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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

05 juillet 2007

France-Congo. Sassou N’Guesso à l’Elysée : Une « rupture tranquille »?

Fran_afriqueFrance-Congo. Sassou N’Guesso à l’Elysée : Une « rupture tranquille »?
Communiqué de Survie et

la FCD

, le 4 juillet 2007.

Après avoir reçu le dictateur gabonais Omar Bongo (au pouvoir depuis 1967) à la fin du mois de mai dernier, le président français Nicolas Sarkozy reçoit à l’Elysée, le jeudi 5 juillet, Denis Sassou Nguesso (dictateur du Congo-Brazzaville de 1979 à 1991 et depuis 1997). Loin de rompre comme il l’avait promis avec les réseaux de

la Françafrique

et de « mettre un terme » au « système de relations personnalisées » (1), Nicolas Sarkozy insulte par cette réception les nombreuses victimes du criminel Sassou.


Denis Sassou Nguesso, dictateur et criminel


Le président français ne peut ignorer la nature prédatrice et dictatoriale du régime congolais, qui est de notoriété publique.

Pour rappel, la justice française donnait raison, en 2002, à François-Xavier Verschave (alors président de Survie) auteur du livre Noir Silence (les Arènes, 2000) dans lequel il démontrait que Denis Sassou Nguesso était un dictateur auteur de crimes contre l’humanité.

En 2006, la justice américaine donnait raison aux fonds d’investissement qui démontraient l’ampleur des détournements opérés par le régime Sassou sur les revenus pétroliers : environ 20% du budget parti se cacher, avec la complicité de banques et d’entreprises françaises, dans les circuits opaques de la finance mondiale. Un mécanisme parfaitement huilé décrit avec talent par Xavier Harel dans Afrique, pillage à huis clos (Fayard, 2006).

Il y a deux semaines, le 19 juin 2007, le Parquet de Paris donnait raison aux associations Survie, Sherpa et

la Fédération

des Congolais de

la Diaspora

(FCD) qui accusent Sassou de profiter en France d’argent détourné au Congo, en ouvrant une enquête préliminaire sur son patrimoine immobilier en Île-de-France. Quelques jours plus tard, l’ONG Global Witness mettait à jour les dépenses somptuaires, financées par le pétrole, du fils du dictateur, Denis Chrystel Sassou Nguesso.

N’oublions pas l’affaire dite des disparus du Beach, massacre perpétré en 2000 contre des civils congolais et pour lequel une instruction judicaire est en cour en France.

Une rupture avec

la Françafrique

qui se fait attendre


Manifestement, Nicolas Sarkozy se soucie peu de cet édifiant curriculum. Déjà, en novembre dernier, dans un entretien au journal Jeune Afrique (n° 2391), Nicolas Sarkozy avouait apprécier Denis Sassou Nguesso (en plus de déclarer son amitié pour Omar Bongo). Le voilà donc, moins de deux mois après son élection, qui s’apprête à recevoir le tyran congolais.

Le discours que tient Sassou est simple : le Congo a besoin de l’aide internationale et des allègements de dette promis aux pays pauvres très endettés ; pour y avoir accès il lui faut redorer son blason auprès des institutions financières internationales comme le FMI, soucieux de la gestion des revenus pétroliers ; l’enquête ouverte à Paris pour « recel de détournement d’argent public » tombe donc au plus mal pour la « réputation » du régime. Et ce ne sont pas les conditions déplorables dans lesquelles s’est déroulé le 1er tour des élections législatives au Congo le 22 juin dernier (une sombre mascarade entachée d’irrégularités comme l’ont constaté les observateurs de l’UA) qui permettront aux bailleurs de constater des progrès accomplis en matière de gouvernance démocratique…

On peut s’attendre à ce que le potentat vienne dire en substance à l’hôte de l’Elysée que si la justice française continue à mettre son nez dans les « affaires » congolaises, les privilèges accordés aux entreprises françaises pourraient prendre fin. Avec le risque qu’il trouve une oreille attentive. Nos associations resteront donc vigilantes quant aux décisions prises à l’issue de cette rencontre.

Estimant que le plus élémentaire respect des droits de l’Homme exige que soit déclaré personna non grata dans notre pays tout dictateur arrivé et maintenu au pouvoir par la force et la fraude électorale, nos associations condamnent fermement cette visite (2).

(1) Dans son projet pour 2007 l’UMP affirmait que ses élus ne soutiendraient « ni les dictateurs ni les pays dirigés pars des régimes corrompus ».


(2) En 2007, 30 associations de solidarité internationale regroupées dans la campagne « 2007 Etat d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire ! » ont signé une fiche de revendications sur les relations France-Afrique adressée aux candidats aux élections françaises. Elles y dénonçaient le soutien de

la France

à des régimes contestés par leurs peuples et réclamaient le conditionnement de l’aide française au respect de l’Etat de droit dans les pays concernés : www.etatdurgenceplanetaire.fr


Contact presse : Olivier Thimonier

Association Survie
210, rue St Martin
75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20

contact@survie-france.org
www.survie-france.org

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03 juillet 2007

Résumé de l’histoire des conflits dans la région des grands lacs

Résumé de l’histoire des conflits dans la région des grands lacs
(Extraits de l’ouvrage « Géopolitique » de Yves Lacoste avec l'aimable autorisation des  éditions  Larousse)

Les origines

Le Rwanda et le Burundi voisin sont deux anciens petits royaumes d’Afrique de l’Est qui doivent l’importance de leur peuplement au fait qu’ils ont autrefois échappé aux raids des marchands d’esclave et à la fertilité de bons sols volcaniques. A la fin du XIXeme siècle, ces royaumes passèrent sous l’autorité allemande puis, après la première guerre mondiale, sous celle des Belges, qui dominaient le Congo voisin. Les colonisateurs européens avaient constaté que, dans ces deux royaumes, la société présentait un fort contraste entre une minorité dominante, les Tutsi (plutôt éleveurs de bovins), venus de la vallée du Nil, et une majorité de paysans hutu (environ 85% de la population). Les Européens jugèrent plus commode de s’appuyer sur l’autorité des Tutsi dont ils favorisèrent l’éducation dans les années qui suivirent la seconde guerre mondiale. Ainsi, certains fils de familles aisées tutsi allèrent en Belgique faire des études supérieures. Ils en revinrent avec des idées, plus ou moins marxistes, d’indépendance. En réaction, les colonisateurs jouèrent la carte des Hutus restés sous l’influence des missionnaires catholiques. Les années qui précédèrent ou suivirent l’indépendance connurent une grande agitation politique.

Au Rwanda comme au Burundi, les Hutu proclamèrent qu’il fallait renverser la « société féodale » dominée pat les seigneurs Tutsi et, de 1959 à 1962, date de l’indépendance, les Tutsi du Rwanda furent victimes d’exactions de la révolution Hutu ; nombre d’entre eux durent s’enfuir au Congo ex Belge, au Burundi ou, surtout, en Ouganda, pays qui venait lui aussi d’accéder à l’indépendance. Mais cette colonie britannique qui était jusqu’alors « modèle » se trouva entraînée à son tour dans de très violentes luttes internes qui durèrent plus de vingt ans. Un mouvement de guérilla dirigé par Yoweri Musevini finit par l’emporter en 1986, notamment avec l’aide des réfugiés Tutsi du Rwanda, dont les fils acquirent une grande efficacité guerrière ( dont Paul Kagamé actuel président du Rwanda).

La tragédie de 1994 :

Avec l’aide des nouveaux maîtres de l’Ouganda,qui cherchaient d’ailleurs à se débarrasser d’eux, ces réfugiés mercenaires tutsi constituèrent en 1990 une Armée patriotique rwandaise (APR, devenue plus tard FPR) afin de rentrer au Rwanda et d’y reprendre le pouvoir. Ils furent d’abord repoussés à plusieurs reprises par l’armée rwandaise (FAR) du gouvernement hutu, grâce à des contingents français envoyés au Rwanda au titre des accords de coopération. Les conseils du gouvernement français et les pressions internationales incitèrent le gouvernement rwandais à chercher une solution négociée, en s’appuyant sur des Hutu « modérés » et des Tutsi restés au Rwanda. Cependant, malgré les efforts, les dissensions entre Tutsi et Hutu n’avaient fait que croître. Au Burundi, en octobre 1993, le premier président hutu qui venait d’être élu était assassiné au cours d’un putsch militaire tutsi, ce qui entraîna également dans ce pays de nombreux massacres entre les deux communautés.

Néanmoins, en 1993 les Présidents du Rwanda et du Burundi acceptèrent, malgré l’opposition de leurs ultras, de signer à Arusha en Tanzanie, des accords organisant une solution négociée entre les protagonistes tutsi et hutu dans chacun des deux Etats. Dans ce contexte,

la France

retira ses troupes du Rwanda à la fin de l’année1993.

Tout fut remis en cause après que l’avion transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana eut été abattu le 6 avril 1994 par un missile tiré au dessus de l’aérodrome de Kigali, la capitale du Rwanda. Aussitôt, les extrémistes hutus se lancèrent dans l’extermination des Tutsi et des Hutu modérés partisans des accords d’Arusha. L’événement coïncida, hélas, avec le départ des militaires français, belges et onusiens.

Aussi, les forces tutsi de l’Armée patriotique rwandaise venues d’Ouganda purent elles prendre Kigali et mettre en déroute les Hutu des forces armées du Rwanda. En mesurant l’ampleur des massacres commis par les extrémistes hutus, l’opinion internationale s’émut et le Conseil de sécurité de l’ONU autorisa l’envoi d’un contingent français afin d’organiser un périmètre de sécurité dans le sud ouest du pays.

Carte_Turquoise

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02 juillet 2007

Le fils du président tchadien assassiné

France
Publié le 02 juillet 2007 à 12h24

Le fils du président tchadien assassiné

Brahim Deby, fils du président tchadien Idriss Deby, a été assassiné ce matin dans le parking de son immeuble à Courbevoie. Agé de 27 ans, il avait été condamné à 6 mois avec sursis en 2006 pour port d'arme prohibée et  détention de drogue. 

(Avec AFP).

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Amnesty accuse Washington d’utiliser le monde comme un "champ de bataille"

amnestyAmnesty accuse Washington d’utiliser le monde comme un "champ de bataille"
Mercredi 23 mai 2007
AFP 23.05.07 

Le rapport annuel d’Amnesty International, publié mercredi à Londres, s’en prend vivement aux Etats-Unis, accusés de piétiner les droits de l’Homme et de considérer le monde comme "un champ de bataille géant" dans sa "guerre contre le terrorisme". La guerre en Irak et le climat de peur étendu au monde entier par l’administration du président George W. Bush ont profondément renforcé les divisions internationales, estime l’organisation de défense des droits de l’Homme. Washington est accusé de "tenir un double discours" sur les droits de l’Homme en s’érigeant d’un côté en champion de la défense des droits de l’Homme et de l’état de droit et en appliquant "simultanément" des politiques qui bafouent certains des principes les plus élémentaires du droit international. "Ce faisant, les Etats-Unis ont compromis non seulement la sécurité à long terme, dont l’un des principaux piliers est l’état de droit, mais aussi leur propre crédibilité sur la scène internationale", affirme le rapport.

"Fin 2006, des milliers de personnes étaient toujours détenues par les Etats-Unis, sans inculpation ni jugement, en Irak, en Afghanistan et sur la base navale américaine de Guantanamo à Cuba", déplore le texte d’Amnesty International qui regrette également que "malgré plusieurs décisions de justice défavorables, le gouvernement des Etats-Unis a persisté à appliquer des politiques et des pratiques non conformes aux normes" en matière de droits de l’Homme. Aucun haut responsable du gouvernement des Etats-Unis n’a été amené "à rendre des comptes pour les actes de torture et les mauvais traitements infligés aux personnes arrêtées dans le cadre de la +guerre contre le terrorisme+, malgré les éléments de preuve établissant le caractère systématique de ces violences", souligne le rapport. "Rien n’illustre mieux la mondialisation des violations des droits humains que le programme de +restitutions extraordinaires+ mis en place par les Etats-Unis", estime Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International en faisant référence au transfert illégal de "centaines de personnes" vers des pays comme

la Syrie

,

la Jordanie

, l’Egypte.

"Dans l’exercice sans limite d’un pouvoir exécutif discrétionnaire, le gouvernement américain considère le monde comme le champ de bataille géant de sa +guerre contre le terrorisme+ : il enlève, arrête, place en détention ou torture des suspects soit directement, soit avec l’aide de pays aussi éloignés les uns des autres que le Pakistan et

la Gambie

, l’Afghanistan et

la Jordanie

", ajoute Mme Kahn, en préambule du rapport 2007 d’Amnesty International.

"En septembre 2006, le président Bush a finalement reconnu ce qu’Amnesty International savait depuis longtemps :

la CIA

administre des centres de détention secrets, en recourant à des pratiques assimilables à des crimes internationaux". Elle accuse le président Bush d’avoir "joué sur la peur du terrorisme" pour "renforcer son pouvoir exécutif et échapper à la supervision du Congrès ou de l’appareil judiciaire". Par ailleurs, déplore Mme Kahn, "le gouvernement des Etats-Unis continue de faire la sourde oreille aux appels lancés dans le monde entier en faveur de la fermeture de Guantanamo". Washington "ne se repent nullement d’avoir tissé au nom de la lutte contre le terrorisme un vaste réseau reposant sur des violations des droits humains". La conséquence de cette politique, estime-t-elle, est que l’"autorité morale" des Etats-Unis "a chuté à son niveau le plus bas dans le monde entier alors que l’insécurité reste aussi forte qu’auparavant". Concernant l’intervention militaire "fort hasardeuse" en Irak, Mme Kahn juge que ce conflit "a eu des répercussions dommageables sur les droits humains et le droit humanitaire".

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29 juin 2007

La folle cavale de Cheb Mami

cheb_mamiLa folle cavale de Cheb Mami
ALGÉRIE - 24 juin 2007 - par FARID ALILAT

Accusé par la justice française de violences volontaires, séquestration et menaces sur la personne de son ex-compagne, le « prince du raï » a choisi de regagner clandestinement Oran, sans attendre son procès. Il est désormais recherché par Interpol.

Il y a un an, il était en haut de l’affiche. Prince du raï, Cheb Mami vendait des albums par millions (dix-sept, au total) et multipliait les duos avec les stars du show-biz, de Sting à Enrico Macias, en passant par Zucchero ou la chanteuse israélienne Noa. Il est aujourd’hui la vedette d’un fait-divers particulièrement sordide et s’efforce d’échapper à la justice française.

Pour Cheb Mami (40 ans), la descente aux enfers commence le 27 août 2005. Ce jour-là, son ex-­compagne française, enceinte de lui de trois mois, débarque à Alger où elle est invitée à faire un reportage sur des chanteurs kabyles.

Elle aurait été accueillie par un assistant de son manager, puis conduite dans un bungalow situé sur la côte ouest de la capitale. Là, on lui aurait fait boire un jus de

fruits mélangé à des médicaments. Droguée, elle aurait été conduite dans la villa du chanteur, à Alger, où se seraient déjà trouvées deux femmes. Des « faiseuses d’ange »… Allongée de force sur un matelas, la jeune femme aurait subi une tentative d’avortement. « Ils m’ont piquée trois fois aux fesses, raconte-t-elle aux policiers. J’étais sur le dos, l’une des femmes était à califourchon sur moi et me pressait le ventre très fortement tandis que l’autre essayait d’extraire le fœtus. Il y avait du sang partout. »

De retour en France, elle constate que le bébé qu’elle porte est miraculeusement indemne. La petite fille naîtra le 14 mars 2006. Craignant, à tort ou à raison, pour la sécurité d’Aïda, sa première fille, la maman, photographe dans une agence de presse, porte plainte contre lui, le 21 novembre 2005, dans un commissariat parisien. Certificat médical à l’appui, elle l’accuse de lui avoir fait subir une tentative d’avortement forcé qui s’est traduite par un arrêt de travail de trente jours. Une enquête est diligentée.

Le 26 octobre 2006, Cheb Mami débarque à l’aéroport d’Orly. À sa descente d’avion, il est interpellé et conduit devant le juge d’instruction du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Arrêté le même jour, Michel Lévy, son manager, est également interrogé dans le cadre de la même affaire. Confronté à la plaignante, Mami, au terme de deux jours de garde à vue, est mis en examen pour « violence volontaire, séquestration et menaces », et placé en détention dans le quartier VIP de la prison de

la Santé

, à Paris. Il y restera trois mois et demi.

Début février 2007, Mami est finalement libéré, après versement d’une caution de 200 000 euros. Privé de ses passeports algérien et français, il est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français. Dans l’attente de son procès, le chanteur s’installe dans l’appartement qu’il possède dans le 9e arrondissemement de Paris. Le 14 mai, coup de théâtre : il ne répond pas à une citation à comparaître devant le tribunal de grande instance de Bobigny (la plaignante et son manager sont, en revanche, présents). Furieuse, la juge Élisabeth Herlaut lance aussitôt un mandat d’arrêt international contre lui.

Le mois précédent, pendant les vacances de Pâques, Mami a en effet réussi à gagner l’Espagne en automobile, avant d’embarquer, à Alicante, à destination d’Oran, où sa famille est établie. Comment est-il parvenu à quitter

la France

alors que ses passeports lui avaient été confisqués ? Sur ce point, les informations divergent. On dit qu’il aurait fait renouveler son passeport auprès du consulat d’Algérie à Paris... Ou qu’il aurait récupéré un passeport périmé... Ou encore, qu’il aurait pu bénéficier d’une « inadvertance » du consulat d’Algérie à Madrid… Seule certitude, Mami a choisi la fuite plutôt que le procès.

« En violant le contrôle judiciaire, il a commis une grave erreur, car la juge l’aurait sans doute autorisé à se rendre en Algérie si ses avocats en avaient fait la demande », commente une source proche du dossier. « Il aurait dû rester en France, confirme un avocat du barreau d’Alger. Hier, il se disait victime d’une cabale. Aujourd’hui, il s’est mis dans la peau d’un coupable. Comment plaider l’innocence après ça ? »

Mais que s’est-il donc passé dans la tête de Mohamed Khelifati, le vrai patronyme de Cheb Mami ? A-t-il brusquement pris conscience des conséquences de son geste sur sa carrière ? A-t-il écouté de mauvais conseillers ? A-t-il tout simplement paniqué à l’idée de passer quelques mois, voire quelques années, derrière les barreaux ?

Longtemps, le chanteur avait affiché sa confiance dans la justice française. Il y a quelques mois, lors d’une rencontre dans le bureau de son avocat parisien, il nous avait confié son intention de répondre aux accusations portées contre lui. « Je vais me défendre parce que je suis innocent », nous avait-il déclaré. Le voici désormais en cavale.

C’est à Oran où, entre autres biens, il possède une grande villa qui fut la maison d’enfance du couturier Yves Saint Laurent, que le « Cheb » tente d’organiser, maladroitement, sa défense dans les médias. Après avoir systématiquement refusé les sollicitations de la presse française (au mois de mars dernier, il nous avait donné son accord de principe pour une interview dans Jeune Afrique, avant de se rétracter à la dernière minute), il a fini par donner sa version des faits au Quotidien d’Oran (4 juin), puis à El Watan (10 juin). Le chanteur affecte de craindre pour sa sécurité, porte casquette et lunettes noires, refuse de divulguer son adresse et de communiquer son numéro de téléphone. Il est escorté en permanence par deux ou trois cerbères pas franchement avenants. Délire parano ou crainte justifiée ? L’un des deux journalistes qui l’ont rencontré à Oran répond, dans un sourire : « Il est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec le pape qu’avec Mami. Il se déplace dans un véhicule aux vitres teintées, esquive les questions gênantes ?et refuse que l’entretien soit enregistré. On se croirait dans un film policier de série B. »

« Je ne nie pas avoir eu un rapport sexuel avec la plaignante, confie-t-il à nos confrères algériens. Mais une seule fois, lors d’une rencontre occasionnelle. Elle m’a trompé en ce sens qu’elle a volontairement omis de prendre un contraceptif, comme nous en étions convenus. Quelques mois après, elle a commencé à faire du chantage, à me demander de l’argent en me menaçant de déposer plainte. »

Déprimé, Mami a alors commis « la plus grande bêtise de [sa] vie en écoutant le conseil de [son] manager ». « Vous savez, explique-t-il, quand on est déprimé, on devient une proie facile pour les mauvais conseillers. Alors, il y a eu cette journée où, dans une maison à Alger, en présence de mon manager et de deux médecins [sic], il y a eu ce curetage. Ces deux médecins ont dernièrement fait l’objet de recherches, dans le cadre d’une commission rogatoire, mais sans succès. Mais c’était heureusement un acte sans conséquence puisque, revenue en France, la mère a constaté la viabilité du fœtus et a décidé de garder l’enfant, une fille qui serait aujourd’hui âgée de 9 mois. »

Jouant les Ponce Pilate, Mami rappelle que « depuis le dépôt de plainte et jusqu’à l’enquête judiciaire, cette femme a toujours déclaré que je n’étais pas présent lors de la tentative d’avortement ».

« Au début, elle a quand même demandé de l’argent pour avorter, dit encore le chanteur. Elle a été dans une clinique en France, mais le prix ne lui convenait pas. C’est une affaire d’argent, tout simplement. Je lui ai remis, dans un premier temps, 10 000 euros, ensuite 5 000 euros. Je voulais oublier cette histoire. »

Et sa cavale en Algérie ? « Non, ce n’est pas dans l’intention de fuir que j’ai quitté

la France. J

’étais déjà en liberté provisoire… Mais ma mère, qui a 87 ans, est souffrante. Et puis, j’ai des affaires ici. Aussi me suis-je dit : je me déplace et, le jour du jugement, je reviendrai. » Dans ce cas, la posture du bouc émissaire est souvent bien commode, à défaut d’être crédible : « Je suis victime d’un acharnement médiatique hystérique qui va en grandissant, jure Mami. Les journaux et les médias français font de mon affaire de droit commun une affaire d’État. Il y a une volonté manifeste de nuire à mon image en salissant ma personne. Non pas parce que je suis une star, mais parce que je suis une star arabe. »

Michel Lévy, son ancien manager, l’homme qui lui a ouvert les portes du succès international, se voit quant à lui accusé de tous les maux en des termes plus que contestables. « Mon erreur, affirme le chanteur, peut-être la plus grosse de toute ma vie, c’est d’avoir suivi le mauvais conseil de mon manager juif, Michel Lévy. C’est lui la cause de tous mes ennuis. » Last but not least, Mami met en cause la partialité de la justice française, en laquelle, dit-il, il n’a « plus confiance ». « Le 25 octobre 2006, explique-t-il, lors de ma présentation devant la juge d’instruction, en présence de mes avocats, on n’a pas pris beaucoup de temps pour délivrer un mandat d’arrêt contre moi, en dépit du fait que je présente toutes les garanties de présentation [devant la justice] requises. Depuis plusieurs années, je fais la navette entre l’Algérie et

la France

, où je possède plusieurs biens, notamment à Paris. Mes conseils ont souligné que je me tenais à la disposition de la justice française pour la suite de l’enquête, mais leurs arguments n’ont pas été pris en compte et la juge m’a mis en taule. »

Très abattu, « le môme » (mami en arabe) souhaite désormais être jugé dans son pays d’origine. Bien qu’il existe une convention d’extradition entre les deux pays, il ne court pas grand risque d’être renvoyé à Paris. Mais il n’est, en théorie, pas à l’abri de poursuites judiciaires. « Si la justice algérienne se saisit de l’affaire, le procès peut être instruit ici », explique un avocat algérien (voir encadré ci-dessous). Mais quel juge d’instruction prendra un tel risque connaissant les solides amitiés dont dispose la star au sein du pouvoir algérien ?

Quoi qu’il en soit, il y a beau temps que les policiers français ne croient plus à l’innocence de Mami. Le 21 novembre 2005, alors que la plaignante se trouvait dans les locaux de police judiciaire de Seine-Saint-Denis, elle aurait reçu de lui un appel téléphonique très compromettant, aussitôt enregistré par les fonctionnaires de police. « Le sang, je l’ai vu, j’étais là. J’ai vu le liquide sortir, tu n’as plus de bébé, c’était comme un morceau de foie », aurait déclaré Mami.

Ses récentes sorties médiatiques ne semblent pas de nature à redorer l’image du chanteur, bien au contraire. La presse française n’a pas manqué de relever dans ses propos des relents antisémites, et son ex-manager n’exclut pas de porter plainte contre lui pour diffamation. Me Françoise Cotta, qui défend les intérêts de son ex-compagne, se déclare pour sa part atterrée : « Cette interview, juge-?t-elle, est pitoyable. La jeunesse algérienne mérite d’autres idoles. Que Cheb Mami sache que, dans ce dossier, la partie civile sera représentée, que le procès ait lieu en France ou en Algérie. »

Quant à la plaignante, qui continue de refuser de s’exprimer publiquement sur cette affaire, elle n’oublie pas que, peu de temps après sa remise en liberté, Cheb Mami avait annoncé à la télévision algérienne son intention d’organiser un grand concert ?pour fêter sa libération et « oublier tout ça ». Tant de légèreté et de désinvolture ont fini par choquer les Français, bien sûr, mais aussi les Algériens, qui, pendant son incarcération, s’étaient pourtant montrés plutôt solidaires.

Mais le vent a tourné. Rares sont aujourd’hui ses compatriotes qui lui accordent des circonstances atténuantes, comme en témoignent les forums Internet. « Mami, tu as fait une connerie, tu dois l’assumer, écrit par exemple Mourad, un internaute résumant assez bien le sentiment général. Tu es pathétique quand tu accuses ton manager et ton ex d’être juifs [ce qui, au demeurant, est faux, NDLR]. Tu n’as plus confiance dans

la France

et dans sa justice ? Tu oublies que tu as reçu

la Légion

d’honneur des mains de Chirac en 2001 ? » [En réalité, le chanteur a été fait chevalier de l’ordre national du Mérite, NDLR.]

Sacrée déchéance pour l’ancien soudeur de Saïda devenu star internationale ! Personnage plutôt discret dans un monde du show-biz qui ne l’est guère, il a longtemps joui dans l’opinion d’une image sympathique. Adepte d’un raï plus policé, moins épicé que celui de Cheb Khaled, son grand rival - qui, lui aussi, en septembre

2004, a

eu maille à partir avec la justice française pour non-paiement de la pension alimentaire de son fils -, Cheb Mami avait presque le profil du gendre idéal. Tout semblait réussir au prince du raï. Jusqu’au jour où il a déraillé.

En attendant la tenue de son éventuel procès, il est professionnellement à la dérive. Layali, son disque sorti le 30 octobre

2006, a

fait un flop avant d’être carrément retiré des bacs à la demande de sa maison de disques. Quant à une éventuelle relance de sa carrière, mieux vaut, pour l’instant, n’en point parler.

© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy      
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L'enseignant et l'un des journalistes poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat"condamnés à la prison ferme

president_malienL'enseignant et l'un des journalistes poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat" ont été condamnés à des peines de prison ferme
MALI - 26 juin 2007 - AFP

L'enseignant et l'un des journalistes maliens poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat" ont été condamnés mardi à Bamako à des peines de prison ferme, tandis que les 4 autres prévenus ont été condamnés à des peines d'emprisonnement avec sursis, a-t-on appris de source judiciaire.

Bassirou Kassim Minta, un enseignant de Bamako, a été condamné à deux mois de prison ferme pour avoir donné à ses élèves un exercice littéraire intitulé "La maîtresse du président" qui évoquait une fiction sur les frasques extra-conjugales d'un président imaginaire, a indiqué une source judiciaire.

Le journaliste du quotidien privé Info-Matin, Seydina Oumar Diarra, qui le premier avait évoqué cette affaire, a été pour sa part condamné à 13 jours de prison ferme. En détention provisoire depuis le 14 juin, il devrait être libéré mercredi, selon la même source.

Le directeur de publication d'Info-Matin, Sambi Touré, a en outre été condamné à 8 mois de prison avec sursis.

Les directeurs de publication de trois autres journaux, Birama Fall (Le Républicain), Alexis Kalambry (Les Echos) et Mahamane Haméye Cissé (Le Scorpion) ont pour leur part été condamnés à 4 mois (bien 4 mois) de prison avec sursis.

L'enseignant a par ailleurs été condamné à verser 100.000 FCFA d'amende (150 euros) et s'est vu notifier une interdiction d'enseigner. Les cinq autres prévenus ont eux été condamnés à verser 200.000 FCFA (300 euros) d'amendes chacun.

Le procès, qui se déroulait à huis clos, avait été boycotté par les avocats de la défense, qui considéraient notamment que "la liberté de la presse (était) violée au Mali".

"Nous n'avons pas voulu nous associer à une mascarade", a indiqué après l'audience Mamadou Gakou, l'un des avocats de la défense, qui s'est déclaré "déçu" par le verdict.

"Ce sont des innocents qui viennent d'être condamnés. Ils n'ont commis aucune faute", a-t-il ajouté.

Selon lui, les avocats de la défense doivent se réunir mardi dans l'après-midi pour se "pencher sur le sort de l'enseignant" qui a été le plus lourdement condamné.

Les six prévenus ont été reconduits après l'audience à la maison d'arrêt de Bamako, avant une libération dans la journée pour quatre d'entre eux.

© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy 
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La momie de la reine Hatchepsout aurait enfin été identifiée

Momie

La momie de la reine Hatchepsout aurait enfin été identifiée
Egypte 26 juin 2007 - AFP

La momie d'Hatchepsout, la plus célèbre reine de l'Egypte pharaonique, aurait enfin été identifiée à la manière d'un puzzle scientifique dont les pièces seront révélées mercredi.

"La découverte de la momie d'Hatchepsout est l'une des plus importantes découvertes de l'histoire de l'Egypte" affirme mardi le grand patron des antiquités, Zahi Hawass, sur le site de

la Discovery Channel.

Cette chaîne américaine, associée à l'annonce officielle mercredi au Caire, estime même qu'elle est "la plus importante découverte dans

la Vallée

des Rois depuis celle de la tombe de Toutankhamon", par Howard Carter en 1922.

 

Tout le monde de l'archéologie, via des sites et des blogs à travers le monde, bruissait de rumeurs sur l'identification de la momie de la fascinante pharaonne, sachant que l'heure de la révélation allait sonner.

Grâce à une molaire brisée et un scanner en 3-D, la preuve serait apportée que la momie royale serait celle d'un corps embaumé retrouvé à même le sol il y a un siècle dans une tombe,

la KV

60, de la vallée des Rois, à Louxor.

 

Ainsi serait confirmée, par des moyens modernes déployés par Hawass qui pourtant n'y croyait pas, une hypothèse qu'avait émise avec prudence une grande égyptologue américaine, aujourd'hui décédée, Elizabeth Thomas.

 

Fille de Toutmosis I, Hatchepsout régna 21 ans, de 1479 à 1458, sous la brillante 18ème dynastie. Elle fit bâtir l'extraordinaire temple de Deir al Baheiri, sur la rive ouest du Nil, théâtre d'un sanglant attentat en 1997.

Zahi Hawass avait affirmé en mars 2006 lors d'une conférence au Metropolitan Museum de New-York avoir identifié la momie royale comme étant une momie jusqu'alors attribuée à sa nourrice, dans les réserves du troisième sous-sol du Musée archéologique du Caire.

Celle-ci provenait de

la KV

60, une étroite tombe de

40 m2

fouillée en 1903 sans beaucoup d'intérêt par l'archéologue britannique Carter, le découvreur de la tombe fastueuse de Toutankhamon.

 

Or il y trouva les momies de deux femmes, la première dans un sarcophage attribué à Sitre-In, la nourrice d'Hatchepsout qui fut transférée au musée du Caire et l'autre reposant simplement sur le sol, et qui y fut laissé.

C'est cette momie "inconnue" qu'Elizabeth Thomas, spécialiste des nécropoles thébaines, estima comme pouvant être celle d'Hatchepsout, notant que son bras droit était replié sur la poitrine à la manière d'une momie royale.

Son hypothèse, discutée par plusieurs archéologues, dont Hawass et l'archéologue américain Donald Ryan, qui redécouvrit la tombe en 1989, serait donc in fine la bonne, affirme Discovery Channel.

 

L'équipe de Hawass a eu recours au CT-scan, une technique d'imagerie qui permet une recomposition du corps en trois dimensions pour rapprocher les traits de la momie d'Hatchepsout avec d'autres de sa famille.

"Preuve finale" selon la chaîne : la partie manquante, d'une fraction de millimètre, d'une molaire de la momie, aurait été trouvée à l'intérieur d'un vase funéraire frappé du nom d'Hatchepsout dans le temple Deir el-Bahari.

Discovery dit, dans une page de son site, qu'un test ADN a été fait, et affirme dans une autre qu'il sera réalisé, une grande première en Egypte pour cette momie et celles de la famille de Hapchepsout.

Cela sera entrepris dans un laboratoire financé par la chaîne, en dehors du Musée du Caire, comme "prochaine étape pour parvenir à une preuve concluante", dit Discovery.

"Cette analyse risque de ne pas être probante", commente cependant à l'AFP Salima Ikram, professeur d'archéologue à l'Université américaine, une des plus grandes spécialistes des momies.

 

Dans un texte repris dans un blog le professeur Ryan de l'Université Pacific Lutheran estique que Hawass "a fait un très bon travail, et les résultats, quels qu'ils soient, seront très intéressants".

 

© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy      
Patriote Congolais               
The Netherlands

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21 juin 2007

Plainte pour "recel" d'associations françaises accusant les chefs d'Etat Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo)

© PARIS (AFP) - mardi 19 juin 2007 - 12h58

bongosassou_chine_sommet

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après une plainte pour "recel" d'associations françaises accusant les chefs d'Etat Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) de posséder en France des biens financés par de l'argent public détourné.

Cette plainte simple visant les faits de "recel de détournement de biens publics" avait été déposée en mars dernier auprès du procureur de
la République de Paris.

L'enquête préliminaire a été ouverte lundi par le parquet, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Les trois plaignants sont l'association "Sherpa", un réseau international de juristes présidé par l'avocat William Bourdon, "Survie", qui dénonce le soutien de Paris à des dictateurs africains, et la "Fédération des Congolais de la diaspora".

"C'est une première.
La France, comme d'autres pays, ne peut pas multiplier les engagements publics internationaux de lutte contre la criminalité financière et ne pas déclencher des procédures alors que des présomptions de recel de détournement d'argent public sont considérables s'agissant des familles Bongo et Sassou Nguesso", a indiqué à l'AFP Me William Bourdon.
"L'enquête devra établir les responsabilités pénales individuelles et la désignation d'un juge d'instruction devra s'imposer rapidement. Il faut souhaiter que cette enquête mette fin au sentiment d'impunité tranquille de ceux qui chaque jour appauvrissent l'Afrique en se constituant des patrimoines considérables en France et ailleurs", a ajouté l'avocat.

Les deux cibles de la plaintes sont les présidents Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) et leur famille, propriétaires, selon les plaignants, de nombreux biens immobiliers de luxe.

Pour M. Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété d'un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés dans le XVIe arrondissement de Paris.

M. Sassou Nguesso possèderait un hôtel particulier de
700 m2, estimé entre 5 et 10 millions d'euros, dans les Yvelines et un appartement à Paris (VIIe). Plusieurs biens immobiliers en région parisienne sont attribués à ses proches dont un luxueux appartement de 550 m2 (dont 100 m2 de terrasse) à Courbevoie (Hauts-de-Seine) estimé entre 2,5 et 3 millions d'euros et dévolu à un neveu.

"Ce n'est pas leur salaire de président qui peut expliquer les ressources considérables qui ont été nécessaires pour acquérir ces biens", affirme Me Bourdon.

La plainte fait référence à certaines procédures internationales visant les deux chefs d'Etat et portant sur des détournements présumés de biens publics.

Selon les associations plaignantes, le "mouvement du droit international", relayé par des juridictions nationales, tendrait aujourd'hui à considérer "qu'un chef d'Etat en exercice ne pouvait se prévaloir d'une quelconque immunité, s'agissant de biens mobiliers ou immobiliers, "dès lors qu'il existait des présomptions sérieuses de ce que leur acquisition s'était faite au prix de la commission d'infraction".

"En tout état de cause, les membres des familles des dirigeants concernés ne sauraient tenter d'exciper d'une quelconque immunité", ont-ils ajouté.

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20 juin 2007

Wade boude le NEPAD qu’il a pourtant initié

wadeWade boude le NEPAD qu’il a pourtant initié
Le Révélateur | Economie|
Mardi 19 juin 2007

J’ai décidé de ne plus perdre mon temps à des réunions où finalement on ne fait rien.’’ Cette déclaration du président sénégalais Abdoulaye Wade, dans une interview accordée le 12 juin à la chaîne ouest-africaine Africable, étonnerait si elle était faite au tout début du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ce forum plein d’espoir mais que nombre d’observateur considèrent aujourd’hui comme ‘‘un mammouth’’.

‘‘Il y a des centaines de millions de dollars qu’on dépense dans des voyages et des hôtels. Il n’y a pas une seule classe d’école réalisée. Il n’y a pas un seul dispensaire réalisé. Le Nepad n’a pas fait ce pour quoi il a été créé’’, justifie-t-il son refus de cautionner une entreprise budgétivore. ‘‘C’est très agréable de nous retrouver entre nous, mais cela ne fait pas avancer les choses.’’

Initié en 2001 sur la fusion entre le plan Omega de Wade et le Programme de renaissance de l’Afrique pour le nouveau millénaire de Thabo Mbéki en collaboration avec les présidents algérien Bouteflika et nigérian Olusegun Obasanjo, dans le but de renforcer la bonne gouvernance et initier de grands projets d’infrastructures en donnant un coup d’accélérateur au développement en Afrique, Wade s’est senti doublé comme le sentait Houphouet avec la création de la Ligue des Etats négro-africain (LENA) dont Mobutu assurait la promotion, disent les commentateurs. Houphouet l’aurait tout simplement combattu.

Ces déclarations de Wade confirment le constat d’échec relevé à Alger en début d’année où nombre d’experts disaient que le Nepad était maintenu en coma artificiel.

© Ali Kam

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19 juin 2007

L'APRD dit avoir exécuté le meurtrier d'Elsa Serfass

Elsa_SerfassRCA/France

L'APRD dit avoir exécuté le meurtrier d'Elsa Serfass

L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie, rébellion du Nord ouest de la République centrafricaine, annonce qu'elle a exécuté le jeune soldat responsable de la mort d'une volontaire de MSF le 11 juin dernier. C'est une information RFI.

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