de Patrick Forestier
pour Jeudi Investigation
12 décembre 2007 - Canal+ France

Résumé : Des enfants meurent dans les mines d’Afrique afin que d’autres, en Occident, puissent s’amuser sur leurs consoles de jeu. Au coeur de ce scandale, un minerai très rare, le coltan, composant désormais indispensable dans la fabrication des appareils électroniques, tels que les consoles ou les téléphones portables.

Cliquer sur les images pour voir les 4 parties du reportage

1ère partie : Du sang d'enfants congolais coule sur nos joues

Du_sang_d_enfants_coule_sur_nos_joues

2ème partie : Du sang dans nos portables

Abb__Jean_Bosco

3ème partie : Nkunda doit sa place à Kagamé


Nkunda_doit_sa_place___Kagam_

4ème partie : Petite histoire cruelle de la mondialisation


Petite_histoire_cruelle_de_la_mondialisation

Le coltan ne se trouve qu’en Afrique et en Australie, mais en 2005 l’ONU et plusieurs grandes firmes (Sony, Motorola, Samsung, Nokia…) ont décrété un embargo sur le coltan en provenance d’Afrique, car il est soupçonné d’alimenter des guerres civiles. Les mines de coltan se trouvent en effet dans l’est du Congo, zone très instable contrôlée par des milices rebelles. L'enquête démarre chez les seigneurs de la guerre qui exploitent ces mines ; elle se poursuit avec ceux qui transportent le précieux minerai à dos d’homme et le revendent à des intermédiaires africains pour 70 euros le kilo. Le coltan se négociera ensuite dix fois plus cher chez des négociants européens, avant d’être réexporté vers les usines chinoises qui fabriquent la moitié des téléphones portables occidentaux…

Patrick Forestier a remonté les filières du coltan afin de savoir si les fabricants d’électronique occidentaux respectent effectivement l’embargo et s’ils ont vraiment renoncé à acheter le coltan du sang.Le Monde écrit que sur le terrain, le film de Patrick Forestier montre bien que tout contrôle reste illusoire. La plupart des zones d'extraction échappant aux autorités congolaises et aux casques bleus de l'ONU.

Selon le même quotidien, bien que parfois un peu sinueuse, cette enquête se révèle passionnante de bout en bout et éclaire de façon très simple certains rouages de la crise congolaise.

Note : Groupe Facebook  : Kabila, Kagamé, Nkunda, Museveni et leurs complices à la CPI de La Haye

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