02 octobre 2007
Actualité de la RDC par Radio Okapi - 1er Oct 2007
Goma : plus de mille
ménages de Sake réfugiés dans la presqu'île de Nzulo
Nord-Kivu
| 01 Octobre 2007 à 20:16:20
© Redacteur Web | Radio
Okapi
Ces ménages ont fui les affrontements entre les FARDC et les
insurgés fidèles à Laurent Nkunda au mois de septembre dernier. Une
organisation humanitaire a pris contact avec ces déplacés concentrés dans une
école et des familles d'accueil dans ce site situé au bord du lac Edouard,
raporte radiookapi.net
Ils sont au total plus de cinq mille déplacés recensés
depuis la semaine dernière par un comité local. Ils sont jusque là sans
assistance. Selon des témoignages, dans chaque famille de la presqu'île qui
compte 350 habitants, il y a au moins 3 ménages de ces déplacés. Les autres
passent la nuit dans deux églises de la place, et d'autres encore, dans les 7 salles
de classe de l'école primaire Mayindule, le seul établissement scolaire du
village. Les conditions de vie de nouveaux venus sont déplorables. Selon le
directeur de l'école Mayindule, des cas de diarrhée se sont déjà signalés parmi
eux alors que les latrines du bâtiment sont en réhabilitation. Ce lundi, une
équipe de l'ONG "Solidarité" s'est rendue dans la presqu'île pour
procéder à une deuxième évaluation des besoins après celle du HCR la semaine
dernière.
La première vague de ces déplacés est arrivée à Nzulo le 4
septembre dernier
Kisangani : des
magistrats manifestent
Province
Orientale | 01 Octobre 2007 à 19:26:08
© Redacteur Web | Radio
Okapi
Une dizaine de magistrats civils de la ville de Kisangani
sont descendus ce lundi matin dans la rue pour protester contre la procédure
d’arrestation de deux de leurs collègues militaires par le commandant de la 9e
région militaire, rapporte radiookapi.net
L’arrestation dimanche soir de ces magistrats militaires a
suscité la colère d’autres magistrats, y compris ceux des juridictions civiles.
Ces derniers ont ainsi marché en toge pour dénoncer le traitement subi par
leurs collègues. Sous couvert de l’anonymat, l’un des manifestants a déclaré :
« La procédure d’arrestation n’a pas été suivie et le traitement dégradant
qu’ils ont subi ne répond apparemment pas à ce genre d’infractions. »
De son côté, le commandant de la 9e région militaire
reproche à trois magistrats de la justice militaire de Kisangani l’ingérence
dans les affaires civiles qui ne relèvent pas de leur compétence. Selon lui,
ces derniers rançonnent et traçassent la population. Deux d’entre eux ont ainsi
été interpellés dimanche soir et seront transférés à la haute instance de la
justice militaire. Le général Jean Claude Kifwa explique : « J’ai reçu un coup
de fil d’une maman me disant qu’il y avait des militaires venues l’arrêter chez
elle. Et cela, dans une affaire purement civile, entre un bailleur et son
locataire. J’ai demandé à cette maman de me passer les militaires en question.
A l’autre bout du fil, leur chef a refusé et a coupé la communication, disant
que je n’étais pas son chef et qu’il dépendait de l’auditeur général des FARDC
à Kinshasa. »
Au même moment, les épouses de magistrats militaires ont
organisé un sit-in devant le siège de l’Assemblée provinciale pour soutenir
leurs maris.
Bukavu : la situation
des personnes âgées jugée alarmante
Sud-Kivu
| 01 Octobre 2007 à 16:09:09
© Redacteur Web | Radio
Okapi
De plus en plus de personnes âgées n’ont ni à manger, ni
logement et traînent dans la rue. C’est le constat fait par certaines associations
locales de prise en charge des personnes du 3e âge ce 1er octobre, journée
internationale des personnes âgées, rapporte radiookapi.net
La ville de Bukavu compte plus de 2 000 vieillards, d’après
ces associations. La plupart sont abandonnés à eux-mêmes et vivent dans des
conditions déplorables. Chaque vendredi, ces personnes âgées sont visibles dans
les rues de la ville. Elles passent d’une porte à l’autre pour demander de
l’aide. Biabene Musimasi, 76 ans, témoigne : « Un vieillard est traité de sorcier.
Il souffre. Ceux qui sont des pensionnés touchent 200 ou 300 Fc. D’autres
encore n’ont ni enfant ni conjoint. Ils n’ont pas d’habitation ni de nourriture
et passent leur temps à quémander de l’argent »
La Division provinciale des Affaires sociales indiquent que seules 450 personnes âgées sur plus de 5000 vieillards sont répertoriées dans 5 associations locales chargées de la prise en charge des personnes du 3e âge. La plupart des associations locales évoquent le manque de moyens pour la prise en charge de ces vieillards.
La Division des Affaires sociales reconnaît la précarité dans laquelle vivent ces personnes. «Tous ces vieux qui ont travaillé pour la République, qui ont donné naissance, formé tous ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, vivent dans la misère. Ils n’ont ni à manger, ni à boire, ni à se vêtir ni habitation pour vivre décemment, se plaint Mme Singali Mwadirwa, une responsable des Affaires sociales.
Le chef de Division des Affaires sociales a rendu visite aux
vieillards de la commune de Kadutu à l’occasion de cette journée internationale
des personnes âgées.
Compte rendu de la journée de protestation contre Kanambé à New-York
La Communauté Congolaise des Etats-Unis s'est retrouvée ce jeudi Septembre 2007 devant le siège de l'ONU à New-York pour manifester à l'instar des communautés sœur de l'Europe contre la venue de l'imposteur Kanambe et de tous ses complices congolais
En effet, cette fois-ci, malgré l'imposant cordon de
sécurité qui rendait l'accès du périmètre du building de l'ONU quasi impossible
pour toute personne non-détentrice d'un badge d'accès, ces vaillants
combattants ont vu leurs rangs être grossis et de significative manière par les
mamans. Ces dernières, mise à part celles vivant dans la Big Apple (New-York) ont
accueilli avec joie leurs consœurs de Baltimore, Germantown, Silver Spring et
même de Fort-Washington, venues toutes pour dire NON aux exactions et autres
viols que subissent chaque jour leur gendre en RDC à cause de l'incompétence
prouvée de Kanambe et du gouvernement fantoche de Yandi Ve.
Oui, nous pouvons affirmer sans coup férir que le message passe et qu'il est
clair comme l'évangile: les congolais vivant aux USA ont compris que pour
libérer la RDC de
ses pilleurs et usurpateurs, elle se doit de participer avec détermination à
toutes les actions humainement possibles pour mettre fin à cette comédie de
mauvais goût.
Ainsi, nous avons pu apercevoir les représentants des
diverses associations politiques, culturelles et sociales basées aux USA au
four et moulin, alternant chants de victoire et répondant aux nombreuses
questions posées par la presse nationale et internationale, qui était curieuse
de connaitre la motivation de cette massive présence des congolais. L'UDPS-USA
conduite par le tandem Jean Kamba et Jacques Matanda, l'APARECO-USA par Abraham
Luakabuanga, CONGO en ACTION du General Nakupenda, CONGOLESE COALITION de Maman
Nita E. Tshibwabwa et de CONGONET-RADIO avec Don Kayembe pour ne citer que
celles-là...ont traduit valablement le martyr du peuple congolais à New-York.
Cependant deux faits
marquants sont à relever :
Le premier nous démontre que l'entourage de Kanambe a instauré des méthodes
dignes d'Al Capone en reprenant la même tactique adoptée à Kinshasa, Bruxelles
et Paris, la
Corruption. Des ressortissants Sénégalais, Burundais et
Maliens, ont été présentés comme des étudiants congolais vivant aux USA, et,
ont été filmés afin de démontrer la popularité de l'illettré venu du Rwanda.
Des centaines de milliers de dollars ont ainsi été dépensés alors que les fonctionnaires
congolais demeurent jusqu'à ce jour impayé.
Un certain Francis Kalombo a eu la part belle grâce au FBI
et à la police New-yorkaise alors qu'un patriote congolais l'avait déjà agrippé
au costume et était prêt à le jeter par terre par un Ippon, alors que d'autres
patriotes accourait déjà pour lui faire un " She Okitundu".
Bravo donc à tous les nombreux participants qui sont venus
de Dallas (en avion SVP), de Charlotte (Caroline du Nord), de New-Jersey, de
Bridgeport (Connecticut), d’Alexandria en Virginie, de Baltimore et Olney dans
le Maryland.
Ayant appris que l'imposteur se prépare à revenir aux USA
cette fois-ci à Washington
DC, les patriotes se sont promis de faire mieux encore tout en se promettant de
traiter les absents de collabos qui aiment discuter politique dans les
matangas, verre de bière à la main, transformant le lieu de deuil en auditoire
politique, au grand mépris des familles qui sont en pleurs.
Rendez-vous est donc pris pour le mois
d'octobre 2007 à Washington D.C.
Par Mokomi Malamu | Correspondance particulière de New-York © Congo Tribune | 01/10/2007
Africalia au Festival International du Film Francophone de Namur
|
Mardi 2 octobre 07 |
Africalia au FIFF (Festival International du Film Francophone de Namur) Mardi 2 octobre
2007 |
|---|
Voyage de Kabila en Belgique, ce que les kabilistes ne diront pas !
Préambule : Discrédit
et aveu d'échec pour la
Belgique , un fiasco flagrant en Europe pour
l'imposteur Joseph Kabila
Le député belge Patrick de Cocriamont en mars 2006 lors
d’échanges houleux sur Internet avec plusieurs congolais a également affirmé
les origines rwandaises de Joseph Kabila, reconnues par les services de
renseignements belges : «Maintenant tout est fait par les libéraux et les
socialistes belges pour imposer à la tête de la République Démocratique
du Congo Monsieur Joseph Kabila à la faveur d’une parodie d’élections, cet
individu est connu par nos services de renseignements comme étant un sujet
d’origine Rwandaise.» […] C’est donc probablement sur cette même base que
Monsieur Karel de Gucht a fait distribuer à la presse, lors de l’un de ses
voyages, des biographies de membres de l’espace présidentiel «congolais» sous la Transition qui
informait clairement des origines étrangères des uns et des autres ( Président
et Vice-présidents)
En effet n'en déplaise à ceux qui se nourrissent aux dépens
des flatteries dont ils abreuvent leur kadogo de président l'une des choses
principales à retenir de son voyage éclair à Bruxelles : c'est que le Roi,
qui est la seule personne qui représente réellement la Belgique aujourd'hui a
refusé de lui serrer la main.
Ce n'est pourtant pas du "chinois" c'est
un message clair que ceux qui ont une expérience dans le domaine ont déjà
décrypté. En gros: il y a plus de chances aujourd'hui pour qu'on trouve
des photos du Roi en train de caresser son chien que de serrer la main de Kanambe
... Aïe, et surtout pas en public ! Ouille ...
Kabilistes sortez vos mouchoirs eh oui le « plat
chinois » n’a pas été digéré
Si Kanambé a fait venir Kamerhe pour essayer de
recoller les pots cassés c'est parce qu'il commence (enfin) à comprendre ce que
ce message du Roi des Belges veut dire. Il ne fallait pas se fier aux ministres
démissionnaires, c'est le Roi qui peut encore réellement représenter la Belgique.
Au moment où celui-ci essaie de sauver la situation
politique critique dans laquelle se trouve son pays en ce moment ce coup de
couteau dans le dos, cette trahison est un discrédit international dont se
serait certainement passé ceux qui l'ont fabriqué et fait passé de ses
bottes de jardinier ....à ses chaussures de marque.
Un constat clair comme
de l'eau de roche pour ce qui est des congolais
Comment parler d'un accueil réussi de Kabila à Bruxelles
alors qu'il est obligé de payer les congolais pour qu'ils
aillent l'accueillir? Après avoir truqué les élections,
payé certains congolais pour qu’ils votent pour lui, fait voter des
étrangers et même les morts (dans l'Est de la RDC),
l'imposteur continue encore sur sa lancée en essayant d'acheter les congolais.
On n’achète pas l’amour, c'est pourtant bien connu.
Et certains signes auraient dû lui mettre la puce à
l'oreille : aucun membre du PPRD-AMP n'a pu tenir un seul meeting dans la diaspora,
Colette Tshomba dernièrement a essayé de masquer son fiasco en faisant appel à
des maliens, mauriciens, ivoiriens qui participaient à un tournoi de foot
au même moment, pour essayer de remplir la salle dans laquelle il n'y avait pas
plus de 40 congolais dont la moitié était venu pour en découdre avec elle. A
Argenteuil, elle a eu droit au "Karsher" de la diaspora.
Le constat est donc clair comme de l'eau de roche: les
manifestations "anti Kabila" réunissent plus de congolais que
les manifestations "pour Kabila".
Même en payant les congolais les quelques sbires
affamés d'Hyppolite Kanambé n'ont jamais réussi à réunir 100 congolais pour
vanter les mérites imaginaires de leur sanguinaire de président. Pas plus
de 100, même en les payant ! C'est comme si il suffisait de citer le nom de
Kabila pour que les salles se vident ...
La poisse
Alors que quand il s'agit de l'inverse, les congolais
s'organisent, traversent l'Europe en provenance de Scandinavie, de
France, de Belgique, de Grande Bretagne, d'Allemagne, d’Irlande, de Suisse,
de partout. Ils dépensent leur propre argent pour manifester leur
hostilité à Kabila, pour répondre à un appel du Docteur Mpuila ou pour un
meeting d'Honoré Ngbanda ! Et l’échec de leur dernière tentative de
corruption auprès de celui-ci prouve à quel point certains devraient commencer
à réfléchir. Quel paradoxe: Kabila fait les yeux doux à Honoré Ngbanda pendant
que eux ne savent plus quoi inventer pour le discréditer. Ils
essaient encore de gouverner à coup de dollars et de répression guidés par une
cupidité hors du commun et non avec leurs têtes, leurs convictions, un
véritable idéal pour le peuple congolais. "Des Patriotes du dimanche et
des jours de fête ", qui ne se bougent que quand le chef est là, parce qu’il
y a fête et distribution de dollars. Une affligeante réalité que les
kabilistes essaient de dissimuler à leur président pour continuer à
lui soutirer quelques billets. Les choses sont claires, il n'y a que les
flatteurs et les corrompus qui ne veulent pas le voir.
Que Joseph Kabila ne se leurre pas les congolais l'ont
vomi et puisque ce ne sont pas des chiens ils ne ravaleront pas leur vomi. Lui
et ses complices en ont exterminés 5 000 000 et par son "frère"
interposé, Laurent Nkunda, ils continuent à éliminer le plus de congolais
possible après avoir catapulté le général Mbuza Mabe à Kitona parce que trop
efficace.
Le passage de Kabila en Belgique par rapport aux
congolais s'appelle en français "raser les murs". Il
aurait fallu qu'il aille à Matongé, le quartier de prédilection des congolais
pour prendre son "bain de foule" s'il est réellement le Président que
les congolais ont choisi.
Et au fait qu'en est-il de ses éventuels voyage dans les
autres capitales occidentales, après tout certains se moquent souvent des
congolais parce que disent-ils, ils sont "le seul peuple au monde à
considérer la Belgique
comme une grande puissance ..."
Joseph Kabila interdit
de séjour à Paris et à Londres ?
C'est devenu une évidence: le Général Major la trouille n'y
pense même plus. Dans ces deux capitales il n’envoie que des émissaires en
mission dites « secrètes" ou "discrètes", que les
combattants observent en souriant …. Il y aura probablement de mauvaises
surprises dans les jours à venir.
En effet le mécontentement des congolais ne fait que s'accroître. On
n’a jamais vu autant de réveil patriotique au sein de cette communauté. Des hommes,
des femmes sont de plus en plus nombreux à se dire révoltés par la présence du
"rwandais " à la tête du pays et par l'impunité et la misère qui
règne en RDC. A travers les radios dans les différentes rencontres
des congolais, sur internet. La majorité a compris aujourd'hui que malgré
le soutien occidental dont se vante Hyppolite Kanambé alias Joseph Kabila, la
vie n'est plus si rose pour notre imposteur.
Oublié, le "chouchou de la communauté
internationale", oublié l'inaudible chef de l'état à la "grande
capacité d'écoute" : il est devenu le désespoir de la communauté
internationale en RDC.
Bienvenus, messieurs au "club des désespérés" 60
millions de congolais y font déjà la queue
Si Kanambé ne peut toujours pas mettre les pieds dans
ces deux capitales c'est que les relations avec la France et la Grande Bretagne ne
sont pas encore au beau fixe. Le chef de l’état congolais est devenu une
constante source de problèmes (violations des droits de l’Homme, chasse aux
opposants, etc…) D'ailleurs aucun membre de son gouvernement non plus n'y a été
reçu de façon officiel ...Impossible à l’heure actuelle de venir se pavaner dans
ces deux villes symboliques ni dans d'autres capitales européennes. Pour
l'instant "l'Europe s'arrête à Melsbroek" (le petit aéroport belge où
il a été accueilli) et à quelques bourgades aux alentours.
De plus les communautés congolaises dans ces deux
pays ont prouvé par le passé à quel point une
arrivée de Joseph Kabila dans ces deux villes laissera sûrement des traces dans
l'histoire. Quelques uns de ses émissaires comme Kamerhe et She
Okitundu ont marqué les esprits.
Et à ce propos dans l'affaire opposant ce dernier aux
congolais de Londres accusés dans cette affaire, le juge britannique
vient de classer le tout ...faute de preuves .Les "témoins" (15 en
tout) se sont tous ravisés et le gouvernement congolais va même devoir
dédommagés les accusés. Signe des temps parait-il...
Objet : Véracité de désaveu plausible des Belges à Joseph Kabila
Félicitation, votre article est d'une très haute portée
journalistique et d'une pertinence qui s'accorde avec l'ambiance de
l'atmosphère politique ressentie au Congo, en Belgique et dans toutes les
Communautés congolaises éprises de justice et des droits sur la planète.
Il y a effectivement un sensible désaveu des Belges, car recevoir un Président
sur un aérodrome de bourgade et lui dérouler le tapis rouge seulement quand ce
dernier sort de l'avion, c'est un impair qui suscite un incident
diplomatique. Si c'était le Président chinois,
Monsieur Udjintao, ce dernier se serait retourné dans l'avion au
même moment qu'il est mal accueilli. D'ailleurs, il l'a fait, il y a
de cela trois ans trois en Suisse, à Berne.
En se faisant du sang chaud sur ce que Colette Braeckman
rapporte à savoir que les Belges ont dit à Joseph Kabila : "Ne
bradez pas le Congo de Léopold II", la Belgique réalise-t-elle la douleur des Congolais,
celle de se voir amputer leur territoire au Nord-Kivu par des gens qu'ils
soutiennent, ces mêmes bandits qui ont tué les dix braves paracommandos belges
dans un stratagème monté à la
Pyrrhus dans la mise à feu et l'embrasement de Kigali après
le 6 avril 1994 ? Il y a de quoi à reprocher aux Belges leur hypocrisie
de politique étrangère sur le terrain congolais, leur silence cynique, néfaste
et coupable dans la destruction massive des Rdéciens et son manque de
solidarité pour ce peuple sans qui Tintin n'aurait jamais existé ne fut-ce que
comme personnage psychédélique et prétentieux d'un savoir congolo-africain
qu'il n'avait nullement comme aventurier et comme caricature de mauvais
goût transcendant la culture et le système de valeurs congolais.
Maintenant, les Belges s'aperçoivent qu'ils ont été dupes,
ils vivent l'histoire d'un trompeur trompé. En fait, leur conclusion s’achève
avec un amer constat qui met à parité leurs griefs avec ceux des
Congolais. Qui plus est, ce ne sont pas les Congolais qui sont les grands
perdants, car ils savent que d'ici-là, avant la célébration du cinquantième
anniversaire de l'indépendance, ils vont défenestrer tous les aventuriers des
élections de 2006. En fait, il est acquis que sans effusion de sang, leur
action sera comme celle des Moines birmans de ces jours à Rangoon, ils vont
chasser Joseph Kabila et appelleront les derniers compagnons politiques encore
en vie des pères de l'indépendance à récréer la nouvelle proclamation du
30 juin 1960, en 2010 contre tout ce qui ressemble à l'ONU/MONUC et
d'autres Organisations de l'oppression et de l'Apartheid contre la RDC.
Le désaveu
dont Kabila vient d'être l'objet ressort le malaise de faire un premier
pas honnête vers les Congolais désabusé
Monsieur Marcel Kalwangila, vous avez appréhendé sans trop d'efforts de vocabulaire ce que de raison des Congolais comme MEV, Candide OKEKE, Pépin Lulendo, Zumazuma, Amba Wetshi, Freddy Mulongo ne cessent de rappeler à la bonne foi des Congolais qui ne demandent que la paix pour leur pays afin de le rebâtir dans les principes de l'hymne national, le Debout Congolais. Il est triste de constater que Kinshasa qui fut la ville la plus illuminée de l'Afrique noire devint la municipalité la plus sombre du Continent noir. À Bandalungwa, mon village kinois et à Lemba terrain de mon enfance, sans oublier Kintambo faisant face à Bandal Synkin, quand je ne suis pas à Élisabethville, Léopoldville, Lipopo et Kin Malebo n'étaient que lumière. En fait, au nom de Kinshasa la Belle s'est substitué celui de Kinshasa la Poubelle, c'est grave cette dénomination, nous sommes salis et excommuniés des règles de l'hygiène de la salubrité publique urbaine. Et pourtant, Kinshasa comme Léopoldville est une ville blanche. Tous les anciens enfants de cette ville savent que la Capitale nationale est construite sur un sable blanc pareille du sucre, on a qu'à le voir dans la vente de certaines briques de construction. Je témoigne de ce que je le connais pertinemment bien.
Hélas, le Congo est donné à des individus sans passé. Qui connaît Azarias
Ruberwa, qui sait d'où vient Vital Kamerhe, qui peut préciser le concours
constructif de Zaidi Ngoma à la construction du Congo, de Kin Kiey et de
Ondekane dans le paysage de l'édification nationale avant 1996 ?
Joseph Kabila a tout vendu :
La SNEL
- L'ONATRA ;
- La forêt équatoriale ;
- Le fleuve Congo ;
- Les terres tribales aux compagnies minières qui exproprient
les terres ;
- L'Armée qu'il offre en appât au Dracula de Kigali et Nkunda
abattoire et réclame à cor et à cri l'intégration des assassins des six
millions des Congolais dans les corps des FARDC, etc.
Vous n'avez, Monsieur Marcel Kalwangila eu raison dans votre
analyse du désaveu plausible des Belges < Joseph Kabila. Bien
plus, comme vous l'avez soutenu dans cette assertion : "Au moment où
celui-ci, à savoir le Roi, essaie de sauver la situation politique
critique dans laquelle se trouve son pays en ce moment, ce coup de couteau dans
le dos, cette trahison est un discrédit international dont se serait
certainement passé ceux qui l'ont fabriqué et fait passé de ses bottes de
jardinier ....à ses chaussures de marque. ", il est plus que temps que
Bruxelles cesse de souffler le chaud et le froid. La Belgique officielle doit
dénoncer l'agression dont les Congolais sont victimes. Pour dire
laconiquement la problématique, elle doit dire au monde entier que les
prétentions de Kigali sur la RDC
sont fausses.
Par ailleurs, tous les Belges de bonne volonté doivent
s'associer aux démarches internationales des Congolais pour réclamer que soit
exigé une enquête ouverte sur l'identité du Président de la RDC que personne ne retrouve
sur les pistes de l'ascension de l'enfance à la majorité publique et le circuit
de la scolarité. En effet, c'est un soufflet que les Belges ont lancé à
Joseph Kabila, le Président cher à Louis Michel et Colette
Braeckman. Ne pas lui serrer la main entre dans le scénario du refroidissement
des relations de la
Belgique fédérale envers le gouvernement hétéroclite
d'Antoine Gizenga, serviteur fidèle du Président Kadogo. Cette phrase en
dit bien long, mais elle est vraie :
"Ce n'est pourtant pas du "chinois"
c'est un message clair que ceux qui ont une expérience dans le domaine ont déjà
décrypté. En gros: il y a plus de chances aujourd'hui pour qu'on trouve
des photos du Roi en train de caresser son chien que de serrer la main de Kanambe
... Aïe, et surtout pas en public ! Ouille...Kabilistes sortez vos
mouchoirs eh oui le « plat chinois » n’a pas été digéré."
Cette allergie de toucher la main du Président de la RDC me rappelle le racisme que
j'avais subit autrefois à l'athénée royale d'Élisabethville, de Léopoldville et
de Luluabourg. Quand au costume froissé du Président, l'image m'a renvoyé
aux interpellations du Gouvernement de Mpinga Kasenda, alors Premier
Commissaire d'État en 1978, au Parlement congolais, aujourd'hui résidence
officielle de Joseph Kabila. Cette sorte de costume fut évoquée
sarcastiquement par le Général Molongia, qui était Ministre des Postes et
Télécommunication. Les Députés qui l'interpellaient avaient des habits
froissés. Excédé par leurs questions, il leur a dit : "Je ne parle
pas aux hommes qui portent des abacos fatigués".
Les manifestants de droit de l'homme venus le huer le
Premier des Chinois se sont retrouvés eux-mêmes piqués au vif car leurs
cris d'indignation n'ont pas atteint la cible des récriminations, au contraire,
ce sont eux qui étaient renversés par leur propre audace. Le
Président congolais, inventé par ces puissances de l'Occident comme vous le
dites si bien, n'a pas su réagir dans les mêmes conditions ... Ceci
montre qu'il manque la fibre intestine de la fierté légitime de lui-même.
En fait, c'est Joseph Kabila qui a ce qui fait courir l'hémisphère Nord
chez nous au Sud, mais son absence de lucidité et de lecture du poids
spécifique de la RDC
en Belgique et dans le monde, le pousse à flatter ceux qui n'ont rien. Ce
faisant, il devient le ridicule de son propre aplat-ventrisme. Dans
cette infortune, il nous traîne dans la même farandole de perte de direction et
fait de nous les marchepieds des oppresseurs, ces commanditaires des
guerres civiles chez nous, lesquelles ont fait six millions d'innocentes
victimes. De toutes les façons, Joseph Kabila sort du même oeuf, celui
des enfants soldats du container du Dracula des Grands Lacs, Adolf Kagamé.
Bravo et Bonne chance, Monsieur Marcel Kalwangila, dans vos écrits à vocation éclairantes sur la RDC, la plus belle République de la terre entière. Le Congo-Kinshasa est le pays médecin des maux de la planète. Nous Congolais nous ne sommes pas encore cette nation que les génocides, les massacres, la brutalité, le mensonge et la gabegie ont réussi à confiner dans un petit destin de spectateur du devenir humain. Les Grandes puissances ont détruit les conglomérats d'ailleurs, la RDC avec des populations rurales de toutes ses provinces confondues a fait échec à la mondialisation sauvage et fait réfléchir Washington, Paris, Bruxelles, Londres, Berlin et les Nations Unies. C'est pour bientôt le retour du Congo-Kinshasa sur la scène avec des vrais chefs qui se démarquent du patronage des Conquistadors en mal de recolonisations des Noirs. Tintin au Congo est définitivement mort avec le désaveu plausible de Kabila à Bruxelles. Le fait qu'on ait refusé au chef de l'État la main par un autre chef d'État illustre bien que ce l'on attend des Noirs. En fait, ils sont une franchise de servitude, ce sous-entendu n'est pas inaudible dans les discours de Nicolas Sarkozy. À l'Université Cheik Anta Diop, il en a été question, les Africains ne sont pas de plein pied dans l'histoire. En tous cas, Dieu était étonné qu'u humain l'ait mis en question.
Qui vivra verra,
laissons l'avenir venir !
À bientôt Monsieur Marcel Kalwangila, Dieu vous garde.
Djamba Yohé,
Le Congolais de l'Atlantique Nord
Ottawa,le 27 septembre 2007,
Hyppolite Kanambé, alias “Joseph Kabila” à Bruxelles et à New York : ce qu’il faut encore en savoir
Les médiocres pervers, les naïfs, les esprits faibles et les
flatteurs qui chantent la gloire immortelle et le soit-disant succès du voyage
d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » à Bruxelles et à New
York, doivent savoir ce qui suit :
Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » était
ici en Belgique. Il s’est évertué à parler, du Haut de la Tribune des Nations-Unies
à New York, de l’organisation des soit-disantes élections démocratiques en
RDCongo, de l’avènement d’un Etat de droit, des institutions stables et
crédibles et des gouvernants légitimes en RDCongo …
Mais tous les Gouvernants et les Services des Renseignements
des pays occidentaux, tous les Corps diplomatiques établis à Kinshasa, les
Représentants de l’Union Européenne et de l’ONU à Kinshasa (Monuc) et tous les
Représentants des Organisations Internationales et humanitaires et de défense
des droits de l’homme savent trop bien et mieux que nombreux Congolais:
La Justice Internationale commence à s’intéresser sérieusement aux crimes commis en RDCongo. C’est évident : tout le monde sait qu’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » est l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité. C’est lui que la Justice Internationale devra capturer le plus rapidement possible et le transférer à la Cour Pénale Internationale pour qu’il soit jugé, condamné et amené mains et pieds menottés à Kinshasa pour être pendu sur la Place Publique.
Des incapables, des enfants et des débiles mentaux ont
toujours besoin des tuteurs et des parrains politiques étrangers. Malgré la
présence, à l’ONU, d’un ambassadeur congolais et la forte délégation
d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph Kabila » à New York, c’est le
Ministre belge des affaires étrangères qui s’est occupé des problèmes congolais
à New York, notamment les problèmes de l’Est et les problèmes avec Rwanda.
Hyppolite Kanambe, aliss « Joseph Kabila » et sa forte délégation
n’ont pu peser d’aucun poids et n’étaient d’ailleurs pas visibles !
Ne sont plus accessibles à Hyppolite Kanambe, alias
« Joseph Kabila » et aux congolais traîtres, complices, collabos et
médiocres pervers le logement dans les hôtels de la Capitale de la Belgique (Bruxelles) et
le Quartier populaire de Matonge (Le Quartier des Congolais à Ixelles).
La Communauté Congolaise
de Belgique veille au grain et pourchasse, la rage dans le cœur, même une
moindre ombre de ces individus ennemis de notre Patrie et de notre Peuple. Tous
les peuples de la Terre
font autant et certains ont fait même plus que nous chaque fois qu’ils se
trouvent dos au mur, humiliés jusqu’à ce point, méprisés par l’occupation, la
domination et l’exploitation étrangères, menacés d’extinction par un génocide
évident et constatant le dépècement en plein jour de leur Patrie et de sa vente
aux enchères en pièces détachées. C’est un cas d’extrême légitime défense.
Faire autrement équivaut à un suicide individuel et collectif. Et rien n’est
plus lâche et plus indigne pour un être humain, pour quelqu’un qui se dit
héritier de la Patrie
de Simon Kimbangu, de Patrice Emery Lumumba, du Cardinal Joseph-Albert Malula,
du Cardinal Fréderic Etsou et de tous les Martyrs de l’Indépendance et de la Démocratie.
L’Etat est inexistant. C’est pourquoi il n’y a pas plusieurs
leaders patriotes et démocrates confirmés, plusieurs partis démocratiques
forts, plusieurs mécanismes de contrôle de pouvoir et de pression sociale.
C’est pourquoi les ONG et les Organisations humanitaires pullulent chez-nous.
Et non les syndicats, les organismes de sécurité sociale, les organisations de la Jeunesse, les
organisations universitaires, les bureaux d’études… Nous avons perdu toute
dignité, toute fierté, toute grandeur. Partout, chez-nous, à l’Etranger, nous
sommes devenus la risée de tout le monde, nous sommes discriminés, méprisés,
humiliés …
Notre Patrie et notre Peuple sont des Grands Malades
atteints de septicémie (infection généralisée et mortelle) chosifiés,
animalisés, hospitalisés en soins intensifs ; ils sont placés sous
respiration artificielle ; ils ne sont plus habités que par une petite vie
végétative ; ils survivent comme des mendiants et des malpropres suspendus
aux mamelles de la
Communauté Internationale qui donne par charité et surtout
grâce à l’aide envoyée par la Diaspora Congolaise pour subvenir aux soins de
santé des malades, enterrer les morts, payer les frais d’études des enfants qui
étudient, nourrir et vêtir les membres de nos familles… Ce n’est pas normal.
La RDCongo est, malgré tous ses atouts, l’immensité de son territoire, sa position multi-géostratégique, ses ressources et richesses minières, minérales, hydrographiques, forestières, fauniques, floristiques, bio-énergétiques, pharmaco-médicales, multiculturelles, artistiques et les potentialités économiques et industrielles énormes, malgré tout cela, notre Pays est confronté à « la plus grave des crises de ces 60 dernières années depuis la 2ème Guerre Mondiale » et ravagé par une véritable catastrophe humanitaire, sanitaire, forestière, bio-énergétique, scolaire, faunique, floristique, économique, écologique et sociale et que presque toutes les infrastructures sont jusqu’à ce jour dans un état trop vétuste, un état de délabrement et de destruction trop avancé ou même sont inexistantes (infrastructures routières, sanitaires, maritimes, ferroviaires, communicationnelles…).
Le Chef de l’Etat est un imposteur rwando-tanzanien, un
mercenaire, un taximan analphabète démasqué par les Congolais et haï par les
Congolais, mais qu’il détient son pouvoir et son poste grâce à la fois à la
médiocrité, perversion, complicité et trahison d’une fraction de l’élite
congolais et aux Etrangers qui l’ont imposé à notre Peuple par le truchement
d’une vaste et honteuse escroquerie électorale.
Notre Peuple n’a adhéré :
- ni à la constitution actuelle qui est rédigée par les
Etrangers et qui est scélérate, criminogène, conflictogène, vide notre âme, de
DNA génétique, de notre identité culturelle propre, de notre vision du monde,
de notre réalités sociales… ;
- ni au système esclavagiste, tyrannique, génocidaire et
prédateur mis en place ;
- ni aux gestionnaires de l’Etat qui sont les auteurs des
graves violations des libertés publiques et des droits fondamentaux de l’homme,
crimes de sang, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes de
cannibalisme et d’anthropophagie, crime de génocide, crimes des massacres à
large échelle des civils et des assassinats politiques, des assassins et des
bourreaux de notre Peuple, les fauves violents et féroces, les corrompus et les
vecteurs de la corruption et des anti-valeurs, les pilleurs, les tueurs de
l’Etat…
Des milliers des Congolais ont manifesté à Bruxelles pendant
3 jours (21, 22 et 23 septembre 2007) et à New York contre le voyage de
l’imposteur rwando-tanzanien à Bruxelles et à New York, contre les crimes qui
sont commis dans notre Pays, contre la présence de l’imposteur au Sommet de
l’Etat Congolais, contre l’escroquerie électorale organisée en RDCongo, contre
le système politique esclavagiste, tyrannique, génocidaire et prédateur et
contre ses animateurs.
L’Armée est inexistante. Les escadrons de la mort étrangers
(GSSP, Demiap, Pir, Anr…) rôdent partout, surveillent la population,
terrorisent, massacrent, violent, pillent… Les populations sont confrontées au
terrorisme d’Etat et à l’insécurité généralisée. Le pouvoir politique,
militaire, économique et sécuritaire se trouve dans les mains des étrangers.
L’eau potable et l’électricité manquent partout. Les conflits armés fratricides
se poursuivent à l’Est, massacrent les populations et provoquent les
déplacements des milliers des personnes. La déstabilisation a atteint le Kasaï.
La sous-alimentation, les maladies de carence, les maladies dues au stress
(maladies cardio-vasculaires, psychiatriques et neurologiques), les maladies
épidémiques et endémiques meurtrières (Ebola, tuberculose, rougeole, infections
gastro-intestinales, méningites, paludisme, amibiase, fièvre typhoïde,
trypanosomiase…). Les problèmes des enfants-soldats ne sont toujours résolus.
Le PEG tant vanté a échoué. Le Gouvernement actuel ne sait
par où commencer. On parle déjà d’un nième remaniement ministériel : le
nième changement des sparadraps sur une plaie pourrie. Les Bailleurs des Fonds
ne sont pas dupes. Ils constatent la mauvaise gouvernance, le pillage du Trésor
Public, la gabegie, l’incompétence, l’incapacité et l’impopularité des gouvernants, l’absence de sécurité juridique…. Les chinois viennent pour
piller. Ils sont déjà présents dans de nombreux pays africains, mais les
conditions de vie des populations de ces pays ne s’améliorent pas.
La diplomatie congolaise est chaotique. Les cadavres des
diplomates congolais pourrissent dans des morgues des pays étrangers. Les
diplomates congolais sont des clochards et des mendiants non payés depuis
plusieurs mois. Les budgets de l’Etat dépendent des décisions du FMI (Cfr
Budget 2008).
Réconciliation nationale : On reparle de la Commission Vérité et Réconciliation
La RDC a été depuis 1990, année de la Transition démocratique, le théâtre de trop d’atrocités, ajouté à cela le génocide rwandais dont les conséquences ont énormément contribué à la déstabilisation de notre pays
Depuis, des blessures intérieures
n’ont cessé de saigner lorsque les victimes ou les personnes affectées par ces
violences, encore impuissantes aujourd’hui, se retrouvent face à leurs bourreaux,
désormais porteurs d’une certaine virginité et immunité politique fabriquées
avec le processus de la démocratisation. Des femmes violées, des orphelins de
guerre, des héritiers des affres de toutes espèces veulent simplement
comprendre ce qui s’est passé. Comme en Afrique du Sud. Et envisager un avenir
radieux dans la réconciliation et définir de nouvelles règles du jeu sous
l’arbre à palabre.
Justice transitionnelle
L’idée de la justice transitionnelle, plusieurs fois évoquée, notamment lors de la Conférence
nationale souveraine et pendant la transition d’après Sun City, s’est évanouie
de temps en temps, mais jamais pour toujours, dans les tiroirs de l’Histoire,
peut-être sous pression politique de ceux qui se reprochent de quelque chose.
Du massacre des étudiants à Lubumbashi en 1991 aux massacres des hutus rwandais
dans les camps des réfugiés en passant par les crimes économiques, le Congolais
veut qu’un peu de lumière dissipe l’ombre épais qui couvre son passé.
La guerre de 1993-1994 dite de Magrivi où les rwandophones revendiquaient la
citoyenneté congolaise communautaire, enrôlement forcé des Kadogo, les enfants
soldats à partir de 1996, l’épisode des 15 femmes enterrées vivantes en
novembre 2002, les viols, les tueries et massacres de Kisangani, Makobola,
Kasika, Gatumba, Mwenga, Shabunda, Walikale, Bukavu, Kanyabayonga, Sake,
Masisi, Tingi Tingi, Mbandaka, les allégations d’anthropophagie, le massacre
des adeptes de Bundu dia Kongo, l’affaire Kahemba, les affrontements pré et
post électoraux, les contrats léonins, les assassinats ciblés des journalistes,
… la liste n’est pas exhaustive, il faut s’en convenir.
Connaître la vérité
Ce n’est pas toujours chercher à revenir sur ce passé, mais bâtir l’avenir afin
d’éviter à la société de retomber sur les mêmes travers. Roberto Garreton,
consultant du Centre International pour la Justice Transitionnelle
(IJTC) de New York et ex-fonctionnaire des Nations Unies, est en RDC pour
évaluer la possibilité d’établir une Commission Vérité et Réconciliation (CVR)
en RDC, après près de vingt années de transition.
Cette commission devrait faire la lumière sur les responsables des atrocités
liées à la guerre (Près de 4 millions de victimes). ‘‘Ici, en RDC, nous voulons
d’abord voir s’il y a une vraie volonté dans le peuple congolais pour établir
une commission vérité et réconciliation, qui est l’un des piliers de la justice
transitionnelle et pour soutenir la reforme du système judiciaire. Nous
comptons aussi donner une réparation aux victimes’’, a rassuré Roberto Garreton
qui reconnaît l’ampleur d’une telle entreprise : l’énorme étendue du pays, le
temps perdu, mais surtout la multitude des victimes dont nombre n’ont jamais
été retrouvées.
Dans un entretien accordé à la presse, il a indiqué que l’objet de sa visite
était d’apporter une aide à la mise en place des structures de justice
transitionnelle, en collaboration avec la société congolaise et le
gouvernement. ‘‘Les gens ont besoin de connaître la vérité et d’avoir des
réparations pour les dégâts subits’’, a affirmé l’ex onusien qui pense que
c’est le moment ou jamais. ‘‘Si ce n’est pas le moment, quand est-ce qu’on peut
le faire ? Il faut être attentif (…) On ne peut pas retarder jusqu’à l’infini
une décision de cette importance’’.
Il reconnaît qu’une telle Commission n’a pas fonctionné pendant la Transition faute de
soutien de la société civile, car on sait qu’elle est noyautée par les
politiques en RDC. ‘‘S’il n’y a pas de justice, il n’y aura pas de justice
transitionnelle, on ne pourra pas juger les responsables des crimes de guerre
et donner des réparations aux victimes’’, a-t-il expliqué.
Pour Garreton , il faut aujourd’hui refaire appel à ‘‘des personnalités
reconnues pour leur solidité morale, (…) des leaders religieux, des
intellectuels, des écrivains, des musiciens, des philosophes, des avocats, des
journalistes’’. Il faut en plus que les gens puissent déposer leurs plaintes en
toute confiance, pas comme ce que l’on vit dans le Kivu où les femmes violées
s’abstiennent de porter plaintes par crainte de répression qui s’avère souvent
foudroyante.
La coopération du gouvernement
Reste à savoir ce qu’en pense le gouvernement qui doit en plus financer
l’opération. ‘‘Il faut que le gouvernement le fasse parce que cela fait partie
de ses obligations’’. Garreton insiste également sur l’appui de la population à
l’établissement de l’institution, de même que le soutien de la communauté
internationale. Il reconnaît qu’une telle entreprise est chère comme le sont
les services publics, le Parlement, la Présidence de la République, la Justice. Ainsi
devrait être les Droits de l’Homme. ‘‘La chose la plus importante c’est qu’il y
ait un engagement politique pour le faire, un engagement fort, une volonté
forte’’, a-t-il affirmé
D’ailleurs, pendant la
Conférence nationale souveraine, des dignitaires de la Deuxième République
avaient donné leur accord de principe à financer une pareille entreprise, n’eut
été la hargne dont ils ont été victime de la part de l’opposition. Cette idée
peut être relancée pour être exécuter ensemble avec les dignitaires du régime
Kabila.
Garreton a aussi évoqué le pouvoir judiciaire en RDC qu’il faut réformer
profondément et dont il faut renforcer la capacité. ‘‘Il y a le sentiment dans
la population que la justice ne marche pas, il y a un manque de confiance et ça
c’est une chose très grave’’, a-t-il déclaré, proposant des pistes sur le
fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM)
qui devrait également reprendre en son sein, à part des juges, ‘‘tous ceux qui
sont concernés par la justice, par exemple, les doyens des écoles de droit, les
présidents des barreaux, des juges et d’autres autorités’’.
L’impossible enquête La Communauté
internationale préoccupée Le Révélateur | 02/10/2007 © Copyright Le Révélateur
Roberto Garreton n’est plus à présenter en RDC. Ses navettes entre Kinshasa,
Goma et New York ont défrayé la chronique entre les années 1994 jusqu’en 1997
où il fut nommé Rapporteur des Nations Unies sur les graves violations des
Droits de l’Homme perpétrées au pays. Garreton est l’auteur de plusieurs
rapports sur l’Afrique des Grands Lacs, dont un, accablant, sur les exactions
perpétrées durant la guerre dite de libération de l’AFDL. C’est dans un
contexte sulfureux que le Chilien arrive en RDC.
D’abord lorsque Mobutu est lâché par ses amis occidentaux. Arrive alors le
génocide des Rwandais qui déverse à l’Est de la RDC des milliers des Hutus rwandais et des ex FAR
fuyant la répression de l’armée de Kagame au Rwanda. C’est le début de la plus
grande catastrophe humanitaire que n’ait jamais connu le monde après la Deuxième guerre mondiale.
Les hutus envahissent l’Est du pays, s’attaquent aux Tutsis déjà installés en
RDC. C’est la transposition de la haine ethnique rwandaise sur le sol
congolais. Cette haine contamine les tribus autochtones qui prennent partie
selon leurs affiliations. En 1996, c’est la guerre dite de libération. Les
Tutsis qui accompagnent l’AFDL pourchassent les hutus jusqu’à l’extrême ouest
de la RDC,
massacrant des milliers d’entre eux, des camps entiers, qui tombent sous le
tranchant de leur machette.
Le Centre de commandement américain pour l'Afrique
Le but de l'Africom est, selon Washington, d'aider le
continent à se stabiliser. Mais nombreux sont ceux qui estiment déjà que ce
centre est motivé par des considérations stratégiques. Le quartier général de
l'Africom sera, dans un premier temps, en Allemagne.
Mais Washington espère bien à terme l'établir sur le
continent. Dakar, Nairobi ou Addis-Abéba sont parmi les villes les plus
fréquemment citées, et le département d'Etat devrait avoir fait son choix d'ici
au mois de février 2008. Mais les candidats ne semblent pas se bousculer.
Deux raisons à cela : d'abord, au vu des précédents irakien
et afghan, certains redoutent une ingérence américaine accrue dans les affaires
africaines.
Pour les rassurer, Washington a pris soin de préciser qu'il
n'était pas question de positionner de nouvelles troupes sur le continent, et
que son but était seulement de promouvoir la sécurité et l'état de droit en
Afrique.
Les Etats-Unis affirment d'ailleurs qu'ils se contenteront
de proposer des formations, et que ce sont des diplomates et des spécialistes
de la coopération qui constitueront le gros des effectifs de l'Africom.
Mais il est indéniable que la création de ce nouveau
commandement montre bien l'intérêt nouveau que portent les Etats-Unis à
l'Afrique.
Cet intérêt tient en
trois mots: pétrole, terrorisme, instabilité.
En effet, les 10% du pétrole brut consommé par l'Amérique
proviennent d'Afrique et Washington surveille de très près la concurrence que
lui livre, dans ce domaine, la
Chine.
Le département d'Etat s'inquiète également de la menace que représentent
les islamistes qui opèrent depuis des pays où l'autorité de l'Etat n'est pas
solidement affirmée.
Impossible donc d'envisager l'Africom sans penser aux motivations stratégiques américaines, d'où les réticences rencontrées sur le terrain.
Afrique des Grands Lacs : Réunion des chefs des armées à Lubumbashi (RDC)
Lubumbashi (RDCongo), 1 oct 2007 (AFP) - Les responsables
des armées rwandaise, burundaise, ougandaise et de la République démocratique
du Congo (RDC) sont réunis lundi et mardi à Lubumbashi (sud-est de la RDC) pour un suivi de la
situation sécuritaire dans la région, a-t-on appris auprès de l'ONU
Une première réunion à huis clos a débuté lundi dans un hôtel de Lubumbashi,
a-t-on appris auprès de la
Mission de l'ONU en RDC (Monuc).
Le commandant de la force de la
Monuc, le général sénégalais Babacar Gaye, assiste à cette
rencontre en qualité d'observateur", a-t-on précisé.
Cette réunion des chefs des armées de la "Tripartite Plus",
conférence regroupant à intervalle régulier depuis 2004 les quatre pays sous la
facilitation des Etats-Unis, devrait porter sur la mise en place d'une
stratégie militaire commune contre les différents groupes armés actifs dans la
région, notamment dans l'est de la
RDC.
"L'objectif de cette rencontre est de discuter des tenants et aboutissants
dans des opérations militaires conjointes visant la neutralisation des forces
négatives encore actives dans la sous-région", a déclaré lundi à l'AFP une
source militaire dans la région.
Cette rencontre fait suite à celle de Kigali, en août, au cours de laquelle les
armées des quatre pays avaient réaffirmé "leur engagement à chercher la
paix en neutralisant" les rebelles qui opèrent dans cette région troublée.
Les armées avaient aussi mis en place une "cellule conjointe de
planification pour développer des plans opérationnels", composée "des
responsables des opérations et des services de renseignement" de chaque
pays.
Des milliers de rebelles hutus des FDLR, dont certains sont accusés de
participation au génocide rwandais de 1994 (essentiellement dirigé contre la
minorité tutsie), vivent depuis 13 ans dans l'est congolais, frontalier du
Rwanda.
Du 27 août au 6 septembre, au Nord-Kivu (est de la RDC), de violents combats ont
opposé l'armée régulière de RDC et des dissidents ralliés à l'ancien officier
tutsi congolais Laurent Nkunda, qui se pose notamment en défenseur de la
minorité tutsie congolaise et accuse Kinshasa de pactiser avec les FDLR.
La région africaine des Grands Lacs a sombré dans la violence au début des
années 1990, avec le déclenchement en 1993 de la guerre civile au Burundi -
dont le pays tente aujourd'hui de sortir - puis du génocide de 1994 au Rwanda,
suivi de rébellions et d'une guerre régionale en RDC (1998-2003), qui a
notamment impliqué l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
© AFP | 01 oct. 07 - 16h14












