, pédiatres, logisticiens et pilotes d'avion - connaissaient l'objectif final de l'opération : « Elle a été organisée en étroite coopération avec un collectif de Français désirant adopter des enfants du Darfour » , explique un autre pilote belge également recruté par l'ONG. « L'autre but était de faire un coup médiatique pour attirer l'attention de l'opinion publique sur la situation au Darfour » , dit-il.

« Les responsables de Children Rescue m'ont dit qu'ils avaient le soutien de l'Élysée » , poursuit le Belge en précisant n'avoir « rencontré aucune difficulté pour organiser le plan de vol international du Boeing ». Les deux pilotes belges savaient que la mission était secrète et qu'elle se préparait à l'insu des autorités tchadiennes. Un e-mail adressé à Jacques Wilmart, daté du 28 septembre et signé d'un certain « Christophe », un pompier d'Argenteuil, l'indique : « Cette mission comporte des intérêts politiques importants, tant du côté français que soudanais, c'est pourquoi je te demande d'être très discret et de n'avoir uniquement que deux interlocuteurs, Eric sur le terrain et Christophe en France. »

Le courrier, dont Le Figaro s'est procuré une copie, demande au pilote de se rendre « le mercredi 3 octobre à la caserne des sapeurs-pompiers d'Argenteuil pour la remise de dotation Children Rescue avant (son) départ de Roissy-Charles de Gaulle » . Jacques Wilmart, qui a déjà « participé à des missions de sauvetage à Beyrouth et au Congo », affirme n'avoir reçu aucun salaire. « Nous voulions sauver des gosses qui étaient dans un état pitoyable et en danger de mort. Nous avons donc décidé d'agir dans l'urgence », dit-il. Éric Breteau, le chef de mission de Children Rescue, rencontré voici trois semaines à Abéché et qui fait aujourd'hui partie des neuf détenus, tenait un discours qui laissait présager un tel dérapage : « Les Nations unies et les grandes ONG sont souvent inefficaces à cause de procédures administratives trop lourdes. Nous sommes ici pour essayer d'apporter une aide plus rapide et plus efficace » , disait-il. « Enlèvement et trafic d'enfants »

En attendant, l'affaire a provoqué l'ire des autorités tchadiennes. Les neuf Français sont détenus dans la prison d'Abéché, accusés « d'enlèvement et de trafic d'enfants. » Le gouverneur les accuse « d'avoir voulu soustraire des petits musulmans à l'islam. » Du côté de la communauté humanitaire, déjà soumise à une forte insécurité, l'inquiétude règne. La représentation locale de l'importante ONG Save the Children a été caillassée hier par des Tchadiens qui semblaient la confondre avec Children Rescue. « La religion est une question très sensible dans cette région à l'islam très conservateur, et cette affaire risque d'être mentionnée dans un prochain communiqué d'al-Qaida » , redoute un responsable local du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. « Nous pouvons désormais redouter que les humanitaires soient la cible d'attentats islamistes » , ajoute-t-il.

Un acte "illégal et irresponsable " - Rama Yade   

La tentative de sortie de 103 enfants au Tchad par des ressortissants français est un acte "illégal et irresponsable" , estime Rama Yade , précisant que ces enfants n'étaient pas destinés à l'adoption et que les responsables de l'opération "devront rendre des comptes". "Je comprends la détresse des familles, mais je crois qu'avant le droit à l'enfant il y a le droit de l'enfant" , a déclaré ce matin sur RTL la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, "Dès le 22 juillet, toutes les ONG travaillant au Darfour que j'avais réunies ont été unanimes pour condamner cette opération. Aujourd'hui on ne sait rien des conditions de regroupement de ces enfants. On ne connaît rien de leurs origines, de leur nationalité et de la réalité de leur situation familiale et communautaire" , déclare-t-elle dans un entretien publié vendredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Les enlever comme cela est -de mon point de vue- illégal et irresponsable" . 

"L'enlèvement" des enfants du Tchad viole les règles internationales (Unicef)

La tentative "d'enlèvement" d'une centaine d'enfants originaires du Soudan et du Tchad est à la fois illégal et irresponsable, en violation de toutes les règles internationales , a déclaré vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). "Ce qui s'est passé au Tchad et la manière dont ça s'est passé est à la fois illégal et irresponsable. Ça s'est passé en violation de toutes les règles internationales", a souligné la porte-parole de l'Unicef, Véronique Taveau, devant la presse à Genève. Selon la Convention de La Haye sur l'adoption internationale de 1993, "dans le cas où des enfants seraient séparés de leurs parents à cause d'une guerre ou d'une catastrophe naturelle, on ne peut tenir pour acquis qu'ils n'ont plus aucun proche ni parents vivants" , a rappelé la représentante de l'Unicef. "Ils ne peuvent donc pas être pris en compte pour l'adoption internationale et la priorité devrait être donnée à la recherche de leurs familles" , a-t-elle souligné.

L'Unicef, qui a eu accès au centre social où se trouvent actuellement les enfants, essentiellement des garçons âgés d'un à huit ans selon l'organisation, a noté qu'ils portaient tous un bracelet avec un numéro d'identification. "Nous ne savons pas à quoi cela correspond" , a relevé la porte-parole, qui a indiqué que des recherches étaient en cours, conjointement avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la Croix-Rouge internationale et des organisations non gouvernementales sur place, pour retrouver leurs familles. "Même si leur père ou leur mère sont décédés, il se peut qu'ils soient en mesure de trouver des proches encore en vie ainsi qu'une communauté et un foyer où ils pourront retourner à la fin du conflit" , a souligné la représentante de l'Unicef. La police tchadienne a arrêté jeudi neuf Français, accusés d'avoir "enlevé" une centaine d'enfants du Tchad et du Darfour (ouest du Soudan) pour les faire "accueillir" en France moyennant finances. Source : Le Monde   En savoir plus  - Le président de l’Arche de Zoé entendu par la police en août - Enfants du Monde ‘ Droits de l’Homme (EMDH) dénonce "les mercenaires de l'humanitaire". - Trafic d'enfants ou pieds nickelés de l'humanitaire ‘

Tchad : arrestation de Français qui voulaient amener des enfants du Darfour

Neuf Français, qui s'apprêtaient à faire partir illégalement d'Abéché (est du Tchad) 103 enfants originaires de la province soudanaise du Darfour et du Tchad, ont été arrêtés jeudi par les autorités tchadiennes, a-t-on appris de source diplomatique à Paris.

Les 103 enfants, âgés de 3 à 8 ans, se trouvaient jeudi après-midi dans un "centre social" à Abéché, sous la protection des autorités, a-t-on ajouté.

L'avion qui devait les transporter à partir d'Abéché était attendu à l'origine jeudi après-midi en France. Parmi les Français arrêtés figure un dirigeant de l'ONG "Arche de Zoé", une petite association qui proposait de faire "adopter" des enfants du Darfour par des familles françaises.

Le ministre tchadien de l'Intérieur a confirmé jeudi à l'AFP ces arrestations à Abéché. Selon la radio Europe 1, qui a révélé l'information, les enfants auraient été enlevés au Soudan puis transportés au Tchad dans le cadre d'un trafic d'adoption.

© AFP / 25 octobre 2007 16h37

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