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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

03 octobre 2007

Affaire Jackson Wilson : Analyse de JP MBELU

Joseph Kabila aurait-il signé son arrêt de mort?

Les lecteurs des médias Congolais ont lu hier mardi 02/10/2007(matin), sur le site 'Digitalcongo' et dans le journal Uhuru, une interview que Joseph Kabila aurait donnée au journaliste américain indépendant Jackson Wilson en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Cette interview aborde des sujets divers dont l'acquisition de la bombe nucléaire et la vente de l'uranium congolais à l'Iran et à la Corée du Nord. La bombe atomique serait acquise avec l'aide de la Chine avant la fin du mandat de Joseph Kabila. Quant à la vente de l'uranium congolais aux pays classés dans l'axe du mal par les U.S.A., le président congolais ne trouverait aucun inconvénient que ce minerai soit traité comme tous les autres. 

Après avoir publié le texte de cette interview le matin, les gestionnaires du site 'Digitalcongo' se seraient ravisés en publiant, dans la soirée de mardi (17h07'37'') un petit communiqué intitulé " Alerte sur la toile: une fausse interview de J. Kabila à Washington reprise dans les médias de Kinshasa!". 'Digitalcongo' demande à ses lecteurs d' "attendre le vrai texte de cette interview (…) dans les prochaines heures".

Comment ce site réputé kabiliste a-t-il publié un texte à authenticité douteuse pour se raviser après? Erreur? Précipitation? Amateurisme? Souci d'objectivité? Tout cela à la fois? Quel crédit pourrons-nous accorder au prochain texte? Qui nous donnera des garanties qu'il n'aura pas subi 'le coupagisme'?

Revenons à la première interview.

Des questions qui fâchent

Joseph Kabila aurait-il signé son arrêt de mort en abordant des questions géostratégiques délicates avec beaucoup de légèreté? En effet, il est vrai que les derniers accords signés entre le Congo et la Chine ont fait jaser le monde entier. Officiellement, ils ne concernaient que les infrastructures. Que Joseph Kabila les étende au domaine militaire dans le but d'acquérir la bombe nucléaire avant la fin de son mandat dans un monde où la Chine est soupçonnée d'être un allié peu sûr, cela ne pourrait pas manquer de lui attirer des ennuis. Laurent-Désiré Kabila a payé (entre autres) le prix de son retour en Chine. L'Iran subit des menaces de guerre. Officiellement, il est accusé de chercher à se doter d'une bombe nucléaire.

L'interview de Joseph Kabila jetterait assez de lumière sur son choix de la Chine comme partenaire multilatéral pour l'avenir. Les Occidentaux étant devenus chiches - en lui promettant 200 millions de dollars US pour cinq ans-, il aurait opté en connaissance de cause pour une Chine déliant facilement le cordon de sa bourse (8,5 milliards de dollars). Mais là où le bât pourrait blesser, c'est quand, niant ses parrains occidentaux, il cracherait sur leur soutien à la mascarade électorale congolaise d'où il est sorti vainqueur.

Aussi, il couperait la branche sur laquelle il est resté longtemps assis en tournant en dérision l'aide militaire reçue de la Belgique. Cela même si son témoignage nous permet de confirmer ce que nous savions déjà: "Le matériel militaire belge livré au Congo était de seconde main".

En attendant 'le vrai texte'

Un Hugo Chavez ou un Fidel Castro –modèles de Joseph Kabila(?)- aurait donné une interview semblable à celle que nous venons de lire sur 'Digitalcongo' (ce mardi 02/10/2007), il n'y aurait rien à redire. Cette interview intègre beaucoup d'éléments des remises en question habituelles des analystes congolais sur les relations du Congo avec ses partenaires traditionnels. Si elle suscite des peurs et des craintes au risque d'être falsifiée dans "les prochaines heures", cela serait lié à plusieurs facteurs. Il se pourrait qu'elle soit en fait un canular. Elle dérangerait aussi dans la mesure où il serait attribué à un président dont la politique est extrêmement extravertie et manipulable à souhait. Elle dérangerait dans la mesure où elle aurait dit tout bat ce que plusieurs congolais disent tout haut sans que son initiateur ait été conscient des effets qu'elle pourrait produire sur la place publique.

Si 'le vrai texte' venait à prouver que cette interview est un canular, il ne serait pas mal que cette dernière soit conservée dans les archives du Congo à cause de la part d'audace et de risque qu'il contient.

En attendant 'le vrai texte', il appartient aux gestionnaires de 'Digitalcongo', s'ils veulent être fidèles à leur vocation – publier les textes qui caressent le président Joseph Kabila dans le sens de ses poils- de nous prouver l'inauthenticité de cette première interview.

© J.-P. Mbelu

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Affaire Jackson Wilson : Analyse du Dr Tshipamba Mpuila (UDPS)

UdpsA propos de l’interview d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » : Heureusement, le ridicule ne tue pas!

Qui d’autre que le (s) préposé (s) peut ou peuvent mettre des articles sur le web de Digitalcongo.net ? Si c’était n’importe qui, alors quelle négligence ! Quel laissez-aller ! Quelle irresponsabilité ! Nous savons que ce n’est pas n’importe qui qui peut se permettre d’afficher quoi que ce soit sur ce website.

Les Conseillers d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » se sont peut-être rendus compte, après s’être précipités d’afficher ladite interview sur leur web, que leur poulain y donne l’impression d’avoir été encore sous l’effet de la drogue quand il répondait aux questions du journaliste. Sous l’effet de la drogue, la conscience-censure a sauté et l’intéressé y a dévoilé sa nature franche.

Le petit communiqué laconique ci-dessous reproduit serait donc une façon de rattraper la situation, pour nettoyer ladite interview, l’émonder, l’élaguer, en enlever préalablement des scories, des bévues, des monstruosités… avant d’afficher alors le texte soigneusement purifié, savant, retravaillé dans le laboratoire de l’instrumentalisation, du mensonge, de la démagogie et de la manipulation et respectueusement attribué au Brillant « Président de la République » !

Pourquoi ne peut-on pas être prêt à livrer à l’opinion une interview accordée il y a quelques jours ?

Seuls les médiocres pervers peuvent être fiers d’un tel individu comme « Président de la République », de tels collaborateurs et de tels services de la presse présidentielle.

  • Voici le petit Communiqué laconique hâtivement publié par les Services de la presse présidentielle : amateurisme, aventurisme, incompétence, « travail-brouillon » . Lire
  • Voici la fameuse interview

    Veuillez lire attentivement la réponse de l’intéressé sur ses origines biologiques; la situation sécuritaire, socio-économique et militaire du Pays ; l’Est, les massacres de Kinshasa avec des armes lourdes, les élections, les assassinats politiques, les violations des libertés et des droits fondamentaux, JP Bemba, l’accord avec
    la Chine, la Belgique, les Occidentaux, l’uranium congolais, la bombe nucléaire congolaise, le rôle des Occidentaux dans les massacres de Kinshasa….

Dr François Tshipamba Mpuila

Posté par CDF Afrique à 10:43 - Jackson Wilson - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Interview de Kabila à un journaliste américain : un canular ou une bourde ? Affaire Jackson Wilson (suite)

kudura_kasongoUne interview attribuée à Joseph Kabila est au centre d’une controverse politico-médiatique. Il faut dire que l’interviewé y tient un discours troublant, aux conséquences imprévisibles au plan diplomatique. C’est le branle-bas de combat à la Présidence de la République. De quoi s’agit-il ? L’histoire se déroule comme une pièce de théâtre composée de plusieurs actes.    

Acte premier

Le journal kinois « Uhuru », dont la PDG n’est autre que l’actuelle vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger a publié, probablement lundi 1er octobre, une interview que Joseph Kabila a accordée ( ?) à un journaliste nommé Jackson Wilson, non autrement identifié.

Deuxième acte

Jouant à merveille son rôle de « grand tam-tam du raïs », le site Internet Digitalcongo.net met l’interview en ligne, assortie de quelques commentaires en guise de « chapeau » : « Le journaliste américain indépendant Jackson Wilson, écrit MMC, la branche éditoriale du site kabiliste, a interviewé le Président Joseph Kabila (…) et il présente son hôte comme un Président nationaliste pour qui seuls comptent les intérêts de son pays, comme le témoigne le récent partenariat conclu avec la Chine malgré les pressions internationales. »

« De la situation socio-économique, de l’insécurité et la reprise de la guerre à l’Est de la RDC , de l’immobilisme du gouvernement congolais, de la restriction des libertés individuelles, des présumés assassinats politiques, du retour hypothétique à Kinshasa de son rival le sénateur Jean Pierre Bemba, de l’accord de coopération avec la Chine..., tous ces sujets ont été survolés, sans restriction ni tabou. » MMC de conclure que « cette interview accordée depuis Washington Dc à Jackson Wilson (Journaliste Indépendant) présente Joseph Kabila sous l’étoffe d’un président nationaliste (…) ».

« L’évaluation que Joseph Kabila fait de la coopération bilatérale avec les pays occidentaux et particulièrement avec la Belgique est loin d’être satisfaisante, et il en tire les conséquences. Il n’a pas peur de finir comme son défunt père qui a arpenté les mêmes sentiers du nationalisme et assume ses dires. Le dessein qu’il nourrit pour son pays est à la mesure de ses ambitions lesquelles s’inscrivent dans la durée, avec comme finalité, faire du Congo la première puissance économique, militaire et nucléaire de l’Afrique noire. »

Troisième acte

Deux heures plus tard, le texte de l’interview est retiré du site Digitalcongo.net. A la place, les internautes ont eu droit à un communiqué pour le moins pathétique ayant pour titre : « Alerte sur la toile : une fausse interview de J. Kabila à Washington reprise dans les médias de Kinshasa ! ». Le texte est tout aussi pathétique : « De mauvais plaisants ont mis sur le Web ce mardi 02 octobre 2007 une fausse interview qu’aurait accordée le Président Joseph Kabila à un journaliste américain en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Ce canular, qui a été reprise par certains journaux locaux dans leur livraison de ce jour n’est pas le texte de la véritable interview. Nos lecteurs sont invités à s’en méfier et à attendre le vrai texte de cette interview qui sera diffusée sur notre site dans les prochaines heures ».

Pas de chance. Le texte de l’interview a fait le tour du monde via notamment les sites Africatime.com et le très frondeur Kabiladoitpartir.com.

Quatrième acte

A Kinshasa, l’agence de presse APA publie mardi une dépêche annonçant que « le président Kabila dément avoir accordé une interview à un journaliste ou à un organe de presse ». La déclaration porte la signature du porte-parole à la Présidence Kudura Kasongo : "Le Président de la République, lors de son séjour à New York, aux Etats-Unis, n’a accordé aucune interview à un journaliste quelconque national ou étranger ni à un organe de presse quelconque national ou étranger, ni à un journaliste indépendant quelconque", écrit-il. Et d’ajouter : "Ainsi donc, les propos recueillis par le journal Uhuru paru ce mardi 2 octobre 2007 dans son numéro 1009 attribués au Chef de l’Etat Joseph Kabila sont fictifs et imaginaires, visent à ternir son image dans l’opinion et à contrarier la crédibilité de nos institutions".

Kudura de conclure que la Présidence de la République menace des "poursuites judiciaires" le journal Uhuru ainsi que tout organe qui "relayerait ces allégations mensongères et outrageantes". A noter que le journal Uhuru est réputé proche de l’ANR (Agence nationale des renseignements). Son principal actionnaire ne serait autre que l’ancien patron de l’ANR, Didier Kazadi Nyembwe.

Questions : l’interview incriminée est-elle un canular ou une bourde? Qui est l’auteur du « canular » ? Quel but poursuit-il ? Pourquoi le site Digitalcongo.net a promis aux internautes d’attendre la diffusion « du vrai texte de cette interview » ? Un ancien officier de l’ANR, joint au téléphone à Kinshasa, a eu ces mots : «Je dispose des informations qui attestent que Joseph Kabila a bel et bien accordé la litigieuse interview. Le chef de l’Etat a parlé sans mesurer l’impact que ses propos pourraient engendrer au plan diplomatique ». Qui dit vrai ? Canular ou pas, cette affaire vient jeter un pavé dans la marre. Si c’est du « bidonnage », on se trouve devant un chef d’œuvre de la manipulation qui a le mérite de confirmer ce que l’on savait. A savoir que depuis une décennie, l’ex-Zaïre est pris en otage par des apprentis-sorciers en politique.

B. Amba Wetshi © Congoindépendant 2003-2007

Congoindependant.com reprend ci-après l’entretien controversé.

Texto :

Monsieur le président, quel bilan faites-vous à plus de 300 jours de votre élection au suffrage universel ?

Joseph Kabila : Selon la nouvelle constitution de la RDC, le président n’est en aucun cas responsable de la situation économique, sociale et sécuritaire du pays. Vous devez poser cette question au premier ministre Antoine Gizenga.

Voulez-vous dire qu’il y a une véritable séparation du pouvoir en RDC ?

Bien évidement. Toutefois, il existe des domaines de collaboration entre la Présidence et le gouvernement.

Certains congolais ne sont toujours pas convaincus de votre filiation avec le défunt président Laurent Désire Kabila. Du reste, ils continuent à suspecter votre participation dans la planification de son assassinat. Quelle est votre réaction ?

J’ai été élu à 58% des voix au suffrage universel direct par des électeurs congolais. Cela suffit pour faire taire toutes ces mauvaises langues! En outre, je suis marié à une congolaise du Bas-congo. Le débat sur mes origines n’a plus aucun sens.

Selon certaines Ongs, ces élections ont été entachées de plusieurs irrégularités en votre faveur. Notamment, la surveillance de plusieurs bureaux de vote à l’Est de la RDC par les éléments rebelles rwandais du FDLR, Interamhwé, et les hommes du général dissident Laurent Nkundabatware. Tous sont connus pour les massacres et viols contre la population civile. Tous ces rebelles déclarent à qui veut les entendre qu’ils ont participé à votre écrasante victoire électorale dans le Kivu; le secrétaire général de votre parti politique le PPRD, Monsieur Vital Kamerhe déclara à un journaliste de Jeune Afrique que votre épouse lui avait confié des valises pleines de dollars afin de corrompre les électeurs les éléments de votre garde personnelle ont attaqué à plusieurs reprises la résidence de votre rivale du second tour, avant et après les élections les chaînes de radio et télévision de l’opposition ont été brûlées des journalistes assassinés…Franchement, ces élections ont-elles été libres, démocratiques et transparentes ?

Concernant la présence des éléments rebelles dans les bureaux de vote, je vous dirai simplement qu’en politique les liens se font et se défont selon les intérêts. Quant aux déclarations de Vital Kamerhe, ce dernier a apporté des éclaircissements lors de ses suivantes sorties médiatiques. Il m’avait demandé pardon et je le lui ai accordé. Les incidents qui ont survenu pendant la période électorale doivent être placés dans leur contexte !

Mais, vos hommes n’avaient pas hésité à tirer sur la résidence de votre rival le 21 août 2006, sachant très bien qu’il y avait les membres du Ciat, 15 ambassadeurs en poste à Kinshasa dont plusieurs occidentaux ?

C’est très regrettable, mais on ne sait pas faire des omelettes sans casser des oeufs.

Que signifie cette expression ?

Ces diplomates se sont retrouvés au mauvais endroit et au mauvais moment. Ils sont allés dans cette résidence sachant que c’était une zone de combat. Je me demande s’ils n’ont pas voulu servir de bouclier humain ? Malheureusement pour eux, mes hommes avaient un travail à finir. D’ailleurs, leurs propres gouvernements n’ont pas exprimé leurs désapprobations. Les forces de l’Union européenne et ceux de l’ONU présentes à Kinshasa nous ont facilité la tâche. Le rapport de l’ONU sur ces incidents est mis au placard! L’affaire est close.

Voulez-vous dire qu’il y a eu complicité internationale pour éliminer votre adversaire politique ?

Je vous laisse répondre à votre question.

Le sénateur J.P Bemba souhaite retourner en RDC et demande des garanties politiques et sécuritaires. Quelle est votre position ?

J’ai déjà eu à répondre plusieurs fois à cette question. La justice de mon pays est libre et indépendante, elle doit faire son travail. Quant aux garanties sécuritaires, je n’y peux rien. L’insécurité est généralisée, toute la population vit dans l’insécurité. Je ne peux pas garantir la sécurité d’un seul individu!

Selon notre correspondant en RDC, l’opposition suspecte votre entourage de vouloir à tout prix obtenir une condamnation par défaut à l’encontre du sénateur JP Bemba et son inéligibilité à vie ? Ainsi, toutes sortes de charges et combines sont mises en branle afin que la justice fasse le reste ?

C’est de bonne guerre! Regardez ce qui se passe en France dans l’affaire Clearstream. Le président Jacques Chirac et son premier ministre Dominique de Villepin, n’ont pas hésité à monter un dossier sur le candidat de leur propre camp en la personne de Nicolas Sarkozy !

Mais l’affaire a mal tourné pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin ?

La politique est un métier à risque, cher ami ! (Sourire)

En matière des libertés individuelles et des droits de l’homme, la situation en RDC est devenue pire qu’avant les élections, selon HRW et Amnesty International ?

La situation politique dans mon pays est de loin meilleure par rapport à celle de la Birmanie, dont le régime militaire est soutenu à bras le corps par les occidentaux. Votre gouvernement retient des pauvres musulmans en toute illégalité à Guantanamo ?

La France et la Belgique ont construit des prisons sur les tarmacs de leurs aéroports internationaux. Les étrangers (hommes, femmes enceintes, nouveaux-nés, enfants et vieillards) y sont enfermés sans jugement ! Vos militaires sèment la mort en Irak ainsi qu’en Afghanistan. Ces morts ne sont-ils pas des dommages collatéraux ?

Les pays occidentaux qui ont financé le processus électoral en RDC se sentent aujourd’hui floués depuis que votre gouvernement a signé avec le régime chinois un accord de coopération pour un montant de 8,5 milliards de dollars. La Banque Mondiale et FMI boudent cet accord. Que pensez-vous des réactions des parrains occidentaux ?

Primo, je n’ai pas de parrains occidentaux. Les élections en RDC ont été libres, démocratiques transparentes. Je suis un nationaliste africain et un panafricaniste convaincu. Ceux des occidentaux qui ont cru être les prétendus parrains vont l’appendre à leur dépend ! Je n’ai des comptes à rendre qu’aux électeurs congolais qui m’ont apporté leur confiance. Secundo, j’ai décidé de coopérer avec la Chine, malgré les pressions internationales, car c’est la 4ème puissance mondiale. Je dirai même que la Chine est en réalité la première puissance mondiale. 

Nous avons compris que la coopération bilatérale avec nos partenaires occidentaux traditionnels n’a été que duperie. L’exemple le plus frappant est celui de l’accord de coopération avecla Belgique, signé juste après mon investiture, pour un montant de moins de 200 millions d’Euros sur 5 ans! Ce petit montant, argent de poche, loin de nous aider à sortir du marasme économique, nous enferme dans un système de surendettement chronique, une forme de néocolonialisme sournois qui ne dit pas son nom. Nous avons compris qu’il fallait absolument couper ce cordon ombilical maléfique. Je peux vous assurer que Hugo Chavez et Fidel Castro sont mes models. Ils ont compris les vrais enjeux économiques internationaux, déséquilibrés, au détriment des pays du sud.

Vous me paraissez très sûr de vous ?

Je suis le président d’un pays qui est 80 fois plus grand que la Belgique et 8 fois plus grand que la France. Ces anciennes puissances coloniales doivent commencer à nous respecter. Vous avez vu ce que la coopération militaire belge a fait en RDC ? Au lieu de former nos hommes, elle nous a vendu du matériel de seconde main (armes, munitions, transporteurs des troupes...). Ces gens sont venus faire du commerce. En guise de remerciement, ils ont voulu me donner, sans raison, le titre de docteur honoris causa de l’Ecole Royale Militaire ERM de Bruxelles. L’armée congolaise est actuellement une coquille vide. J’ai, à cet effet, signé un accord de coopération militaire avec la Chine afin de doter mon pays d’une armée moderne et surtout de l’armé nucléaire d’ici 2011. Mon pays dispose de la plus grande réserve d’uranium du monde. Notre Uranium est naturellement enrichi, j’ai bon espoir de disposer de la bombe nucléaire d’ici la fin de mon premier mandat.

La vente d’uranium au régime iranien et Nord coréen n’est donc pas une fiction ?

Ecoutez, la RDC est un pays souverain. Personne ne peut venir nous dire ce qu’il faut vendre ou pas ! L’uranium est un minerai comme les autres.

L’accueil en demi-teinte que les officiels Belges vous ont réservé lors de votre passage à Bruxelles le week-end passé est un prélude à...N’avez-vous pas peur de finir exactement comme votre défunt père ?

J’ai pris mes dispositions.

Quel est votre dernier mot ?

J’entends faire de mon pays la RDC, la première puissance économique, militaire et nucléaire de l’Afrique noire. La Chine va nous aider dans ce sens, n’en déplaise à certains

© 
Jackson Wilson/J.I/Washington DC/Uhuru

Posté par CDF Afrique à 10:08 - Jackson Wilson - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tantine Colette s'exprime sur l'Affaire Jackson Wilson

Colette_BraeckmanLe carnet de Colette Braeckman
le blog de notre envoyé spécial en Afrique

Le “scoop du siècle”: Kabila se serait enfin lâché

Ca, pour un scoop, c’est un scoop : dans les couloirs de l’Assemblée générale de l’ONU, où comme chacun sait, chacun circule librement, où les journalistes rencontrent les chefs d’Etat dans les couloirs ou dans les ascenseurs, un confrère répondant au nom plus vrai que nature de «Jackson Wilson » a réussi non seulement à interviewer le président Kabila mais à lui arracher des paroles qui devraient faire date si elles étaient prises au sérieux.

Dans cette interview, diffusée sur le Net, on lit en effet l’analyse très particulière que le président aurait fait des évènements du 21 août, où des diplomates, le CIAT tout entier, s’étaient retrouvés sous le feu, alors que les ambassadeurs étaient réunis dans la maison de Jean-Pierre Bemba : Joseph Kabila, sans exprimer la moindre compassion, aurait assuré crûment que « ces diplomates se sont retrouvés au mauvais endroit et au mauvais moment, je me demande s’ils n’ont pas voulu servir de bouclier humain … »

Plus loin encore dans ce texte surprenant, l’illustre interlocuteur se serait lâché : il dénonce Guantanamo, assure que «la Belgique et la France ont construit des prisons sur les tarmacs de leurs aéroports internationaux. » Plus encore, le prudentissime Kabila aurait assuré dans cette « interview du siècle » que « la coopération bilatérale avec nos partenaires occidentaux traditionnels n’a été qu’une duperie », dénoncé le « néocolonialisme sournois », invoqué Hugo Chavez et Fidel Castro et défendu les accords économiques avec la Chine.  

Jusque là, tout en sachant que Kabila est bien plus modéré que cela, -ses actes l’ont prouvé depuis des années-, on aurait pu croire que l’ « illustre » confrère avait saisi le chef de l’Etat congolais dans un de ces moments rares où les hommes expriment sans détour ce qu’ils pensent vraiment. Mais vers la fin, les propos prêtés au président congolais deviennent totalement improbables : l’interviewé n’assure-t-il pas que l’uranium congolais étant « naturellement enrichi » (ce minerai a plus de chance que la plupart des citoyens de son pays…) lui, Kabila, entend doter le Congo de la bombe nucléaire d’ici 2011…Rien de plus, rien de moins……

Au vu de tels propos, on ne peut que sursauter, se demander comment un chef d’Etat connu pour sa prudence, pour son manque de loquacité, voire son absence quasi-totale de communication sinon de charisme se serait soudain laissé aller à tenir des propos aussi provocateurs, et à New York de surcroît. Lui qui, lors de son passage à Bruxelles, passait à côté des journalistes congolais de sa suite sans un regard, qui refusait d’adresser la moindre phrase à des Belges qu’il connaissait cependant de longue date, peut on vraiment imaginer qu’au détour d’un couloir onusien ou d’un drink à la cafetaria il se soit ainsi confié au sieur « Jackson Wilson », inconnu dans toutes les rédactions africaines et occidentales et dont le nom pue à plein nez le pseudonyme ?

Vérification faite auprès de ceux qui l’accompagnaient ou qui le virent à l’œuvre, il apparaît que Kabila s’est montré aussi peu bavard à New York qu’à Bruxelles, au grand dam d’ailleurs de tous les journalistes professionnels, qu’il n’a pas accordé d’interview et en tous cas pas au sieur Wilson. Ce dernier a donc vraisemblablement monté son histoire de toutes pièces, spéculant peut –être sur la crédulité de collègues qui allaient reprendre son « scoop » et lui donner ainsi une aura de véracité…

Reste à savoir qui se cache réellement derrière le sieur Wilson : il pourrait s’agir d’un grand professionnel de la manipulation, habile à mêler le vrai, le possible et le faux total dans une pièce de désinformation telle qu’en produisent toutes les officines et agences de renseignement du monde, officines qui se sont révélées particulièrement actives durant la campagne électorale lorsqu’il s’agissait de mettre en cause les origines du chef de l’Etat, de prôner la « congolité » de suggérer une éventuelle division du Congo entre l’Est et l’Ouest. Aujourd’hui que tous ces mensonges, toutes ces balivernes ont fait leur temps, ne faut-il pas inventer autre chose pour discréditer le vainqueur des élections …

A la réflexion, les motivations du sieur « Jackson Wilson » apparaissent transparentes : il s’agît d’affaiblir le président Kabila en le présentant comme un autre Chavez, un nouveau Sankara, (ce qui n’est pas une injure, loin de là) mais il s’agît surtout de le couper des décideurs occidentaux en le présentant comme un ingrat, un gauchiste irresponsable et cela en sachant très bien les risques d’entraîne une telle attitude (est-il besoin de rappeler les vraies raisons de la mort de son père, Laurent Désiré Kabila ?)

Hélas, le « cher confrère » qui s’est aventuré dans cette manipulation grossière a oublié une règle de base de l’exercice: ce qui est excessif est insignifiant, et surtout invraisemblable et, comme on dit à New York et ailleurs, l’histoire de l’uranium est « too much » elle détruit tout le reste … Qu’on nous permette de respirer : le Congo ne sera pas un nouvel Iran et les frappes américaines ne sont pas pour demain …

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Olive Lembe Kabila chahutée au Quartier Matongé

RamazaniDepuis le 27 septembre, le « Congo culturel » est à l’honneur dans la partie francophone du royaume de Belgique, dans le cadre du festival « Yambi » auquel participent 150 artistes venus de la RD Congo

Le très multiculturel Quartier Matonge de Bruxelles a vécu samedi 29 septembre une ambiance digne d’état de siège. La police fédérale a fait une démonstration de force à l’occasion d’une brève visite de Madame Kabila…

Samedi 29 septembre. C’est le début de l’après-midi. Un car vient déposer des musiciens d’une fanfare kinoise à la Porte  de Namur. Le groupe est venu animer la cérémonie d’inauguration de la sculpture « Au-delà de l’espoir », réalisée par l’artiste plasticien congolais Freddy Tsimba. Il est 14 heures. La fanfare entonne des airs connus de chants notamment religieux. Les habitués du Quartier Matonge sont aussitôt interdits d’accès sur le tronçon de la chaussée de Wavre compris entre la rue Dublin (rue de la Paix) et la Porte  de Namur.

Plusieurs « check points », surveillés par des « robocops », munis de matraques et casques, sont installés aux croisements respectivement de la rue de Naples, Edimbourg et St Boniface. La veille au soir, une information a circulé, de bouche à oreille, faisant état de la venue de Mme Kabila dans le quartier. « Elle vient rencontrer des mamans commerçantes », confie une source à quelques femmes triées sur le volet. « C’est une provocation ! », rétorquaient des activistes du groupe de pression « Bana Congo » et ceux de l’Apareco (Alliance des patriotes pour la refondation du Congo). Ce qui devait arriver arriva. « Olive » est venue dans ce périmètre de la commune d’Ixelles, réputée pour son anti-kabilisme. Selon des témoins, la « première dame » est arrivée sur lieu accompagnée d’une ministre provinciale de Kinshasa ainsi que de l’épouse de l’ambassadeur de la RD Congo  à Bruxelles. « Aussitôt des injures ont fusé à partir des cybercafés et autres cabines téléphoniques environnantes», raconte un témoin. « Une dame a traité Olive Kabila de traître et de s…pour avoir épousé Joseph Kabila ». Cette version est confirmée par une autre source ajoutant que Madame Kabila se serait interposée pour « calmer » des policiers belges qui voulaient interpeller l’irrévérencieuse citoyenne congolaise.

A en croire des témoins, Olive Lembe di Sita avait exprimé le désir d’aller serrer les mains des mamans commerçantes dans les Galeries d’Ixelles. Elle avait également exprimé à haute voix le désir « d’aller parler aux Bana Congo». Deux projets qui lui ont été fortement déconseillés par la police compte tenu de l’animosité ambiante. En effet, une poignée d’activistes de Bana Congo et ceux de l’Apareco ont, durant plus de deux heures, crié leur colère devant un cordon infranchissable de policiers belges.

Les Bana Congo et l’Apareco

Didier Ramazani Ali et le pasteur Makolo Kotambola n’ont pas réussi à rendre les « flics » plus coopératifs. Les musiciens de la fanfare ont été un moment dispersés par les émanations d’une "bombe" lacrymogène lancées par un des protestataires. D’où l’arrivée de renforts. Au total, Olive est restée une trentaine de minutes sur le lieu avant d’être évacuée via une sortie dérobée. Que ce qui fait courir la première dame de la RD Congo ? Est-ce la volonté d’« exister » ou une tentative désespérée de résorber le déficit communicationnel qu’accuse son président d’époux ? Depuis le mois d’août dernier, Olive séjourne en Belgique, particulièrement dans la ville de la Louvière  où résident ses parents. Plus « visible » que Madame Kabila, tu meurs ! Mi-août, elle a été reçue à déjeuner par le président du sénat belge, le très kabilophile Armand De Decker. La « présidente » était accompagnée de sa mère et de l’ambassadeur de la RD Congo  à Bruxelles. Après les agapes, De Decker s’était fendu d’un communiqué de presse pour faire savoir cette rencontre sans précédent entre l’épouse d’un chef d’Etat étranger, n’exerçant aucune fonction officielle, et le président de la Chambre  haute du royaume.

Quelques jours après, Olive a eu droit à un portrait aguichant dans les colonnes du quotidien bruxellois « Le Soir ». Rien de bien surprenant. Lors de la soirée culturelle organisée le 27 septembre – au Théâtre royal - par la Ministre-présidente de la Communauté française, Madame Kabila a prononcé une allocution. A Bruxelles, chacun y va de son commentaire. Depuis le démarrage du festival « Yambi » - auquel participent 150 artistes venus de la RD Congo  - en marge de la Fête  de la Communauté  française de Belgique, Olive Kabila est devenue inévitable. Le 28 septembre, elle était invitée au journal « Le Soir » dans le cadre de la présentation des caricatures de Pierre Kroll retraçant vingt années de tumultueuses relations belgo-zaïro-congolaises. A cette occasion, elle a pris la parole pour parler des relations belgo-congolaises sous forme de "conte de chez nous". Plusieurs personnalités de  la Belgique francophone étaient présentes. Joseph Kabila a ainsi engagé le redoutable pari d’exposer son épouse. Celle-ci devient une des actrices du paysage politique congolais. On apprenait mardi soir que l’épouse Kabila a reçu lundi 1er octobre un groupe de "Mamans" dans un hôtel bruxellois. Jusqu’où va-t-elle aller et au nom de quelle légitimité ?

B.A.W © Congoindépendant 2003-2007

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02 octobre 2007

Digital Congo.net, la source Internet officielle du gouvernement congolais diffuse le tout et son contraire !

Alerte sur la toile : une fausse interview de J. Kabila à Washington reprise dans les médias de Kinshasa !

Kinshasa, 02/10/2007 / Politique

De mauvais plaisants ont mis sur le webb ce mardi 02 octobre 2007 une fausse interview qu’aurait accordée le Président Joseph Kabila à un journaliste américain en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Ce canular, qui a été reprise par certains journaux locaux dans leur livraison de ce jour n’est pas le texte de la véritable interview. Nos lecteurs sont invités à s’en méfier et à attendre le vrai texte de cette interview qui sera diffusée sur notre site dans les prochaines heures.

MMC | © DigitalCongo.Net
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  1. Comparez les 2 articles publiés ce mardi 2 octobre sur Digital Congo.Net : Numéros 47 110 et 47 121
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Digital Congo.net, la source Internet officielle du gouvernement congolais diffuse une interview "soit-disant" falsifiée !

Jk_conf_presse

Interrogé à Washington en marge de l’Assemblée générale de l’ONU a dit Joseph Kabila : « Je n’ai pas de parrains occidentaux »

Kinshasa, 02/10/2007 / Politique

Le journaliste américain indépendant Jackson Wilson a interviewé le Président Joseph Kabila en marge de l’Assemblée générale de l’ONU et il présente son hôte comme un Président nationaliste pour qui seuls comptent les intérêts de son pays, comme le témoigne le récent partenariat conclu avec la Chine malgré les pressions internationales.

En marge de l’Assemblée générale de l’Onu, le président Joseph Kabila s’est ouvert au monde médiatique pour donner sa position sur l’actualité politique interne de la RD Congo.

De la situation socio-économique, de l’insécurité et la reprise de la guerre à l’Est de la RDC, de l’immobilisme du gouvernement congolais, de la restriction des libertés individuelles, des pré­sumés assassinats politiques, du retour hypothétique à Kinshasa de son rival le sénateur Jean Pierre Bemba, de l’accord de coopération avec la Chine..., tous ces sujets ont été survolés, sans restriction ni tabou. Cette interview accordée depuis Washington Dc à Jackson Wilson (Journaliste Indépendant) présente Joseph Kabila sous l’étoffe d’un président nationaliste pour qui seuls passent les intérêts de son pays à l’image du récent partenariat conclu avec la Chine  malgré les pressions internationales.

Récusant le parrainage occidental teinté d’hypocrisie et enfermant la RD Congo dans la spirale d’un surendettement chronique, une forme de néocolonialisme sournois qui ne dit pas son nom, Joseph Kabila a désormais choisi son camp. « Nous avons compris, dit-il, qu’il fallait absolument couper ce cordon ombilical maléfique“.

L’évaluation que Joseph Kabila fait de la coopération bilatérale avec les pays occidentaux et particulièrement avec la Belgique  est loin d’être satisfaisante, et il en tire les conséquences. Il n’a pas peur de finir comme son défunt père qui a arpenté les mêmes sentiers du nationalisme et assume ses dires. Le dessein qu’il nourrit pour son pays est à la mesure de ses ambitions lesquelles s’inscrivent dans la durée, avec comme finalité, faire du Congo la première puis­sance économique, militaire et nucléaire de l’Afrique noire. Ci-dessous texte intégral.

Jackson Wilson : Monsieur le président, quel bilan faites-vous à plus de 300 jours de votre élection au suffrage universel ?
 
Joseph Kabila : Selon la nou­velle constitution de la RDC, le pré­sident n’est à aucun cas respon­sable de la situation économique, sociale et sécuritaire du pays. Vous devez poser cette question au premier ministre Antoine Gizenga.

Jackson Wilson : Voulez-vous dire qu’il y a une véritable séparation du pouvoir en RDC ?

Joseph Kabila : Bien évidement. Toutefois, il existe des domaines de collabo­ration entre la présidence et le gouvernement.

J.W : Certains congolais ne sont toujours pas convain­cus de votre filiation avec le défunt président Laurent Dé­sire Kabila. Du reste, ils conti­nuent à suspecter votre parti­cipation dans la planification de son assassinat. Quelle est votre réaction ?

J.K. : J’ai été élu à 58% des voix au suffrage universel direct par des électeurs congolais. Cela suffit pour faire taire toutes ces mau­vaises langues! En outre, je suis marié à une congolaise du Bas-congo. Le débat sur mes origines n’a plus aucun sens.

J.W: Selon certaines Ongs, ces élections ont été entachées de plusieurs irrégularités en votre faveur. Notamment, la sur­veillance de plusieurs bureaux de vote à l’Est de la RDC par les éléments rebelles rwandais du FDLR, Interamhwé, et les hommes du général dissident Laurent Nkundabatware. Tous sont connus pour les massa­cres et viols contre la popula­tion civile.

J.W : Tous ces rebelles déclarent à qui veut les enten­dre qu’ils ont participé à votre écrasante victoire électorale dans le Kivu; le secrétaire gé­néral de votre parti politique le PPRD, Monsieur Vital Kamerhe déclara à un journa­liste de Jeune Afrique que vo­tre épouse lui avait confié des valises pleines de dollars afin de corrompre les électeurs les éléments de votre garde personnelle ont attaqué à plu­sieurs reprises la résidence de votre rivale du second tour, avant et après les élections les chaînes de radio et télévi­sion de l’opposition ont été brûlées des journalistes assassinés…Franchement, ces élections ont-elles  été libres, démocratiques et transparentes ?

J.K. : Concernant la présence des éléments rebelles dans les bu­reaux de vote, je vous dirai sim­plement qu’en politique les liens se font et se défont selon les inté­rêts. Quant aux déclarations de Vital Kamerhe, ce dernier a ap­porté des éclaircissements lors de ses suivantes sorties médiatiques. Il m’avait demandé pardon et je le lui ai accordé. Les incidents qui ont survenu pendant la période électorale doivent être placés dans leur contexte !

Mais, vos hommes n’avaient pas hésité à tirer sur la résidence de votre rival le 21 août 2006, sachant très bien qu’il y avait les membres du Ciat, 15 ambassadeurs en poste à Kinshasa dont plusieurs oc­cidentaux?

J.K. : C’est très regrettable, mais on ne sait pas faire des omelet­tes sans casser des oeufs.

J.W : Que signifie cette expres­sion ?

J.K. : Ces diplomates se sont re­trouvés au mauvais endroit et au mauvais moment. Ils sont allés dans cette résidence sachant que c’était une zone de combat. Je me demande s’ils n’ont pas voulu ser­vir de bouclier humain ? Malheu­reusement pour eux, mes hom­mes avaient un travail à finir. D’ailleurs, leurs propres gouverne­ments n’ont pas exprimé leurs désapprobations. Les forces de l’Union européenne et ceux de l’ONU présentes à Kinshasa nous ont facilité la tâche. Le rapport de l’ONU sur ces incidents est mis au placard! L’affaire est close.

J.W : Voulez-vous dire qu’il y a eu complicité internationale pour éliminer votre adversaire politique?

J.K. : Je vous laisse répondre à votre question.

J.W : Le sénateur J.P Bemba souhaite retourner en RDC et demande des garanties politi­ques et sécuritaires. Quelle est votre position ?

J.K. : J’ai déjà eu à répondre plusieurs fois à cette question. La justice de mon pays est libre et indépendante, elle doit faire son travail. Quant aux garanties sécuritaire, je n’y peux rien. L’in­sécurité est généralisée, toute la population vit dans l’insécurité. Je ne peux pas garantir la sécurité d’un seul individu!

J.W : Selon notre correspon­dant en RDC, l’opposition sus­pecte votre entourage de vou­loir à tout prix obtenir une condamnation par défaut à l’en­contre du sénateur JP Bemba et son inéligibilité à vie ? Ainsi, toutes sortes de charges et combines sont mises en branle afin que la justice fasse le reste ?

J.K. : C’est de bonne guerre! Re­gardez ce qui se passe en France dans l’affaire Clearstream. Le pré­sident Jacques Chirac et son pre­mier ministre Dominique de Villepin, n’ont pas hésité à mon­ter un dossier sur le candidat de leur propre camp en la personne de Nicolas Sarkozy !

J.W : Mais l’affaire a mal tourné pour Jacques Chirac et Domi­nique de Villepin ?

J.K. : La politique est un métier à risque, cher ami ! (Sourire)

J.W : En matière des libertés in­dividuelles et des droits de l’homme, la situation en RDC est devenue pire qu’avant les élections, selon HRW et Am­nesty International ?

J.K. : La situation politique dans mon pays est de loin meilleure par rapport à celle de la Birmanie, dont le régime militaire est soutenu à bras le corps par les occidentaux Votre gouvernement retient des pauvres Musulmans en toute illé­galité à Guantanamo ?

La France  et la Belgique  ont construit des prisons sur les tarmacs de leurs aéroports internationaux.

Les étrangers (hommes, femmes en­ceintes, nouveaux-nés, enfants et vieillards) y sont enfermés sans jugement ! Vos militaires sèment la mort en Irak ainsi qu’en Afghanistan. Ces morts ne sont-ils pas des dommages collatéraux ?

J.W : Les pays occidentaux qui ont financé le processus élec­toral en RDC se sentent aujourd’hui floués depuis que votre gouvernement a signé avec le régime chinois un acc­ord de coopération pour un montant de 8,5 milliards de dollars. La Banque Mondiale et FMI boudent cet accord. Que pensez-vous des réactions des parrains occidentaux.

J.K. : Primo, je n’ai pas de parrains occidentaux. Les élections en RDC ont été libres, démocratiques transparentes. Je suis un na­tionaliste africain et un panafricaniste convaincu. Ceux des occidentaux qui ont cru être les prétendus parrains vont l’appendre à leur dépend ! Je n’ai des comptes à rendre qu’aux électeurs congolais qui m’ont apporté leur confiance.

Secundo, j’ai décidé de coopérer avec la Chine, malgré les pressions internationales, car c’est la 4ème puissance mondiale. Je dirai même que la Chine  est en réalité la première puissance mondiale.

Nous avons compris que la coopération bilatérale avec nos partenaires occidentaux tra­ditionnels n’a été que duperie. L’exemple le plus frappant est celui de l’accord de coopération avec la Belgique, signé juste après mon investiture, pour un montant de moins de 200 millions d’Euros sur 5 ans!  Ce petit mon­tant, argent de poche, loin de nous aider à sortir du marasme économique, nous enferme dans un système de surendettement chronique, une forme de néocolonialisme sournois qui ne dit pas son nom. Nous avons com­pris qu’il fallait absolument couper ce cordon ombilical maléfique. Je peux vous assurer que Hugo Chavez et Fidel Castro sont mes models. Ils ont compris les vrais enjeux économiques internatio­naux, déséquilibrés, au détriment des pays du sud.

J.W : Vous me paraissez très sûr de vous?
 
J.K. : Je suis le président d’un pays qui est 80 fois plus grand que la Belgique et 8 fois plus grand que la France. Ces  anciennes puissances coloniales doivent commencer à nous respecter. Vous avez vu ce que la coopéra­tion militaire belge a fait en RDC ? Au lieu de former nos hommes, elle nous a vendu du matériel de seconde main (armes, munitions, transporteurs des troupes...). Ces gens sont venus faire du commerce. En guise de remerciement, ils ont voulu me donner, sans rai­son, le titre de docteur honoris causa de l’Ecole Royale Militaire ERM de Bruxelles.

L’armée con­golaise est actuellement une co­quille vide. J’ai, à cet effet, signé un accord de coopération militaire avec la Chine  afin de doter mon pays d’une armée moderne et sur­tout de l’armé nucléaire d’ici 2011. Mon pays dispose de la plus grande réserve d’Uranium du monde. Notre Uranium est natu­rellement enrichi, j’ai bon espoir de disposer de la bombe nucléaire d’ici la fin de mon premier man­dat.

J.W : La vente d’Uranium au ré­gime iranien et Nord coréen n’est donc pas une fiction ?
 
J.K. : Ecoutez, la RDC est un pays souverain. Personne ne peut ve­nir nous dire ce qu’il faut vendre ou pas ! L’Uranium est un minerai comme les autres.

J.W : L’accueil en demi-teinte que les officiels Belges vous ont réservé lors de votre pas­sage à Bruxelles le week-end passé est un prélude à...N’avez-vous pas peur de fi­nir exactement comme votre défunt père ?
 
J.K. : J’ai pris mes dispositions

J.W : Quel est votre dernier mot
 
J.K. : J’entends faire de mon pays la RDC, la première puissance économique, militaire et nucléaire de l’Afrique noire. La Chine  va nous aider dans ce sens, n’en déplaise à certains.

© Jackson Wilson/J.I/Washington DC/Uhuru | DigitalCongo.Net | Last edited: 02/10/2007 14:08:16

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  1. Comparez les 2 articles publiés ce mardi 2 octobre sur Digital Congo.Net : Numéros 47 110 et 47 121
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Personne ne devrait faire confiance à Paul Kagamé !

kagame_militaire_Aucun homme intègre et de bonne foi, aucune organisation respectueuse des Droits et des Libertés et aucun Etat démocratique soucieux de l'intérêt du peuple rwandais et non seulement de son propre intérêt dissimulé dans Paul Kagamé, ne devrait faire confiance en Paul Kagamé ou lui octroyer un prix ou une récompense.

Portrait de Paul Kagamé, président du Rwanda

Paul Kagamé est un homme sans âme, sans foi ni conscience. Ci-après son portrait, même si la liste des éléments constitutifs n'est pas exhaustive :

1 - Un homme perfide qui ne respecte pas les accords conclus, qui les signe ou autorise leur signature pour tromper l'opinion et la vigilance, sachant bien qu'il les violera. C'est ce qu'il a fait de l'Accord de Paix d'Arusha du 4 août 1993 entre le gouvernement rwandais et le FPR et de tous les accords de cessez-le-feu qui l'avaient précédé.

2 - Un homme qui a ordonné le massacre des populations civiles tout au long de la guerre dans la zone sous contrôle du FPR, dans la zone démilitarisée dite Zone tampon, ainsi que le massacre des déplacés de guerre et la destruction répétitive de leurs camps successifs à l'intérieur du Rwanda, d'octobre 1990 en novembre 1993.

3 - Un chef de guerre qui trouve solution à tout problème politique dans l'usage de la force, la guerre, les assassinats des opposants potentiels ou supposés et les massacres. Nous citons la guerre insensée qui a été imposée au peuple rwandais, les deux guerres du Congo (contre Mobutu et contre Kabila) et celle qu'il mène maintenant sous la couverture du renégat criminel Laurent Nkundabatware, des assassinats et des massacres commis au Rwanda avant et depuis la prise du pouvoir par le FPR, des assassinats commis à l'étranger notamment celui du Colonel Député Théoneste Lizinde et du Ministre Seth Sendashonga tous les deux à Nairobi, des massacres des réfugiés en RDC.

4 - Un homme qui a provoqué la catastrophe rwandaise en assassinant les Présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi et leurs suite, le 6 avril 1994 dans le but de déclencher les affrontements inter ethniques qu'il devait exploiter pour prendre le pouvoir dans un fleuve de sang des innocents et accuser le pouvoir alors en place de génocide des Tutsi.

5 - Un obsédé du pouvoir qui a sacrifié ses congénères pour assouvir ses propres instincts mégalomaniaques. Si le Président Juvénal Habyarimana était encore au pouvoir jusqu'à aujourd'hui, mais que toutes les personnes qui ont été tuées suite à son assassinat soient en vie, que les anciens réfugiés Tutsi des années 1960 et 1973 soient rentrés et aient retrouvé les leurs dans l'esprit de l'Accord de Paix d'Arusha du 4 août 1993, et qu'il n'y ait plus de réfugiés rwandais de par le monde, le peuple rwandais serait plus heureux qu'aujourd'hui avec Paul Kagamé comme chef d'Etat.

6 - Un obsédé sanguinaire qui s'extasie en voyant couler le sang des innocents. Selon le témoignage de l'un de ses anciens gardes du corps, Lieutenant Aloys Ruyenzi, au mois d'avril 1994 Paul Kagamé, commandant en chef de l'APR, est monté sur une Jeep mitrailleuse et a personnellement mitraillé dans la population qui était au marché de Byumba-Muhura. Il a souri en voyant le flot de sang couler et les corps agonisants alors que d'habitude il ne sourit pas. Il a alors donné à son escorte l'ordre de continuer de tirer dans la masse.

7 - Un homme qui a ordonné le massacre des déplacés de guerre qui fuyaient les combats dans la localité de Zoko en Commune Buyoga le 21 avril 1994, en ces termes Swahili: "Fagia wale washenzi = balayez, liquidez ces imbéciles", en répondant à un commandant d'unité qui lui demandait l'attitude à prendre.

8 - Un homme qui a ordonné le massacre de plus de 8.000 déplacés de guerre de Kibeho au sud du Rwanda le 22 avril 1995, et a décoré le boucher Général Fred IBINGIRA au lieu de le juger et le condamner, sachant que c'est le même IBINGIRA qui a commandé l'assassinat de 3 évêques et d'autres plusieurs religieux et religieuses à Gakurazo-Gitarama le 5 juin 1994.

9 - Un homme qui a donné aux unités de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), armée du FPR, l'ordre de massacrer les gens à l'instar des gendarmes qui avaient tué 27 détenus par asphyxie au cachot d'une brigade de Gendarmerie à Kigali en 1995. Il disait dans son message que ces gendarmes ont été arrêtés pour faire taire
la Communauté Internationale , mais qu'il allait les libérer, et que par contre il exhortait tous ceux qui en avaient la possibilité à faire comme eux. C'est ainsi que les postions du FPR alors disséminées partout dans le pays ont été les lieux du carnage interdits d'accès pour plusieurs années.

10 - Un homme qui a ordonné les massacres des populations civiles partout dans le pays par les unités de l'APR en opérations commandées depuis la reprise de la guerre le 6 avril 1994, et par la "Directorate of Military Intelligence (DMI)" et les "Local Defense" depuis la prise du pouvoir par le FPR à Kigali jusqu'à aujourd'hui, mais qui dit que le FPR n'a tué personne, que ses membres ne peuvent pas être poursuivis en justice et jugés pour leurs crimes, alors qu'ils ont fait au moins 2.000.000 de victimes .

11 - Un homme qui a ordonné le massacre des réfugiés Hutu Rwandais et Burundais au Zaïre/RDC en 1996-1997, faisant plus de 200.000 victimes (380.000 selon certaines sources; mais la vérité des chiffres est loin supérieure à ceci) ainsi que la population congolaise en 1998-2001 dont le bilan macabre est de plus de 4 millions de victimes.

12 - Un homme qui a pillé le pays voisin
la RDC et continue de le piller, le déstabiliser et causer l'insécurité par l'entremise de la rébellion Tutsi-Banyamulenge qu'il renforce en hommes, entretient et équipe en armes, munitions, habillement et autres matériels de guerre.

13 - Un homme qui fait la discrimination ethnique même entre les victimes de la catastrophe rwandaise, empêchant les Hutu et les Twa d'honorer la mémoire des leurs. Il n'accepte même pas l'enterrement dans la dignité des 3 évêques catholiques et d'autres religieux affreusement et ignominieusement assassinés par des soldats aux ordres de Fred Ibingira le 5 Juin 1994, alors qu'ils avaient protégé plus de 32.000 personnes pendant la catastrophe d'avril à Juillet 1994.

14 - Un homme qui a institutionnalisé le népotisme, le clientélisme et la gabegie comme mode de gouvernement.

15 - Un homme qui a imposé une justice discriminatoire, partiale, délatrice, et diabolisante, du vainqueur sur le vaincu appliquée aux seuls Hutu, constituant une épuration ethnique déguisée de l'intelligentsia Hutu, et a favorisé l'impunité des criminels du FPR qui sont considérés comme des intouchables.

16 - Un homme qui tolère ou autorise les exécutions extrajudiciaires aux stations de police et dans des prisons mouroirs, si bien que plus de 83.000 détenus ont trouvé la mort endéans 13 ans de son règne. Ces exécutions extrajudiciaires qu'il va certainement pérenniser constituent la peine de mort illégale et déguisée qu'il prétend avoir abolie.

17 - Un homme qui a montré qu'il est seulement Président des Tutsi dans son discours qu'il a prononcé à l'occasion du 13 anniversaire du "génocide rwandais" à Murambi-Gikongoro le 7 avril 2007. Il n'a évoqué que la mémoire des victimes Tutsi, faisant même abstraction des "Hutu modérés" qu'il avait l'habitude d'utiliser pour couvrir les massacres des masses Hutu commis par l'APR.

18 - Un homme qui a tout fait pour étouffer l'enquête sur l'attentat du 6 avril 1994 et qui, accablé par le rapport d'enquête du juge Français Jean Louis Bruguière, a prétendu que l'assassinat du Président Juvénal Habyarimana s'inscrit dans le cadre de la guerre, en tentant de contourner son aspect terroriste. Il n'a plus osé évoquer la pseudo hypothèse d'attentat collée aux FAR pour diversion. Malgré cet aveu indirect et se voyant acculé, il a demandé une commission d'enquête internationale, 13 ans après, dans le but de contourner l'enquête du juge J L Bruguière, faire traîner le dossier et chercher comment le falsifier, alors que le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) siégeant à Arusha en Tanzanie est compétent.

19 - Un homme qui confond sciemment les responsabilités individuelles avec l'intérêt de l'Etat et les fait endosser par le Gouvernement qu'il oblige à répondre à la place des coupables des crimes qu'ils ont commis avant même d'en faire partie, dans le seul but de les exonérer des poursuites judiciaires. C'est le cas des suspects frappés des mandats d'arrêt internationaux établis par le juge Jean Louis Bruguière.

20 - Un homme qui a détourné et encaissé les indemnités versées par l'assureur du Falcon 50 du Président Juvénal Habyarimana mais qui n'a pas pensé à l'indemnisation des familles des victimes de l'attentat.

21 - Un homme qui a insinué dans son discours du 7 avril 2007 que les victimes de l'attentat du 6 avril 1994 ne valaient rien: "Qu'est-ce qu'il y avait dans cet avion pour provoquer (ou justifier) le massacre d'un million de personnes" a-t-il dit en Kinyarwanda. Pour lui, deux Chefs d'Etat, leurs suites et les membres d'équipage Français sont des vauriens!

22 - Un homme qui a imposé au peuple rwandais un projet de société sectaire qui diabolise une partie du peuple, favorise l'enrichissement des favoris du régime et appauvrit la masse populaire si bien qu'il y a un fossé jamais connu au Rwanda entre les deux catégories.

23 - Un homme qui a institutionnalisé la spoliation des citoyens, l’accapare sans contrepartie des Terres des paysans Hutu et l'occupation illégale de propriétés privées.

24 - Un homme qui a institué la méfiance, le mépris et la peur réciproque entre les composantes du peuple rwandais, et la persécution d'une partie de la société rwandaise, hypothéquant ainsi la vraie réconciliation nationale.

25 - Un homme qui exerce une dictature camouflée dans le Forum des partis politiques satellites et muselés, qui a triché les élections, est allergique à l'opposition démocratique et craint le débat démocratique (Dialogue Inter rwandais) sur les problèmes de la nation.

26 - Un homme qui travestit la vérité sur le drame rwandais et utilise le chantage pour voiler sa responsabilité en tant qu'auteur principal.

27 - Un homme qui exerce son pouvoir dictatorial d'une main de fer par des menaces et grâce à la peur inspirée à la population par son armée et ses services de sécurité plutôt que par la conviction.

28 - Un homme qui dit à ses compatriotes qu'ils ne sont rien (Useless, nothing), à ses collaborateurs qu'ils sont inutiles et à ceux qui contestent sa dictature qu'il va les blesser (c.à.d les tuer), les écraser, les réduire en morceaux et les moudre. Un homme qui convoque d'autres généraux dans son propre bureau pour la bastonnade!

29 - Un homme qui a institutionnalisé un terrorisme d'Etat à l'intérieur du Rwanda et l' a exporté à l'étranger par l'infiltration d'escadrons de la mort sous l'étiquette de "faux" réfugiés ou d'agents d'Ambassade, ayant déjà fait des victimes parmi des opposants en exil. En plus du Colonel Théoneste Lizinde et le Ministre Seth Sendashonga cités plus haut, ajoutons Mr Pasteur Musabe, ancien Directeur de
la Banque Continentale Africaine qui a été assassiné à Yaoundé au Cameroun, Augustin Bugilimfura, homme d'affaires qui a été assassiné avec Lizinde à Nairobi, Juvénal Uwilingiyimana, ancien Ministre assassiné à Bruxelles, Kabendera Shinani, ancien journaliste assassiné en Tanzanie. Beaucoup d'autres ont reçu et reçoivent encore des menaces diverses.

30 - Un criminel dont les mains couvertes et/ou maquillées de sang de ses concitoyens salissent celles de tous ceux qui le saluent.

Fait à Bugarama-city, le 11 septembre 2007

Mutajili&Cie rescapés, défendeurs de droits et Libertés humaines au Rwanda

« Disons , lisons et répandons la vérité, ne fut-ce que la vérité, seule source de réconciliation »

Écrit le: 19, Septembre, 2007 - 20:18:15   (-0400 GMT)
Par Bunoli
| Source: www.iwacu1.com

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Vers la « Kosovisation » du Kivu

carte_pillageLes tergiversations de la Communauté internationale et du Président Joseph Kabila sur la solution à la crise qui sévit à l’Est de la R.D. Congo cachent mal un plan occulte de la « Kosovisation » du Kivu et de l’Ituri, c’est-à-dire un plan visant à couper progressivement le Kivu et l’Ituri de la R.D. Congo à la manière du Kosovo de la Serbie

Le CNDP de Nkunda jouerait ainsi le rôle de l’UCK de l’albanais Ibrahim Rugova, Kinshasa celui de Belgrade, et quelqu’un celui de Slobadan Milosevic !

Acte 1 : La communauté internationale très présente au Congo avait laissé se développer la rébellion de Nkunda et de Thomas Lubanga au moment de la formation du gouvernement de transition en juin 2003.

Acte 2 : La MONUC qui représente la communauté internationale en R.D. Congo s’acharne depuis son arrivée en R. D. Congo à démanteler les résistants congolais Mai-Mai et ferme l’œil aux violations des droits humains perpétrés par les rebelles rwandophones (au Kivu) et Hema (en Ituri).

Acte 3 : A l’annonce des résultats du deuxième tour des élections présidentielles en R.D. Congo, la communauté internationale s’était abstenue de toute condamnation de la prise de Sake par les rebelles de Nkunda. Ce mutisme était pourtant le contraire de ce que cette même communauté disait pendant la transition, à savoir qu’elle ne laisserait à personne la liberté d’hypothéquer les acquis du processus démocratique.

Acte 4 : La communauté internationale a soutenu les accords secrets entre les émissaires du Président Joseph Kabila et le rebelle Nkunda, accords qui ont abouti au mixage des troupes rebelles et Fardc ainsi qu'à l’infiltration de 8000 soldats rwandais et 1000 soldats ougandais (chiffres de William Swing de la Monuc) au Kivu pour soutenir le rebelle Nkunda.

Acte 5 : Devant les exactions des rebelles de Nkunda sur la population congolaise, le gouvernement de Joseph Kabila et la Communauté internationale ont choisi le silence et le langage de bois, préférant la rhétorique à l’action.

Acte 6 : Le gouvernement Joseph Kabila et la Communauté internationale ont décidé de passer outre les recommandations des élus congolais, des chefs des confessions religieuses du Kivu, et des membres de la société civile, des ONG des droits humains, pour mettre fin au phénomène Nkunda. En lieu et place de l’option militaire, ils continuent jusqu'à nos jours d’exiger une table ronde entre les tribus du Kivu. C’est à peine croyable que la tribu que le processus électorale avait fait disparaitre soit la recette que Kinshasa et la communauté internationale cherchent à imposer aux Kivutiens comme voie de sortie de la crise.  Pendant que partout au monde, les terroristes comme Nkunda sont pourchassés, on demande aux congolais de dialoguer avec leur Ben Laden !

Acte 7 : Devant le refus catégorique de la table ronde, Le gouvernement de Joseph Kabila a choisi de privatiser la gestion de la crise du Kivu. Au lieu de mobiliser la nation congolaise par la voie de ses institutions démocratiquement élues pour mettre fin à la crise, le Président Joseph Kabila ainsi que ses mousquetaires, font des promenades à pieds au Kivu pour sauver les apparences ! Les visites se multiplient au Kivu mais se ressemblent à ceci qu’aucun plan global n’est mis en place pour mettre fin à la crise. Au lieu de mobiliser la nation, on fait croire aux congolais que la solution viendra d’ailleurs, de New York, de Ngurdoto, de Dar-es-salaam, etc. Le parlement qui serait le rempart du peuple en ce temps de crise est préoccupé à  Kinshasa à  produire un budget par ailleurs financé par les étrangers… Cette stratégie permet de détourner les congolais de leurs capacités de résoudre leur crise par les ressources locales.

Acte 8 : Les militaires congolais déployés au Kivu disent hors micro de n’avoir jamais été doté des moyens nécessaires pour bouter l’ennemi dehors et pour sécuriser les civils. Tout ce qu’on leur répète à longueur des journées, c’est le brassage, toujours le brassage, même pendant que l’ennemi tue les congolais ! De camps des troupes brassées, les nouvelles de la prise en charge des militaires ne sont pas bonnes non plus! Autrement dit le brassage releverait d'une rhétorique politicienne qui paie bien maintenant. En realité, il y aurait un abandon tacite de l’armée congolaise pour éviter que cette dernière ne désavoue un jour les politiciens corrompus avant de les remplacer par un coup militaire. Plusieurs pistes auraient ainsi été prises en compte par l’ennemi qui attend assener un coup dur aux congolais jaloux de leur pays, un et indivisible ! Mais la piste du peuple congolais n’a pas encore été bouchée. C’est le peuple qui aura le dernier mot au moment venu !

Acte 9 : La communauté internationale est la première à surestimer la force de frappe des FDLR et des rebelles de Nkunda par rapport à l’armée gouvernementale. Cette surestimation de la puissance de feu des rebelles vise à dissuader les leaders politiques congolais qui préconisent une solution militaire contre Nkunda et ses parrains rwandais. Le message de la communauté internationale dont on connait la force au Congo est clair : Les va-t-en-guerre congolais n’auront pas l’aide militaire de la communauté internationale qui semble avoir déjà jeté son dévolu sur Nkunda et le camp qu’il représente.

Acte 10 : La remise en selle de Jean-Pierre Bemba et le mixage de ses soldats en déroute depuis mars 2007 avec les éléments de l’armée ougandaise en poste dans la région du Lac Albert, est une bouchée double imposée aux congolais pour se mettre au diapason de la communauté internationale ou subir un échec militaire cuisant sur le front du Kivu et de l’Ituri. Les Forces Vives de Mahagi en Ituri s’étonnaient de rencontrer des militaires ougandais qui parlent  Francais et Lingala avant d’être mis au courant du mixage Jean-Pierre Bemba-Ouganda aux abords du Lac Albert. Avec  le mixage Jean-Pierre Bemba-Ouganda, on rentre à la case du départ de la guerre d'agression de 1998.

Acte 11 : Le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume de Belgique vient de demander à l’ONU l’arbitrage du Conflit R.D. Congo- Rwanda par un envoyé spécial de l’ONU comme ce fut le cas au Kosovo. Si cette requête est acceptée, la « Kosovisation » du Kivu-Ituri serait en marche !

Acte 12 : Les congolais n’ont plus qu’à s’en prendre à eux-mêmes ! Le parlement congolais, au niveau national et provincial est aussi à plaindre ! L’opposition politique congolaise qui ne s'oppose à rien est aussi à plaindre ! Les Forces vives, les chefs coutumiers, les chefs des confessions religieuses, tous sont à plaindre ! Chaque congolais est à plaindre pour l'abandon du pays entre les mains des prédateurs, en refusant d'utiliser tous les moyens democratiques et juridiques dont il dispose pour mettre fin à  la crise ! Un homme averti en vaut deux !

Rigobert Kanduki | Goma | Beni-Lubero Online
www.benilubero.com

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Une partie de l’Est de la capitale dans le noir depuis cinq jours

bougieLes communes de Makala, de Ngaba, Lemba, Matete, Kisenso et une partie de Limete sont privées du courant électrique. Depuis le jeudi 27 septembre dernier, cette partie de l’Est de Kinshasa est dans le noir.

Avec tous les désagréments et préjudices causés aux abonnés de la Société nationale d’électricité (Snel). Plusieurs habitants de ces communes et quartiers se plaignent de n’avoir pas été informés par cette entreprise publique, si elle a des travaux à entreprendre sur le réseau.

Si c’est le cas, la Snel devait s’excuser auprès de ses abonnés par le biais des médias, la presse écrite et l’audiovisuel. Si la coupure est intervenue des suites d’une panne technique comme il en est l’habitude au cours de ces deux dernières décennies, des excuses s’imposaient également, par les mêmes voies. Rien de tel n’a été fait. Ce manque de courtoisie de la part du principal fournisseur national de l’énergie électrique faire dire aux lésés que tant que la Snel ne sera pas condamnée à payer des dommages et intérêts aux victimes de la mauvaise qualité de services qu’elle fournit, cette situation demeurera.

La Société nationale d’électricité s’en balance, éperdument. Aussi, les mécontents de la Snel en appellent-ils à l’instauration d’un Etat de droit dans lequel le consommateur lésé aura droit à une justice sans épithète.

DIOSSO OLIVIER | Le Potentiel Edition 4141 du Mardi 02 Octobre 2007

Posté par CDF Afrique à 13:39 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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