Alan_DossAFP - 20 nov. 08 - 17h44

KINSHASA, 20 nov 2008 - Le chef de la mission des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), Alan Doss, a dénoncé les "crimes odieux" perpétrés par les rebelles de Laurent Nkunda dans l'est du pays, dans une lettre adressée au chef rebelle dont l'AFP a eu connaissance jeudi.

"Je suis très préoccupé par la situation qui prévaut à Kiwanja (80 km au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu) depuis sa prise par le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple de Laurent Nkunda)" fin octobre, écrit M. Doss dans une lettre datée de mardi.

Le représentant spécial en RDC du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon rappelle que "plusieurs civils, y compris des femmes et des enfants, (ont) été arbitrairement exécutés après la fin des combats dans leur maison", début novembre.

M. Doss demande au chef rebelle de "prendre toutes les mesures appropriées qui s'imposent pour mettre fin à ces exactions" et "de diligenter une enquête afin d'identifier les auteurs de ces crimes odieux".

Depuis que ces "crimes" ont été commis, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) "ne cesse de recevoir des informations pertinentes relatives aux violations graves du droit international humanitaire et des droits de l'Homme qui sont attribuées à vos éléments", poursuit-il.

"La Monuc a répertorié le 15 novembre le cas d'exécution d'un individu âgé de 21 ans et a encore appris le 16 novembre que deux civils avaient été exécutés à Kiwanja par vos éléments. Pas plus tard que le 17 novembre, un jeune homme a été grièvement blessé par balles (...). Des cas d'enlèvements ou des disparitions ont aussi été signalés", ajoute M. Doss.

"Face à cette recrudescence de violations graves du droit international humanitaire et des droits de l'Homme, je voudrais attirer votre attention sur leurs conséquences tant au niveau national qu'international", met-il en garde.

Le 8 novembre, le chef de la Monuc avait accusé la rébellion de Laurent Nkunda et des miliciens pro-gouvernementaux d'avoir commis des "crimes de guerre" début novembre dans la zone de Kiwanja.

Depuis près de trois mois, les combats ont repris dans le Nord-Kivu entre d'une part le CNDP et d'autre part l'armée congolaise et des groupes armés alliés, provoquant le déplacement d'environ 250.000 personnes.

Note de Dunia SENDWE : Enfin, les acteurs de terrain dénoncent les véritables responsables de perpétuelles violations des droits de l'homme en RDC.  Les criminels de guerre : Laurent NKUNDABTWARE, Paul KAGAME,  Joseph KABILA et Yoweri MUSEVENI ainsi que tous leurs complices africains et occidentaux devraient être traduits devant les juridictions internationales pour répondre des génocides congolais, ougandais et rwandais (hutus & tutsis).