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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

19 juillet 2007

Le fils du président du Congo tous frais payés

Denis_Christel_SassouUne ONG publie sur Internet les dépenses de Christel Sassou-Nguesso réglées grâce à un compte offshore.
© RENAUD LECADRE
Jeudi 19 juillet 2007

La famille Sassou-Nguesso n'aime pas ce genre de publicité. L'ONG Global Witness, qui milite contre la corruption, a récemment publié sur son site Internet une série de documents bancaires retraçant les dépenses personnelles de Christel Sassou-Nguesso, le fils du président du Congo.

Des dépenses somptuaires effectuées à Paris ou Marbella, et réglée grâce à un compte off­shore, bénéficiaire indirect de recettes pétrolières de l'Etat congolais. Parmi ses fournisseurs habituels : Louis Vuitton, Dior, Chanel. Un tribunal londonien a débouté Sassou-Nguesso fils de sa requête visant à censurer le site (1). Global Witness a récupéré ces documents à l'occasion des nombreuses procédures judiciaires (à Londres, New York ou Hongkong) opposant l'Etat congolais et des «fonds vautours», structures financières souvent basées dans des paradis fiscaux, spécialisées dans le rachat à bas prix de la dette publique déficit public de pays surendettés du tiers-monde.

Cargaisons. 

Au Congo-Brazzaville, le fonds Kensington (îles Caïmans), après avoir racheté pour 10 millions de dollars une créance dont la valeur était à l'origine de 80 millions, exige le remboursement de 300 millions de dollars (compte tenu des intérêts de retard). La tâche des créanciers privés se résume à rémunérer des cabinets d'avocats en vue de saisir des cargaisons pétrolières ou le moindre avoir bancaire.

Pour échapper à ses créanciers, l'Etat congolais a mis en place une invraisemblable usine à gaz, sa compagnie pétrolière (SNPC) passant contrat avec des intermédiaires tropicaux dans la plus parfaite opacité, avec le soutien logistique de BNP Paribas. Denis Sassou-Nguesso se justifie : «Nous continuerons de nous opposer à cette forme de pillage, de gangstérisme. Nous n'avons pas caché de l'argent, nous avons plutôt protégé les ressources du Congo pour qu'elles lui reviennent.» Audacieuse posture, compte tenu de l'évaporation proverbiale en Afrique.

Coquille. 

La dernière procédure initiée à Hongkong par Kensington, outre qu'elle oblige le Congo à brader son pétrole en deçà des cours mondiaux, a mis au jour un système de dérivation au profit de son fils, Christel. Président de la Cotrade, filiale de la SNPC chargée de commercialiser son pétrole, il est l'ayant droit personnel d'une coquille offshore, Long Beach Ltd. Basée à Hongkong et gérée par une fiduciaire d'Anguilla, elle bénéficie d'un «contrat de consulting» passé en 2004 avec une autre structure créée par la SNPC, Sphynx Bermuda.

Bref, le pétrole congolais alimente les dépenses personnelles de Christel Sassou-Nguesso, payées en carte Gold. CQFD. Et ce qu'il ne fallait surtout pas mettre en ligne.

(1) www.globalwitness.org

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Stars et buts contre le racisme pour les 89 ans de Nelson Mandela

MandelaAFRIQUE DU SUD - 19 juillet 2007 - AFP

Des stars du football, dont le mythique Pelé, ont célébré mercredi les 89 ans de Nelson Mandela, inscrivant notamment 89 tirs au but symboliques contre le racisme sur l'île de Robben (ouest), où le héros de la lutte anti-apartheid a été détenu pendant 18 ans, avant de disputer un match Afrique-reste du monde (3-3).

Parmi les buteurs invités sur Robben Island figuraient des joueurs en activité, comme le Camerounais Samuel Eto'o, attaquant du FC Barcelone, des légendes du football comme le Néerlandais Ruud Gullit ou le Libérien George Weah, mais aussi des représentants de

la Fédération internationale de football (Fifa) et d'anciens co-détenus de Mandela.

"Je suis un fils de Mandela. Il m'a inspiré et il s'est battu pour le continent. Il a inspiré des millions de personnes de par le monde", a déclaré Weah, ex-meilleur joueur mondial de l'année, qui a ensuite échoué à se faire élire président du Liberia.

Gullit, ex-Ballon d'or 1987 et ancien entraîneur de Chelsea, a pour sa part estimé que la leçon à tirer de la vie de Mandela, c'est qu'"il y a toujours de l'espoir".

"Si vous croyez en vous-même et que vous vous battez durement pour quelque chose de juste, vous réussirez", a-t-il dit à l'AFP.

L'ancienne icône du football brésilien, Pelé, 66 ans, aurait dû participer à la cérémonie mais n'a pas pu effectuer la traversée en bateau de 45 minutes, parce qu'il souffre du mal de mer.

Mais trente ans après s'être retiré du football, il a foulé mercredi soir pendant quelques minutes la pelouse du stade de Newlands au Cap, en ouvrant un match de gala pour lequel une équipe africaine a affronté "le Reste du monde", une rencontre sous sous le signe de la lutte contre le racisme, grand combat de Nelson Mandela qui devait suivre le match à la télévision.

Les deux équipes se sont séparées sur un score de parité 3-3, avec des buts du Chilien de 40 ans Ivan Zamorano (6e), du Néerlandais de 45 ans Ruud Gullit (45e) et de l'Espagnol de 33 ans Julen Guerrero (72e) pour le reste du monde; du Ghanéen de 43 ans Abedi Pelé (9e) et de l'Egyptien de 41 ans Hossam Hassan (30e, 50e) pour l'Afrique.

Eto'o, le plus jeune sur le terrain (24 ans), a échoué plusieurs fois sur Andoni Zubizarreta, ancien gardien du Barça qui a presque deux fois son âge.

Lors d'une conférence de presse, Pelé avait auparavant exprimé l'honneur qu'il ressentait en participant aux cérémonies d'anniversaire de Nelson Mandela, un homme dont il dit avoir appris beaucoup. "Nous devons continuer de combattre, en l'honneur de M. Mandela, contre le racisme et la discrimination", a lancé l'ancien N.10

"Nous devons nous rappeler que le vieil homme (Mandela) a travaillé toute sa vie pour ce pays. Il a sacrifié beaucoup de choses, sa femme, sa famille...", a souligné pour sa part Afrika Hlapo, 47 ans, un ancien détenu politique de Robben Island, qui dit avoir passé une journée "très spéciale".

Madiba, surnom clanique et affectueux du premier président noir d'Afrique du Sud (1994-1999), a passé 27 ans en détention, dont 18 à Robben Island, pour son combat contre le régime de la minorité blanche.

Par ailleurs, un club de football créé par les détenus de Robben Island dans les années 1960, Makana FA, s'est vu décerner mercredi le titre de membre honoraire de la Fifa.

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18 juillet 2007

Coopération française : L'aide en fonction de la bonne gouvernance

bockelJean-Marie Bockel s'est fixé quatre priorités lors des journées de la coopération internationale et du développement à Paris
Par Mathias Raynaud - RFI

En ouverture des Journées de la coopération internationale et du développement 2007, le secrétaire d'Etat chargé de
la Coopération et de la francophonie, a prononcé mardi à Paris un long discours définissant les grandes lignes de la politique de la France en matière d'aide aux pays en développement. Jean-Marie Bockel a annoncé notamment que la France, dorénavant, conditionnera son aide au développement aux engagements en matière de bonne gouvernance, de respect des droits de l'homme et de la lutte contre la corruption. Il s'est également exprimé en faveur de la poursuite des efforts budgétaires en matière d'aide publique au développement (APD).

C'est donc un discours d'une certaine fermeté que le nouveau secrétaire d'Etat a prononcé au Palais des Congrès de Paris. Mais le sénateur-maire socialiste de Mulhouse a également fait un constat assez pessimiste, de la situation dans certaines zones du globe et tout particulièrement dans le continent africain : « les inégalités se creusent entre les nations. En dépit des engagements pris à l'aube du XXIème siècle par la communauté internationale, les pays qui étaient les plus pauvres en l'an 2000 le sont tout autant ou presque en 2007. En Afrique, à quelques rares exceptions près, l'écart avec le reste du monde ne cesse de se creuser ». Jean-Marie Bockel a également souligné que « tout ne peut pas venir de l'aide extérieure et qu'il ne suffit pas d'organiser la charité pour redonner espoir à tous les exclus de la croissance et de la prospérité. (…) Il faut par conséquent sortir de la logique de l'aide, vécue comme un simple don, pour entrer dans une logique d'investissement, où bailleurs et récipiendaires sont conjointement responsables ».

Aide conditionnée à la bonne gouvernance

Le secrétaire d'Etat a ainsi défini les « vraies priorités au développement », qui correspondent « aux principaux défis auxquels l'humanité est confrontée aujourd'hui  » : écologique, démographique, rural et alimentaire, démocratique, culturel et linguistique. Dans ce contexte, il a proposé des réformes structurelles de la politique de coopération, des choix « qui devront être déterminés en concertation étroite avec nos partenaires », étant donné que « nous ne pouvons pas tout faire, partout ».

Pour Jean-Marie Bockel, de nouvelles règles, «  simples et compréhensibles »  devront être dégagées, portant notamment sur la nécessaire concentration de l'aide de la France, qui devra être plus sélective et obéir à des critères d'efficacité et d'évaluation, « en privilégiant nos actions dans chacun des pays sur un ou deux axes stratégiques ». L'aide devra être conditionnée à la bonne gouvernance, au respect des droits de l'homme, au bon fonctionnement de la démocratie et aux efforts en matière de lutte contre la corruption.

Jean-Marie Bockel : les priorités au développement

«Il n'est pas normal que les Etats aidés le soient de manière indifférenciée sans prendre en compte le sérieux de leurs engagements, notamment en matière de gouvernance.»

Jean-Marie Bockel a également souligné qu'il est important de bâtir de larges coalitions en faveur du développement s'étendant de la société civile au monde de l'entreprise, au-delà des seuls acteurs gouvernementaux. Le nouveau secrétaire d'Etat a exprimé le souhait que la cause du développement international devienne un enjeu majeur de la politique gouvernementale et qu'elle puisse associer l'ensemble des citoyens. Dans ce contexte, l'effort budgétaire en matière d'aide publique au développement devra être poursuivi, car il s'agit d'un « élément essentiel de la crédibilité de la France sur la scène internationale ». L'objectif est d'atteindre, en 2015, 0,7 % du PIB consacré à l'APD. Or ce pourcentage est actuellement inférieur à 0,5 %.

Jean-Marie Bockel : l'aide publique au développement

«Il ne peut y avoir d'un côté une ambition politique forte et de l'autre des moyens en constante diminution. C'est un élément essentiel de la crédibilité de la France sur la scène internationale.»

Jean-Marie Bockel, 57 ans, souvent défini comme un « socialiste-libéral », a été nommé au gouvernement le 19 juin dans le cadre de la « politique d'ouverture » du président Nicolas Sarkozy. 

© RFI

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06 juillet 2007

Objectifs du Millénaire : résultats mitigés

Ban_Ki_MoonObjectifs du Millénaire : résultats mitigés
© Publié dans le Devoir (Montréal), le 4 juillet 2007

A mi-parcours de l'échéance fixée pour l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), les Nations unies n'ont pas de raison de crier victoire. Certes, la pauvreté extrême recule lentement et la scolarisation fait des progrès timides, mais la réduction de la faim et de la mortalité maternelle et infantile n'est pas suffisante. Et ces tendances persistent alors que l'environnement ne cesse de se dégrader et que l'aide au développement diminue, malgré la bonne volonté affichée par les pays riches.

Si les résultats présentés dans le document intitulé Objectifs du Millénaire pour le développement, rapport 2007 indiquent que des améliorations ont eu lieu, et que «la réussite du projet est encore possible dans la plupart des endroits du globe», ils démontrent également que «beaucoup reste à faire». Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, qualifie lui-même l'expérience de «mitigée».

En 2000, les États membres de l'ONU ont fixé huit objectifs essentiels à atteindre d'ici 2015, notamment réduire de moitié la pauvreté extrême et la faim, assurer l'éducation primaire pour tous et enrayer la propagation du VIH/sida. Certains pays comme

la Chine

ont fait de gros progrès, mais en Afrique sub-saharienne aucun pays ne paraît en mesure de remplir ces trois OMD à la date prévue. Certains États asiatiques accusent aussi des retards importants.

Ainsi, constate l'ONU, plus d'un demi-million de femmes meurent encore chaque année des suites de complications de grossesse ou d'accouchement «pouvant être soignées et évitées».
À titre d'exemple, la probabilité qu'une femme meurt pour ces raisons est de 1 sur 16 en Afrique sub-saharienne, alors qu'elle est de 1 sur 3800 dans les pays développés. La mortalité infantile demeure elle aussi très élevée, souligne-t-on, ajoutant qu'il serait possible «de parvenir à des améliorations considérables». L'Afrique sub-saharienne détient le triste record mondial, avec 166 décès pour 1000 naissances.

Le sida continue également de faire des ravages.

Le nombre de personnes mourant de la maladie dans le monde est passé de 700 000 en 2001 à 2,9 millions en 2006. La même année, 4,3 millions de personnes ont été infectées par le VIH. «Et les mesures de prévention ne parviennent pas à suivre le rythme de la progression de l'épidémie», notent les auteurs du rapport. En 2005, plus de 15 millions d'enfants avaient perdu un de leurs parents, ou les deux, à cause du sida.

Selon l'ONU, ce constat s'ajoute au fait que la moitié de la population des pays en développement manque de systèmes sanitaires de base. Pour atteindre la cible fixée par les OMD, 1,6 milliard de personnes supplémentaires devront pouvoir accéder à un système de santé entre 2005 et 2015. Or, «si la tendance en cours depuis 1990 se confirme, il est probable qu'on manque la cible fixée de près de 600 millions de personnes», indique le document rendu public hier.

Bonnes nouvelles

Le tableau n'est pas totalement noir pour autant. Au chapitre des bonnes nouvelles, on note que la proportion de personnes vivant dans des conditions de pauvreté extrême (avec moins d'un dollar par jour) est passée de 23,4 % en 1999 à 19,2 % en 2004. Si cette tendance se maintient, l'objectif de réduction de la pauvreté des OMD sera atteint pour le monde dans son ensemble et pour la plupart des régions, sauf pour l'Afrique sub-saharienne. L'extrême pauvreté y frappe encore plus de 40 % des habitants, et «la région n'est pas encore sur la voie menant à l'accomplissement de l'Objectif de réduction de la pauvreté de moitié pour 2015».

Par ailleurs, la lutte contre la faim porte lentement ses fruits. Selon l'ONU, 27 % des enfants de moins de cinq ans dans les pays pauvres sont en déficit de poids, un indicateur-clé pour mesurer la faim, contre 33 % en 1990, et ce chiffre peut encore être réduit de moitié d'ici 2015, estiment les Nations unies. Les progrès en Asie orientale ont été contrebalancés par l'Afrique sub-saharienne et l'Asie du Sud, où 46 % des jeunes enfants souffrent de malnutrition.

Des avancées notables ont également été accomplies en matière d'éducation dans les pays en développement. Le taux de scolarisation dans l'éducation primaire est passé de 80 % en 1991 à 88 % en 2005.

Fait à noter, cette progression a surtout eu lieu depuis 1999. En

2005, l

'Afrique sub-saharienne comptait toutefois 72 millions d'enfants en âge d'aller à l'école primaire qui n'étaient pas scolarisés. Selon le rapport, il s'agirait même «d'une sous-évaluation du nombre d'enfants» qui ne vont pas l'école.

Près de 60 % de ces enfants sont des filles.

En outre, à l'échelle mondiale, les mesures de contrôle du paludisme ont été étendues. Près de trois milliards de dollars supplémentaires seraient cependant nécessaires pour lutter contre la maladie. Or, si les financements internationaux de la lutte contre le paludisme ont été multipliés par dix depuis une décennie, leur montant n'atteignait encore que 600 millions $ en 2004.

Il semble aussi que l'épidémie de tuberculose soit enfin sur le point de reculer, «même si la progression n'est pas suffisamment rapide pour réduire de moitié les taux de prévalence et de
mortalité d'ici à 2015».

Question de richesse

La question de la répartition de la richesse est évidemment au cœur du problème, car «ces situations reflètent le fait que les avantages de la croissance économique dans les pays en développement ont été inégalement répartis». En effet, dans les régions en développement, le cinquième le plus pauvre de la population représentait 3,9 % de la consommation nationale en 2004, contre 4,6 % en 1990. Un phénomène amplifié par le fait que «la plupart des économies n'ont pas réussi à fournir des perspectives d'emploi à leur jeunesse, les jeunes étant trois fois plus confrontés au chômage que les adultes».

Le texte d'une vingtaine de pages fait aussi part de disparités au sein même des pays, où des groupes particuliers de la population

Souvent ceux vivant en milieu rural, les enfants de mère n'ayant pas été scolarisée et les foyers les plus pauvres -- ne suivent pas la progression nécessaire pour atteindre les objectifs fixés, même lorsque le reste de la population le fait. C'est particulièrement flagrant dans le domaine de l'accès aux services de santé et à l'éducation. «Pour pouvoir atteindre les OMD, les pays vont devoir mobiliser des ressources supplémentaires et cibler des investissements publics profitant aux populations pauvres», observe le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon.

Il adresse du même coup un avertissement aux pays développés. «Lemonde ne veut pas de nouvelles promesses. Il est impératif que les parties prenantes, dans leur ensemble, respectent les engagements déjà pris lors de

la Déclaration

du millénaire, au cours de

la Conférence

de Monterrey sur le financement du développement en 2002 et lors du Sommet mondial de

2005. L

'absence de toute augmentation considérable d'assistance officielle au développement depuis 2004, notamment, engendre l'impossibilité , même pour les pays bien gouvernés, d'atteindre les OMD», explique Ban Ki-Moon. Concrètement, on estime que l'aide a diminué de 5,1% en 2006, alors que seuls cinq pays respectent leur engagement de lui consacrer 0,7 % de leur PNB.

Pourtant, comme l'indique clairement le rapport, des ressources adaptées doivent être mises à la disposition des pays, «de façon prévisible, afin de leur permettre de planifier efficacement l'augmentation progressive de leurs investissements». Cependant, «ces promesses n'ont pas encore été tenues», déplore-t-on.

La question environnementale revêt par ailleurs une importance grandissante, aux yeux de l'ONU, dans la mesure où le réchauffement de la planète est désormais incontestable. «On s'attend à ce que le changement de climat ait des conséquences sociales et économiques graves, qui entraveront la progression vers les OMD», soulignent les auteurs. On craint aussi les effets de la déforestation, de la croissance des émissions de gaz à effet de serre, de la diminution de la biodiversité, de la rareté de l'eau et de l'expansion très rapide des villes.

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Le président Wade plaide pour une africanisation de la Banque mondiale

wade_2Le président Wade plaide pour une africanisation de

la Banque

mondiale

Le chef de l'Etat sénégalais a lancé l'idée d'une "africanisation" de

la Banque

mondiale en se demandant pourquoi cette institution internationale qui oeuvre pour le développement des pays sous-développés est logée à Washington, rapporte l'Agence de presse sénégalaise.

Abdoulaye Wade présidait jeudi à Saint-Louis (nord) l'ouverture officielle d'un colloque international sur "migration, globalisation et changement" organisé par l'Université Gaston Berger.

"Si elle s'occupe de nous, elle doit être avec nous dans des conditions réelles", a lancé Me Wade déplorant que ces institutions préfèrent envoyer des missions coûteuses ou de nommer des représentants régionaux.

De même, il a estimé qu'une institution comme

la FAO

( Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) logée à Rome en Italie aurait du être installé en Afrique pour mieux s'enquérir des problèmes des Africains.

"Je me bats mais vous ne le savez pas", a lancé Me Wade dont le combat avec les responsables de ces institutions tourne selon lui autour de ces principes.

Pour lui, ce combat est surtout "intellectuel" et les universitaires "bien formés" devraient être "très utiles" pour le gagner.

© Mara Michel Basaula-Divididi  et N'dombasi Gustave Jazy   

Patriote Congolais               
The Netherlands            

 

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Faut-il restituer les butins des expéditions coloniales ?

Art_africainPatrimoines pillés : Faut-il restituer les butins des expéditions coloniales ?
Mercredi 4 juillet 2007

© Le Monde Diplomatique

Les musées des pays du Nord possèdent d’innombrables oeuvres artistiques et objets artisanaux provenant des Etats du Sud, notamment du continent noir. Ces trésors culturels et scientifiques, amassés au fil des siècles, sont plus nombreux en Occident que dans les sociétés d’où ils proviennent. L’ampleur des collections détenues ainsi que leur lien avec la domination coloniale suscitent un débat sur leur éventuelle restitution. Le rapatriement de certaines oeuvres est expressément demandé par des Etats ou associations, au Bénin et au Nigeria, mais aussi au Mexique et en Chine. Les réclamations, légitimes, des pays concernés soulèvent cependant plusieurs interrogations. Que faut-il réclamer ? Tout ou une partie seulement des objets ? Et à qui faut-il les rendre ?

Du musée de Tervuren en Belgique au Musée d’art africain de Washington en passant par le Musée du Quai Branly à Paris et le Dahlem Museum de Berlin, les pays du Nord possèdent d’innombrables œuvres artistiques et objet artisanaux provenant des Etats su Sud, notamment du continent noir. Ces trésors culturels et scientifiques, amassés au fil des siècles sont plus nombreux en Occident que dans les sociétés d’où ils proviennent.

La domination coloniale (Portugal, Grande-Bretagne, Pays Bas, Belgique, France, Allemagne…) s’est en effet accompagnée d’un pillage pratiqué par les acteurs tant privés que publics. D’abord intéressés par l’or africain, les Européens remarquent rapidement l’artisanat et les œuvres artistiques ; venus pour les épices et les esclaves, les commerçants repèrent les objets sculptés en ivoire ; les explorateurs que les compagnies payent pour localiser les gisements de matières premières, se mettent à collecter les « curiosités », à la mode au XIXe siècle ; les militaires s’emparent de toutes sortes de butins de guerre ; les missionnaires, qui demandent la destruction des objets païens, les accaparent parfois ; les administrateurs coloniaux envoient une multitude de pièce en métropole…

Soit les populations locales sont contraintes, soit elles n’imaginent pas les conséquences de ce qui va devenir un vaste pillage culturel. Si la valeur artistique de nombre d’objets (qu’on reconnue Pablo Picasso ou Jean Paul Sartre) suscite l’intérêt, c’est surtout l’attrait scientifique qui explique l’ampleur de la collecte. Ambivalent, le savoir accumulé par les savants, souvent passionnés, à aussi fourni des armes à la domination. Les musées sont la vitrine promotionnelle de l’impérialisme.

L’importance des collections détenues par les pays du Nord (dont une partie est parfois remisée faute de place ou d’intérêt comme au Musée du Quai Branly) ainsi que leur lien avec la domination coloniale suscitent un débat sur leur éventuelle restitution. Les Nations unies et l’Union africaine reconnaissent ainsi « l’importance capitale » du retour des objets pour les sociétés pillées. Le rapatriement de certaines œuvres est expressément demandé par des Etats ou associations, au Bénin et au Nigéria, mais aussi au Mexique ou en Chine.

La position des directeurs des grands musées occidentaux

Les réclamations, légitimes, des pays concernés soulèvent cependant plusieurs interrogations. Que faut-il réclamer ? Tout ou partie seulement des objets ? Un inventaire paraît nécessaire, mais aussi une réflexion, sur la « globalisation culturelle ». Tout en reconnaissant la légitimité des demandes, les directeurs des grands musées occidentaux font remarquer le rôle que jouent leurs institutions dans la promotion du patrimoine culturel des pays du Sud ainsi que dans le partage mondial des savoirs. Ils prennent l’exemple de l’art grec, dont l’influence est en grande partie due aux politiques des Etats occidentaux. C’est la lutte contre le trafic actuel des objets qui devrait, sous-entendent-ils, retenir l’attention. Le départ de certaines œuvres constituerait aussi un « manque à gagner » important pour certains musées.

Autre interrogation… A qui faut-il remettre les objets ? Leurs propriétaires ne sont plus identifiables et les Etats concernés, souvent pauvres, ne disposent pas toujours des moyens d’entretenir et d’exposer des collections. Récemment, plusieurs musée africains ont été cambriolés, notamment au Nigeria, et des pièces rares ont disparu, qu’on retrouvera certainement sur le florissant marché de l’art africain. D’aucuns s’inquiètent aussi du cadeau que la restitution représenterait pour certaines élites africaines corrompues. En réponse, M. Bourema Diamati, directeur du Programme des musées de l’Afrique de l’Ouest (WAMP), suggère une coopération entre musée du Nord et musée du Sud avec un parrainage international.

Chercheur et commissaire d’exposition Bernard Müller répond aux objections avancées pour retarder ou refuser le retour des œuvres dans leur pays d’origine

© Édition du Monde Diplomatique de juillet 2007.

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05 juillet 2007

Darfour : à chacun sa conférence

Darfour_guerreDarfour : à chacun sa conférence

Après celle de Paris, il y a quelques jours, une nouvelle conférence internationale sur le Darfour est prévue en Libye les 15 et 16 juillet pour évaluer les progrès d'une solution politique à la crise dans cette région de l'ouest du Soudan en guerre civile, a annoncé mercredi l'ONU à Khartoum. "La conférence sera co-présidée par les Nations unies et l'Union africaine (UA)", a précisé à la presse la porte-parole de la mission de l'ONU au Soudan (UNMIS), Radhia Achouri.

Selon la porte-parole de l'UNMIS, l'objectif de la réunion est d'évaluer les "progrès de l'application de la feuille de route", un document conjoint de l'ONU et de l'UA sur la recherche de la paix au Darfour.

Ce texte prévoit de "faire converger" les efforts diplomatiques de nombreux pays sur le Darfour vers une seule initiative menée par l'ONU et l'UA, sur la base du consensus de Tripoli dégagé à la suite d'une réunion internationale les 28 et 29 avril dans la capitale libyenne.

Ce consensus rappelle l'impossibilité d'une solution militaire du conflit et la primauté de la recherche d'un règlement politique au Darfour où la guerre et ses conséquences ont fait 200.000 morts en plus de quatre ans et plus de deux millions de déplacés, selon des estimations d'organisations internationales, toutefois contestées par le Soudan.

Selon une source onusienne à Khartoum, 13 pays ont été invités à la réunion. Il s'agit, outre

la Libye

, du Soudan, du Tchad, de l'Egypte, de l'Erythrée, de

la Chine

, de

la France

, de

la Russie

, de

la Grande-Bretagne

, des Etats-Unis, du Canada, des Pays-Bas et de

la Norvège.



L'Union européenne et

la Ligue

arabe ont été également conviés.


En même temps, l'UNMIS et la mission de l'UA au Soudan (AMIS) ont annoncé que plusieurs responsables internationaux en charge du dossier du Darfour étaient attendus au Soudan, dont le représentant spécial des deux organisations pour le Darfour, l'ancien ministre des Affaires étrangères du Congo, Rodolphe Adada.

M. Adada, qui doit jusqu'à la mise en place de l'opération hybride ONU-UA au Darfour assumer les responsabilités de chef de l'AMIS est attendu dans la nuit de jeudi à vendredi dans ce pays, selon un communiqué de cette mission.

Après des entretiens avec des responsables soudanais, il doit se rendre le 9 juillet au Darfour pour une première prise de contact avec les chefs militaires de la mission africaine de 7.000 soldats, selon la même source.

M. Adada a été précédé au Soudan le 2 juillet par le nouveau commandant de la force africaine, le général nigérian, Martin Luther Agwai, selon l'AMIS.

Le général Agwai doit également commander la force de l'opération hybride une fois qu'elle sera déployée, a précisé Radhia Achouri.

Pour sa part, l'émissaire de l'ONU, Jan Eliasson, arrive tard mercredi à Khartoum pour sa quatrième mission consacrée à la recherche d'une solution politique au Darfour, selon la même source.

Son collègue africain, Salim Ahmed Salim, sera quant à lui à Khartoum le 7 juillet et y passera quelques jours.

Les deux émissaires, qui ont jusqu'ici travaillé en tandem, vont cette fois-ci "se partager le travail", a précisé la porte-parole de l'UNMIS.

Publié le 4 juillet 2007.

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15 ONG demandent à l'UE d'investir d'urgence dans la santé des pays pauvres

enfant_africain15 ONG demandent à l'UE d'investir d'urgence dans la santé des pays pauvres
© PARIS (AFP) - 04/07/2007 09h26

Action for Global Health, un réseau de 15 ONG basées en Europe demande à l'Union européenne, dans un premier rapport présenté à la presse mercredi, d'investir d'urgence dans le développement du secteur de la santé dans les pays pauvres.

Dans ce texte intitulé "Alerte santé: pourquoi l'Europe doit agir d'urgence afin de sauver les Objectifs du Millénaire pour le Développement en Santé", le collectif créé fin 2006 assure que les trois objectifs que 190 pays se sont engagés en 2000 à atteindre dans ce domaine avant 2015 "ont pris un retard considérable".

"Nous sommes très inquiets", explique à l'AFP Patrick Bertrand, de Global Health Advocates. "On est très loin d'atteindre les objectifs", notamment pour l'Afrique subsaharienne" et

la France

est "particulièrement à la traîne", dit-il.

Le rapport, signé notamment par Médecins du Monde, Welt Hunger Hilfe, Terre des Hommes, Aidos et Stop Aids Now, souligne que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que la part de l'APD (Aide aux pays en développement) affectée à la santé par les donateurs devait atteindre 27 milliards de dollars (environ 20 milliards d'euros) en 2007, puis 38 milliards de dollars (environ 28 milliards d'euros) d'ici à 2015. Or les sommes réunies à ce jour sont très inférieures à ces chiffres.

"Nos gouvernements sont loin d'atteindre l'objectif (fixé par l'OMS) d'allouer 0,1% du RNB (Revenu national brut) à l'APD santé (France 0,014%, Allemagne 0,006%, Italie 0,001%, Espagne 0,027 et Royaume-Uni 0,042%) rappellent ces ONG basées à Bruxelles, en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie, au Royaume-Uni.

Le rapport épingle tout particulièrement le gouvernement français, relevant des "décalages entre le discours et la réalité".

Les ONG soulignent que

la France

"se distingue par un montant très faible de l'APD consacrée à la santé (4% de l'APD française contre en moyenne 11% pour les pays de l'OCDE, NDLR), une multiplicité des instances de décisions et sources publiques de financement et une faible participation à l'élaboration des stratégies de santé publique au sein des organismes internationaux".

Les chiffres officiels français "sont contestés et sujets à critique en raison de la part importante des annulations de dette et des agrégats statistiques qui y sont comptabilisés", ajoutent les ONG.

Dans une quinzaine de recommandations figurant à la fin du rapport, Action for Global Health appelle les gouvernements donateurs à "reconnaître publiquement l'insuffisance des progrès accomplis dans le domaine de la santé" et à "combler le déficit financier".

Elle attend du gouvernement français qu'il "alloue 1,7 milliard d'euros par an à la santé" pour atteindre l'objectif fixé en 2001 par l'OMS de consacrer 0,1% de son RNB à l'APD santé et qu'il assure "une plus grande transparence des comptes".

© 2007 AFP

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Union Africaine : le gouvernement continental remis à plus tard

OUA_sommetUnion Africaine : le gouvernement continental remis à plus tard
ACCRA (AFP) - 04/07/2007 10h27

Le 9e sommet de l'Union africaine (UA) qui était consacré à une profonde réforme de l'organisation panafricaine avec en vue un gouvernement continental s'est achevé dans la nuit de mardi à mercredi à Accra sans accord ni calendrier et sur de profonds désaccords.

Le projet de gouvernement continental a été renvoyé devant quatre commissions dont les conclusions seront présentées à un comité de chefs d'Etats "qui fera les recommandations appropriées à la prochaine session ordinaire" de l'UA en janvier 2008, selon la déclaration finale du sommet, lue par le président ghanéen et président en exercice de l'UA, John Kufuor.

L'une des études commandées va se pencher sur "les contenus du concept de gouvernement de l'Union et ses relations avec les gouvernements nationaux", une autre devra étudier les domaines de compétence d'un tel gouvernement continental et son "impact sur la souveraineté" des Etats.

Les deux dernières devront se consacrer à "l'élaboration d'une feuille de route et d'un calendrier" ainsi qu'au financement d'un gouvernement continental.

Si la plupart des dirigeants présents se sont dits ouvertement favorables à cette idée ambitieuse d'Etats-Unis d'Afrique, le "grand débat" qui s'est déroulé à Accra a en fait laissé apparaître une désunion totale, notamment sur le rythme à adopter pour atteindre ce but.

Principal artisan de l'idée d'Etats-Unis d'Afrique, Mouammar Khadafi, dont le plus solide soutien est le Sénégal, avait proposé mardi la constitution d'un gouvernement africain de 15 ministres dès le 1er janvier 2008. Son projet prévoyait des ministres africains de

la Défense

, des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.

Conscient des réticences de ses pairs, le dirigeant libyen avait "proposé qu'un comité de cinq chefs d'Etat soit formé pour réfléchir à sa proposition, en définir les besoins institutionnels, et établir une feuille de route pour que le gouvernement de l'Union soit mis en place en janvier 2008".

Président du pays le plus peuplé du continent, le nigérian Umaru Yar'Adua s'est opposé à cette approche ultra-rapide en estimant que pour réussir une intégration au niveau continental il était plus urgent de renforcer les coopérations régionales déjà existantes dans les cinq grandes régions africaines.

Autre poids lourd du continent, l'Afrique du sud, et dans son sillage les pays de

la Communauté

de développement d'Afrique australe, a marqué son opposition à un processus accéléré "à la libyenne" et prôné comme le Nigeria une "intégration graduelle".

Interrogé sur l'absence de calendrier dans la déclaration finale, John Kufuor a simplement répondu: "l'Afrique évoluera". "Nous n'allons pas copier d'autres unions, comme les Etats-Unis d'Amérique ou l'Union européenne, mais nous allons faire quelque chose sur mesure pour nous et qui conviendra à notre continent".

Président de

la Commission

de l'UA, Alpha Oumar Konaré (Mali) a admis que les discussions n'avaient pas toujours été très faciles. Selon des sources diplomatiques Abdoulaye Wade (Sénégal), allié de Mouammar Kadhafi dans cette affaire, aurait même menacé d'aller de l'avant dans le processus d'intégration avec un groupe restreint de pays essentiellement ouest-africains.

"Nous sommes tous tombés d'accord sur le but final des Etats-Unis d'Afrique mais le débat n'a pas été facile", a déclaré M. Konaré à l'AFP. "Il faut clarifier les concepts en présence car il y a beaucoup de confusion".

Thème affiché du sommet d'Accra, le projet d'Etats-Unis d'Afrique, a éclipsé deux des crises majeures du continent qui ont seulement été évoquées à l'ouverture du sommet: le Darfour (Soudan), alors que l'UA et l'ONU travaillent à la constitution d'une force hybride, et

la Somalie.

© 2007 AFP

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Projet de loi sur l’immigration : Une déclaration de guerre contre les immigrés et les organisations de solidarité

Immigration_africaine© Initiatives et Actions Citoyennes pour

la Démocratie

et le Développement
Tél. : 06 13 91 24 14
E-mail : iacd001@yahoo. fr
Site: iacd-news.org          
Numéro SIREN: 481 813 061   
CP: 020

51 432 214 F

« Penser librement, décider utilement et agir collectivement »

Projet de loi sur l’immigration : Une déclaration de guerre contre les immigrés et les organisations de solidarité

Monsieur Brice HORTEFEFEUX, Ministre de l'Immigration,  de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement  a présenté aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, de l'intégration et de l'asile. Ce texte qui devrait être examiné en session parlementaire extraordinaire cet été, est  une sérieuse source d’inquiétude.

En effet, décrié en avant première par les Collectifs de sans papiers, les organisations démocratiques françaises et de la diaspora, le projet de loi constitue une attaque frontale sans précédent contre les travailleurs sans papiers en particulier, les immigrés en général et les droits des français en ce que ce :

Il n’offre aucune perspective aux sans papiers que le retour alors que leur régularisation était déjà bloquée depuis que l’actuel Président de

la République

était Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire.

Il participe à la déstabilisation de ceux qui sont déjà régularisés  en créant des verrous qui rendent pratiquement impossibles le regroupement familial au moment où la plupart de ceux qui avaient obtenu un récépissé du temps des lois Chevènement ne disposent à ce jour que d’une carte d’un an renouvelable, participant cyniquement au financement de ceux expulsés pour défaut de papiers !

Il s’attaque aux citoyens français en incriminant la solidarité et en encourageant la délation au moment où les entreprises de plus en plus spécialisées dans le travail au noir qui bat tous les records, y compris certaines de celles qui sont sous contrat dans une des résidences présidentielles se frottent les mains : il n’y a aucune conséquence  juridique contre ces négriers modernes !

C’est dans ce cadre qu’il faut situer  l’un des enjeux de

la Déclaration

du 1er juillet 2007 du Collectif « Uni-e-s contre l’Immigration Jetable » constitué de plus de 800 Associations dont IACD :  « Nous refusons le projet de loi que prévoit le gouvernement sur l’immigration !  La nouvelle réforme du Code de l’Entrée et du Séjour de Etrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit de séjour pour les familles, les conjoint, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi disparition de cet outil d’ « intégration » qu’était la carte de résident (…).

L’Immigration ne peut commencer avec la répression et se terminer par des rafles, des détentions et des expulsions ; elle ne peut pas être partagée entre les brutalités  policières  et les dispositions sécuritaires. Il faut un véritable changement de la politique de l’Immigration en Europe et en France en particulier que celle basée sur la « préférence communautaire », la violation et la négation des droits fondamentaux, c’est-à-dire du droit de vivre en famille et d’avoir une vie privée, du droit des femmes et des enfants, du droit de travailler et de se soigner… au mépris de

la Déclaration Universelle

des Droits de l’Homme, de la convention de Genève, de

la Convention

des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant…

IACD appelle le gouvernement FILLON à plus de respect des Conventions internationales ratifiées par

la France

et ouvrir un nouveau chapitre autre que celui qui fait la chasse aux sans papiers et à leurs enfants, en rompant avec la théorisation et l’organisation du communautarisme d’Etat. Cela débouche sur le racisme et encourage la xénophobie.

IACD International appelle les Collectifs de sans papiers, les organisations de soutien à plus de vigilance et d’unité dans les actions en défense des sans papiers, pour la régularisation avec l’obtention de la carte de 10 ans, la libération des détenus pour défaut de papiers, la reconnaissance du droit d’asile et la mise en œuvre d’actions de développement qui mettent les immigrés intéressés pour le retour dans les pays d’origine au cœur de projets viables de développement afin de participer à la stabilisation des populations en amont.

Fait à Paris, le 4 juillet 2007

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