24 décembre 2007
Les problèmes de l’humanité cesseront-ils un jour ?
Je vous souhaite à tous de passer d'excellentes fêtes de fin d'année auprès de vos êtres les plus chers. Ci-après, un texte qui amène à une réflexion profonde en guise de voeux.Tout en vous remerciant pour votre confiance et votre soutien, je vous prie d'accepter mes meilleurs voeux.
Ensemble, nous pouvons changer le monde ! Bonne Année 2008 !
Les problèmes de l’humanité cesseront-ils un jour ?
“ 1/4 de la population mondiale vit dans la pauvreté ; 1,3 milliard
d’humains survivent avec moins d’un dollar par jour ; 1 milliard sont
illettrés ; 1,3 milliard n’ont pas accès à l’eau potable et
1 milliard souffrent de la faim chaque jour. ”
Tel est l’état du
monde décrit dans un rapport venant d’Irlande.
Quelle
sombre mise en accusation de l’incapacité de l’homme à trouver des solutions durables
aux problèmes mondiaux ! Ces problèmes semblent d’autant plus tragiques
quand on s’aperçoit que la vaste majorité des personnes décrites dans ce
rapport sont des femmes et des enfants sans défense. N’est-il pas consternant
qu’en ce XXIe siècle “ l’on ne compte plus les violations
de leurs droits ” ? (La situation des enfants dans le
monde 2000).
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) s’est déclaré convaincu que l’on pourrait cependant mettre fin à ce cortège ” de calamités
Selon cette organisation, les terribles conditions que ces milliards de
malheureux doivent subir de nos jours ne sont “ ni inévitables ni
immuables ”. D’ailleurs, elle a lancé un appel “ à tous les peuples
pour qu’ils participent à l’avènement d’un nouveau monde en une seule
génération ”. Dans ce monde, l’humanité tout entière serait ‘ libérée
de la pauvreté et de la discrimination, de la violence et de la maladie ’.
Ceux
qui forment de tels vœux se sentent encouragés à le faire en voyant des
personnes altruistes accomplir d’ores et déjà un travail énorme pour atténuer
les tristes conséquences d’“ une série, apparemment interminable, de
conflits et de crises ”. Par exemple, ces 15 dernières années, le
projet Enfants de Tchernobyl “ a permis d’atténuer les souffrances de
centaines d’enfants atteints d’un cancer dû aux retombées radioactives ”.
(The Irish Examiner, 4 avril 2000.) Indéniablement, les
organisations humanitaires, grandes et petites, sont très efficaces auprès des
innombrables victimes de la guerre et des catastrophes.
Toutefois,
cela n’empêche pas ces organisations d’être réalistes. Elles savent bien que
les problèmes actuels “ sont plus répandus et plus profondément enracinés
qu’il y a seulement 10 ans ”. David Begg, directeur de l’Irish
charity Concern, déclare que “ le personnel, les partenaires et les
donateurs ont réagi de façon formidable ” lors des inondations au
Mozambique. “ Mais seuls, ajoute-t-il, nous ne pouvons faire face à
l’ampleur de ces catastrophes. ” Au sujet de l’aide apportée à l’Afrique,
il admet sincèrement que “ les lueurs d’espoir, bien que réelles, sont
faibles ”. Beaucoup reconnaîtront que ses propos résument tout aussi bien
la situation mondiale.
Quoique l’aide humanitaire aujourd’hui déployée soit
digne d’éloges, il est sage de prendre en considération une autre
perspective : vivre dans un monde nouveau où règnent la justice et la
paix
“ L’ACTION
humanitaire a peu de valeur si elle ne s’intègre pas dans un cadre stratégique
et politique qui s’attaque aux causes mêmes des conflits. L’expérience montre,
encore et encore, que la seule action humanitaire est impuissante devant des
problèmes d’ordre strictement politique. ” — Les Réfugiés dans le monde 2000.
Malgré
l’ampleur de l’action humanitaire, les problèmes actuels augmentent
inexorablement
La politique peut-elle apporter une solution durable ?
Vraisemblablement pas. Mais alors, où trouver cette solution ? Au début de
sa lettre aux chrétiens d’Éphèse, l’apôtre Paul explique dans un passage
éloquent comment Dieu mettra fin à tous les problèmes de l’humanité. Il va
jusqu’à indiquer l’instrument dont Dieu se servira, instrument qui s’attaquera
aux causes mêmes de tous les problèmes qui nous accablent aujourd’hui. Pourquoi
ne pas examiner ce que dit Paul en Éphésiens 1:3-10 ?
Selon
l’apôtre, le dessein de Dieu porte sur “ une administration [ou
gestion] au terme des temps fixés ”. Qu’est-ce que cela veut
dire ? Cela signifie que Dieu a fixé un temps où il agira de façon à “ réunir
toutes choses de nouveau dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et
les choses qui sont sur la terre ”. (Éphésiens 1:10) Oui, Dieu a pris
des dispositions pour remettre en harmonie, sous sa domination directe, tout ce
qui est dans le ciel et sur la
terre. Notons qu’en rapport avec le terme rendu ici par
“ réunir ”, le bibliste J. Thayer précise : “ Rassembler de
nouveau pour lui-même [...] les choses et les êtres (jusqu’ici désunis par le
péché) dans un état fusionnel de communion en Christ. ”
Dieu
doit donc agir en tenant compte de la façon dont la désunion est apparue à
l’origine. Tôt dans l’histoire de l’homme, nos premiers parents — Adam et Ève —
ont suivi Satan le Diable dans sa rébellion contre Dieu. Ils voulaient
l’indépendance, en l’occurrence le droit de décider eux-mêmes de ce qui était
bon et de ce qui était mauvais (Genèse 3:1-5). Conformément à la justice
divine, ils ont été chassés de la famille de Dieu, perdant ainsi leur amitié
avec lui. Ils ont précipité l’humanité dans l’imperfection, avec toutes les
conséquences terribles que nous connaissons aujourd’hui. Romains 5:12.
Pourquoi Dieu les a-t-il laissés agir
ainsi ? Demanderont peut-être certains
Pourquoi n’a-t-il pas tout
bonnement utilisé sa puissance suprême et fait respecter sa volonté ? Nous
n’aurions pas eu à subir toutes les peines et toutes les souffrances
actuelles. ’ On serait tenté de raisonner ainsi. Mais qu’aurait
véritablement prouvé un tel recours à la force irrésistible ? Admirez-vous
ou approuvez-vous une personne qui, à la moindre objection, réprime purement et
simplement toute opposition parce qu’elle en a le pouvoir ? Certainement
pas !
Ces
rebelles n’ont pas tant contesté la toute-puissance de Dieu que la légitimité
et la justice de sa domination. Pour régler définitivement ces questions
fondamentales, YaHWeH a laissé ses créatures gérer leurs affaires en se passant
de son autorité directe, mais seulement pendant un temps (Ecclésiaste
3:1 ; Luc 21:24). Ce délai écoulé, il interviendra pour reprendre la
direction totale de la
terre. Dès lors, il apparaîtra clairement que sa domination
est le seul moyen de garantir la paix, le bonheur et la prospérité durables aux
habitants de la terre.
Tous les oppresseurs de ce monde disparaîtront à jamais.
Psaume 72:12-14 ; Daniel 2:44.
Tout
cela, YaHWeH l’a prévu il y a bien longtemps. Paul précise “ avant la
fondation du monde ”. (Éphésiens 1:4.) Ce n’était pas avant la
création de la terre ni avant celle d’Adam et Ève. Ce monde était alors
“ très bon ”, et la rébellion n’avait pas encore éclaté (Genèse
1:31). À quel “ monde ” l’apôtre Paul faisait-il donc allusion ?
À celui des enfants d’Adam et Ève un
monde pécheur et imparfait pouvant cependant espérer être racheté. Avant même
que ces enfants naissent, YaHWeH savait comment il allait procéder pour
soulager les descendants rachetables d’Adam. Romains 8:20.
Bien
sûr, cela ne laisse pas entendre que le Souverain de l’univers doit résoudre
les problèmes à la manière des humains qui, dans l’éventualité d’une situation
critique, élaborent différents plans détaillés. Le Dieu Tout-Puissant, lui,
énonce clairement son dessein et l’accomplit. Paul explique néanmoins comment
YaHWeH compte régler les choses afin de soulager durablement l’humanité. Quelles
mesures a-t-il prises ?
Paul
explique que les disciples de Christ oints de l’esprit jouent un rôle
particulier pour ce qui est de réparer le mal causé par le péché adamique.
YaHWeH “ nous a choisis en union avec [Christ] ”, dit Paul,
pour régner avec Jésus dans son Royaume céleste. Paul explique un peu plus loin
que YaHWeH “ nous a destinés d’avance à être adoptés comme fils pour
lui-même, grâce à Jésus Christ ”. (Éphésiens 1:4, 5.) Il va de soi que
YaHWeH ne les a pas choisis, ou destinés d’avance, en tant qu’individus. En
revanche, il a destiné d’avance une classe de personnes fidèles et dévouées
qui, avec Christ, réparera le mal que Satan le Diable ainsi qu’Adam et Ève ont
causé à la famille humaine. Luc 12:32 ; Hébreux 2:14-18.
Rendez-vous
compte ! En contestant la souveraineté divine, Satan a insinué que les
humains créés par Dieu avaient un défaut, que face à une pression ou à une
incitation suffisantes, tous se rebelleraient contre la domination de Dieu (Job
1:7-12 ; 2:2-5). Dans une manifestation spectaculaire de “ sa
glorieuse faveur imméritée ”, YaHWeH Dieu a démontré en temps voulu sa
confiance dans ses créatures terrestres en adoptant des membres de la famille
pécheresse d’Adam pour en faire ses enfants spirituels. Ces derniers,
constituant un petit groupe, seraient pris pour servir au ciel. Dans quel
but ? Éphésiens 1:3-6 ; Jean 14:2, 3 ; 1 Thessaloniciens
4:15-17 ; 1 Pierre 1:3, 4.
Selon
l’apôtre Paul, les fils adoptifs de Dieu deviennent “ cohéritiers de
Christ ” dans son Royaume céleste (Romains 8:14-17). En tant que rois et
prêtres, ils aideront à libérer la famille humaine de la peine et des
souffrances qu’elle connaît (Apocalypse 5:10). Certes, “ jusqu’à
maintenant toute la création ne cesse de gémir ensemble et de souffrir ensemble ”.
Pourtant, ces fils de Dieu soigneusement choisis interviendront bientôt aux
côtés de Jésus Christ, et tous les humains obéissants ‘ seront libérés de
l’esclavage de la corruption et auront de nouveau la liberté glorieuse des
enfants de Dieu ’. Romains 8:18-22.
Tout
cela est rendu possible grâce à ce qui est sans doute l’expression la plus
extraordinaire de la faveur imméritée de Dieu à l’égard des humains
rachetables : le sacrifice rédempteur de Jésus Christ. Paul a écrit :
‘ Par le moyen de Jésus Christ nous avons la libération par rançon
grâce au sang de celui-là, oui le pardon de nos fautes, selon la richesse de sa
faveur imméritée. ’ Éphésiens 1:7.
Jésus
Christ est le protagoniste dans la réalisation du dessein divin (Hébreux 2:10).
Son sacrifice rédempteur constitue le fondement légal permettant à YaHWeH
d’accueillir des descendants d’Adam dans sa famille céleste et de libérer
l’humanité des conséquences du péché adamique, sans saper la confiance en Ses
lois et en Ses principes (Matthieu 20:28 ; 1 Timothée 2:6). YaHWeH a
agi d’une façon qui soutient sa justice et répond aux exigences du droit
parfait. Romains 3:22-26.
Des
milliers d’années se sont écoulées avant que Dieu ne révèle précisément comment
il réaliserait son dessein pour la terre. Puis au Ier siècle de notre ère,
‘ il a fait connaître aux chrétiens le saint secret de sa volonté ’.
(Éphésiens 1:9.) Paul et d’autres chrétiens oints ont alors parfaitement
compris le rôle merveilleux assigné à Jésus Christ dans l’accomplissement du
dessein divin. Ils ont également commencé à saisir la responsabilité
particulière qu’ils avaient en tant que cohéritiers de Christ dans son Royaume
céleste (Éphésiens 3:5, 6, 8-11). Effectivement, le Royaume dirigé par Jésus
Christ et ses cosouverains est l’instrument que Dieu utilisera pour instaurer
la paix durable, non seulement au ciel, mais aussi sur la terre (Matthieu 6:9,
10). Grâce à ce Royaume, YaHWeH rétablira sur la terre les conditions qu’il
avait prévues à l’origine. Isaïe 45:18 ; 65:21-23 ; Actes 3:21.
Le
moment qu’il a fixé pour intervenir personnellement et débarrasser la terre de
toute oppression et injustice est proche. Mais à vrai dire, YaHWeH a déjà
amorcé ce rétablissement à la Pentecôte 33 de notre ère. De quelle façon ?
En commençant à rassembler “ les choses qui sont dans les cieux ”,
c’est-à-dire ceux qui vont régner avec Christ dans les cieux. Les chrétiens
d’Éphèse en font partie (Éphésiens 2:4-7). Plus récemment, à notre époque,
YaHWeH rassemble “ les choses qui sont sur la terre ”.
(Éphésiens 1:10.) Par une campagne de prédication mondiale, il fait connaître à
toutes les nations la bonne nouvelle de son Royaume dirigé par Jésus Christ.
Ceux qui réagissent favorablement sont d’ores et déjà rassemblés en un lieu de
protection et de guérison spirituelles (Jean 10:16). Bientôt, ils habiteront
une terre purifiée et paradisiaque et seront totalement libérés de l’injustice
et de la souffrance. 2 Pierre 3:13 ; Apocalypse 11:18.
Des
“ progrès remarquables ” ont été faits dans le domaine de l’aide
humanitaire pour aider les opprimés (La situation des enfants dans le
monde 2000).
Toutefois, le progrès le plus remarquable consistera en
l’intervention, imminente, de Christ Jésus et de ses cosouverains dans le
Royaume céleste. Ils s’attaqueront définitivement aux causes mêmes des conflits
et de tous les autres maux qui nous assaillent. Ils mettront fin à tous les
problèmes de l’humanité. Apocalypse 21:1-4.
30 juillet 2007
Confessions d’un tueur à gages économique : Fiction ou Réalité ?
Retranscription
d’une interview de John Perkins, ancien membre respecté de la communauté bancaire
Dans son livre "Confession of an Economic Hit Man"
(Confessions d’un tueur à gages économique) il décrit comment, en tant que
professionnel très bien payé, il a aidé les Etats-Unis à extorquer des
milliards de dollars aux pays pauvres à travers le monde en leur prêtant plus
d’argent qu’ils ne pouvaient rembourser pour ensuite prendre le contrôle de
leurs économies.
Il y a 20 ans, Perkins a commencé à écrire un livre intitulé "La Conscience d’un Tueur à
gage Economique"
Perkins écrit, "le livre à l’origine était dédié aux Présidents de deux
pays, des hommes qui avaient été mes clients et que j’ai respecté et que je
tenais en estime - Jaime Roldos, président de l’Equateur, et Omar Torrijos,
président du Panama.
Les deux sont morts dans des crashs d’avion. Leurs morts ne
sont pas accidentelles. Ils ont été assassinés parce qu’ils s’opposaient à
l’alliance entre les dirigeants des multinationales, les gouvernement et les
banques dont l’objectif est de construire l’Empire Global.
Nous, les tueurs à gages économiques, n’avons pas réussi à
retourner Roldos et Torrijos, alors un autre type de tueurs à gages, les
chacals de la CIA,
qui étaient toujours dans notre sillage, sont entrés en scène."
John Perkins écrit aussi : "On m’a convaincu de ne pas écrire le livre. Je
l’ai commencé quatre fois au cours des vingt dernières années. A chaque fois,
ma décision était motivée par des événements mondiaux : l’invasion du Panama
par les Etats-Unis en 1980, la première Guerre du Golfe, la Somalie, et la montée
d’Oussama Ben Laden. Cependant, des menaces et des pots de vin m’ont toujours
convaincu de m’arrêter."
Perkins a finalement publié son livre intitulé
"Confessions of an economic hit man" [confession d’un tueur à gages
économique]. Il est avec nous dans les studios.
Amy Goodman : Nous sommes avec John
Perkins. Bienvenu à "Democracy Now" [titre de l’émission - NDT]
John Perkins : Merci, Amy. Je suis heureux d’être avec vous.
Amy Goodman : Et nous sommes heureux de
vous recevoir. Bien, expliquez-nous ce terme "tueur à gages
économique", comme vous dites.
John Perkins : En gros, nous étions formés et notre travail consistait à
construire l’empire américain. De créer des situations où le maximum de
ressources étaient drainées vers ce pays, vers nos multinationales, notre
gouvernement, et nous avons été très efficaces.
Nous avons construit le plus grand empire de l’histoire du
monde. Et nous l’avons fait au cours des 50 ans qui ont suivi la deuxième
guerre mondiale, avec peu de moyens militaires en réalité. En de rares
occasions, comme en Irak, les militaires interviennent mais uniquement en
dernier recours.
Cet empire, contrairement à tout autre empire de l’histoire
du monde, a été crée d’abord par la manipulation économique, par la fraude, par
la corruption de personnes avec notre mode de vie, et à travers les tueurs à
gages économiques. J’en faisais partie.
Amy Goodman : Et comment en êtes-vous
arrivé là ? Pour qui avez-vous travaillé ?
John Perkins : J’ai
été recruté lorsque j’étais encore étudiant dans une école de commerce, à la
fin des années 60, par l’Agence de Sécurité Nationale [NSA - acronyme anglais,
NDT], la plus grande et la moins connue des agences d’espionnage du pays. A la
fin, j’ai travaillé pour des compagnies privées.
Le premier tueur à gage économique était Kermit Roosevelt,
dans les hannées 50, le petit-fils de Teddy [président des Etats-Unis - NDT] ,
qui renversa le gouvernement Iranien, un gouvernement démocratiquement élu, le
gouvernement de Mossadegh qui avait été désigné "homme de l’année"
par le magazine Time.
Il a réussi à le faire sans verser de sang - enfin, il y en
a eu un peu, mais sans intervention militaire, juste en dépensant des millions
de dollars et en remplaçant Mossadegh par le Chah d’Iran. A ce stade, nous
avons compris que l’idée d’un tueur à gages économique était une très bonne
idée. Nous n’avions plus à nous préoccuper d’un risque de conflit armé avec la Russie en opérant ainsi. Le
problème était que Roosevelt était un agent de la CIA. Il était donc un
employé du gouvernement.
S’il avait été découvert, nous aurions eu de gros ennuis.
Cela aurait été très embarrassant. Alors la décision a été prise de faire appel
à des organisations comme la CIA
et la NSA pour
recruter des tueurs à gages économiques comme moi et nous faire travailler pour
des sociétés privées, des sociétés de conseil, de construction. Ainsi, si on se
faisait prendre, il n’y avait aucun lien avec le gouvernement.
Amy Goodman : D’accord. Pour qui
avez-vous travaillé ?
John Perkins : Et
bien, le compagnie pour laquelle je travaillais s’appelait Chas. T. Main à
Boston, Massachusetts. Nous avions environ 2000 employés, et je suis devenu
leur économiste en chef. J’avais 50 personnes sous mes ordres. Mais mon
véritable job était de conclure des affaires. J’accordais des prêts à des pays,
des prêts énormes, qu’ils ne pouvaient pas rembourser.
Une des clauses du prêt - disons 1 milliard de dollars pour
un pays comme l’Indonésie ou l’Equateur - était que le pays devait retourner
90% du prêt à des compagnies états-uniennes, pour reconstruire des
infrastructures, des compagnies comme Halliburton ou Bechtel.
Ce sont de grosses compagnies. Ces compagnies ensuite
construisaient des réseaux électriques ou des ports ou des autoroutes qui ne
servaient qu’aux quelques familles les plus riches de ces pays. Les pauvres de
ces pays se retrouvaient en fin de compte avec une dette incroyable qu’ils ne
pouvaient absolument pas payer.
Un pays aujourd’hui comme l’Equateur consacre 50% de son
budget national juste pour rembourser sa dette. Et il ne peut pas le faire.
Ainsi nous les tenons à la gorge. Si nous avons besoin de plus de pétrole, nous
allons voir l’Equateur et nous leur disons, "Bon, vous ne pouvez pas nous
rembourser, alors donnez à nos compagnies les forêts d’Amazonie qui regorgent
de pétrole."
C’est ce que nous faisons aujourd’hui et nous détruisons les
forêts amazoniennes, obligeant l’Equateur à nous les donner à cause de cette
dette. Ainsi, nous accordons ce gros prêt, et la majeure partie revient aux
Etats-Unis. Le pays se retrouve avec une dette plus d’énormes intérêts et il devient
notre serviteur, notre esclave. C’est un empire. Ca marche comme ça. C’est un
énorme empire. Qui a eu beaucoup de succès.
Amy Goodman : (...) Vous dites que vous
avez longtemps retardé l’écriture de ce livre pour cause de pots de vin et
d’autres raisons. Que voulez-vous dire par là ? Qui a tenté de vous acheter ou
quels sont les pots de vin que vous avez acceptés ?
John Perkins : Et
bien, dans les années 90, j’ai empoché un demi million de dollars pour ne pas
écrire le livre.
Amy Goodman : De qui ?
John Perkins :
D’une grosse société de construction.
Amy Goodman : Laquelle ?
John Perkins :
C’était la compagnie Stoner-Webster. Légalement, ce n’était pas un pot de vin.
J’étais payé comme consultant. C’était tout à fait légal. Mais je n’avais pas
de travail, en réalité. Il était entendu, comme je l’explique dans mon livre,
que je n’aurais en réalité pas grand chose à faire si j’acceptais cet argent en
tant que consultant, alors qu’ils savaient que j’étais en train d’écrire le
livre qui, à l’époque, devait s’intituler "la conscience d’un tueur à gage
économique". Il faut dire que c’est une histoire extraordinaire, c’est
presque du James Bond.
Amy Goodman : En tous cas, c’est
l’impression que l’on retire à la lecture du livre
John Perkins: Oui, et ça l’était réellement, vous savez. Lorsque la NSA m’a recruté, ils m’ont
fait passer au détecteur de mensonges pendant une journée entière. Ils ont
découvert toutes mes faiblesses et m’ont immédiatement séduit.
Ils ont utilisé les drogues les plus puissantes de notre
culture, le sexe, le pouvoir et l’argent, pour me soumettre. Je venais d’une
très vieille famille de la Nouvelle Angleterre, Calviniste, fortement imprégnée de valeurs morales.
Vous savez, je crois que je suis plutôt quelqu’un de bien,
et je crois que mon histoire montre réellement comment ce système et ses
puissantes drogues comme le sexe, l’argent et le pouvoir peuvent exercer une
séduction, parce que j’ai été réellement séduit. Et si je n’avais pas mené
moi-même cette vie de tueur à gages économique, je crois que j’aurais eu du mal
à croire que quelqu’un puisse faire de telles choses.
Et c’est la raison pour laquelle j’ai écrit ce livre, parce
que notre pays a vraiment besoin de comprendre. Si les gens de ce pays
comprenaient la nature réelle de notre politique étrangère, la nature réelle de
notre aide à l’étranger, comment fonctionnent les multinationales, où passe
l’argent de nos impôts, je sais qu’ils demanderaient que cela change.
Amy Goodman : Dans votre livre, vous
expliquez comment vous avez participé à la mise en place d’un plan secret
destiné à rapatrier des milliards de dollars du pétrole Saoudien vers les
Etats-Unis, ce qui a renforcé les liens entre le régime Saoudien et les
administrations successives US.
John Perkins : Oui, c’était une époque fascinante. Je me souviens bien, vous
étiez probablement trop jeune pour vous en souvenir, mais je me souviens au
début des années 70 comment l’OPEP exerçait son pouvoir pour réduire la
fourniture de pétrole. Nous avions des files de voitures devant les pompes à
essence.
Le pays avait peur d’une nouvelle crise comme celle de 1929,
une récession. Et ceci était inacceptable. Alors le Département du Trésor m’a
embauché avec quelques autres tueurs à gages économiques. Nous sommes allés en
Arabie Saoudite.
Amy Goodman : On vous appelle réellement
des tueurs à gages économiques ?
John Perkins : Oui,
c’est comme ça que nous nous appellons. Officiellement, j’étais un économiste
en chef. Mais nous nous appelions les tueurs à gage économiques. C’était de
l’ironie. C’était pour dire que personne ne nous croirait si nous le disions,
vous comprenez ?
Alors nous sommes allés en Arabie Saoudite au début des
années 70. Nous savions que l’Arabie Saoudite était la clé de notre
indépendance énergétique, ou le moyen de contrôler la situation. Et nous avons
donc monté cet accord où la
Maison Royale Saoudienne était d’accord pour nous envoyer la
majeure partie de leurs petro-dollars, et les investir aux Etats-Unis.
Le Département du Trésor utiliserait les intérêts de ces
investissements pour engager des compagnies US pour reconstruire de nouvelles
villes en Arabie Saoudite, de nouvelles infrastructures, et c’est que nous
avons fait.
Et la Maison
Royale garantirait le prix du pétrole dans des limites
acceptables pour nous, chose qu’ils ont fait pendant tout ce temps. En échange,
nous assurions leur maintien au pouvoir tant qu’ils respecteraient l’accord, ce
que nous avons fait, et c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes
entrés en guerre en Irak.
En Irak, nous avons essayé la même politique avec Saddam
Hussein, mais Saddam n’a pas marché dans la combine. Lorsque les tueurs à gages
économiques échouent, l’étape suivante est d’envoyer ce que nous appelons les
chacals de la CIA,
à savoir des personnes qui tentent de fomenter un coup d’état ou une
révolution. Si ça ne marche pas, ils recourent aux assassinats, ou ils
essaient. Dans le cas de l’Irak, ils n’ont pas réussi à atteindre Saddam
Hussein.
Ses gardes du corps étaient trop efficaces. Il avait des
sosies. Ils n’ont pas réussi à l’atteindre. Alors la troisième ligne de
défense, si les tueurs à gages économiques échouent et si les chacals échouent,
c’est d’y envoyer des jeunes hommes et des jeunes femmes pour tuer et se faire
tuer. Ce qui est évidemment en train de se passer en Irak.
Amy Goodman :
Pouvez-vous nous expliquer comment est mort Torrijos ?
John Perkins: Omar
Torrijos, le président du Panama, avait signé un accord sur le Canal du Panama
avec Carter. Vous savez que cet accord n’a été approuvé par le Congrès que par
une majorité d’une seule voix. C’était un sujet très controversée.
Puis Torrijos est allé de l’avant et a commencé à négocier
avec les Japonais la construction d’un nouveau canal. Les Japonais voulaient
financer et construire un nouveau canal au Panama. Torrijos leur en a parlé, ce
qui n’a pas plus du tout à Bechtel Corporation, dont le président était George
Schultz, et son conseiller principal était Casper Weinberger.
Lorsque Carter a été viré (et il serait intéressant de
raconter comment il a été effectivement viré), lorsqu’il a perdu les élections,
et que Reagan est arrivé au pouvoir, Schultz est devenu Secrétaire d’Etat et
Weinberger est devenu Secrétaire à la Défense et ils étaient très en colère contre
Torrijos. Ils ont essayé de l’amener à renégocier le traité du Canal et de
laisser tomber les Japonais. Il a platement refusé. C’était un homme de
principes.
Il avait ses défauts, mais c’était un homme de principes.
C’était un homme étonnant. Puis il est mort dans un crash d’avion, un magnétophone
relié à une bombe avait été placé dans l’appareil. J’y étais. J’avais travaillé
avec lui. Je savais que nous, les tueurs à gages économiques, avions échoué. Je
savais que les chacals avaient été appelés.
Puis son avion a explosé avec un magnétophone piégé. Il ne
fait aucun doute pour moi que c’était un travail de la CIA. De nombreux
enquêteurs latino-américains sont arrivés à la même conclusion. Bien sûr, nous
n’en avons jamais entendu parler chez nous.
Amy Goodman : Et quand avez-vous changé
d’idées ?
John Perkins : J’ai
toujours eu un sentiment de culpabilité, depuis le début, mais j’étais séduit.
Le pouvoir, le sexe, l’argent exerçaient une forte attirance sur moi. Et bien
sûr, je faisais des choses pour lesquelles j’étais félicité. J’étais un
économiste en chef. Je faisais des choses qui plaisaient à des gens comme
Robert McNamara, et ainsi de suite.
Amy Goodman : Quels étaient vos
relations avec la
Banque Mondiale ?
John Perkins : Je travaillais en très étroite collaboration
avec la Banque
Mondiale. La Banque Mondiale fournit la majeure partie de
l’argent utilisé par les tueurs à gages économiques, ainsi que le FMI.
Mais après les attentats du 11 Septembre, j’ai changé. Je
savais que je devais raconter l’histoire parce que les événements du 11
septembre sont le résultat direct du travail des tueurs à gages économiques. Et
la seule manière pour retrouver la sécurité dans ce pays et retrouver une
conscience tranquille serait d’utiliser ces mécanismes que nous avons mis en
place pour apporter des changements positifs à travers le monde.
Je crois réellement que nous pouvons le faire. Je crois que la Banque Mondiale et
d’autres institutions peuvent être changées et être amenées à faire ce qu’elles
sont censées faire, qui est de reconstruire les zones dévastées de la planète.
Aider, aider réellement les pauvres. 24 000 personnes meurent de faim chaque
jour. Nous pouvons changer cela.
Source : Democracy Now, 28 octobre 2005, www.democracynow.org
Traduction Viktor Dedaj
28 juillet 2007 10:11:57
19 juillet 2007
Du charlantanisme à la congolaise : Groupes de prière ou agences de divorce ?
Ces derniers temps en France, nous assistons à un phénomène bizarre qui se
développe dans la communauté congolaise : la prolifération tous azimuts des
sectes religieuses nébuleuses connues plus sous le vocable de « Groupes de
prière » Le comble est que la quasi-totalité de ces sectes est dirigée par des «
Charlatans» qui galvaudent la réputation des véritables « Pasteurs »
Exploitant la crédulité de leurs fidèles, ces faux « Pasteurs » se permettent souvent d'organiser des veillées de
prière soi-disant d'expiation, auxquelles sont conviés les Frères et Soeurs en
Christ.
C'est pendant ces veillées que nos « Pasteurs » font
des révélations surprenantes à l'endroit de certaines Soeurs en Christ de moeurs
légères ; du type : « Nzambe apesi ngai vision, alobi ete yo ozali mwasi oyo
mpenza atindelaki ngai. Mobali oyo ozali kovanda na ye akoki na yo te »
(Dieu m'a donné une vision, tu es la femme qu'il m'a envoyée, ton mari n'étant
pas l'homme qu'il te faut).
Naïve et déstabilisée par cette fausse révélation, la Soeur en Christ n'a pas
d'autre choix que de céder aux avances de notre « Pasteur Kinsekwa ». En
rentrant chez elle, c'est la dispute avec son mari légitime et quand ce dernier
, irrité par la conduite de sa femme, porte la main sur elle, c'est le moment
choisi par Madame pour quitter le foyer et aller squatter chez notre divin
Pasteur. Celui-ci, qui profitant de la situation, n'hésite pas à engrosser la Soeur en Christ pour faire
le Christ. En plus de ces abus sexuels, nos « Pasteurs » n'hésitent pas à
truander leurs fidèles en leur exigeant des Mabonza, toujours au nom de notre
Seigneur Jésus-Christ, alors que celui-ci n'a rien demandé.
Quel mari pourra
tolérer que sa femme puisse fréquenter ces Temples du Mal ?
Parmi les femmes congolaises mariées qui fréquentent
régulièrement ces groupes de prière et leurs différentes veillées de prière,
certaines profitent du laxisme de leurs maris pour se livrer à la débauche en
allant passer la nuit avec ou chez leurs amants abusant ainsi de la confiance
de leurs maris qu'elles traitent de « de vrais yuma ». « Vrais yuma, ils ne se
donnent jamais la peine de vérifier si réellement madame est partie à la
veillée de prière ou ailleurs.
Aujourd'hui en France, ces groupes de prière sont devenus
des véritables Agences de divorces et de mariages bidon. Dans la quasi-totalité
de couples où seule la femme fréquente ces groupes de prière, les disputes
conjugales sont monnaie courante et les problèmes tournent toujours autour de «
notre pasteur a révélé ceci ou cela. Soit notre maison est envoûtée ou que la
famille du mari ne veut pas de notre mariage. Donc, il faut faire appel à notre
« Pasteur » pour le désenvoûtement.... Et quand le mari refuse d'accueillir le
Pasteur charlatan, à la maison il est alors taxé de « Ndoki ou sorcier et de
complice avec sa famille ».
Ces « Pasteurs » qui prétendent être détenteurs des pouvoirs
divins et qui trompent leurs fidèles avec des fausses prédications sont-ils
conscients des dégâts qu'ils causent dans plusieurs foyers ?
Ce n'est pas en mémorisant quelques passages bibliques que
l'on peut se faire passer pour un Pasteur ou « Papa mokambi » dans le but
d'abuser sexuellement des femmes d'autrui... et de recueillir l'argent sous
forme de « Mabonza ou offrande et collecte »qui ne sert pratiquement qu'au
Pasteur et à sa famille.
Le temps est venu que les véritables représentants de Dieu
se mobilisent pour mettre hors d'état de nuire ces brebis galeuses.
Le débat est ouvert ...
© Dr Tumba Tutu-De-Mukose
tumba@club-internet.fr
14 juillet 2007
Si le monde était un village de 100 personnes ...
SI LE MONDE ETAIT UN VILLAGE DE 100 PERSONNES...
Aujourd’hui, plus de 6 millards de gens vivent dans le monde.
Si on
pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en
maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce
village serait ainsi composé:
59 asiatiques
14 américains (Nord,
Centre et Sud)
14 africains
12 européens
1 personne en
provenance du Pacifique-Sud
50 femmes et 50 hommes
30 enfants et 70
adultes
30 blancs et 70 non blancs
90 hétérerosexuels et 10
homosexuels
33 chrétiens
21 musulmans
15 hindous
6
bouddhistes
5 animistes
6 autres religions
14 sans religion ou
athées
15 parleraient le chinois, le
mandarin
7 l’anglais
6 l’hindi
6 l’espagnol
5 le
russe
4 l’arabe
3 le bengali
3 le portugais
Les autres parleraient
indonésien, japonais,
allemand, français et quelques autres
langues.
Dans un tel village avec autant de gens différents, il
serait très important d’apprendre la tolérance et le sens du partage avec ses
voisins.
Sur les 100 personnes:
20 souffriraient de
malnutrition
1 serait en train de mourir de faim
15 seraient suralimentés
(voire obèses)
6 personnes possèderaient 59% de la richesse totale et tous
les 6 seraient originaires des USA.
74 personnes possèderaient 39% de la
richesse totale
et 20 personnes se partageraient les 2% restant
20
personnes consommeraient les 80% des énergies du village
80 personnes se
partageraient les 20% restant.
20 n’auraient pas d’eau potable
56 auraient
accès à des installations sanitaires
15 adultes seraient analphabètes
1
aurait un diplôme universitaire
7 possèderaient un ordinateur
En une
année, une personne du village mourra mais deux enfants naîtront, ainsi à la fin
de l’année le village comptera 101 personnes.
Prenez en
considération aussi ceci:
Si vous vous êtes levé ce matin avec
plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de
personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.
Si vous n'avez jamais
été dans la peur et le danger d’une guerre, d'un bombardement, de terrains
minés, d’enlèvements par des groupes armés, vous êtes mieux que 1 milliard de
personnes.
Si vous pouvez parler et agir en accord avec votre foi et vos
convictions, sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure
chance que 3 milliards de personnes.
Si vous avez de la nourriture dans
votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour
dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.
Si vous
avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une
petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.
Si
vous lisez ce message, vous êtes vraisemblablement une personne
chanceuse!
(Texte derivé de "State of the Village Report" de Donella
Meadows)
Source : http://www.mysterra
21 juin 2007
Rama Yade, la "Condi Rice" de Sarkozy
Rama Yade, la
"Condi Rice" de Sarkozy
© LE MONDE | 20.06.07 | 15h30 • Mis à
jour le 20.06.07 | 15h30
Nicolas Sarkozy voulait sa Condi Rice. Une femme issue des
"minorités visibles", comme on dit aujourd'hui, qui représente la France. Une femme
jeune (et belle), qui incarne la parité et le renouvellement des générations.
Rama Yade était taillée sur mesure pour devenir, à 30 ans, la benjamine du
gouvernement, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et aux droits de
l'homme. Le nouveau quatuor du Quai d'Orsay, avec les socialistes Bernard
Kouchner, Jean-Pierre Jouyet et Jean-Marie Bockel, a tout pour plaire à "l'ouverture".
Les affaires étrangères, Rama Yade en rêvait. Redoutait
qu'on l'enferme dans les questions d'intégration en lui confiant la francophonie.
Elle l'avait dit au président, qu'elle continue obstinément à vouvoyer quand
lui la tutoie depuis le début. En lui confiant la mission, il lui a intimé
l'ordre de ne pas répondre aux médias pendant les premières semaines. D'autres
lui ont rappelé la consigne. Un peu inquiets, peut-être, de la liberté de ton
de cette jeune femme, qui n'hésitait pas à faire part de ses désaccords à
Nicolas Sarkozy pendant la campagne et qui reçoit ses amis en boubou dans son
petit appartement sous les toits. Le très feutré Quai d'Orsay devra s'y faire.
Mais Rama Yade apprend vite.
Elle a déjà eu plusieurs vies. Une enfance facile au
Sénégal, élevée par une mère professeur et un père diplomate, secrétaire
particulier du président socialiste Léopold Sédar Senghor. Une deuxième vie
dans un quartier résidentiel de Colombes, en banlieue parisienne, son père
étant en mission en France. Une troisième dans une cité de Colombes, où sa mère
s'est retrouvée brutalement seule à élever ses enfants, se sacrifiant pour leur
offrir l'école privée et catholique, sans renoncer à la religion musulmane.
Dans une vie récente, Rama Yade était administratrice au Sénat, est devenue
secrétaire nationale de l'UMP "pour Sarkozy" et s'est mariée... avec
un socialiste.
La jeune secrétaire d'Etat ne sait pas encore en quoi
consistera sa mission sur les "droits de l'homme". Elle a été
accueillie par Bernard Kouchner dans son futur bureau, a découvert les voitures
à vitres fumées, les officiers de sécurité, l'ordre du jour de son premier
conseil des ministres. Et les premières attaques : sur son arrogance, son rôle
de "vitrine".
© Marion Van
Renterghem
Article paru dans l'édition du 21.06.07
16 juin 2007
Merci à toute et à tous !
Je vous remercie chaleureusement pour votre soutien et votre confiance.
Comme promis, et ce malgré mon piètre score électoral, je poursuivrai mon combat pour :
- La régularisation des sans-papiers
- L'application de la Loi fondamentale du 19 mai 1960
- La dénonciation des dictatures qui sévissent en Afrique centrale
- La lutte contre l'acculturation
- La lutte contre les discriminations qui frappent tous les exclus
Je vous donne rendez-vous dans deux ans pour les élections régionales et
européennes.
Que l'Éternel vous bénisse ainsi que vos proches,
À bientôt,
Dunia SENDWE
Chrétiens Démocrates Fédéraux
(CDF)
Province de Liège
Blog : http://cdfliege.
Site
: www.cdf-info.
Email : dunia@sendwe.
Tél : + 32 4 375 30 75


