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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

18 juin 2007

Une Afrique de l'ouest sans frontières verra le jour en 2020

carte_afrique_ouestUne Afrique de l'ouest sans frontières verra le jour en 2020
16 juin 2007 - PANAPRESS

Les dirigeants ouest-africains ont adopté la Vision stratégique, qui consiste à transformer l'Afrique de l'ouest en une région sans frontières intérieures d'ici à l'horizon 2020, d'après le communiqué rendu public vendredi à l'issue de leur sommet à Abuja, au Nigeria. 
La Vision prévoit de passer d'une "CEDEAO des Etats" à une "CEDEAO des peuples", où les citoyens peuvent créer et profiter des opportunités pour une production durable, en exploitant les énormes ressources de l'Afrique de l'ouest.

Elle envisage aussi la création d'un large espace où les citoyens pourront faire des affaires et vivre dans la dignité et la paix dans le respect de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance.

Le communiqué souligne que la vision devrait aussi entraîner une transformation des structures d'intégration existantes au niveau national et régional en une seule Communauté économique régionale dotée d'agences spécialisées cohérentes.

Selon le communiqué, les priorités à court terme de la région doivent inclure le développement d'infrastructures régionales, le renforcement des capacités de négociations commerciales, la consolidation de la paix et de la démocratie, la réduction de la pauvreté, la mise en oeuvre fidèle de la Politique agricole commune (ECOWAP) et la conception du Programme de développement communautaire.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 14 Etats membres, qui ont participé à ce sommet de 24 heures, ont également noté que la vision stratégique doit être popularisée afin d'attirer plus d'investisseurs dans la région.

A cet effet, des projets spécifiques régionaux doivent être évalués et présentés dans un plan de développement communautaire conçu pour générer des opportunités d'emplois pour la jeunesse ouest-africaine.

Ce 32ème sommet ordinaire a également adopté le rapport provisoire de la Commission pour 2007, un synopsis des résultats enregistrés par la Communauté et les récents défis auxquels se heurte le processus d'intégration.

Le rapport montre que la région a enregistré un taux de croissance de son PIB de 6,1% en 2006, contre 5,5% l'année précédente.

Les dirigeants ont observé que les prix élevés des produits pétroliers continuent de menacer les économies de la région et ont préconisé une étude du marché pétrolier international en vue de faire des propositions sur les voies et moyens d'atténuer ses effets adverses.

Ils ont invité la Commission à élaborer de nouvelles stratégies et approches pour améliorer le faible niveau de mise en oeuvre du programme régional de libéralisation des échanges commerciaux.

Ils ont aussi réaffirmé leur engagement à signer les Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, qui viennent renforcer les efforts d'intégration régionale, les capacités de production de la région, assurent l'accès au marché pour les produits de la région.

Concernant la monnaie régionale, les dirigeants ouest-africains ont préconisé l'examen de l'approche en deux étapes observée actuellement, et demandé à la Commission de consulter les ministres des Finances et les Gouverneurs des différentes banques centrales pour leur permettre de faire des recommandations sur la voie à suivre.

Après avoir passé en revue la situation sécuritaire de la région, les chefs d'Etat et de gouvernements ouest-africains ont exprimé leur satisfaction face aux progrès enregistrés dans la mise en application des accords de paix en Côte d'Ivoire et au Togo mais aussi la consolidation de la paix au Liberia et en Sierra Leone.

Ils ont aussi exprimé leur satisfaction quant à la situation qui prévaut actuellement en Guinée.

Ils ont noté que les élections étaient en train de devenir la norme dans les Etats membres et demandé que la CEDEAO continue de promouvoir le partage des expériences dans le cadre de la réforme des systèmes et processus électoraux, et la promotion de bonnes pratiques électorales dans la région.

Concernant la menace des stupéfiants, ils ont promis de travailler ensemble dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et promis de soutenir les Etats membres confrontés à ce fléau.

Par ailleurs, les dirigeants ouest-africains ont rendu hommage au président sierra léonais Ahmed Tejan Kabbah, qui quitte ses fonctions dans le courant de cette année, pour son rôle dans la promotion des idéaux de la Communauté.

Ils ont félicité et accueilli chaleureusement le président Umaru Musa Yar'Adua du Nigeria, qui participait à son premier sommet.

Ils ont également adressé leurs félicitations aux présidents Abdoulaye Wade du Sénégal et Amadou Toumani Touré du Mali pour leur réélection.

Le fait marquant du sommet a été la prestation de serment du Président de la Commission, Mohamed Chambas, devant le Président de la Cour de Justice communautaire, la Juge Aminata Malle Sanogo.

En prêtant serment, M. Chambas s'est engagé "à exécuter en toute fidélité, discrétion et conscience, les missions qui lui sont assignés dans l'intérêt exclusif de la Communauté".

Les chefs d'Etats et de gouvernements du Ghana, du Togo, du Bénin, du Liberia, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, du Nigeria et de Sierra Leone étaient présents à ce sommet.

Mais aussi ceux du Niger, du Sénégal, de Guinée, de Gambie et de Côte d'Ivoire.

Mara Michel Basaula-Divididi
N'dombasi Gustave  Jazy

© Patriote Congolais

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L'ingéniosité d'un Kenyan transforme les ordinateurs en postes de TV

Norman_MutangaL'ingéniosité d'un Kenyan offre une seconde vie aux ordinateurs
17 juin 2007 - AFP

Fatigué de subir les séries télé à l'eau de rose regardées par sa femme, un Kenyan spécialisé dans le recyclage des ordinateurs a mis fin à son calvaire en utilisant de vieux appareils pour assembler sa propre télévision, écologique de surcroît.

Norman Mutunga a transformé des ordinateurs dépassés en écran télé et s'est ainsi doté à la maison d'un second poste de télévision fonctionnant avec des piles ou à l'énergie solaire.

Après une petite démonstration, de nombreux Kenyans sceptiques ont été séduits.

L'image de l'écran est de très bonne qualité et le prix imbattable: un téléviseur recyclé coûte environ 75 dollars (55 euros), soit moitié moins cher qu'un écran neuf dans un pays où les deux-tiers de la population vit avec moins de un dollar par jour.

Cet appareil peut aussi être connecté à un lecteur DVD ou à une console de jeu. Et puis, il est écologique.

"On nous a dit qu'on était fou, mais nous avons réussi, et nous avons réduit les déchets électroniques", résume M. Mutunga, la trentaine, qui s'est lancé en 2006 dans ce projet avec l'organisation non gouvernementale (ONG) Des Ordinateurs pour les écoles au Kenya (CFSK).

Pour CFSK, qui réhabilite de vieux ordinateurs depuis 2002, recycler les déchets électroniques est une priorité absolue.

"Un ordinateur tout neuf deviendra un jour un déchet électronique", explique le numéro 2 de CFSK, Fred Okono. "Il fallait donc trouver des moyens écologiques pour résoudre notre appétit de technologie", ajoute-t-il.

Chaque année, entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets électroniques, qui peuvent contenir du mercure ou du plomb et contaminer l'environnement, sont produits dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Cent soixante-dix pays ont ratifié la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination, un texte entré en vigueur en 1992. Mais de nombreux déchets électroniques concernés par cette convention continuent à traverser les frontières.

La plupart atterrissent en Afrique sous forme de dons à des organisations. "On récupère souvent ce que le reste du monde n'utilise plus", constate M. Okono, en regardant des piles de disques durs démantelés dans son atelier des environs de Nairobi.

"J'ai noté que l'un des pays les plus connus pour ce trafic est les Etats-Unis. Ils nous envoient des imprimantes matricielles sous prétexte de nous aider, mais en fait ils nous envoient ce qu'ils ne veulent plus", estime M. Mutunga.

"Comment doit-on faire avec ces trucs ?, se demande-t-il: Les mettre dans un musée et demander aux visiteurs de payer pour voir des fossiles de la technologie" qui ne sont pas aujourd'hui recyclables, comme les écrans d'ordinateurs, dans un pays en voie de développement comme le Kenya?

Mara Michel Basaula-Divididi
N'dombasi Gustave  Jazy

© Patriote Congolais

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Tour de l'Actualité d'Afrique, du Moyen-orient et d'Asie

IrinIRIN Service français
Bulletin hebdomadaire n°364 du 11 au 15 juin 2007
DAKAR, 16 juin 2007 (IRIN)

AFRIQUE DE L'OUEST

NIGER: Afflux d'enfants nigérians dans les centres nutritionnels du Niger
De plus en plus d'enfants nigérians malnutris sont amenés par leurs mères dans les centres nutritionnels d'urgence du Niger, pays le plus pauvre de la planète, pour trouver l'aide médicale qui leur fait défaut au Nigeria, le premier pays exportateur de pétrole d'Afrique.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72739

TCHAD: Les armes et la haine font taire la voix de la raison
Saïd Ibrahim Mustapha, ancien sultan de Goz Beida, la capitale du département du Dar Sila, dans le sud-est du Tchad, est un homme dont les opinions sur le conflit complexe qui sévit dans l'est du Tchad sont aujourd'hui écoutées avec attention par les diplomates et les travailleurs humanitaires.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72676

NIGER: Démographie galopante et réduction des surfaces cultivables

Avec trop peu de terres arables et trop de bouches à nourrir, le Niger se dirige vers une crise permanente de sécurité alimentaire, ont expliqué certains experts. « En comparant la superficie des terres cultivables au niveau démographique, on se rend bien compte que le Niger est très proche de la saturation », a déclaré Hassane Saley, secrétaire exécutif du Conseil national pour le développement durable (CNDD).

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72675

AFRIQUE DE L'EST/CENTRALE


SOUDAN: Appel pour un déploiement rapide de la force hybride au Darfour
Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit s'assurer que la décision du Soudan d'accepter le déploiement au Darfour d'une force hybride, composée de forces de l'Union africaine (UA) et des Nations Unies (ONU), soit immédiatement suivie d'effet, a plaidé l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72740

GRANDS LACS


BURUNDI: La terre au cour des préoccupations des rapatriés
Bastion de la rébellion, la province de Bujumbura Rural, qui englobe Bujumbura, la capitale burundaise, a pendant des années été inaccessible aux travailleurs humanitaires et ses habitants ont été isolés de la vie économique de la ville. Mais tout a changé en 2006, après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les Forces nationales de libération (FNL) - le dernier mouvement rebelle encore actif dans le pays -, une trêve qui a permis l'ouverture effective de la province au reste du pays.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72756

RCA: Suspension des activités humanitaires après le meurtre d'une volontaire

Le meurtre d'une volontaire française de Médecins sans frontières dans le nord-ouest de

la République Centrafricaine

(RCA) a contraint des organisations non gouvernementales à suspendre leurs opérations dans la région, selon certaines sources. Elsa Serfass, 27 ans, a été touchée par des tirs contre le véhicule à bord duquel elle circulait, alors qu'elle se rendait le 11 juin dans le nord-ouest de la RCA
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72717

CONGO-RDC: Des défenseurs des droits humains réclament la libération des détenus
Des groupes de défense des droits humains de
la République du Congo et de la République Démocratique du Congo (RDC) voisine, ont lancé un appel pour la libération des personnes détenues par les services de sécurité de ces deux pays d'Afrique centrale. « Nous réclamons la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes arrêtées et détenues par les services de sécurité des deux Etats », a dit Floribert Chebeya Bahizire, président de la Voix des sans voix, une association de défense des droits de l'homme, lors d'une conférence de presse à Brazzaville, capitale de la République du Congo.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72671

CORNE DE L'AFRIQUE


SOMALIE: Les déplacés retrouvent une ville en proie aux pénuries
De nombreux déplacés affluent vers Mogadiscio, la capitale somalienne, où ils retrouvent leurs maisons en ruines et font face à une pénurie de nourriture et de soins médicaux, ont révélé plusieurs sources locales. « D'après nos estimations, 16 000 à 17 000 familles sont revenues dans la ville depuis la fin des grandes opérations militaires [fin avril-début mai] », a indiqué une source proche des associations d'aide aux déplacés de retour chez eux.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72673

AFRIQUE AUSTRALE

COMORES: Recours à l'armée envisagé pour résoudre la crise électorale
Le gouvernement envisage de résoudre manu militari la crise électorale naissante qui secoue Anjouan, l'une des trois îles de l'océan Indien qui forment l'Union des Comores, a appris IRIN de source sûre. Dimanche 10 juin, conformément au calendrier établi, des élections se sont tenues sur les îles de
la Grande-Comore et de Mohéli. Le scrutin d'Anjouan, en revanche, avait été initialement reporté d'une semaine à la suite d'affrontements sanglants entre les forces du gouvernement de l'Union et la police paramilitaire de l'île.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72755

ZIMBABWE: Les enfants restés au pays paient le prix de l'émigration
Il y a sept ans, la mère de Jane confiait sa fille à une famille amie de longue date pour partir travailler en Angleterre comme aide-ménagère. Jane, aujourd'hui âgée de 12 ans, n'a jamais revu sa mère, elle a été violé à huit reprises par l'ex-partenaire de sa tutrice et a tenté deux fois de se suicider. L'histoire de Jane est semblable à celle de milliers d'enfants confiés à des familles ou à des amis par leurs parents partis chercher du travail à l'étranger.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72693

ASIE

PAKISTAN: La « talibanisation » menace la scolarisation des filles dans l'ouest
Ghazala Shaheen, 12 ans, et son père ont visité cinq écoles à Peshawar, et sous le climat chaud et légèrement humide de la ville, capitale de la province de
la Frontière du Nord-Ouest (PFNO) au relief accidenté, ils ont à la fois faim et soif. « Nous vivons dans la vallée de Swat, à Malakand, mais maintenant que les menaces envers les professeurs et les écolières se sont multipliées, nous prévoyons de venir nous installer à Peshawar », a expliqué Jan Muhammad Khan, le père de Ghazala, en avalant d'un coup son verre d'eau, assis au domicile d'un membre de sa famille.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72758

AFGHANISTAN: Controverse autour du plan de destruction des champs de pavots
Le président afghan Hamid Karzaï subit des pressions de la part des Etats-Unis, qui souhaitent le voir mettre en ouvre un plan controversé de lutte contre les stupéfiants. Ce plan devrait permettre de détruire les cultures de pavots afghanes par vaporisation de substances chimiques, ont confirmé plusieurs responsables du gouvernement jeudi. « Nous subissons des pressions pour nous obliger à utiliser des produits chimiques afin de détruire les champs de pavots », a expliqué à IRIN Habibullah Qaderi, le ministre afghan de
la Lutte contre les stupéfiants, alors qu'il se trouvait à Kaboul, la capitale.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72703

SRI LANKA :
La Cour suprême invalide l'ordre d'expulsion des Tamouls
La Cour
suprême du Sri Lanka a ordonné l'arrêt immédiat de l'expulsion des Tamouls de Colombo, la capitale, une opération de sécurisation menée par la police et vivement critiquée par la communauté nationale et internationale. Près de 400 hommes, femmes et enfants de la minorité tamoule, expulsés de Colombo par des agents de police et des forces de sécurité, ont été abandonnés dans la ville de Vavuniya, dans le nord, le 7 juin.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72674

 

MOYEN-ORIENT

TPO: Aide humanitaire réduite après la mort de deux agents des Nations Unies

L'Agence de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a décidé de suspendre temporairement la plupart de ses opérations humanitaires dans la bande de Gaza, après la mort de deux de ses employés tués au cours d'affrontements entre factions armées palestiniennes. La distribution de l'aide alimentaire d'urgence et des soins de santé aux 850 000 réfugiés se poursuivra, mais le soutien scolaire et la collecte des ordures seront suspendus

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72721

ISRAEL-TPO: La pauvreté jette les enfants palestiniens à la rue

Younis, huit ans, passe ses journées à se faufiler entre les voitures à une intersection très fréquentée de l'est de Jérusalem, proposant des jouets en peluche aux conducteurs pour gagner un peu d'argent et subvenir aux besoins de sa famille démunie.
« A la fin de la journée, je donne tout l'argent [que j'ai gagné] à mon père. Aucun de mes parents ne travaille. S'ils avaient un emploi, ils travailleraient à notre place. Les objets que je vends viennent de Ramallah - c'est mon père qui les achète », a raconté le jeune garçon, originaire d'Al Ram, une banlieue de Jérusalem aujourd'hui coupée de la ville par les blocs qui composent la barrière dressée par Israël en Cisjordanie.

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72702

LIBAN: Près d'un Libanais sur trois veut quitter le pays – Etude

L'instabilité économique et l'insécurité croissante incitent des Libanais de plus en plus jeunes et de mieux en mieux formés à s'expatrier, et cette fuite des cerveaux menace l'avenir économique et social du pays, ont prévenu plusieurs chercheurs. « Nous souffrons d'une fuite des cerveaux extrêmement grave », a expliqué à IRIN Kamal Hamdan, directeur du Centre libanais de recherche et d'études. « Les "cerveaux" quittent le pays, leur diplôme sous le bras. Ce sont ces jeunes gens-là qui seraient devenus cadres moyens ou entrepreneurs. A long terme, leur absence pourrait se solder par une grave pénurie de décideurs et de managers ».

Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72696


IRIN/PlusNews Service français VIH/SIDA

BURKINA FASO: « Une personne séropositive le restera toute sa vie »
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72757

MOZAMBIQUE: Plus assez de lits dans les hôpitaux pour les patients séropositifs
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72737

OUGANDA: Plus de distribution de préservatifs féminins, trop « bruyants »
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72736

GUINÉE-BISSAU: Une loi pour protéger les personnes séropositives
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=72712

AFRIQUE DU SUD: Un taux de prévalence du VIH légèrement en baisse – Etude
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=72707

MALI: Le sida se fait retirer son permis de conduire
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=72691

AFRIQUE: Le dépistage du VIH doit être repensé - Nations Unies
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72664

OUGANDA: Un rapport d'audit dénonce les défaillances du système de santé
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72659


Pour en savoir plus en anglais

West Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=WA&Service=ENG
Great Lakes : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=GL&Service=ENG
Horn of Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=HOA&Service=ENG
East Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=EAF&Service=ENG
Southern Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=SAF&Service=ENG
Asia : http://www.irinnews.org/IRIN-Asia.aspx
Middle East : http://www.irinnews.org/IRIN-Asia.aspx

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16 juin 2007

Les enquêteurs ont retrouvé l'enregistreur de conversations de l'avion

accident_avion_camerounCAMEROUN
Agence Reuters à YAOUNDE

Le gouvernement camerounais fait savoir que les enquêteurs ont retrouvé l'enregistreur de conversations de l'avion de la compagnie Kenya Airways qui s'était écrasé début mai dans la forêt dense du Cameroun, tuant ses 114 occupants.

Comme mentionné dans un communiqué signé par Mr Dakolé Daissala, ministre des Transports, l'enregistreur de conversations dans le poste de pilotage a été retrouvé sur le site de l'accident le 15 juin 2007.

Le ministre Dakolé Daissala ajoute que "les dispositions sont en cours pour l'acheminement de l'enregistreur au laboratoire du "Transportation Safety Board Canada-Engineering' à Ottawa pour son décrytage".

L'on se souviendra que le Boeing 737-800, qui n'était en service que depuis six mois, a chuté non loin de l'aéroport de Douala, peu après avoir décollé à destination de Nairobi par mauvais temps, dans la nuit du 4 au 5 mai.

Les équipes de recherche avaient déjà récupéré une première "boîte noire", l'enregistreur des données de vol, mais l'enregistreur de voix doit contenir les dernières minutes de conversations entre le pilote et le copilote, ce qui devrait aider à faire la lumière sur la cause de l'accident.

Les efforts pour retrouver ce second enregistreur ont été gênés par les pluies abondantes qui remplissaient rapidement les cratères dégagés par les équipes de recherche, ce qui transformait le site de l'accident en un bourbier.

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Un écrivain originaire de Bukavu décrit les relations entre ses compatriotes et leurs voisins

charles_djungu_simbaAfrique Centrale - 10 juin 2007
par CHARLES DJUNGU-SIMBA K.

Un écrivain originaire de Bukavu, à l’est de la République démocratique du Congo, décrit les relations entre ses compatriotes et leurs voisins.

Deux fois par semaine, j’initie des étudiants en communication à l’histoire et à l’analyse du cinéma, du théâtre et du livre, au Centre universitaire de paix (CUP) situé à quelques encablures du poste frontière de Nguba (République démocratique du Congo). De là, j’aperçois la préfecture rwandaise de Cyangugu. Un filet d’eau nommé Ruzizi, déversoir des eaux lacustres du Kivu dans le Tanganyika, sépare officiellement les deux États, mais, de part et d’autre, c’est le même pays.

L’aéroport rwandais de Kamembe est à dix minutes en voiture.

Les Belges l’avaient construit pour desservir la ville congolaise de Bukavu. Sa fermeture unilatérale par Kigali, lors de l’une de ces nombreuses crises à répétition entre les deux pays voisins, avait contraint les autorités congolaises à aménager, à 30 kilomètres de Bukavu, le petit aéroport de Kavumu, encastré entre deux collines.

Depuis quelque temps, les Rwandais réaménagent leur aéroport et ont construit des entrepôts pour les marchandises congolaises devant être expédiées ou dédouanées via l’aéroport de Kamembe.

Côté congolais, on reconnaît volontiers le sens de l’organisation et de l’ordre, la discipline et le patriotisme de nos voisins. Tout le contraire de nous autres !

À la frontière, des fonctionnaires congolais véreux vous attendent avec des quit­tances datant de l’ère Mobutu. À peine vous êtes-vous échappé de leurs guichets poussiéreux que des soldats vous interpellent pour exiger leur dîme : 100 francs congolais par passage.


Côté rwandais, rien de tel. Dès que vous avez exhibé votre pièce d’identité, les agents en faction vous laissent continuer votre chemin. Ici, on ne badine pas avec l’ordre, et toute tentative de soudoyer un fonctionnaire vous mène droit dans l’une des nombreuses prisons du pays.


Tout récemment, j’ai retrouvé une vieille connaissance, Athanase. Après avoir galéré dans l’enseignement, mon ami vient de trouver un emploi des plus intéressants au Rwanda. Des religieuses hutues qu’il avait aidées à échapper à une mort certaine au Congo lui ont proposé d’enseigner les mathématiques dans leur lycée. Il n’a eu guère besoin de réfléchir pour choisir entre son poste au Congo et l’offre rwandaise. Une semaine sur deux, il revient à Bukavu, retrouver sa famille.


« Nous qui vivons là-bas, confie-t-il, nous avons une tout autre vision du Rwanda ! C’est vrai que les blessures du génocide sont loin de s’être refermées. Mais pour de très nombreux Rwandais, une nouvelle page de leur histoire a été tournée depuis. Tutsis et Hutus se côtoient à nouveau et si on ne vous les désigne pas, il est souvent difficile de les distinguer, à première vue, les uns des autres. Crois-moi, cher ami, le Rwanda d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec les clichés diffusés par certains médias. Nos voisins ne sont pas encore au paradis, mais, à tout prendre, ils sont sur la bonne voie. Ce qui est surtout évident et frappant, c’est leur détermination à tous, dirigeants et populations, à bâtir un pays nouveau, moderne. »


Je n’ai aucune raison de mettre en doute la bonne foi d’Athanase. Mais les gens de Nguba, me parlent, eux, de voisins plutôt distants, insaisissables, rusés et perfides. Et bien qu’ils vantent l’efficacité de l’administration rwandaise, ils n’accepteraient pour rien au monde de changer de nationalité. Chaque fois qu’ils en ont l’occasion, ils ne se lassent point de réciter le chapelet de récriminations.

« Ils nous revendent très cher nos propres produits vivriers, se plaignent-ils. De la plaine de Ruzizi où nous les récoltons, nous sommes obligés de les faire transiter par leurs vieilles routes pour atteindre plus facilement Bukavu. Sur le lac, nos pêcheurs sont régulièrement victimes d’arraisonnements dans nos eaux territoriales par des bandits armés venant du Rwanda. »


C’est en direction du Rwanda aussi que les gens d’ici plaçaient jadis les portes de leurs huttes et cabanes, car c’est de là que, de tout temps, le danger était supposé provenir …

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Loi fondamentale du 19 mai 1960

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PLAIDOYER POUR UN COMMONWEALTH ENTRE LA BELGIQUE, LE CONGO, LE BURUNDI ET LE RWANDA

Loi fondamentale du 19 mai 1960

Le Pasteur Juriste Prosper SENDWE, auteur de :« La Loi Fondamentale Belge du 19 mai 1960 relative aux structures du Congo - Mai 2003 -  ed. Academia Bruylant » a développé le point de vue de l’Ecole africaine de Bruxelles et du Comité pour l’avènement d’un Commonwealth entre la Belgique, le Congo, le Burundi, et le Rwanda.

 

Le Pasteur SENDWE se réfère à son étude juridique de la loi fondamentale belge du 19 mai 1960 relative aux structures du Congo. Il reconnaît dans cette loi, 3 fonctions principales. Il s’agit d'une :

 

  1. Loi spéciale belge
  2. Constitution pour la transition en République démocratique du Congo
  3. Base constitutionnelle pour l’avènement d’un Commonwealth entre la Belgique, le Congo, le Rwanda et le Burundi.

Quelle actualité comporte pour nous une telle loi, promulguée il y a quarante-trois ans et depuis tombée pratiquement en désuétude ?

Le Pasteur SENDWE reconnaît que ni en Belgique, ni au Congo, cette loi n’a été abrogée conformément aux formes substantielles prévues : elle est donc toujours valide.


Ensuite, il examine l’intérêt de cette loi.

Il constate que la République démocratique du Congo, dans ses frontières du 30 juin 1960, est la création de cette loi. Il remarque que celle-ci comporte un programme de formation de l’Etat congolais et de consolidation de son indépendance.

La République démocratique du Congo ne pourra être définitivement et complètement indépendante qu’à l’issue du processus fixé par la loi fondamentale, qui consiste en la mise en vigueur de la Constitution définitive, élaborée, adoptée et promulguée selon les formes substantielles prévues. 

M. SENDWE constate que le coup d’état du colonel Joseph Désiré Mobutu du 14 septembre 1960, en neutralisant les principaux acteurs congolais prévus par la loi fondamentale, a ruiné définitivement toute la légalité au Congo.


Depuis lors, le pouvoir n’a plus été exercé qu’à la suite de coups de force successifs.

Du point de vue juridique, la République démocratique du Congo est en transition depuis le 30 juin 1960 en attente d’une Constitution congolaise définitive et cette transition légale n’est pas à confondre avec les multiples périodes transitoires que l’on connaît depuis le 14 septembre 1960.

La loi fondamentale du 19 mai 1960 est également d’actualité parce que :

D’après l’étude du Pasteur SENDWE, elle fournit la base constitutionnelle de l’établissement d’un Commonwealth entre les quatre Etats souverains de Belgique, du Congo, du Rwanda et du Burundi.

D’après le Pasteur SENDWE, les troubles, les guerres et les massacres génocidaires, qu’ont connus au cours des quarante dernières années les régions d’Afrique centrale s’expliquent sans doute par l’absence d’un cadre institutionnel regroupant les quatre Etats, historiquement et longtemps unis, que sont ces quatre pays. Pourtant, la loi fondamentale, en parlant d’unions à établir entre ces Etats, prévoit un tel cadre.

 

Deux fois, au Parlement belge, en mai 1984 et en mai 1986,

Le projet d’un Commonwealth à établir entre ces quatre pays a été évoqué. Le Pasteur SENDWE pense que cette double évocation n’a pas été suivie d’effet durable, parce qu’elle ne se référait pas aux dispositions pertinentes prévues par la loi fondamentale du 19 mai 1960.

Dans l’intérêt mutuel des peuples belge, congolais, rwandais et burundais, et tenant compte du capital historique de sympathie entre ces peuples,

Le Pasteur SENDWE estime que les différents contentieux historiques, financiers et autres pourront sereinement et harmonieusement être résolus dans le cadre d’un Commonwealth entre les quatre Etats, tel que prévu par la loi fondamentale du 19 mai 1960.

Dans ce contexte, la Communauté Chrétienne d’Auxiliaires pour l’Université Africaine (CAUA) a contribué, depuis le 1er juillet 1998, à l’établissement d’un « Comité pour l’avènement d’un Commonwealth Congo-Rwanda-Burundi- Belgique », en abrégé Comité CRBB.

 

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12 juin 2007

Tragique contrariété entre fait politique et règle juridique.

justiceTragique contrariété entre fait politique et règle juridique.

En Afrique noire en général, et en RDC en particulier, le système socio-normatif s'analyse comme un "Etat de droit-politique" où le principe politique associé à la tribalité, (préalablement instrumentalisée) domine le principe juridique. Mais, le principe politique lui même, centré sur la domination et l’accumulation des privilèges au profit de quelques individus ou de quelques groupes d’individus, est éloigné de la satisfaction des besoins des collectivités primaires, locales ou tribales avec lequel il finit par entrer en concurrence. De leur côté, loin de trouver leur compte dans ce jeu de pouvoir et cette lutte de dominance, celles-ci développent des attitudes de plus en plus particularistes, rejetant le pouvoir et le droit de l’Etat au profit du pouvoir et du droit de la tribu, de l’ethnie, du groupement local. Finalement, on s’installe dans un cercle vicieux destructeur de l’ensemble. Surtout que dans cette lutte d’hégémonie, l’on a perdu le sens, la signification et le contenu de l’Etat, du Droit et de l’Ethnie. Naturellement on ne se préoccupe plus de ce qui pourrait les unir de façon efficace autour des entreprises de développement.

(Pierre AKELE Adau et Angélique Sita, Des lois indispensables pour l’application de la constitution de la troisième république, CEPAS, Octobre 2006, p9).

Sortir de la logique de destruction est une nécessité pour les membres de la nation congolaise.

S'il vous plaît, n'attendez pas un ordre pour agir au profit des populations congolaises et de l'existence d'un Etat de droit en RDC.

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15 mai 2007

Problématique des sans papiers et l’immigration clandestine en Europe sur un fond d’escroquerie politique des pays du sud ?

udepProblématique des sans papiers et l’immigration clandestine en Europe sur un fond d’escroquerie politique des pays du sud ?

Mise en ligne le 09 mai 2007

Un débat s’est tenu le lundi 07 mai 2007 à partir de 20h15 sur

la Place

des Martyrs à 1000 Bruxelles sous le chapiteau de

la Compagnie

des Nouveaux Disparus (Théâtre nomades des quartiers), sur la problématique des sans papiers et de l’immigration, la politique d’asile et les droits de l’hommes. La période préélectorale aidant, le moment est propice afin d’entendre les différents hommes et femmes politiques sur cette question d’actualité qui cache parfois des vraies tragédies et des souffrances humaines.

Le public était composé des sans-papiers ainsi que des Belges de souches. Côté personnalités politiques, l’Ecologiste Isabelle Durant fut le seul chef de file à répondre présent, le parti socialiste francophone fut représenté par Madame Lalieux, Monsieur Dominique Werts du CDH a remplacé sa présidente de parti Madame Joëlle Milquet, le Commissaire européen, en vacance, et libéral francophone Louis Michel a délégué son ami du MR le Ministre de

la Coopération

au développement Armand De Decker, mais ce dernier a brillé par son absence, sans s’excuser. Mépris pour les organisateurs ou dédain viscéral envers les sans-papiers ? Aux électeurs Bruxellois d’en juger. Le Spirit et le Groen ont été les seuls partis flamands qui ont daigné répondre cette invitation. La société civile fut valablement représentée par le Président de

la Commission

‘Etranger’ de la ligue des droits de l’homme Monsieur Michel Kaiser, Madame Frédérique Mawet directrice du CIRE, Monsieur Jamel Youssfi metteur en scène de

la Compagnie

des Nouveaux Disparus, ainsi que les membres de l’Union pour

la Défense

des Sans-Papiers l’ UDEP. La modération fut assurée par Benoît FEYT, journaliste à Télé Bruxelles.

Les débats furent essentiellement axés sur les mesures urgentes à prendre afin de résoudre le problème des sans-papiers. Régularisation en masse ou au cas par cas ? Tous les partis politiques présents dans ce chapiteau ont été à des degrés divers d’accord pour une régularisation des sans-papiers sur base des critères clairs, tout en dénonçant la politique de l’actuel Ministre de l’intérieur le libéral flamand du VLD Monsieur Patrick Dewael, basée sur les statistiques, indépendamment de la réalité de chaque candidat réfugié ou sans-papiers. Le hic est qu’en Belgique il n’y a pas vraiment d’opposition politique, car près que tous les partis sont invités à la mangeoire aux différent niveaux de pouvoir, grâce à des coalitions contre-nature, exception faite pour les partis d’extrême droite. En cette période préélectorale, chacun va essayer de tirer la couverture de son côté, c’est de bonne guerre !

La société civile et les représentants des sans-papiers ont exprimé leur souhait, celui d’une régularisation massive sans aucun critère sélectif. Ils ont décrits certaines réalités de la vie des sans-papiers notamment, leurs participations dans l’économie de

la Belgique. L

’exploitation dont ils font l’objet de la part de certains employeurs véreux, qui n’hésitent pas à proposer des salaires de l’ordre de 2 Euros par jour. En passant par les marchands de sommeil qui proposent de taudis à des prix qui dépassent parfois les prix de chambres d’hôtels de lux. Immigration choisie ou immigration subie ? En abordant ces deux approches, les participants n’ont pas manqué de faire allusion à la polémique suscitée par Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle française. Les politiques belges ne s’hasardent pas beaucoup sur ce terrain au risque de faire le nid de l’extrême droite.

Par ailleurs, les participants à ce débat ont soulevé l’absurdité des ‘’centres fermés’’. Une vraie honte pour un pays dits démocratique qu’est

la Belgique. Les

enfants non accompagnés, les nouveaux nés, les femmes enceintes et les vieillards sont indistinctement emprisonnés dans ces « goulags » que je qualifie de « camps de concentration » de sinistre mémoire. Autant les jeunes enfants et les nouveaux nés ne peuvent être condamnés à des peines d’emprisonnement par les Cours et Tribunaux, autant

la Justice

de ce pays accepte la présence surréaliste des nouveaux nés dans ces camps de concentrations dits pudiquement centres fermés, dont l’un d’entre eux est situé sur le tarmac de l’aéroport international de Zaventem. Auschwitz, Guantanamo ou Alcatraz, vous avez le choix. C’est inacceptable !

Une petite réflexion toute simple, que dirait l’opinion publique occidentale si un gouvernement d’un pays du sud décidait d’enfermer un nouveau né européen dans un centre fermé situé sur le tarmac d’un aéroport international ? Qui peut dès lors croire à l’égalité entre les hommes, si bien décrit dans la charte universelle des Nations Unies sur les droits de l’homme ?

Le débat tendait vers la fin sans que personne dans le chapiteau ne puisse aborder l’aspect le plus important de cette problématique des sans-papiers, à savoir, la recherche du diagnostic étiologique ou les raisons profondes de cette hémorragie démographique des pays du sud. Hypocrisie, volonté délibérée d’éluder la question ou simple méprise ? J’ai dû sortir de mon silence afin de partager mon opinion sur cette question, sans détour ni langue de bois. Comment peut-on expliquer que ces hommes et femmes décident un jour de tout laisser chez eux et de partir vers un univers lointain et inconnu ? Pourquoi les habitants des pays du sud ont-ils perdu espoir et se réfugient tous dans un rêve chimérique, celui de trouver le bonheur en occident ? Un silence assourdissant retentit dans le chapiteau.

Je ne pouvais continuer ma réflexion sans parler de mon pays d’origine

la République Démocratique

du Congo, le pays le plus riche de la planète en terme de richesses naturelles. Son sous-sol regorge notamment : du cobalt (34% des réserves mondiales connues), de cuivre (10% des réserves mondiales), mais aussi de l’or, du diamant, du béryllium, de l’étain, du niobium, du germanium, de l’uranium, du colombo-tantalite (coltan), du zinc, du manganèse, du tungstène … du pétrole, du gaz méthane et abrite la deuxième forêt tropicale primaire de la planète. Un seul exemple chiffré du pillage de

la RD Congo

: l'exploitation minière par les multinationales occidentales se fait à un taux sans précédent et il est estimé à quelques 6 millions de dollars par jour, uniquement en cobalt brut (un élément des superalliages essentiels aux industries nucléaire, chimique, aérospatiale et de défens).

La conséquence de ce pillage à outrance est que

la RD Congo

se place en queue de peloton pour son PIB et ses habitants ne pensent qu’à fuir la misère ainsi que la tyrannie du régime en place. Certains Congolais se retrouvent un jour sans-papiers en Belgique ou à ailleurs.

A cet instant, J’ai senti une certaine gêne, teintée d’hypocrisie dans les regards de ces hommes et femmes politiques assis à moins de

6 mètres

de moi. Soudain, ils se sont tous mis à prendre des notes comme si la matière ferait l’objet d’un examen oral en juin (période électorale) Sic ! Dans le souci de ne pas monopoliser la parole, j’ai simplement résumé le problème congolais ou plutôt l’escroquerie politico-économique dont est victime

la RD Congo

depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, en citant le procès en cours au Tribunal Correctionnel de Bruxelles qui oppose le peuple congolais représenté par l’asbl CERCO ULB contre l’Office national belge du Ducroire. Ce dernier, sous l’influence de certains hommes politiques, a octroyé des aides et garantis de manière frauduleuse au profit du consul honoraire de France, le conseiller fédéral belge au commerce extérieur, le très controversé homme d’affaires belge Monsieur Georges Arthur FORREST et associés. Cette joint-venture soulage les pauvres congolais de son Germanium et d’autres minerais précieux contenus dans le terril de Lubumbashi au Katanga. D’autre part, GA. FORREST finance le parti politique du dictateur Joseph KABILA. La légitimation de ce dernier est organisée, sécurisée et financée par la commission européenne à hauteur de 500 millions d’Euros argent d’honnêtes contribuables occidentaux.

De toute évidence, le pillage des richesses naturelles de

la RD Congo

, par les multinationales occidentales, n’est possible que grâce à un régime qui échappe totalement à tout contrôle parlementaire véritable, un régime autocratique et sanguinaire responsable des récents massacres de Kinshasa et du Bas –Congo. Un régime qui n’a pas hésité à tirer à l’arme lourde sur 14 Ambassadeurs occidentaux à Kinshasa le 21 août 2006. Dans ces conditions de répression sauvage, de massacre et de famine, la population civile congolaise n’a malheureusement plus d’autres choix que de fuir pour survivre. Ces pauvres hommes et femmes prennent exactement la même direction que les richesses minières de leur sol et sous-sol, ironie du sort !

En outre, les peuples du sud artificiellement appauvris se retrouvent doublement pénaliser. Ils sont obligés de payer la dette et les intérêts d’une dette odieuse contactée à leur dépend, par les régimes tyranniques, auprès des Etats et des Institutions internationales. Les Ministères de la coopération au développement des pays bailleurs des fonds rapportent plus de devise que tous les autres Ministères réunis. Raison de plus pour que la misère des pays du sud puissent continuer. Ce business morbide savamment organisé depuis l’époque coloniale, ne s’arrêtera pas tant que les populations du sud n’auront pas compris que les Etats n’ont pas d’amis. La notion de la sélection naturelle et la lutte pour la survie de Charles Darwin, ainsi que la dualité entre le prédateur et sa proie sont d’actualité. Malheur à une proie qui s’ignore !

En conclusion, je pense que la problématique des sans-papiers, de l’immigration clandestine, de l’asile politique et économique, ne trouvera jamais de solution durable tant que certains gouvernements occidentaux continueront à entretenir les réseaux de pillage des richesses naturelles des pays du sud et d’organiser des élections bidons afin de légitimer des dictateurs, garants des contrats léonins. Pour être plus clair, cette problématique des sans-papiers, est totalement artificielle. Les solutions proposées par ces têtes bien pensantes sont purement cosmétiques et ne constituent qu’un emplâtre sur une jambe de bois. Refuser de voir la vérité en face, nier sa propre responsabilité dans la tragédie des peuples du sud, est inacceptable. La liberté a un prix, les hommes et femmes des pays du sud doivent en prendre conscience et agir en conséquence.

Benjamin Stanis Kalombo
Président de l’Association pour

la Promotion

de

la Démocratie

et du Développement de

la République Démocratique

du Congo, APRODEC ASBL.
Tél : 00 32.484.925.836
kalombobs@yahoo.fr

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