Su_deRappel : Rapport final du Groupe d'experts des Nations-Unies sur le financement des mouvements rebelles en RDC

À l´instar de la Hollande qui, depuis hier mercredi 16 décembre 2008, avait donné le ton en suspendant son aide budgétaire au Rwanda, la Suède vient elle-aussi de lui emboîter les pas en faisant de même. L´annonce a été faite tôt en début de matinée de ce jeudi 17 décembre 2008, par la voix de SIDA: organe spécialisé du Gouvernement suédois, chargé à l´Aide au développement et à l´Action humanitaire. SIDA a donc décidé de suspendre son assistance financière au Rwanda pour l´année budgétaire 2008, des suites de la publication du récent Rapport de l´Organisation des Nations Unies (ONU) dont le contenu, établit très clairement l´implication du régime génocido-sanguinaire de Paul Kagamé, dans le conflit armé, la déstabilisation et le drame humain se déroulant dans les provinces congolaises du Grand-Kivu.

En effet, l´aide financière ou budgétaire de SIDA au pays en développement, est assortie ou plutôt fonction, d´un certain nombre de conditions fondamentales requises, à savoir, une politique bien définie en matières de lutte contre la pauvreté. D´après les experts de SIDA, tout indique que le Rwanda mène plutôt dans la région des Grands Lacs - et de façon délibérée - une politique belliciste qui va à l´encontre de sa philosophie pacifiste et humanitaire. Par conséquent, ce pays ne réunit plus à ses yeux, les conditions nécessaires pouvant lui permettre de bénéficier de son aide..... Car, estime-t-on à Stockholm que, l´argent du contribuable suédois ne doit plus en aucun cas servir à financer des États Voyous, prenant plaisir à fouler aux pieds aussi bien le droit international que le droit international humanitaire, en se livrant à des actes dignes du gangstérisme ou terrorisme d´État. Toutefois, SIDA maintient d´autres formes d´assistances au Rwanda, touchant des secteurs tels que: la recherche scientifique, le développement de la démocratie et l´aide aux organisations privées oeuvrant en conformité avec la vision humanitaire suédoise. Rappelons que le budget annuel de cet État faiseur de guerres provient à plus de 80% de la charité ou sinon de la commisération internationale, suscitée par le génocide déclenché en 1994 par le même régime au pouvoir.

Ainsi donc, à la lumière des mesures que commencent à prendre assez timidement certains gouvernernements des pays de l´Union européenne, il y a là lieu de croire que la vérité commence petit à petit à reprendre le dessus sur le mensonge de Paul Kagamé et de sa clique au pouvoir à Kigali, qui en ont fait leur instrument de communication internationale. Et que tous les Européens n´ont pas tous perdu leurs valeurs humanistes et la fibre philanthropique qui les a caractérisés à travers les âges. Bref, au regard de la réalité sur le terrain, tous ne restent plus insensibles au drame congolais. Mais aussi et surtout, il faudra peut-être croire que ces mesures laisseraient entrevoir un sentiment de ras-le-bol et une quelconque volonté politique de la part des certains d´entre eux, de ne plus continuer aveuglement à soutenir un homme et son régime, responsables des actes irresponsables et terroristes, et des fâcheux désastres humains qui en découlent en Afrique centrale depuis 1993, dont en voici un bref et non exhaustif rappel selon l´ordre chronologique:

1 - Son implication dans l´assassinat sauvage du président burundais démocratiquement élu en octobre 1993, M. Melchior Ndadaye, avec pour conséquence: les massacres interethniques tutsis-hutus de 300 000 victimes et des millions de réfugiés occasionnées par plusieurs années d´instabilité politique.

2 - L´attentat terroriste contre l´avion - au mépris du droit international interdisant qu´on s´en prenne aux appareils civils en vol - transportant les deux présidents rwandais Juvénal Habyarimana, et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira en avril 1994. Conséquence: le génocide rwandais de 500 000 Tutsis-Hutus, suivi de la fuite par peur d´être exterminés des deux millions de réfugiés rwandais sur le territoire congolais, lesquels se sont au file des années jusqu´à ce jour, transformés en bourreaux de leurs hôtes congolais aujourd´hui, victimes de leur hospitalité légendaire.

3 - Première Guerre d´invasion et de prédation du Congo d´octobre 1996, connue sous le fallacieux vocable de la <révolte des Banyamulenges>, conséquence: génocide des 200 000 Hutus sur le sol congolais, des centaines de milliers de victimes congolaises, et la prise de pouvoir par l´Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo/Zaïre, AFDL en sigle. Un consortium d´aventuriers ayant mis en place des mécanismes de pillage systématique des ressources naturelles et autres du Congo. Aussitôt dissout par le Président Laurent Désiré Kabila.

4 - Deuxième Guerre d´invasion et de prédation du Congo d´août 1998, suivie de la création et multiplication de mouvements dits insurréctionnels dans l´est et le nord-est du Congo, parmi lesquels le RCD/Goma ou Kagame, de triste mémoire à Kisangani, en Ituri et dans les Kivu. Responsable d´un charnier de 2 000 squellettes humains, récemment  découvert (en octobre 2008) dans une villa privée appartenant à un haut dignitaire de ce parti politique pseudo-congolais, en pleine ville de Bukavu.

5 - Les attaques terroristes de la ville de Bukavu par Laurent Nkundabatware avec son organisation terroriste le CNDP de juin 2004, et son cortège de victimes, de femmes violées, d´enfants soldats et de banques dévalisées. De même qu´en octobre 2007, tout comme en août 2008, après la période dite post-électorale ayant doté le pays des soi-disant institutions démocratiques, le rénégat et récidiviste rwandais qu´une certaine presse en Occident, - pour des raisons certes obscures - voudrait à tout prix blanchir de ses crimes, en le mettant en son entière publicité, et le qualifiant presque affectueusement de <<général déchu congolais>>, plutôt que de terroriste, lance avec l´appui de l´Armée de Paul Kagame, des attaques sur le territoire congolais. Conséquence: 6 000 000 de millions de morts congolais à deplorer depuis 12 ans, plus de deux millions de déplacés voyant ainsi leurs terres ancestrales occupées par des populations rwandaises que déverse le régime  de Kigali sur le Nord-Kivu.

C´est là l´histoire d´un génocide congolais en cours que personne encore dans ladite Communauté internationale ne veut ni reconnaître ni stopper. Et pourquoi donc? Certainement, parce qu´elle a sa conscience bien chargée, ou qu´elle y trouve son compte. Fort heureusement que certains pays épris de Justice, et toujours en avance sur les autres en matières des droits de l´Homme, comme les deux précités, à savoir la Hollande et la Suède, décident enfin de bouger pour faire changer cet état d´impunité sans précédent dans l´Histoire de l´Afrique dont jouissent le régime barbare de Paul Kagame,et celui de Yoweri Museveni en Ouganda.

Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple !

Pépin Lulendo
Göteborg, le 17 décembre 2008

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