09 novembre 2007
L'Occident, l'adulte et l'enfant
Point de vue
LE MONDE | 08.11.07 |
14h27 • Mis à jour le 08.11.07 | 14h27
La culpabilité, l'innocence, la manipulation, sont
quelques-unes des facettes de l'épisode L'Arche de Zoé.
Il montre quelque chose
de nous : il faut donc s'y intéresser et s'en inquiéter. Pourquoi ? Parce qu'il
souligne une question essentielle : la place de l'enfant. La comprendre c'est
forcément interroger notre civilisation. Alors, cet épisode est une opportunité
: il faut s'en servir comme miroir et reconnaître qu'existe une logique
culturelle qui agit à notre insu et sous-tend nos choix, nos solutions aux
dysfonctionnements de notre civilisation. L'humanitaire n'y échappe pas.
Au travers des pratiques de L'Arche de Zoé et des demandes
des adultes, on est au coeur d'une situation dans laquelle l'enfant est
convoité, désiré, acheté, transporté, choisi. La question sous-jacente est donc
: quelle est la place et la valeur que l'adulte donne à l'enfant ?
Trois exemples. Trois symptômes, qui ont tous un point
commun : l'appropriation de l'enfant par l'adulte. Qui témoignent de la
pathologie de notre logique culturelle.
La fécondation in
vitro (FIV), qui paraît justifiée, produit cependant une absence de transmission
entre les parents et l'enfant ; l'enfant n'a et ne peut avoir de place ni dans
une histoire ni dans une filiation.
Bien que présent, le bébé n'existe pas. Ce qui compte c'est
le désir de l'adulte, celui de la médecine. Qui l'inscrivent dans leur logique.
Il y a lieu de s'interroger sur
cette expression d'amour : qu'y met-on ? A quel manque cela répond-il ?
La capture de l'enfant à l'étranger est légitimée par un
rituel psychoaffectif et administratif. Or, un enfant vaut plus qu'un dessous
de table au Vietnam ou au Laos : notre civilisation est la seule à ne pas
l'admettre. L'adoption "histoire d'amour", en elle-même très
violente, rappelle le deuil, la séparation, stimule l'illusion, l'idée d'échec.
On prête à l'enfant un désir. Comment remettre en question une démarche d'amour
?
La confusion involontaire et vertueuse entre la culture, l'histoire, des
parents et de celles de l'enfant, est là pour faire entrer cet enfant dans la
loi de l'adulte. Déni de la réalité : pourquoi imposons-nous cela à l'enfant si
ce n'est pour régler nos comptes avec nous-mêmes, nos angoisses, notre manque
profond ? Nous ne gagnons rien à vouloir confondre la réalité et notre réalité
imaginaire, celle de l'enfant et la nôtre.
Le troisième exemple
concerne l'homoparentalité, qui fait débat.
Quelle est la place faite à l'enfant ? Là aussi : déni de la
différence des sexes. Qui fait de l'enfant l'objet de marchandage. Le bonheur
(des adultes) passe avant l'identité de l'enfant (avec caution d'arguments
pseudo scientifiques), de son devenir. L'amour ne donne pas le droit d'obliger
un sujet d'être là où on veut qu'il soit, qu'il en ait ou non envie. Le projet
est pourtant clair : arrêter la filiation de l'enfant, l'inclure dans celle des
homos parents. Dans leur histoire.
Dans ces trois exemples, ce processus commun a un nom : la perversion.
Nier
la réalité, imposer la sienne aux autres. Ne plus reconnaître l'autre comme
individu libre, substituer son désir au sien. Ces symptômes sont là parce
qu'une culture les produit. Mais tout prend part à ce processus : l'école, la
famille, la rue, la science, le virtuel, l'hôpital, l'entreprise, nous-même. Le
schéma pervers est appliqué involontairement par chacun de nous.
Le cas des réseaux pédophiles, des abus sexuels, criminels
et pathologiques, rappellent leur lien avec ce processus : la relation de
l'adulte avec son enfance, floue, confuse, non élaborée et que la société n'a
pas permise. La boucle est bouclée. Alors : l'Occident infanticide ?
Arche de Zoé-miroir :
on y voit les risques énormes que cette logique culturelle fait courir à notre
civilisation. Elle construit le danger car elle construit l'homme de la perte
de soi.
© François-Robert
Zacot est anthropologue.
Article paru dans l'édition du 09.11.07
07 novembre 2007
Arche de Zoé : le reportage accablant
L'un des 3 journalistes libérés avait filmé l'opération de l'Arche de Zoé au Tchad. Des images rendues publiques par l'agence Capa, qui sont accablantes pour l'association.
© TF1| 04 novembre 2007
Qui est Marc Garmirian ?
Extrait du Reportage réalisé par Marc Garmirian au Tchad
Marc Garmirian, le reporter de Capa qui vient de regagner la
France avec deux autres journalistes et quatre hôtesses espagnoles
était lundi midi mon invité dans le Grand Direct sur Europe 1.
Marc Garmirian, considère que les responsables de l'Arche de
Zoé "ont quand même menti à tout leur staff. Ils avaient plus de 100
personnes travaillant pour eux. Jamais ils n'ont affiché l'objectif final de
leur opération, ni à leur personnel, ni aux gens qui leur ont confié les
enfants, ni aux enfants eux-mêmes".
Le reporter de Capa souligne également avoir été
"frappé" par "la conviction, la détermination et l'état
d'esprit" des membres de l'Arche de Zoé qui restent détenus à N'Djamena.
"Je n'arrive pas à trouver le terme pour les qualifier.
Eric Breteau (le président de l'association, ndlr) est un type qui est très
fort dans sa tête. Ce qui m'a frappé, c'est leur état d'esprit, leur
conviction, ils sont convaincus de faire le bien et d'avoir une mission à
effectuer", a-t-il ajouté.
Marc Garmirian a précisé sur Europe 1 qu'il avait discuté
pendant plus d'une heure dans l'avion avec Nicolas Sarkozy, tout en refusant de
révélé le contenu de cette déclaration.
05 novembre 2007
Le reportage Choc de Marc Garmirian
http://videos.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3611133,00-arche-zoe-reportage-choc-journaliste-inculpe-.html
01 novembre 2007
Après l'affaire de l'Arche de Zoé, le Congo-Brazzaville suspend toutes les adoptions internationales
Après l'affaire de l'Arche de Zoé au Tchad, les procédures d'adoption internationale d'enfants sont suspendues sur tout le territoire congolais, a annoncé le ministre congolais de la justice Me Emmanuel Aimé Yoka.
"Il s'agit pour le gouvernement d'une mesure préventive prise à la suite de la tentative d'enlèvement d'enfants tchadiens", a dit Me Yoka.
"Cette affaire est une véritable coïncidence car elle intervient quelques jours seulement après l'adoption de 17 enfants congolais par des familles espagnoles", a-t-il ajouté, précisant que des démarches officielles allaient être entreprises par le Congo afin de vérifier la situation de ces enfants actuellement établis en Espagne.
Intéressée depuis lontemps par ces adoptions, l'Association des droits de l'homme et de l'univers carcéral (ADHUC), une ONG congolaise, avait attiré en août dernier l'attention des autorités congolaises sur l'existence dans le pays d'un réseau pour le trafic d'enfants vers l'Europe par l'ONG espagnole ADIC (Association pour l'adoption des enfants congolais).
Le président de l'ADHUC, Loamba Moké, s'est dit "satisfait" de l'annonce de la suspension des adoptions internationales par le gouvernement, et lui a demandé de "s'impliquer désormais sur la situation en prenant des mesures pratiques de lutte contre ce fléau".
Il a également mis en cause des magistrats, qui représentent ces ONG d'adoption d'enfants au Congo: "L'ADIC par exemple est représentée au Congo par trois magistrats. Dans ces conditions, on comprend aisément la facilité avec laquelle ces procédures d'adoption aboutissent", estime-t-il, jugeant que "la présence des magistrats dans ces réseaux rend ainsi difficile la lutte contre le trafic illicite des enfants".
"Le cas de l'Arche de Zoé, actuellement poursuivie pour trafic denfants tchadiens, nous interpellent tous. Ce qui est arrive au Tchad peut également arriver dans d'autres Etats africains", a mis en garde Loamba Moké.
En France, Marie-Claude Arnauld, vice-présidente de l'association "Enfance et famille d'adoption", qui est chargée de l'adoption internationale, a déploré l'"amalgame": Cette décision du Congo-Brazzaville "peut donner des idées aux autres de faire la même chose", a-t-elle estimé, jugeant cela "très triste parce que ça va rendre l'adoption dans certains pays difficile, voire impossible dans certains cas".
Selon Mme Arnauld, en 2006, 20 enfants ont été adoptés par des familles françaises au Congo-Brazzaville, contre 44 en 2005. Cette année, il y a "certainement plus de 20 dossiers en cours", a-t-elle estimé.
"Pour ces familles, ca va être la catastrophe, pour plusieurs raisons", a-t-elle noté. "Ces familles connaissent déjà l'enfant, ont sa photo, des détails sur lui. Pour ces familles ça va être dramatique".
"Tant que cette affaire (de l'Arche de Zoé, NDLR) n'est pas éclaircie, certains pays vont être un peu plus frileux pour ne pas être taxés de laxisme", juge enfin Mme Arnauld.
© AP | Nouvel Observateur
Le Congo suspend les adoptions d’enfants
Jeudi 01.11.2007, 12:25 | Le Soir
Le Congo a décidé de suspendre les adoptions d’enfants après l’affaire controversée de l’organisation française Arche de Zoé qui voulait emmener une centaine d’enfants de l’est du Tchad vers la France, a annoncé le ministre congolais de la Justice.
« Depuis que je suis au ministère, j’ai constaté qu’il y avait un engouement des services espagnols pour les enfants congolais », a affirmé à la radio nationale le ministre congolais de la Justice et des Droits humains, Me Aimé Emmanuel Yoka, soulignant que l’équipage de l’avion qui devait emmener les enfants en France était aussi espagnol.
« Cette coïncidence m’a fait prendre cette mesure conservatoire. Ceci ne veut pas dire que je remets en cause l’adoption », a-t-il dit.
NDLR: Que tous les dirigeants africains prennent la même mesure et interdisent l'adoption internationale ! Merci au gouvernenement congolais (Brazzaville) pour avoir montré le bon exemple aux autres dirigeants africains.
Dunia SENDWE
Le Congo suspend les adoptions après l'affaire de l'Arche de Zoé
Le Congo (Brazzaville) a décidé de suspendre les adoptions d'enfants après l'affaire controversée de l'organisation française Arche de Zoé qui voulait emmener une centaine d'enfants de l'est du Tchad vers la France, a annoncé jeudi le ministre congolais de la Justice.
"Depuis que je suis au ministère, j'ai constaté qu'il y avait un engouement des services espagnols pour les enfants congolais", a affirmé à la radio nationale le ministre congolais de la Justice et des Droits humains, Me Aimé Emmanuel Yoka, soulignant que l'équipage de l'avion qui devait emmener les enfants en France était aussi espagnol.
"Cette coïncidence m'a fait prendre cette mesure conservatoire. Ceci ne veut pas dire que je remets en cause l'adoption", a-t-il dit. Le ministre a indiqué que dix-sept enfants congolais avaient été adoptés par des Espagnols depuis son arrivée au ministère de la Justice en mars 2007. "J'ai la responsabilité de veiller à ce que, en tout état de cause, seul l'intérêt de l'adopté soit pris en compte dans les procédures d'adoption. C'est pour cela que j'ai suspendu toutes les procédures internationales d'adoption", a-t-il ajouté, précisant avoir "pris cette mesure par précaution". (belga)
NDLR : Comme nous l'avons demandé à plusieurs reprises par l'intermédiaire de ce blog, nous demandons à tous les parlementaires congolais (RDC) de suivre l'exemple de leurs voisins brazzavillois et d'annuler l'adoption internationale à l'égard des enfants congolais.
Rappel : Lors de sa dernière visite en Belgique, Olive Kabila a conclu des accords de principes concernant l'adoption d'enfants congolais. Nous exigeons que la teneur de ces accords soient portés à la connaissance de la population ainsi que de toutes les instances officielles congolaises et nous demandons que la politique d'adoption belge soit clairement précisée.
Dunia SENDWE
Tchad : action conjointe du CICR, du HCR et de l'UNICEF en faveur des 103 enfants d'Abéché
Communiqué de presse 07/109
1-11-2007
Abéché – 01.11.2007 - Depuis le 25 octobre et les événements ayant conduit à l'arrestation de membres de l'organisation ''Children Rescue/Arche de Zoé'', les équipes et partenaires du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de l'UNICEF tentent de répondre aux besoins des 103 enfants actuellement hébergés à l'orphelinat d'Abéché.
En raison des circonstances entourant leur arrivée à Abéché, une action rapide était nécessaire afin de faire face à la situation des enfants et de leur assurer des conditions d'hébergement et de prise en charge adéquates. C'est dans cet esprit, étant donné l'âge des enfants, que le CICR, le HCR et l'UNICEF avec le soutien de leurs partenaires (tels que la Croix-Rouge du Tchad) ont, dans un premier temps, proposé aux autorités tchadiennes une assistance en nourriture, literie, vêtements, articles d'hygiène, ainsi que dans les domaines de la santé et de l'assainissement.
En gardant l'intérêt supérieur des enfants au cœur de leur action, ces organisations chargées du pré enregistrement, ont consacré les premiers jours suivant l'accueil des enfants, à les écouter afin de recueillir le plus d'éléments permettant de retracer leur parcours, et leur permettre, dans la mesure du possible, de reprendre une vie d'enfant aussi normale que possible.
Les entretiens menés pendant plusieurs jours avec ces 21 filles et 82 garçons âgés de 1 à 10 ans, dont certains ne sont pas en mesure de fournir les éléments d'information de base en raison de leur jeune âge,
suggéreraient que 85 d'entre eux proviennent de villages de la région frontalière entre le Tchad et le Soudan, situés dans les zones de Adré et Tiné.
Au cours des conversations que les travailleurs humanitaires ont eu avec eux, 91 des enfants se sont référés à un environnement familial constitué d'au moins une personne adulte qu'ils considèrent comme un parent. Les entretiens se poursuivent avec les douze autres afin de recueillir des informations permettant d'avancer dans la recherche de familles et/ou de proches.
Les organisations humanitaires assistant ces enfants restent attentives à leur bien-être et en particulier à leur état de santé qui n'est pas, pour l'instant, préoccupant. Certains d'entre eux ont reçu des soins pour des blessures bénignes.
Les équipes du CICR, du HCR et de l'UNICEF, leurs partenaires ainsi que les représentants des autorités tchadiennes poursuivent leurs efforts visant à reconstituer l'histoire, le statut et l'identité de ces enfants afin d'adapter leur action, au cas par cas et en fonction des besoins et de la situation spécifiques de chacun d'entre eux. Cette action qui vient en soutien des autorités est basée sur les principes d'impartialité et de non-discrimination.
Il s'agit d'un travail graduel et ardu à la fois en raison du nombre d'enfants, de leur jeune âge et de l'importance d'obtenir un maximum d'informations le plus vite possible, ainsi que de la situation prévalant dans la sous région, tout en préservant le bien-être et l'équilibre de ces jeunes enfants.
Les informations recueillies lors du pré-enregistrement ont été remises aux autorités tchadiennes sous la responsabilité desquelles se trouvent ces enfants. Dans les jours et semaines à venir, le CICR, le HCR et l'UNICEF, avec le soutien de leurs partenaires, poursuivront leurs efforts afin de contribuer à la recherche d'une solution rapide et adaptée qui permette à chacun de ces 103 enfants de retrouver ses préoccupations, ses jeux d'enfants et de reprendre une vie de famille. Pour plus d'informations, contactez :
CICR : Inah Kaloga, + 235 620 10 05,
UNHCR : Annette Rehrl, +235 638 51 95,
UNICEF : Jean-François Basse, + 235 679 01 12
Les négriers nouveaux arrivent
Les négriers sont de retour en Afrique
01 Novembre 2007 Lu 167 fois
Ils ne viennent plus par mer. Ils ne débarquent plus l’arme au poing semant la terreur dans le village. Aujourd’hui, ils ont un stéthoscope dans une main et des bonbons dans l’autre. Comme ceux de «l’Arche de Zoé», une ONG française, qui ont été à deux doigts d’embarquer 103 enfants au Tchad pour une destination, la France, dont on commence à douter tant l’embrouille est manifeste.
Ainsi donc, les négriers du 3e millénaire se présentent sous des aspects d’ONG à but humanitaire. 103 enfants âgés entre 3 et 5 ans vendus «sur plans» à 6000 euros la pièce à des acheteurs dont on ne sait plus s’ils sont en mal d’adoption ou eux-mêmes intermédiaires pour d’autres filières comme la pédophilie ou le trafic d’organes, voire même pour des recherches plus diaboliques sur des humains. «L’Arche de Zoé» dont le fondateur est un ancien pompier nous dit-on devait, pour cette première affaire «d’enfants du Darfour», gagner 600.000 euros.
Une première affaire car, en visitant le site de l’association, on apprend que le programme de l’ONG était de «rapatrier» 1000 enfants du Darfour. Cette opération de vols d’enfants à été brutalement interrompue au pied de la passerelle de l’avion qui devait décoller d’Abéché, un aéroport du Tchad, avec à son bord les malheureux enfants que les négriers avaient, au préalable, enroulés de pansements pour faire croire qu’il s’agissait d’enfants malades qui devaient être évacués dans un but humanitaire. Aux dernières informations, les enfants ne sont pas des orphelins et ne viennent pas du Darfour mais du Tchad. Le mince fil sur lequel pouvait s’appuyer un quelconque prétexte humanitaire est donc rompu. Le commando constitué de 9 Français a été arrêté par les autorités tchadiennes. 7 autres de nationalité espagnole et membres de l’équipage de l’avion affrété pour l’opération ont été également présentés à la justice. Deux complices tchadiens ont été mis aussi sous les verrous. Vu le nombre des malfaiteurs et les moyens logistiques dont ils ont disposé, de nombreuses et graves questions se posent.
Pour leurs «repérages», les négriers de «l’Arche» ont utilisé les avions de l’armée française basée, comme on le sait, au Tchad. L’organisateur en chef, un ancien pompier nous dit-on, a été reçu dès le mois d’août dans le cadre de la préparation de cette opération au Quai d’Orsay, bien sûr, pas par Bernard Kouchner l’humanitaire en chef mais par son adjointe aux AE, Mme Rama Yade. De son côté, l’ex-épouse de l’ancien pompier accuse l’Etat français de «laisser tomber» les membres de l’ONG arrêtés. Plus troublante encore est cette déclaration du chef de l’Etat français à son arrivée en Corse, mardi soir, au sujet de l’affaire de «l’Arche de Zoé»: «Il faut trouver des accords pour que personne ne perde la face». Ce qui suggère une implication officielle à haut niveau. D’ailleurs, dans cette affaire, le silence de Bernard Kouchner, qui s’est envolé pour la Chine, est éloquent.Un Kouchner accusé par son cofondateur de Médecins sans frontières, Rony Brauman, d’avoir installé «l’idée fausse d’un génocide au Darfour». Ce qui nous rappelle les armes de destruction massive de Bush pour envahir l’Irak.
Comme est révélateur la mise en avant de la secrétaire d’Etat, Rama Yade, d’origine africaine pour défendre le dossier face aux députés. On comprend mieux l’utilité de la diversité et de l’ouverture prônées par Sarkozy lors de la constitution du gouvernement. Quoi qu’il en soit, «l’Arche de Zoé» alias «Children Rescue» est l’image-type de ces ONG qui «veulent du bien» aux pays sous-développés. Comme Human Rights Watch qui s’émeut et a accusé, hier, l’armée Birmane d’enrôler des enfants. Les nouveaux négriers se donnent un visage plus «humain». La fin justifiant les moyens.
Zouhir MEBARKI
zoume6@hotmail.com
Arche de Zoé: Le reportage d'un des inculpés journalistes
Marc Garmirian a suivi le périple de L'Arche de Zoé lors de sa tentative d'exfiltration de 103 enfants tchadiens et a réalisé la vidéo avant les arrestations.
"Marc Garmirian faisait une enquête sur l'Arche de Zoé et l'opération "Rescue Children" à notre demande. Nous sommes choqués qu'il soit assimilé à cette association alors qu'il n'était évidemment pas un acteur, mais un observateur", a déclaré le Pdg de Capa, Hervé Chabalier. Sur la vidéo il questionne un membre de l'ONG sur les raisons de l'action et la nature orpheline des enfants.






