05 juillet 2007
France-Congo. Sassou N’Guesso à l’Elysée : Une « rupture tranquille »?
la FCD la Françafrique
France-Congo. Sassou
N’Guesso à l’Elysée : Une « rupture tranquille »?
Communiqué de Survie et
Après avoir reçu le dictateur gabonais Omar Bongo (au pouvoir depuis 1967) à la
fin du mois de mai dernier, le président français Nicolas Sarkozy reçoit à
l’Elysée, le jeudi 5 juillet, Denis Sassou Nguesso (dictateur du
Congo-Brazzaville de 1979 à 1991 et depuis 1997). Loin de rompre comme il
l’avait promis avec les réseaux de
Denis Sassou Nguesso, dictateur et
criminel
Le président
français ne peut ignorer la nature prédatrice et dictatoriale du régime congolais,
qui est de notoriété publique.
Pour rappel, la justice française donnait raison, en 2002, à
François-Xavier Verschave (alors président de Survie) auteur du livre Noir
Silence (les Arènes, 2000) dans lequel il démontrait que Denis Sassou Nguesso
était un dictateur auteur de crimes contre l’humanité. la
Fédération la Diaspora la Françafrique
En 2006, la justice américaine donnait raison aux fonds d’investissement qui
démontraient l’ampleur des détournements opérés par le régime Sassou sur les
revenus pétroliers : environ 20% du budget parti se cacher, avec la complicité
de banques et d’entreprises françaises, dans les circuits opaques de la finance
mondiale. Un mécanisme parfaitement huilé décrit avec talent par Xavier Harel
dans Afrique, pillage à huis clos (Fayard, 2006).
Il y a deux semaines, le 19 juin 2007, le Parquet de Paris donnait raison aux
associations Survie, Sherpa et
N’oublions pas l’affaire dite des disparus du Beach, massacre perpétré en 2000
contre des civils congolais et pour lequel une instruction judicaire est en
cour en France.
Une rupture avec
Manifestement,
Nicolas Sarkozy se soucie peu de cet édifiant curriculum. Déjà, en novembre
dernier, dans un entretien au journal Jeune Afrique (n° 2391), Nicolas Sarkozy
avouait apprécier Denis Sassou Nguesso (en plus de déclarer son amitié pour
Omar Bongo). Le voilà donc, moins de deux mois après son élection, qui
s’apprête à recevoir le tyran congolais.
Le discours que tient Sassou est simple : le Congo a besoin de l’aide
internationale et des allègements de dette promis aux pays pauvres très
endettés ; pour y avoir accès il lui faut redorer son blason auprès des
institutions financières internationales comme le FMI, soucieux de la gestion
des revenus pétroliers ; l’enquête ouverte à Paris pour « recel de détournement
d’argent public » tombe donc au plus mal pour la « réputation » du régime. Et
ce ne sont pas les conditions déplorables dans lesquelles s’est déroulé le 1er
tour des élections législatives au Congo le 22 juin dernier (une sombre
mascarade entachée d’irrégularités comme l’ont constaté les observateurs de
l’UA) qui permettront aux bailleurs de constater des progrès accomplis en
matière de gouvernance démocratique…
On peut s’attendre à ce que le potentat vienne dire en substance à l’hôte de
l’Elysée que si la justice française continue à mettre son nez dans les « affaires
» congolaises, les privilèges accordés aux entreprises françaises pourraient
prendre fin. Avec le risque qu’il trouve une oreille attentive. Nos
associations resteront donc vigilantes quant aux décisions prises à l’issue de
cette rencontre.
Estimant que le plus élémentaire respect des droits de l’Homme exige que soit
déclaré personna non grata dans notre pays tout dictateur arrivé et maintenu au
pouvoir par la force et la fraude électorale, nos associations condamnent
fermement cette visite (2).
(1) Dans son projet pour 2007 l’UMP affirmait que ses élus ne soutiendraient «
ni les dictateurs ni les pays dirigés pars des régimes corrompus ».
la France
(2) En 2007, 30 associations de solidarité internationale regroupées dans la
campagne « 2007 Etat d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire ! »
ont signé une fiche de revendications sur les relations France-Afrique adressée
aux candidats aux élections françaises. Elles y dénonçaient le soutien de
Contact presse : Olivier Thimonier
Association Survie
210, rue St Martin
75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20
contact@survie-france.org
www.survie-france.org
03 juillet 2007
Résumé de l’histoire des conflits dans la région des grands lacs
Résumé de l’histoire des conflits dans la région des grands
lacs
(Extraits de
l’ouvrage « Géopolitique » de Yves Lacoste avec l'aimable
autorisation des éditions Larousse)
Les origines
Le Rwanda et le Burundi voisin sont deux anciens petits
royaumes d’Afrique de l’Est qui doivent l’importance de leur peuplement au fait
qu’ils ont autrefois échappé aux raids des marchands d’esclave et à la
fertilité de bons sols volcaniques. A la fin du XIXeme siècle, ces royaumes
passèrent sous l’autorité allemande puis, après la première guerre mondiale,
sous celle des Belges, qui dominaient le Congo voisin. Les colonisateurs
européens avaient constaté que, dans ces deux royaumes, la société présentait
un fort contraste entre une minorité dominante, les Tutsi (plutôt éleveurs de
bovins), venus de la vallée du Nil, et une majorité de paysans hutu (environ
85% de la population). Les Européens jugèrent plus commode de s’appuyer sur
l’autorité des Tutsi dont ils favorisèrent l’éducation dans les années qui
suivirent la seconde guerre mondiale. Ainsi, certains fils de familles aisées
tutsi allèrent en Belgique faire des études supérieures. Ils en revinrent avec
des idées, plus ou moins marxistes, d’indépendance. En réaction, les
colonisateurs jouèrent la carte des Hutus restés sous l’influence des
missionnaires catholiques. Les années qui précédèrent ou suivirent
l’indépendance connurent une grande agitation politique.
Au Rwanda comme au Burundi, les Hutu proclamèrent qu’il
fallait renverser la « société féodale » dominée pat les seigneurs
Tutsi et, de 1959 à 1962, date de l’indépendance, les Tutsi du Rwanda furent
victimes d’exactions de la révolution Hutu ; nombre d’entre eux durent
s’enfuir au Congo ex Belge, au Burundi ou, surtout, en Ouganda, pays qui venait
lui aussi d’accéder à l’indépendance. Mais cette colonie britannique qui était
jusqu’alors « modèle » se trouva entraînée à son tour dans de très
violentes luttes internes qui durèrent plus de vingt ans. Un mouvement de
guérilla dirigé par Yoweri Musevini finit par l’emporter en 1986, notamment
avec l’aide des réfugiés Tutsi du Rwanda, dont les fils acquirent une grande
efficacité guerrière ( dont Paul Kagamé actuel président du Rwanda).
La tragédie de
1994 :
Néanmoins, en 1993 les Présidents du Rwanda et du Burundi
acceptèrent, malgré l’opposition de leurs ultras, de signer à Arusha en
Tanzanie, des accords organisant une solution négociée entre les protagonistes
tutsi et hutu dans chacun des deux Etats. Dans ce contexte, la France
Tout fut remis en cause après que l’avion transportant le
président rwandais Juvénal Habyarimana eut été abattu le 6 avril 1994 par un
missile tiré au dessus de l’aérodrome de Kigali, la capitale du Rwanda.
Aussitôt, les extrémistes hutus se lancèrent dans l’extermination des Tutsi et
des Hutu modérés partisans des accords d’Arusha. L’événement coïncida, hélas,
avec le départ des militaires français, belges et onusiens.
Aussi, les forces tutsi de l’Armée patriotique rwandaise
venues d’Ouganda purent elles prendre Kigali et mettre en déroute les Hutu des
forces armées du Rwanda. En mesurant l’ampleur des massacres commis par les
extrémistes hutus, l’opinion internationale s’émut et le Conseil de sécurité de
l’ONU autorisa l’envoi d’un contingent français afin d’organiser un périmètre
de sécurité dans le sud ouest du pays.
02 juillet 2007
Le fils du président tchadien assassiné
France
Publié le
02 juillet 2007 à 12h24
Le fils du président tchadien assassiné
Brahim
Deby, fils du président tchadien Idriss Deby, a été assassiné ce matin dans le
parking de son immeuble à Courbevoie. Agé de 27 ans, il avait été condamné à 6
mois avec sursis en 2006 pour port d'arme prohibée et détention de
drogue.
(Avec AFP).
Amnesty accuse Washington d’utiliser le monde comme un "champ de bataille"
Amnesty accuse Washington d’utiliser
le monde comme un "champ de bataille"
Mercredi 23 mai 2007
AFP 23.05.07
Le rapport annuel d’Amnesty International, publié mercredi à
Londres, s’en prend vivement aux Etats-Unis, accusés de piétiner les droits de
l’Homme et de considérer le monde comme "un champ de bataille géant"
dans sa "guerre contre le terrorisme". La guerre en Irak et le climat
de peur étendu au monde entier par l’administration du président George W. Bush
ont profondément renforcé les divisions internationales, estime l’organisation
de défense des droits de l’Homme. Washington est accusé de "tenir un
double discours" sur les droits de l’Homme en s’érigeant d’un côté en
champion de la défense des droits de l’Homme et de l’état de droit et en
appliquant "simultanément" des politiques qui bafouent certains des
principes les plus élémentaires du droit international. "Ce faisant, les
Etats-Unis ont compromis non seulement la sécurité à long terme, dont l’un des
principaux piliers est l’état de droit, mais aussi leur propre crédibilité sur
la scène internationale"
"Fin 2006, des milliers de personnes étaient toujours
détenues par les Etats-Unis, sans inculpation ni jugement, en Irak, en
Afghanistan et sur la base navale américaine de Guantanamo à Cuba",
déplore le texte d’Amnesty International qui regrette également que
"malgré plusieurs décisions de justice défavorables, le gouvernement des
Etats-Unis a persisté à appliquer des politiques et des pratiques non conformes
aux normes" en matière de droits de l’Homme. Aucun haut responsable du
gouvernement des Etats-Unis n’a été amené "à rendre des comptes pour les
actes de torture et les mauvais traitements infligés aux personnes arrêtées dans
le cadre de la +guerre contre le terrorisme+, malgré les éléments de preuve
établissant le caractère systématique de ces violences", souligne le
rapport. "Rien n’illustre mieux la mondialisation des violations des
droits humains que le programme de +restitutions extraordinaires+ mis en place
par les Etats-Unis", estime Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty
International en faisant référence au transfert illégal de "centaines de
personnes" vers des pays comme la
Syrie la
Jordanie
"Dans l’exercice sans limite d’un pouvoir exécutif
discrétionnaire, le gouvernement américain considère le monde comme le champ de
bataille géant de sa +guerre contre le terrorisme+ : il enlève, arrête,
place en détention ou torture des suspects soit directement, soit avec l’aide
de pays aussi éloignés les uns des autres que le Pakistan et la Gambie la Jordanie
"En septembre 2006, le président Bush a finalement
reconnu ce qu’Amnesty International savait depuis longtemps : la CIA
29 juin 2007
La folle cavale de Cheb Mami
La folle cavale de Cheb Mami
ALGÉRIE - 24 juin 2007 - par FARID ALILAT
Accusé par la justice française de violences volontaires,
séquestration et menaces sur la personne de son ex-compagne, le « prince du raï
» a choisi de regagner clandestinement Oran, sans attendre son procès. Il est
désormais recherché par Interpol.
Il y a un an, il était en haut de l’affiche. Prince du raï, Cheb Mami vendait
des albums par millions (dix-sept, au total) et multipliait les duos avec les
stars du show-biz, de Sting à Enrico Macias, en passant par Zucchero ou la
chanteuse israélienne Noa. Il est aujourd’hui la vedette d’un fait-divers
particulièrement sordide et s’efforce d’échapper à la justice française.
Pour Cheb Mami (40 ans), la descente aux enfers commence le
27 août 2005. Ce jour-là, son ex-compagne française, enceinte de lui de trois
mois, débarque à Alger où elle est invitée à faire un reportage sur des
chanteurs kabyles.
Elle aurait été accueillie par un assistant de son manager,
puis conduite dans un bungalow situé sur la côte ouest de la capitale. Là, on
lui aurait fait boire un jus de
fruits mélangé à des médicaments. Droguée, elle aurait été
conduite dans la villa du chanteur, à Alger, où se seraient déjà trouvées deux
femmes. Des « faiseuses d’ange »… Allongée de force sur un matelas, la jeune
femme aurait subi une tentative d’avortement. « Ils m’ont piquée trois fois aux
fesses, raconte-t-elle aux policiers. J’étais sur le dos, l’une des femmes
était à califourchon sur moi et me pressait le ventre très fortement tandis que
l’autre essayait d’extraire le fœtus. Il y avait du sang partout. »
De retour en France, elle constate que le bébé qu’elle porte
est miraculeusement indemne. La petite fille naîtra le 14 mars 2006. Craignant,
à tort ou à raison, pour la sécurité d’Aïda, sa première fille, la maman,
photographe dans une agence de presse, porte plainte contre lui, le 21 novembre
2005, dans un commissariat parisien. Certificat médical à l’appui, elle
l’accuse de lui avoir fait subir une tentative d’avortement forcé qui s’est
traduite par un arrêt de travail de trente jours. Une enquête est diligentée.
Le 26 octobre 2006, Cheb Mami débarque à l’aéroport d’Orly.
À sa descente d’avion, il est interpellé et conduit devant le juge
d’instruction du tribunal de Bobigny (Seine-Saint- la Santé
Début février 2007, Mami est finalement libéré, après
versement d’une caution de 200 000 euros. Privé de ses passeports algérien et
français, il est placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter
le territoire français. Dans l’attente de son procès, le chanteur s’installe
dans l’appartement qu’il possède dans le 9e arrondissemement de Paris. Le 14
mai, coup de théâtre : il ne répond pas à une citation à comparaître devant le
tribunal de grande instance de Bobigny (la plaignante et son manager sont, en
revanche, présents). Furieuse, la juge Élisabeth Herlaut lance aussitôt un
mandat d’arrêt international contre lui.
Le mois précédent, pendant les vacances de Pâques, Mami a en
effet réussi à gagner l’Espagne en automobile, avant d’embarquer, à Alicante, à
destination d’Oran, où sa famille est établie. Comment est-il parvenu à quitter
la France
« En violant le contrôle judiciaire, il a commis une grave
erreur, car la juge l’aurait sans doute autorisé à se rendre en Algérie si ses
avocats en avaient fait la demande », commente une source proche du dossier. «
Il aurait dû rester en France, confirme un avocat du barreau d’Alger. Hier, il
se disait victime d’une cabale. Aujourd’hui, il s’est mis dans la peau d’un
coupable. Comment plaider l’innocence après ça ? »
Mais que s’est-il donc passé dans la tête de Mohamed
Khelifati, le vrai patronyme de Cheb Mami ? A-t-il brusquement pris conscience
des conséquences de son geste sur sa carrière ? A-t-il écouté de mauvais
conseillers ? A-t-il tout simplement paniqué à l’idée de passer quelques mois,
voire quelques années, derrière les barreaux ?
Longtemps, le chanteur avait affiché sa confiance dans la
justice française. Il y a quelques mois, lors d’une rencontre dans le bureau de
son avocat parisien, il nous avait confié son intention de répondre aux
accusations portées contre lui. « Je vais me défendre parce que je suis
innocent », nous avait-il déclaré. Le voici désormais en cavale.
C’est à Oran où, entre autres biens, il possède une grande
villa qui fut la maison d’enfance du couturier Yves Saint Laurent, que le «
Cheb » tente d’organiser, maladroitement, sa défense dans les médias. Après
avoir systématiquement refusé les sollicitations de la presse française (au
mois de mars dernier, il nous avait donné son accord de principe pour une
interview dans Jeune Afrique, avant de se rétracter à la dernière minute), il a
fini par donner sa version des faits au Quotidien d’Oran (4 juin), puis à El
Watan (10 juin). Le chanteur affecte de craindre pour sa sécurité, porte
casquette et lunettes noires, refuse de divulguer son adresse et de communiquer
son numéro de téléphone. Il est escorté en permanence par deux ou trois
cerbères pas franchement avenants. Délire parano ou crainte justifiée ? L’un
des deux journalistes qui l’ont rencontré à Oran répond, dans un sourire : « Il
est plus facile d’obtenir un rendez-vous avec le pape qu’avec Mami. Il se
déplace dans un véhicule aux vitres teintées, esquive les questions gênantes
?et refuse que l’entretien soit enregistré. On se croirait dans un film
policier de série B. »
« Je ne nie pas avoir eu un rapport sexuel avec la
plaignante, confie-t-il à nos confrères algériens. Mais une seule fois, lors
d’une rencontre occasionnelle. Elle m’a trompé en ce sens qu’elle a
volontairement omis de prendre un contraceptif, comme nous en étions convenus.
Quelques mois après, elle a commencé à faire du chantage, à me demander de
l’argent en me menaçant de déposer plainte. »
Déprimé, Mami a alors commis « la plus grande bêtise de [sa]
vie en écoutant le conseil de [son] manager ». « Vous savez, explique-t-il,
quand on est déprimé, on devient une proie facile pour les mauvais conseillers.
Alors, il y a eu cette journée où, dans une maison à Alger, en présence de mon
manager et de deux médecins [sic], il y a eu ce curetage. Ces deux médecins ont
dernièrement fait l’objet de recherches, dans le cadre d’une commission
rogatoire, mais sans succès. Mais c’était heureusement un acte sans conséquence
puisque, revenue en France, la mère a constaté la viabilité du fœtus et a
décidé de garder l’enfant, une fille qui serait aujourd’hui âgée de 9 mois. »
Jouant les Ponce Pilate, Mami rappelle que « depuis le dépôt
de plainte et jusqu’à l’enquête judiciaire, cette femme a toujours déclaré que
je n’étais pas présent lors de la tentative d’avortement ».
« Au début, elle a quand même demandé de l’argent pour
avorter, dit encore le chanteur. Elle a été dans une clinique en France, mais
le prix ne lui convenait pas. C’est une affaire d’argent, tout simplement. Je
lui ai remis, dans un premier temps, 10 000 euros, ensuite 5 000 euros. Je
voulais oublier cette histoire. »
Et sa cavale en Algérie ? « Non, ce n’est pas dans
l’intention de fuir que j’ai quitté la France. J
Michel Lévy, son ancien manager, l’homme qui lui a ouvert
les portes du succès international, se voit quant à lui accusé de tous les maux
en des termes plus que contestables. « Mon erreur, affirme le chanteur,
peut-être la plus grosse de toute ma vie, c’est d’avoir suivi le mauvais
conseil de mon manager juif, Michel Lévy. C’est lui la cause de tous mes
ennuis. » Last but not least, Mami met en cause la partialité de la justice
française, en laquelle, dit-il, il n’a « plus confiance ». « Le 25 octobre
2006, explique-t-il, lors de ma présentation devant la juge d’instruction, en
présence de mes avocats, on n’a pas pris beaucoup de temps pour délivrer un
mandat d’arrêt contre moi, en dépit du fait que je présente toutes les
garanties de présentation [devant la justice] requises. Depuis plusieurs
années, je fais la navette entre l’Algérie et la France
Très abattu, « le môme » (mami en arabe) souhaite désormais
être jugé dans son pays d’origine. Bien qu’il existe une convention
d’extradition entre les deux pays, il ne court pas grand risque d’être renvoyé
à Paris. Mais il n’est, en théorie, pas à l’abri de poursuites judiciaires. «
Si la justice algérienne se saisit de l’affaire, le procès peut être instruit
ici », explique un avocat algérien (voir encadré ci-dessous). Mais quel juge
d’instruction prendra un tel risque connaissant les solides amitiés dont
dispose la star au sein du pouvoir algérien ?
Quoi qu’il en soit, il y a beau temps que les policiers
français ne croient plus à l’innocence de Mami. Le 21 novembre 2005, alors que
la plaignante se trouvait dans les locaux de police judiciaire de Seine-Saint-
Ses récentes sorties médiatiques ne semblent pas de nature à
redorer l’image du chanteur, bien au contraire. La presse française n’a pas
manqué de relever dans ses propos des relents antisémites, et son ex-manager
n’exclut pas de porter plainte contre lui pour diffamation. Me Françoise Cotta,
qui défend les intérêts de son ex-compagne, se déclare pour sa part atterrée :
« Cette interview, juge-?t-elle, est pitoyable. La jeunesse algérienne mérite
d’autres idoles. Que Cheb Mami sache que, dans ce dossier, la partie civile
sera représentée, que le procès ait lieu en France ou en Algérie. »
Quant à la plaignante, qui continue de refuser de s’exprimer
publiquement sur cette affaire, elle n’oublie pas que, peu de temps après sa
remise en liberté, Cheb Mami avait annoncé à la télévision algérienne son
intention d’organiser un grand concert ?pour fêter sa libération et « oublier
tout ça ». Tant de légèreté et de désinvolture ont fini par choquer les
Français, bien sûr, mais aussi les Algériens, qui, pendant son incarcération,
s’étaient pourtant montrés plutôt solidaires.
Mais le vent a tourné. Rares sont aujourd’hui ses
compatriotes qui lui accordent des circonstances atténuantes, comme en
témoignent les forums Internet. « Mami, tu as fait une connerie, tu dois
l’assumer, écrit par exemple Mourad, un internaute résumant assez bien le
sentiment général. Tu es pathétique quand tu accuses ton manager et ton ex
d’être juifs [ce qui, au demeurant, est faux, NDLR]. Tu n’as plus confiance
dans la France la Légion
Sacrée déchéance pour l’ancien soudeur de Saïda devenu star
internationale ! Personnage plutôt discret dans un monde du show-biz qui ne
l’est guère, il a longtemps joui dans l’opinion d’une image sympathique. Adepte
d’un raï plus policé, moins épicé que celui de Cheb Khaled, son grand rival -
qui, lui aussi, en septembre 2004,
a
En attendant la tenue de son éventuel procès, il est
professionnellement à la dérive. Layali, son disque sorti le 30 octobre 2006, a
© Mara
Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave
Jazy
Patriote Congolais
The Netherlands
L'enseignant et l'un des journalistes poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat"condamnés à la prison ferme
L'enseignant et l'un
des journalistes poursuivis pour "offenses au chef de l'Etat" ont été
condamnés à des peines de prison ferme
MALI - 26 juin 2007 - AFP
L'enseignant et l'un des journalistes maliens poursuivis
pour "offenses au chef de l'Etat" ont été condamnés mardi à Bamako à
des peines de prison ferme, tandis que les 4 autres prévenus ont été condamnés
à des peines d'emprisonnement avec sursis, a-t-on appris de source judiciaire.
Bassirou Kassim Minta, un enseignant de Bamako, a été
condamné à deux mois de prison ferme pour avoir donné à ses élèves un exercice
littéraire intitulé "La maîtresse du président" qui évoquait une
fiction sur les frasques extra-conjugales d'un président imaginaire, a indiqué
une source judiciaire.
Le journaliste du quotidien privé Info-Matin, Seydina Oumar
Diarra, qui le premier avait évoqué cette affaire, a été pour sa part condamné
à 13 jours de prison ferme. En détention provisoire depuis le 14 juin, il
devrait être libéré mercredi, selon la même source.
Le directeur de publication d'Info-Matin, Sambi Touré, a en
outre été condamné à 8 mois de prison avec sursis.
Les directeurs de publication de trois autres journaux,
Birama Fall (Le Républicain), Alexis Kalambry (Les Echos) et Mahamane Haméye
Cissé (Le Scorpion) ont pour leur part été condamnés à 4 mois (bien 4 mois) de
prison avec sursis.
L'enseignant a par ailleurs été condamné à verser 100.000
FCFA d'amende (150 euros) et s'est vu notifier une interdiction d'enseigner.
Les cinq autres prévenus ont eux été condamnés à verser 200.000 FCFA (300
euros) d'amendes chacun.
Le procès, qui se déroulait à huis clos, avait été boycotté
par les avocats de la défense, qui considéraient notamment que "la liberté
de la presse (était) violée au Mali".
"Nous n'avons pas voulu nous associer à une
mascarade", a indiqué après l'audience Mamadou Gakou, l'un des avocats de
la défense, qui s'est déclaré "déçu" par le verdict.
"Ce sont des innocents qui viennent d'être condamnés.
Ils n'ont commis aucune faute", a-t-il ajouté.
Selon lui, les avocats de la défense doivent se réunir mardi
dans l'après-midi pour se "pencher sur le sort de l'enseignant" qui a
été le plus lourdement condamné.
Les six prévenus ont été reconduits après l'audience à la
maison d'arrêt de Bamako, avant une libération dans la journée pour quatre
d'entre eux.
© Mara Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave Jazy
Patriote Congolais
The Netherlands
La momie de la reine Hatchepsout aurait enfin été identifiée
La
momie de la reine Hatchepsout aurait enfin été identifiée
Egypte 26
juin 2007 - AFP
La momie
d'Hatchepsout, la plus célèbre reine de l'Egypte pharaonique, aurait enfin été
identifiée à la manière d'un puzzle scientifique dont les pièces seront révélées
mercredi.
la Discovery Channel.
Cette
chaîne américaine, associée à l'annonce officielle mercredi au Caire, estime
même qu'elle est "la plus importante découverte dans la Vallée
Tout le
monde de l'archéologie, via des sites et des blogs à travers le monde,
bruissait de rumeurs sur l'identification de la momie de la fascinante
pharaonne, sachant que l'heure de la révélation allait sonner.
Grâce à une
molaire brisée et un scanner en 3-D, la preuve serait apportée que la momie
royale serait celle d'un corps embaumé retrouvé à même le sol il y a un siècle
dans une tombe, la KV
Ainsi
serait confirmée, par des moyens modernes déployés par Hawass qui pourtant n'y
croyait pas, une hypothèse qu'avait émise avec prudence une grande égyptologue
américaine, aujourd'hui décédée, Elizabeth Thomas.
Fille de
Toutmosis I, Hatchepsout régna 21 ans, de 1479 à 1458, sous la brillante 18ème
dynastie. Elle fit bâtir l'extraordinaire temple de Deir al Baheiri, sur la
rive ouest du Nil, théâtre d'un sanglant attentat en 1997.
Zahi Hawass
avait affirmé en mars 2006 lors d'une conférence au Metropolitan Museum de
New-York avoir identifié la momie royale comme étant une momie jusqu'alors
attribuée à sa nourrice, dans les réserves du troisième sous-sol du Musée
archéologique du Caire.
Celle-ci
provenait de la KV 40 m2
Or il y
trouva les momies de deux femmes, la première dans un sarcophage attribué à
Sitre-In, la nourrice d'Hatchepsout qui fut transférée au musée du Caire et
l'autre reposant simplement sur le sol, et qui y fut laissé.
C'est cette
momie "inconnue" qu'Elizabeth Thomas, spécialiste des nécropoles
thébaines, estima comme pouvant être celle d'Hatchepsout, notant que son bras
droit était replié sur la poitrine à la manière d'une momie royale.
Son
hypothèse, discutée par plusieurs archéologues, dont Hawass et l'archéologue
américain Donald Ryan, qui redécouvrit la tombe en 1989, serait donc in fine la
bonne, affirme Discovery Channel.
L'équipe de
Hawass a eu recours au CT-scan, une technique d'imagerie qui permet une
recomposition du corps en trois dimensions pour rapprocher les traits de la
momie d'Hatchepsout avec d'autres de sa famille.
"Preuve
finale" selon la chaîne : la partie manquante, d'une fraction de
millimètre, d'une molaire de la momie, aurait été trouvée à l'intérieur d'un
vase funéraire frappé du nom d'Hatchepsout dans le temple Deir el-Bahari.
Discovery
dit, dans une page de son site, qu'un test ADN a été fait, et affirme dans une
autre qu'il sera réalisé, une grande première en Egypte pour cette momie et
celles de la famille de Hapchepsout.
Cela sera
entrepris dans un laboratoire financé par la chaîne, en dehors du Musée du
Caire, comme
"Cette
analyse risque de ne pas être probante", commente cependant à l'AFP Salima
Ikram, professeur d'archéologue à l'Université américaine, une des plus grandes
spécialistes des momies.
Dans
un texte repris dans un blog le professeur Ryan de l'Université Pacific
Lutheran estique que Hawass "a fait un très bon travail, et les résultats,
quels qu'ils soient, seront très intéressants".
© Mara
Michel Basaula-Divididi et N'dombasi Gustave
Jazy
Patriote Congolais
The Netherlands
21 juin 2007
Plainte pour "recel" d'associations françaises accusant les chefs d'Etat Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo)
© PARIS (AFP) - mardi 19 juin 2007 - 12h58
Le parquet de Paris a
ouvert une enquête préliminaire après une plainte pour "recel"
d'associations françaises accusant les chefs d'Etat Omar Bongo (Gabon) et Denis
Sassou Nguesso (Congo) de posséder en France des biens financés par de l'argent
public détourné.
Cette plainte simple visant les faits de "recel de détournement de biens
publics" avait été déposée en mars dernier auprès du procureur de la République de Paris.
L'enquête préliminaire a été ouverte lundi par le parquet, a
indiqué à l'AFP une source judiciaire.
Les trois plaignants sont l'association "Sherpa", un réseau
international de juristes présidé par l'avocat William Bourdon,
"Survie", qui dénonce le soutien de Paris à des dictateurs africains,
et la "Fédération des Congolais de la diaspora".
"C'est une première. La
France, comme d'autres pays, ne peut pas multiplier les
engagements publics internationaux de lutte contre la criminalité financière et
ne pas déclencher des procédures alors que des présomptions de recel de
détournement d'argent public sont considérables s'agissant des familles Bongo
et Sassou Nguesso", a indiqué à l'AFP Me William Bourdon.
"L'enquête devra établir les responsabilités pénales individuelles et la
désignation d'un juge d'instruction devra s'imposer rapidement. Il faut
souhaiter que cette enquête mette fin au sentiment d'impunité tranquille de
ceux qui chaque jour appauvrissent l'Afrique en se constituant des patrimoines
considérables en France et ailleurs", a ajouté l'avocat.
Les deux cibles de la plaintes sont les présidents Omar
Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) et leur famille, propriétaires,
selon les plaignants, de nombreux biens immobiliers de luxe.
Pour M. Bongo et sa famille, la plainte évoque la propriété d'un hôtel
particulier et de quatre appartements, tous situés dans le XVIe arrondissement
de Paris.
M. Sassou Nguesso possèderait un hôtel particulier de 700 m2, estimé entre 5 et 10
millions d'euros, dans les Yvelines et un appartement à Paris (VIIe). Plusieurs
biens immobiliers en région parisienne sont attribués à ses proches dont un
luxueux appartement de 550 m2 (dont 100 m2 de terrasse) à Courbevoie (Hauts-de-Seine) estimé entre 2,5 et 3 millions
d'euros et dévolu à un neveu.
"Ce n'est pas leur salaire de président qui peut
expliquer les ressources considérables qui ont été nécessaires pour acquérir
ces biens", affirme Me Bourdon.
La plainte fait référence à certaines procédures internationales visant les
deux chefs d'Etat et portant sur des détournements présumés de biens publics.
Selon les associations plaignantes, le "mouvement du droit international",
relayé par des juridictions nationales, tendrait aujourd'hui à considérer
"qu'un chef d'Etat en exercice ne pouvait se prévaloir d'une quelconque
immunité, s'agissant de biens mobiliers ou immobiliers, "dès lors qu'il
existait des présomptions sérieuses de ce que leur acquisition s'était faite au
prix de la commission d'infraction".
"En tout état de cause, les membres des familles des dirigeants concernés
ne sauraient tenter d'exciper d'une quelconque immunité", ont-ils ajouté.
20 juin 2007
Wade boude le NEPAD qu’il a pourtant initié
Wade boude le NEPAD qu’il a pourtant initié
Le Révélateur | Economie|
Mardi 19 juin 2007
J’ai décidé de ne plus perdre mon temps à des réunions où finalement on ne fait rien.’’ Cette déclaration du président sénégalais Abdoulaye Wade, dans une interview accordée le 12 juin à la chaîne ouest-africaine Africable, étonnerait si elle était faite au tout début du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ce forum plein d’espoir mais que nombre d’observateur considèrent aujourd’hui comme ‘‘un mammouth’’.
‘‘Il y a des centaines de millions de dollars qu’on dépense dans des voyages et des hôtels. Il n’y a pas une seule classe d’école réalisée. Il n’y a pas un seul dispensaire réalisé. Le Nepad n’a pas fait ce pour quoi il a été créé’’, justifie-t-il son refus de cautionner une entreprise budgétivore. ‘‘C’est très agréable de nous retrouver entre nous, mais cela ne fait pas avancer les choses.’’
Initié en 2001 sur la fusion entre le plan Omega de Wade et le Programme de renaissance de l’Afrique pour le nouveau millénaire de Thabo Mbéki en collaboration avec les présidents algérien Bouteflika et nigérian Olusegun Obasanjo, dans le but de renforcer la bonne gouvernance et initier de grands projets d’infrastructures en donnant un coup d’accélérateur au développement en Afrique, Wade s’est senti doublé comme le sentait Houphouet avec la création de la Ligue des Etats négro-africain (LENA) dont Mobutu assurait la promotion, disent les commentateurs. Houphouet l’aurait tout simplement combattu.
Ces
déclarations de Wade confirment le constat d’échec relevé à Alger en début
d’année où nombre d’experts disaient que le Nepad était maintenu en coma
artificiel.
© Ali Kam
19 juin 2007
L'APRD dit avoir exécuté le meurtrier d'Elsa Serfass
RCA/France
L'APRD dit avoir
exécuté le meurtrier d'Elsa Serfass
L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie,
rébellion du Nord ouest de la
République centrafricaine, annonce qu'elle a exécuté le jeune
soldat responsable de la mort d'une volontaire de MSF le 11 juin dernier. C'est
une information RFI.









