18 juin 2007
Une Afrique de l'ouest sans frontières verra le jour en 2020
Une Afrique de l'ouest sans frontières verra le jour
en 2020
16 juin 2007 - PANAPRESS
Les dirigeants ouest-africains ont adopté la Vision stratégique, qui
consiste à transformer l'Afrique de l'ouest en une région sans frontières
intérieures d'ici à l'horizon 2020, d'après le communiqué rendu public vendredi
à l'issue de leur sommet à Abuja, au Nigeria.
La
Vision
prévoit de passer d'une "CEDEAO des Etats" à une "CEDEAO des
peuples", où les citoyens peuvent créer et profiter des opportunités pour
une production durable, en exploitant les énormes ressources de l'Afrique de
l'ouest.
Elle envisage aussi la création d'un large espace où les
citoyens pourront faire des affaires et vivre dans la dignité et la paix dans
le respect de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance.
Le communiqué souligne que la vision devrait aussi entraîner
une transformation des structures d'intégration existantes au niveau national
et régional en une seule Communauté économique régionale dotée d'agences
spécialisées cohérentes.
Selon le communiqué, les priorités à court terme de la
région doivent inclure le développement d'infrastructures régionales, le
renforcement des capacités de négociations commerciales, la consolidation de la
paix et de la démocratie, la réduction de la pauvreté, la mise en oeuvre fidèle
de la Politique agricole commune (ECOWAP) et la conception du Programme de développement
communautaire.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des 14 Etats membres,
qui ont participé à ce sommet de 24 heures, ont également noté que la vision
stratégique doit être popularisée afin d'attirer plus d'investisseurs dans la
région.
A cet effet, des projets spécifiques régionaux doivent être
évalués et présentés dans un plan de développement communautaire conçu pour
générer des opportunités d'emplois pour la jeunesse ouest-africaine.
Ce 32ème sommet ordinaire a également adopté le rapport
provisoire de la Commission pour 2007, un synopsis des résultats enregistrés par la Communauté et les récents
défis auxquels se heurte le processus d'intégration.
Le rapport montre que la région a enregistré un taux de
croissance de son PIB de 6,1% en 2006, contre 5,5% l'année précédente.
Les dirigeants ont observé que les prix élevés des produits
pétroliers continuent de menacer les économies de la région et ont préconisé
une étude du marché pétrolier international en vue de faire des propositions
sur les voies et moyens d'atténuer ses effets adverses.
Ils ont invité la Commission à élaborer de nouvelles stratégies et
approches pour améliorer le faible niveau de mise en oeuvre du programme
régional de libéralisation des échanges commerciaux.
Ils ont aussi réaffirmé leur engagement à signer les Accords
de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, qui viennent renforcer
les efforts d'intégration régionale, les capacités de production de la région,
assurent l'accès au marché pour les produits de la région.
Concernant la monnaie régionale, les dirigeants ouest-africains
ont préconisé l'examen de l'approche en deux étapes observée actuellement, et
demandé à la Commission de consulter les ministres des Finances et les Gouverneurs des différentes
banques centrales pour leur permettre de faire des recommandations sur la voie
à suivre.
Après avoir passé en revue la situation sécuritaire de la
région, les chefs d'Etat et de gouvernements ouest-africains ont exprimé leur
satisfaction face aux progrès enregistrés dans la mise en application des
accords de paix en Côte d'Ivoire et au Togo mais aussi la consolidation de la
paix au Liberia et en Sierra Leone.
Ils ont aussi exprimé leur satisfaction quant à la situation
qui prévaut actuellement en Guinée.
Ils ont noté que les élections étaient en train de devenir
la norme dans les Etats membres et demandé que la CEDEAO continue de
promouvoir le partage des expériences dans le cadre de la réforme des systèmes
et processus électoraux, et la promotion de bonnes pratiques électorales dans
la région.
Concernant la menace des stupéfiants, ils ont promis de
travailler ensemble dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et
promis de soutenir les Etats membres confrontés à ce fléau.
Par ailleurs, les dirigeants ouest-africains ont rendu
hommage au président sierra léonais Ahmed Tejan Kabbah, qui quitte ses
fonctions dans le courant de cette année, pour son rôle dans la promotion des
idéaux de la Communauté.
Ils ont félicité et accueilli chaleureusement le président
Umaru Musa Yar'Adua du Nigeria, qui participait à son premier sommet.
Ils ont également adressé leurs félicitations aux présidents
Abdoulaye Wade du Sénégal et Amadou Toumani Touré du Mali pour leur réélection.
Le fait marquant du sommet a été la prestation de serment du
Président de la Commission,
Mohamed Chambas, devant le Président de la Cour de Justice communautaire, la Juge Aminata Malle
Sanogo.
En prêtant serment, M. Chambas s'est engagé "à exécuter
en toute fidélité, discrétion et conscience, les missions qui lui sont assignés
dans l'intérêt exclusif de la
Communauté".
Les chefs d'Etats et de gouvernements du Ghana, du Togo, du
Bénin, du Liberia, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée Bissau, du
Nigeria et de Sierra Leone étaient présents à ce sommet.
Mais aussi ceux du Niger, du Sénégal, de Guinée, de Gambie
et de Côte d'Ivoire.
Mara Michel Basaula-Divididi
N'dombasi Gustave Jazy
© Patriote Congolais
L'ingéniosité d'un Kenyan transforme les ordinateurs en postes de TV
L'ingéniosité d'un Kenyan offre une seconde vie aux
ordinateurs
17 juin 2007 - AFP
Fatigué de subir les séries télé à l'eau de rose regardées
par sa femme, un Kenyan spécialisé dans le recyclage des ordinateurs a mis fin
à son calvaire en utilisant de vieux appareils pour assembler sa propre
télévision, écologique de surcroît.
Norman Mutunga a transformé des ordinateurs dépassés en
écran télé et s'est ainsi doté à la maison d'un second poste de télévision
fonctionnant avec des piles ou à l'énergie solaire.
Après une petite démonstration, de nombreux Kenyans
sceptiques ont été séduits.
L'image de l'écran est de très bonne qualité et le prix
imbattable: un téléviseur recyclé coûte environ 75 dollars (55 euros), soit
moitié moins cher qu'un écran neuf dans un pays où les deux-tiers de la
population vit avec moins de un dollar par jour.
Cet appareil peut aussi être connecté à un lecteur DVD ou à
une console de jeu. Et puis, il est écologique.
"On nous a dit qu'on était fou, mais nous avons réussi,
et nous avons réduit les déchets électroniques"
Pour CFSK, qui réhabilite de vieux ordinateurs depuis 2002,
recycler les déchets électroniques est une priorité absolue.
"Un ordinateur tout neuf deviendra un jour un déchet
électronique"
Chaque année, entre 20 et 50 millions de tonnes de déchets
électroniques, qui peuvent contenir du mercure ou du plomb et contaminer
l'environnement, sont produits dans le monde, selon le Programme des Nations
unies pour l'environnement (PNUE).
Cent soixante-dix pays ont ratifié la Convention de Bâle sur
le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur
élimination, un texte entré en vigueur en 1992. Mais de nombreux déchets
électroniques concernés par cette convention continuent à traverser les
frontières.
La plupart atterrissent en Afrique sous forme de dons à des
organisations. "On récupère souvent ce que le reste du monde n'utilise
plus", constate M. Okono, en regardant des piles de disques durs
démantelés dans son atelier des environs de Nairobi.
"J'ai noté que l'un des pays les plus connus pour ce
trafic est les Etats-Unis. Ils nous envoient des imprimantes matricielles sous
prétexte de nous aider, mais en fait ils nous envoient ce qu'ils ne veulent
plus", estime M. Mutunga.
"Comment doit-on faire avec ces trucs ?, se
demande-t-il: Les mettre dans un musée et demander aux visiteurs de payer pour
voir des fossiles de la technologie" qui ne sont pas aujourd'hui
recyclables, comme les écrans d'ordinateurs, dans un pays en voie de
développement comme le Kenya?
Mara Michel Basaula-Divididi
N'dombasi Gustave Jazy
© Patriote Congolais
Tour de l'Actualité d'Afrique, du Moyen-orient et d'Asie
IRIN Service français
Bulletin hebdomadaire n°364 du 11 au 15 juin 2007
DAKAR, 16 juin 2007 (IRIN)
AFRIQUE DE L'OUEST
NIGER: Afflux d'enfants nigérians dans les centres
nutritionnels du Niger
De plus en plus
d'enfants nigérians malnutris sont amenés par leurs mères dans les centres
nutritionnels d'urgence du Niger, pays le plus pauvre de la planète, pour
trouver l'aide médicale qui leur fait défaut au Nigeria, le premier pays
exportateur de pétrole d'Afrique.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72739
la République Centrafricaine
TCHAD: Les armes et la haine font taire
la voix de la raison
Saïd Ibrahim
Mustapha, ancien sultan de Goz Beida, la capitale du département du Dar Sila,
dans le sud-est du Tchad, est un homme dont les opinions sur le conflit
complexe qui sévit dans l'est du Tchad sont aujourd'hui écoutées avec attention
par les diplomates et les travailleurs humanitaires.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72676
NIGER: Démographie galopante et
réduction des surfaces cultivables
Avec trop peu de
terres arables et trop de bouches à nourrir, le Niger se dirige vers une crise
permanente de sécurité alimentaire, ont expliqué certains experts.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72675
AFRIQUE DE L'EST/CENTRALE
SOUDAN: Appel pour un déploiement rapide de la force hybride
au Darfour
Le Conseil de
sécurité des Nations Unies doit s'assurer que la décision du Soudan d'accepter
le déploiement au Darfour d'une force hybride, composée de forces de l'Union
africaine (UA) et des Nations Unies (ONU), soit immédiatement suivie d'effet, a
plaidé l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72740
GRANDS LACS
BURUNDI: La terre au cour des
préoccupations des rapatriés
Bastion de la rébellion, la province de Bujumbura Rural, qui englobe Bujumbura,
la capitale burundaise, a pendant des années été inaccessible aux travailleurs
humanitaires et ses habitants ont été isolés de la vie économique de la ville.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72756
RCA: Suspension des activités
humanitaires après le meurtre d'une volontaire
Le meurtre d'une
volontaire française de Médecins sans frontières dans le nord-ouest de
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72717
CONGO-RDC: Des défenseurs des droits
humains réclament la libération des détenus
Des groupes de défense des droits humains de la République du Congo et
de la
République Démocratique du Congo (RDC) voisine, ont lancé un
appel pour la libération des personnes détenues par les services de sécurité de
ces deux pays d'Afrique centrale.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72671
CORNE DE L'AFRIQUE
SOMALIE: Les déplacés retrouvent une ville en proie aux
pénuries
De nombreux
déplacés affluent vers Mogadiscio, la capitale somalienne, où ils retrouvent
leurs maisons en ruines et font face à une pénurie de nourriture et de soins
médicaux, ont révélé plusieurs sources locales.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72673
AFRIQUE AUSTRALE
COMORES: Recours à l'armée envisagé pour
résoudre la crise électorale
Le gouvernement
envisage de résoudre manu militari la crise électorale naissante qui secoue
Anjouan, l'une des trois îles de l'océan Indien qui forment l'Union des
Comores, a appris IRIN de source sûre.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72755
ZIMBABWE: Les enfants restés au pays
paient le prix de l'émigration
Il y a sept ans, la mère de Jane confiait sa fille à une
famille amie de longue date pour partir travailler en Angleterre comme
aide-ménagère. Jane, aujourd'hui âgée de 12 ans, n'a jamais revu sa mère, elle
a été violé à huit reprises par l'ex-partenaire de sa tutrice et a tenté deux
fois de se suicider. L'histoire de Jane est semblable à celle de milliers d'enfants confiés à des
familles ou à des amis par leurs parents partis chercher du travail à
l'étranger.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72693
ASIE
PAKISTAN: La « talibanisation » menace
la scolarisation des filles dans l'ouest
Ghazala Shaheen, 12
ans, et son père ont visité cinq écoles à Peshawar, et sous le climat chaud et
légèrement humide de la ville, capitale de la province de la Frontière du Nord-Ouest
(PFNO) au relief accidenté, ils ont à la fois faim et soif.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72758
AFGHANISTAN: Controverse autour du plan
de destruction des champs de pavots
Le président afghan Hamid Karzaï subit des pressions de la part des Etats-Unis,
qui souhaitent le voir mettre en ouvre un plan controversé de lutte contre les
stupéfiants. Ce plan devrait permettre de détruire les cultures de pavots
afghanes par vaporisation de substances chimiques, ont confirmé plusieurs
responsables du gouvernement jeudi.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72703
SRI LANKA : La Cour suprême invalide l'ordre
d'expulsion des Tamouls
La Cour suprême du Sri Lanka a ordonné l'arrêt immédiat de
l'expulsion des Tamouls de Colombo, la capitale, une opération de sécurisation
menée par la police et vivement critiquée par la communauté nationale et
internationale.
MOYEN-ORIENT
TPO: Aide humanitaire réduite après la
mort de deux agents des Nations Unies
L'Agence de secours
et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a décidé
de suspendre temporairement la plupart de ses opérations humanitaires dans la
bande de Gaza, après la mort de deux de ses employés tués au cours
d'affrontements entre factions armées palestiniennes. La distribution de l'aide alimentaire d'urgence et des soins de santé aux 850
000 réfugiés se poursuivra, mais le soutien scolaire et la collecte des ordures
seront suspendus
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72721
ISRAEL-TPO: La pauvreté jette les
enfants palestiniens à la rue
Younis, huit ans,
passe ses journées à se faufiler entre les voitures à une intersection très
fréquentée de l'est de Jérusalem, proposant des jouets en peluche aux
conducteurs pour gagner un peu d'argent et subvenir aux besoins de sa famille
démunie.
« A la fin de la journée, je donne tout l'argent [que j'ai gagné] à mon père.
Aucun de mes parents ne travaille. S'ils avaient un emploi, ils travailleraient
à notre place. Les objets que je vends viennent de Ramallah - c'est mon père
qui les achète », a raconté le jeune garçon, originaire d'Al Ram, une banlieue
de Jérusalem aujourd'hui coupée de la ville par les blocs qui composent la
barrière dressée par Israël en Cisjordanie.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72702
LIBAN: Près d'un Libanais sur trois veut
quitter le pays – Etude
L'instabilité
économique et l'insécurité croissante incitent des Libanais de plus en plus
jeunes et de mieux en mieux formés à s'expatrier, et cette fuite des cerveaux
menace l'avenir économique et social du pays, ont prévenu plusieurs chercheurs.
Le texte intégral : http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72696
IRIN/PlusNews Service français
VIH/SIDA
BURKINA FASO: « Une
personne séropositive le restera toute sa vie »
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72757
MOZAMBIQUE: Plus assez de lits dans les hôpitaux pour les patients séropositifs
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72737
OUGANDA: Plus de distribution de préservatifs féminins, trop « bruyants »
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72736
GUINÉE-BISSAU: Une loi pour protéger les personnes séropositives
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=72712
AFRIQUE DU SUD: Un taux de prévalence du VIH légèrement en baisse – Etude
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=72707
MALI: Le sida se fait retirer son permis de conduire
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=72691
AFRIQUE: Le dépistage du VIH doit être repensé - Nations Unies
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72664
OUGANDA: Un rapport d'audit dénonce les défaillances du système de santé
Le texte intégral: http://www.irinnews.org/ReportFrench.aspx?ReportId=72659
Pour en savoir plus en anglais
West Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=WA&Service=ENG
Great Lakes : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=GL&Service=ENG
Horn of Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=HOA&Service=ENG
East Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=EAF&Service=ENG
Southern Africa : http://www.irinnews.org/Africa-Region.aspx?Region=SAF&Service=ENG
Asia : http://www.irinnews.org/IRIN-Asia.aspx
Middle East : http://www.irinnews.org/IRIN-Asia.aspx
16 juin 2007
Les enquêteurs ont retrouvé l'enregistreur de conversations de l'avion
CAMEROUN
Agence Reuters à YAOUNDE
Le gouvernement camerounais fait savoir que les enquêteurs ont retrouvé l'enregistreur de conversations de
l'avion de la compagnie Kenya Airways
qui s'était écrasé début mai dans la forêt dense du Cameroun, tuant ses 114
occupants.
Comme mentionné dans un communiqué signé par Mr Dakolé Daissala, ministre des Transports,
l'enregistreur de conversations dans le poste de pilotage a été retrouvé sur le
site de l'accident le 15 juin 2007.
Le ministre Dakolé Daissala ajoute que "les dispositions sont en cours pour l'acheminement de l'enregistreur
au laboratoire du "Transportation Safety Board Canada-Engineering' à Ottawa
pour son décrytage".
L'on se souviendra que le Boeing 737-800, qui n'était en service que depuis six
mois, a chuté non loin de l'aéroport de Douala, peu après avoir décollé à
destination de Nairobi par mauvais temps, dans la nuit du 4 au 5 mai.
Les équipes de recherche avaient déjà récupéré une première "boîte noire", l'enregistreur des données de
vol, mais l'enregistreur de voix doit contenir les dernières minutes de
conversations entre le pilote et le copilote, ce qui devrait aider à faire la
lumière sur la cause de l'accident.
Les efforts pour retrouver ce second enregistreur ont été gênés par les pluies
abondantes qui remplissaient rapidement les cratères dégagés par les équipes de
recherche, ce qui transformait le site de l'accident en un bourbier.
Un écrivain originaire de Bukavu décrit les relations entre ses compatriotes et leurs voisins
Afrique Centrale -
10 juin 2007
par
CHARLES DJUNGU-SIMBA K.
Deux fois par semaine, j’initie des étudiants en communication à
l’histoire et à l’analyse du cinéma, du théâtre et du livre, au Centre
universitaire de paix (CUP) situé à quelques encablures du poste frontière de
Nguba (République démocratique du Congo). De là, j’aperçois la préfecture rwandaise
de Cyangugu. Un filet d’eau nommé Ruzizi, déversoir des eaux lacustres du Kivu
dans le Tanganyika, sépare officiellement les deux États, mais, de part et
d’autre, c’est le même pays.
L’aéroport
rwandais de Kamembe est à dix minutes en voiture.
Les
Belges l’avaient construit pour desservir la ville congolaise de Bukavu. Sa
fermeture unilatérale par Kigali, lors de l’une de ces nombreuses crises à
répétition entre les deux pays voisins, avait contraint les autorités
congolaises à aménager, à 30
kilomètres de Bukavu, le petit aéroport de Kavumu,
encastré entre deux collines.
Depuis quelque temps, les Rwandais réaménagent leur aéroport et ont
construit des entrepôts pour les marchandises congolaises devant être expédiées
ou dédouanées via l’aéroport de Kamembe.
Côté congolais, on reconnaît volontiers le sens de l’organisation et de
l’ordre, la discipline et le patriotisme de nos voisins. Tout le contraire de
nous autres !
À la frontière, des fonctionnaires congolais véreux vous attendent avec
des quittances datant de l’ère Mobutu. À peine vous êtes-vous échappé de leurs
guichets poussiéreux que des soldats vous interpellent pour exiger leur dîme :
100 francs congolais par passage.
Côté rwandais, rien de tel. Dès que vous avez exhibé votre pièce
d’identité, les agents en faction vous laissent continuer votre chemin. Ici, on
ne badine pas avec l’ordre, et toute tentative de soudoyer un fonctionnaire
vous mène droit dans l’une des nombreuses prisons du pays.
Tout récemment, j’ai retrouvé une vieille connaissance, Athanase. Après
avoir galéré dans l’enseignement, mon ami vient de trouver un emploi des plus
intéressants au Rwanda. Des religieuses hutues qu’il avait aidées à échapper à
une mort certaine au Congo lui ont proposé d’enseigner les mathématiques dans
leur lycée. Il n’a eu guère besoin de réfléchir pour choisir entre son poste au
Congo et l’offre rwandaise. Une semaine sur deux, il revient à Bukavu,
retrouver sa famille.
« Nous qui vivons là-bas, confie-t-il, nous avons une tout autre vision
du Rwanda ! C’est vrai que les blessures du génocide sont loin de s’être
refermées. Mais pour de très nombreux Rwandais, une nouvelle page de leur
histoire a été tournée depuis. Tutsis et Hutus se côtoient à nouveau et si on
ne vous les désigne pas, il est souvent difficile de les distinguer, à première
vue, les uns des autres. Crois-moi, cher ami, le Rwanda d’aujourd’hui n’a plus
grand-chose à voir avec les clichés diffusés par certains médias. Nos voisins
ne sont pas encore au paradis, mais, à tout prendre, ils sont sur la bonne voie.
Ce qui est surtout évident et frappant, c’est leur détermination à tous,
dirigeants et populations, à bâtir un pays nouveau, moderne. »
Je n’ai aucune raison de mettre en doute la bonne foi d’Athanase. Mais
les gens de Nguba, me parlent, eux, de voisins plutôt distants, insaisissables,
rusés et perfides. Et bien qu’ils vantent l’efficacité de l’administration
rwandaise, ils n’accepteraient pour rien au monde de changer de nationalité.
Chaque fois qu’ils en ont l’occasion, ils ne se lassent point de réciter le
chapelet de récriminations.
« Ils nous revendent très cher nos propres produits vivriers, se
plaignent-ils. De la plaine de Ruzizi où nous les récoltons, nous sommes
obligés de les faire transiter par leurs vieilles routes pour atteindre plus
facilement Bukavu. Sur le lac, nos pêcheurs sont régulièrement victimes
d’arraisonnements dans nos eaux territoriales par des bandits armés venant du
Rwanda. »
C’est en direction du Rwanda aussi que les gens d’ici plaçaient jadis les
portes de leurs huttes et cabanes, car c’est de là que, de tout temps, le
danger était supposé provenir …
Loi fondamentale du 19 mai 1960
PLAIDOYER
POUR UN COMMONWEALTH ENTRE LA
BELGIQUE, LE CONGO, LE BURUNDI ET LE RWANDA
Loi fondamentale du 19 mai 1960
Le Pasteur Juriste Prosper SENDWE, auteur de :
Le Pasteur SENDWE se réfère à son étude juridique de
la loi fondamentale belge du 19 mai 1960 relative aux structures du Congo.
- Loi
spéciale belge
- Constitution
pour la transition en République démocratique du Congo
- Base constitutionnelle pour l’avènement d’un Commonwealth entre la Belgique, le Congo, le Rwanda et le Burundi.
Quelle actualité comporte pour nous une telle loi, promulguée il y a quarante-trois ans et depuis tombée pratiquement en désuétude ?
Le Pasteur SENDWE reconnaît que ni
en Belgique, ni au Congo, cette loi n’a été abrogée conformément aux formes
substantielles prévues : elle est donc
toujours valide.
Ensuite,
il examine l’intérêt de cette loi.
Il
constate que la République démocratique du Congo, dans ses frontières du 30 juin 1960, est la création de
cette loi. Il
remarque que celle-ci comporte un programme de formation de l’Etat congolais et
de consolidation de son indépendance.
La République démocratique du Congo ne pourra être définitivement et complètement indépendante qu’à l’issue du processus fixé par la loi fondamentale, qui consiste en la mise en vigueur de la Constitution définitive, élaborée, adoptée et promulguée selon les formes substantielles prévues.
M. SENDWE constate que le coup
d’état du colonel Joseph Désiré Mobutu du 14 septembre 1960, en neutralisant
les principaux acteurs congolais prévus par la loi fondamentale, a ruiné
définitivement toute la légalité au Congo.
Depuis
lors, le pouvoir n’a plus été exercé qu’à la suite de coups de force
successifs.
Du point
de vue juridique, la
République démocratique du Congo est en transition depuis le
30 juin 1960 en attente d’une Constitution congolaise définitive et cette
transition légale n’est pas à confondre avec les multiples périodes
transitoires que l’on connaît depuis le 14 septembre 1960.
La
loi fondamentale du 19 mai 1960 est également
d’actualité parce que :
D’après l’étude
du Pasteur SENDWE, elle fournit la base constitutionnelle de l’établissement
d’un Commonwealth entre les quatre Etats souverains de Belgique, du Congo, du
Rwanda et du Burundi.
D’après le Pasteur SENDWE, les troubles, les guerres et les massacres génocidaires, qu’ont connus au cours des quarante dernières années les régions d’Afrique centrale s’expliquent sans doute par l’absence d’un cadre institutionnel regroupant les quatre Etats, historiquement et longtemps unis, que sont ces quatre pays. Pourtant, la loi fondamentale, en parlant d’unions à établir entre ces Etats, prévoit un tel cadre.
Deux
fois, au Parlement belge, en mai 1984 et en mai 1986,
Le
projet d’un Commonwealth à établir entre ces quatre pays a été évoqué. Le
Pasteur SENDWE pense que cette double
évocation n’a pas été suivie d’effet durable, parce qu’elle ne
se référait pas aux dispositions pertinentes prévues par la loi fondamentale du
19 mai 1960.
Dans
l’intérêt mutuel des peuples belge, congolais, rwandais et burundais, et tenant
compte du capital historique de sympathie entre ces peuples,
Le Pasteur
SENDWE estime que les différents contentieux historiques, financiers et autres
pourront sereinement et harmonieusement être résolus dans le cadre d’un
Commonwealth entre les quatre Etats, tel que prévu par la loi fondamentale du
19 mai 1960.
Dans ce contexte, la Communauté Chrétienne d’Auxiliaires pour l’Université Africaine (CAUA) a contribué, depuis le 1er
juillet 1998, à l’établissement d’un « Comité pour l’avènement d’un
Commonwealth Congo-Rwanda-Burundi- Belgique », en abrégé Comité CRBB.
12 juin 2007
Tragique contrariété entre fait politique et règle juridique.
Tragique contrariété entre fait
politique et règle juridique.
En Afrique noire en général, et en RDC en particulier, le
système socio-normatif s'analyse comme un "Etat de droit-politique"
où le principe politique associé à la tribalité, (préalablement instrumentalisé
(Pierre AKELE Adau et Angélique Sita, Des
lois indispensables pour l’application de la constitution de la troisième république,
CEPAS, Octobre 2006, p9).
Sortir de la logique de destruction est une nécessité pour
les membres de la nation congolaise.
S'il vous plaît, n'attendez pas un ordre pour agir au profit
des populations congolaises et de l'existence d'un Etat de droit en RDC.
15 mai 2007
Problématique des sans papiers et l’immigration clandestine en Europe sur un fond d’escroquerie politique des pays du sud ?
Problématique des sans papiers et l’immigration
clandestine en Europe sur un fond d’escroquerie politique des pays du sud ?
Mise en ligne le 09 mai 2007
Un débat s’est tenu le lundi 07 mai 2007 à partir de 20h15
sur la Place la Compagnie
Le public était composé des sans-papiers ainsi que des
Belges de souches. Côté personnalités politiques, l’Ecologiste Isabelle Durant
fut le seul chef de file à répondre présent, le parti socialiste francophone
fut représenté par Madame Lalieux, Monsieur Dominique Werts du CDH a remplacé
sa présidente de parti Madame Joëlle Milquet, le Commissaire européen, en
vacance, et libéral francophone Louis Michel a délégué son ami du MR le
Ministre de la Coopération la Commission la Compagnie la Défense la Belgique. L la Belgique. Les la Justice la République Démocratique la RD Congo
Les débats furent essentiellement axés sur les mesures urgentes à prendre afin
de résoudre le problème des sans-papiers. Régularisation en masse ou au cas par
cas ? Tous les partis politiques présents dans ce chapiteau ont été à des
degrés divers d’accord pour une régularisation des sans-papiers sur base des
critères clairs, tout en dénonçant la politique de l’actuel Ministre de
l’intérieur le libéral flamand du VLD Monsieur Patrick Dewael, basée sur les
statistiques, indépendamment de la réalité de chaque candidat réfugié ou
sans-papiers. Le hic est qu’en Belgique il n’y a pas vraiment d’opposition
politique, car près que tous les partis sont invités à la mangeoire aux
différent niveaux de pouvoir, grâce à des coalitions contre-nature, exception
faite pour les partis d’extrême droite. En cette période préélectorale, chacun
va essayer de tirer la couverture de son côté, c’est de bonne guerre !
La société civile et les représentants des sans-papiers ont exprimé leur
souhait, celui d’une régularisation massive sans aucun critère sélectif. Ils
ont décrits certaines réalités de la vie des sans-papiers notamment, leurs
participations dans l’économie de
Par ailleurs, les participants à ce débat ont soulevé l’absurdité des ‘’centres
fermés’’. Une vraie honte pour un pays dits démocratique qu’est
Une petite réflexion toute simple, que dirait l’opinion publique
occidentale si un gouvernement d’un pays du sud décidait d’enfermer un nouveau
né européen dans un centre fermé situé sur le tarmac d’un aéroport
international ? Qui peut dès lors croire à l’égalité entre les hommes, si bien
décrit dans la charte universelle des Nations Unies sur les droits de l’homme ?
Le débat tendait vers la fin sans que personne dans le chapiteau ne
puisse aborder l’aspect le plus important de cette problématique des
sans-papiers, à savoir, la recherche du diagnostic étiologique ou les raisons
profondes de cette hémorragie démographique des pays du sud. Hypocrisie,
volonté délibérée d’éluder la question ou simple méprise ? J’ai dû sortir de
mon silence afin de partager mon opinion sur cette question, sans détour ni
langue de bois. Comment peut-on expliquer que ces hommes et femmes décident un
jour de tout laisser chez eux et de partir vers un univers lointain et inconnu
? Pourquoi les habitants des pays du sud ont-ils perdu espoir et se réfugient
tous dans un rêve chimérique, celui de trouver le bonheur en occident ? Un
silence assourdissant retentit dans le chapiteau.
Je ne pouvais continuer ma réflexion sans parler de mon pays d’origine
La conséquence de ce pillage à outrance est que la RD Congo 6 mètres la RD Congo la RD Congo la
Promotion la
Démocratie la République Démocratique
A cet instant, J’ai senti une certaine gêne, teintée d’hypocrisie dans les
regards de ces hommes et femmes politiques assis à moins de
De toute évidence, le pillage des richesses naturelles de
En outre, les peuples du sud artificiellement appauvris se retrouvent
doublement pénaliser. Ils sont obligés de payer la dette et les intérêts d’une
dette odieuse contactée à leur dépend, par les régimes tyranniques, auprès des
Etats et des Institutions internationales. Les Ministères de la coopération au
développement des pays bailleurs des fonds rapportent plus de devise que tous
les autres Ministères réunis. Raison de plus pour que la misère des pays du sud
puissent continuer. Ce business morbide savamment organisé depuis l’époque
coloniale, ne s’arrêtera pas tant que les populations du sud n’auront pas
compris que les Etats n’ont pas d’amis. La notion de la sélection naturelle et
la lutte pour la survie de Charles Darwin, ainsi que la dualité entre le
prédateur et sa proie sont d’actualité. Malheur à une proie qui s’ignore !
En conclusion, je pense que la problématique des sans-papiers, de
l’immigration clandestine, de l’asile politique et économique, ne trouvera jamais
de solution durable tant que certains gouvernements occidentaux continueront à
entretenir les réseaux de pillage des richesses naturelles des pays du sud et
d’organiser des élections bidons afin de légitimer des dictateurs, garants des
contrats léonins. Pour être plus clair, cette problématique des sans-papiers,
est totalement artificielle. Les solutions proposées par ces têtes bien
pensantes sont purement cosmétiques et ne constituent qu’un emplâtre sur une
jambe de bois. Refuser de voir la vérité en face, nier sa propre responsabilité
dans la tragédie des peuples du sud, est inacceptable. La liberté a un prix,
les hommes et femmes des pays du sud doivent en prendre conscience et agir en
conséquence.
Benjamin Stanis Kalombo
Président de l’Association pour
Tél : 00 32.484.925.
kalombobs@yahoo.fr






