01 novembre 2007
TCHAD: Des ONG craignent la confusion après l’affaire des « orphelins du Darfour »
Abéché 31 octobre 2007 (IRIN) - Des organisations humanitaires et les autorités de la région d’Abéché, dans l’est du Tchad, ont exhorté les populations locales à ne pas perdre confiance en l’aide humanitaire, après les accusations d’escroquerie et d’enlèvement de mineurs formulées contre les membres d’une association française qui voulaient porter secours à des orphelins soudanais de la guerre au Darfour.
Le 25 octobre, six membres de l’organisation L’Arche de Zoé ont été arrêtés à l’aéroport d’Abéché, au moment où ils s’apprêtaient à décoller en compagnie de 103 enfants afin de les confier à des familles d’accueil sur le sol français. Le gouvernement tchadien les a alors accusés de trafic d’enfants. Selon la législation tchadienne, ils encourent 20 ans de travaux forcés s’ils sont reconnus coupables.
« De nombreuses ONG [organisations non gouvernementales] qui s’occupent d’enfants craignent que les méthodes employées par l’association L’Arche de Zoé apparaissent comme étant dans les normes, ce qui n’est absolument pas le cas », a indiqué Aurélie Lamazière, du service d’urgence de la branche anglaise de l’ONG Save the children.
Un colloque regroupant 21 ONG travaillant dans l’est du Tchad – dont Save the children, Oxfam et Action contre la faim – ont signé une déclaration commune exprimant « leurs inquiétudes profondes » à propos de cet incident, qu’ils qualifient de « violation sérieuse » des droits des enfants.
« Depuis notre arrivée au Tchad, nous avons travaillé en étroite collaboration avec la communauté tchadienne et soudanaise afin de nous assurer que le minimum vital leur [aux enfants] soit assuré », souligne le rapport. « Nous avons toujours respecté les droits des enfants des diverses communautés avec lesquelles nous travaillons, et nous continuerons à nous conformer à ces principes fondamentaux dans notre travail ».
Dans un communiqué du 26 octobre émanant d’organisations onusiennes établies au Tchad, ces dernières avaient affirmé qu’elles avaient pris connaissance de cette tentative d’évacuation « avec indignation » et « [déplorent] que ce genre de pratique puisse porter atteinte au travail sérieux des autres ONG qui opèrent depuis des décennies au Tchad, dans le respect des règles et lois nationales et internationales ».
Les membres de l’Arche de Zoé ont insisté sur le fait qu’ils étaient venus au Tchad dans le seul but de sauver des vies d’enfants en danger, et qu’ils bénéficiaient de l’accord total du gouvernement tchadien. Par ailleurs, aucune des charges retenues contre cette association n’a encore été prouvée devant une Cour.
Save the children estime que plus de la moitié des Tchadiens déplacés et des réfugiés soudanais, dans l’est du Tchad, sont des enfants.
Une situation confuse
Au Tchad, on rapporte que l’Arche de Zoé portait un autre nom, Children rescue, ce qui, en arabe –l’une des deux langues officielles du Tchad- se traduit par l’équivalent de ‘Sauver les enfants’ (Save the children).
« Il y a eu une confusion dès le début », a affirmé Mme Lamazière de Save the children. « Nous avons immédiatement clarifié les choses avec les autorités locales, qui, lors de reportages sur la radio locale, ont affirmé que Save the children ainsi que les autres ONG n’avaient pris part à aucune de ces activités ».
Pahimi Padacké Albert, le ministre tchadien de la Justice, a indiqué à IRIN : « Ce qui s’est passé ne doit pas interférer avec le travail humanitaire important fait pour le peuple tchadien. C’est une ONG qui a opéré seule, selon ses propres règles ».
Certains humanitaires ont exprimé la crainte que l’exercice de leur travail se complique encore plus si les populations locales se laissent aller à mettre toutes les ONG dans le même sac.
« Les gens entendent dire que des ONG occidentales se livrent à des trafics d’enfants. C’est un problème grave », a souligné Makbidji Henri, un Tchadien qui a travaillé dans de nombreuses organisations humanitaires internationales. « Lorsque nous voulons travailler avec des enfants ou des personnes plus âgées, les gens vont se demander s’il n’y a pas quelque chose qui se cache derrière tout ça ».
Mais selon Roland Van Hauwermeiren, directeur de la division tchadienne d’Oxfam Angleterre et porte parole du colloque regroupant les différentes ONG, après ces arrestations, le travail des autres ONG sur le terrain n’a pas été affecté.
« Nous continuons de porter secours comme nous le faisions avant », a-t-il dit. « La population est suffisamment intelligente pour faire la différence ».
Les 103 enfants sont désormais hébergés dans un orphelinat à Abéché, sous la protection du ministère tchadien des Affaires sociales, du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et du Comité international de la Croix-Rouge. Les enfants ont reçu de la nourriture et des vêtements ainsi que des jeux ; ils rejoindront leurs familles à Tiné, Adré et Goz Beïda, a indiqué un humanitaire.
dd/ha/np/sm/ail
Arche de Zoé : l'art d'humaniser l'esclavage !
Mais qu'est-ce qui fait donc courir ces ONG à travers le continent ? L'arche de zoé qui vient d'être épinglé par le Tchad n'est-il pas l'arbre qui couvre les pratiques mafieuses de ces organisations qui se couvrent d'humanitaire.
Il aura suffit d'un changement de lettre, pour que l'arche qui aurait sauvé l'humanité se transforme en un gigantesque négrier volant des temps modernes. Comme au bon vieux temps, se parant des arguments "humanistes" et humanitaires (le principe d'ingérence humanitaire), l'ONG (Organisation Non Gouvernementale) "Arche de ZOE " s'est, comme les négriers occidentaux l'ont fait pendant plus de 400 ans, arrogée le droit d'aller "voler" des enfants en Afrique méprisant toutes les règles de droit et bafouant les droits élémentaires des enfants, fussent-ils orphelins. Acte d'une très telle gravité qui a fait réagir Rama Yade, déléguée aux droits de l'homme, réprouvant ces méthodes qui rappellent bien celles des ancêtres de ceux qui aujourd'hui se livrent à l'esclavage d'un autre genre.
Les autorités Tchadiennes que nous avons pris la peine de contacter, nous assurent n'avoir pas été au courant de cette entreprise humanitaire qui consistait à extirper de leurs sols, des enfants pour des destinations inconnues. Ce qui contredit les allégations d'un de ses membres qui, à R.F.I (Radio France Internationale) tenait des propos (que j'ai aussi suivis) insultants à l'endroit de tout un continent en ces termes "Vous savez en Afrique, ils font n'importe quoi etc...". Tout laisse donc à croire que sous le couvert de l'humanitaire, c'est une adoption sauvage et irrégulière qui se tramait. Et les méthodes utilisées pour faire sortir ces enfants (bandages et autres habillages pour faire croire des blessures, des brulures) concourent à entériner cette thèse.
Les versements des sommes qui varient de 2800 euros à 6000 euros démontrent qu'il s'agit d'un projet d'adoption bien huilé et qui ne serait visiblement pas à son premier essai. Ainsi l'Arche aurait, sans la vigilance de l'état tchadien, pu "distribuer" des être humains à ces "donateurs" pris d'un subit élan de générosité.
Il faut souligner aussi que cette affaire n'est que l'arbre qui cache la forêt. Les différentes ONG qui prospèrent sur le continent africain se sont bien spécialisées dans différents trafics dont celui d'enfants; ce qui montre que derrière ces associations et Ong qui parlent au nom de l'humanité ou de l'humanitaire, se cachent de grands business qui profitent à quelques individus. On se souvient d'ailleurs de Jacques Crozemarie, qui était à la tête d'une organisation pour la lutte contre le cancer et qui s'était livré à une escroquerie monstrueuse. Lorsque l'on arrive à faire cela à ses propres concitoyens, comment ne pas penser qu'aller chercher des bébés par des méthodes frauduleuses ne soit pas possible ?
L'actuel ministre des affaires étrangères française, était lui même au Biafra (pendant la guerre) un grand business man sous le couvert d'une ONG. C'est dire combien la souffrance des africains reste une affaire très juteuse encore aujourd'hui pour les occidentaux et les français en particulier.
Samedi 27 Octobre 2007
sanslangue2bois@yahoo.fr
Arche de Zoé: presque tous les enfants disent avoir au moins un parent
PARIS (AFP) — La quasi-totalité des 103 enfants que l'association Arche de Zoé a tenté d'emmener en France le 25 octobre disent avoir au moins un parent et venir de la "région frontalière entre le Tchad et le Soudan", selon un communiqué d'organisations humanitaires internationales publié jeudi.
"Les entretiens menés pendant plusieurs jours avec ces 21 filles et 82 garçons âgés de 1 à 10 ans (...) suggéreraient que 85 d'entre eux proviennent de villages de la région frontalière entre le Tchad et le Soudan, situés dans les zones de Adré et Tiné (localités frontalières)", affirment le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l'Unicef.
"Au cours des conversations que les travailleurs humanitaires ont eu avec eux, 91 des enfants se sont référés à un environnement familial constitué d'au moins une personne adulte qu'ils considèrent comme un parent", ajoutent les organisations dans ce communiqué publié à Abéché (est du Tchad). "Les entretiens se poursuivent avec les douze autres" enfants, précisent-elles.
L'association française Arche de Zoé, dontdes responsables sont inculpés et écroués au Tchad, affirme que les enfants sont des "orphelins" du Darfour, région de l'ouest du Soudan frontalière du Tchad, en proie à une guerre civile.
Nicolas Sarkozy a demandé mercredi soir, lors d'un entretien téléphonique avec le chef de l'Etat tchadien Idriss Déby Itno, "la libération dans les meilleurs délais des journalistes français détenus à Abéché" aux côtés des membres de l'Arche de Zoé, a annoncé l'Elysée. "Le président Déby lui a indiqué qu'il ferait tout son possible pour les libérer", a précisé le porte-parole de la présidence David Martinon dans un communiqué.
Lors de cet entretien téléphonique, le président de la République a demandé à son homologue tchadien "la libération dans les meilleurs délais des journalistes français détenus à Abéché (est du Tchad), dans le respect de la législation tchadienne", a précisé M. Martinon.
Dix-neuf personnes (neuf Français, sept Espagnols, deux Tchadiens et un Belge) sont inculpées et écrouées au Tchad pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants de la région frontalière Tchad-Soudan. L'association française Arche de Zoé les présente comme des orphelins de la province soudanaise du Darfour.
Parmi les neuf Français arrêtés figurent trois journalistes : Marc Garmirian, reporter de l'agence Capa, qui a fait un reportage critique sur les activités de l'Arche de Zoé dont une partie a été diffusée lundi, Jean-Daniel Guillou, photographe de l'agence Synchro X, et Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée, qui était en "congé humanitaire de solidarité", selon sa chaîne.
Le Quai d'Orsay avait annoncé mardi avoir saisi le président tchadien du cas des journalistes arrêtés. Le directeur de cabinet de M. Déby, Mahamat Hissène, a laissé entendre sur RFI que les journalistes pourraient être élargis s'ils prouvaient qu'ils agissaient dans le cadre de leur activité professionnelle et non en tant que membres de l'association.
La polémique a enflé ces derniers jours en France. Paris a affirmé que les inculpés français répondraient de leurs actes au Tchad. Des accords judiciaires entre les deux pays ouvrent la possibilité d'un procès en France.
Dubaï propose d'aider les enfants Tchadiens : Cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum offre une aide financière inconditionnelle
L'émirat de Dubaï a proposé jeudi d'aider 103 enfants au centre d'une controverse provoquée par la tentative de l'association française Arche de Zoé de les emmener du Tchad en France.
"Dubaï Cares" propose de financer les efforts pour "retrouver les familles des enfants, les réunir et les ramener à l'école", a affirmé sous couvert de l'anonymat un responsable de cette campagne de collecte de fonds en faveur des enfants défavorisés. Cette campagne a été lancée le 19 septembre par l'émir de Dubaï, Cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, également Premier ministre et vice-président de la fédération des Emirats arabes unis dont Dubaï est membre, pour aider à l'éducation d'un million d'enfants de pays pauvres. Elle doit durer encore deux semaines et a jusqu'à présent récolté plus de 367 millions de dollars.
Selon le responsable de la campagne, les contacts ont commencé à travers les ambassades des Emirats pour faire part de cette offre de venir en aide aux 103 enfants du Darfour. "Nous parlons au gouvernement du Tchad et plus tard nous entrerons en contact avec la France et le Soudan", a-t-il dit. "Nous faisons cela dans un but purement humanitaire". Neuf Français -7 membres de l'Arche de Zoé et 3 journalistes -, les sept Espagnols de l'équipage, un pilote belge qui les a acheminés à Abéché depuis la frontière tchado-soudanaise, et deux responsables tchadiens ont été inculpés et écroués au Tchad pour "enlèvement de mineurs", "escroquerie" ou "complicité".
L'Arche de Zoé affirme avoir voulu "sauver de la mort" des "orphelins" du Darfour, région de l'ouest du Soudan frontalière du Tchad, en proie à la guerre civile. L'opération a été stoppée le 25 octobre à l'aérodrome d'Abéché par les autorités tchadiennes. Le responsable a indiqué que "Dubaï Cares" s'était déjà engagé à aider au financement de l'éducation de milliers d'enfants du camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared au Liban, dévasté par plus de trois mois de combats entre l'armée libanaise et le groupe du Fatah al-Islam. (belga)
NDLR : Un grand merci au Cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum pour son aide financière désintéressée. Tandis que la plupart des médias occidentaux semblent se soucier du sort des kidnappeurs, Cheikh Mohammad nous montre un exemple de solidarité désintéressée à l'égard de ces enfants. Qu'Allah le bénisse ainsi que toute sa descendance !
Dunia SENDWE
Arche de Zoé : La diaspora tchadienne se mobilise !
L’enlèvement illégal échoué vers la France, de 103 enfants Tchadiens d’Abéché, a suscité un élan de patriotisme au niveau national et dans les milieux de la diaspora tchadienne où la réprobation est unanime à l’encontre de l’association française Arche de Zoé ou Children Rescue.
Après les protestations officielles des autorités tchadiennes insurgées contre l’exfiltration de ces enfants, plusieurs voix de leaders d’opinions, d’acteurs politiques s’étaient levées pour exprimer leur indignation la plus totale face à cette action très mal appréciée au Tchad et au dé là des frontières nationales.
Jamais, les Tchadiens n’ont été aussi unis face un problème qui les a fortement écœurés à tous les niveaux de la société. C’est dans ce cadre que la diaspora tchadienne de l’Angleterre compte organiser une grande manifestation devant l’Ambassade de France à Londres pour protester et condamner l’acte cruel, indigne de l’association Arche de Zoé qui a tenté d’envoyer des enfants Tchadiens en France de façon frauduleuse pour des intentions inavouées.
M.Annadjib Taha Mahamoud est un citoyen Tchadien vivant à Londres et fait partie des initiateurs de cette manifestation qui est aussi soutenue par le Chadian Alliance of Human Rights et la communitee sudanese. La manifestaion est prévue le samedi 03 novembre a 12heurs devant l’Ambassad de France à Knightbridge.
Nous l’avons joint pour lui demander pourquoi, avoir choisi l’Ambassade de France pour protester ?
Il affirme : « Nous voudrions d’abord préciser le caractère apolitique de notre démarche. Si nous avons décidé de manifester devant l’Ambassade de France c’est parce que cette action a été commise au Tchad par une association humanitaire française. », aussi-ajoute-il : « Vue la gravité de cet enlèvement d’enfants Tchadiens, nous exigeons que des sanctions pénales sévères soient prises à l’encontre des responsables de l’Arche de Zoé et que cela ne se fasse pas comme le cas des infirmières Bulgares dont le traitement de la question a été confuse ».
L’animateur de ce réseau de manifestants Tchadiens appelle également toute la diaspora tchadienne établie aux Etats-Unis d’Amérique, en Arabie Saoudite, France, Afrique et un partout d’organiser de manifestations similaires de protestations devant les représentations diplomatiques françaises.
« Nous demandons à tous les Tchadiens vivant à l’étranger d’exprimer leur désapprobation de ces pratiques attentatoires à la dignité humaine et de nos populations » a-t-il conclu, M. Annadjib.
Signalons que le kidnapping de 103 enfants par l’Arche de Zoé ou Children Rescue dont les membres viennent d’être inculpés au Tchad à provoquer la colère générale des Tchadiens sans distinction au point que la solidarité n’a été aussi remarquée.
Contact à Londres de des organisateurs de la manifestation du samedi :
Annadjib Taha Mahamoud
Tel : +44(0)7958194329
Email : abeche19yahoo.co.uk
Tahir Abdurahman Mahamat
Tel : +44(0)7881705555
Email : chadenalliancehotmail.com
Ahmat Tchoui
Tel : +44(0)7961844320
Email : nicolatchouiyahoo.co.uk
Source : Alwihda
NDLR : Que toute la diaspora africaine ainsi que tous les véritables humanistes s'organisent pour apporter leur soutien à cette manifestation contre le traffic et la commercialisation des enfants africains !
Dunia SENDWE
28 octobre 2007
NON au traffic d'enfants africains ! Protégeons nos enfants !
" Les Blancs sont venus, ils ont dit à mon père qu'ils allaient nous permettre d'aller à l'école et mon père les a autorisés à nous emmener. Ils ont aussi dit qu'ils nous paierait une voiture quand on serait grands"
Témoignage d'un enfant Tchadien arraché à sa famille par "l'Arche de Zoé", une ONG humanitaire française

Rappel Important !
Lors de son dernier passage en Belgique, Olive Lembé Kabila a conclu des accords concernant :
- l'adoption d'enfants congolais ...
- l'éducation des enfants et adolescents congolais expatriés en Belgique confrontés à des problèmes liés au déracinement d’ordre culturel ou religieux ...
Voici un extrait repris sur le site officiel du pouvoir kabiliste "Digital Congo" et sur le site de la Ministre cdH Marie-Dominique SIMONET :
(...) Catherine FONCK a pour sa part insisté sur la nécessité de relancer la procédure d’adoption entre la RDC et la Communauté française de Belgique, procédure suspendue depuis 1997. À cet effet, une délégation du service Adoption de la Communauté française se rendra au Congo en 2008. Il s’agira de veiller à ce que les procédures d’adoption d’enfants congolais se déroulent dans le respect de leurs droits et de leur intérêt.
La Ministre de l’Enfance, de l’Aide à la jeunesse et de la Santé porte également une attention particulière aux enfants et adolescents congolais expatriés en Belgique et fréquemment confrontés à des problèmes liés au déracinement, d’ordre culturel ou religieux, ce qui rend difficile un travail social efficace. En même temps, des jeunes Congolais rencontrent chez eux des difficultés importantes en matière d’éducation, de santé, de formation, etc. Dès lors, Olive Kabila et Catherine Fonck souhaitent que le Congo et la Communauté française de Belgique puissent collaborer davantage pour améliorer le sort des jeunes Congolais via des programmes d’échanges de travailleurs sociaux (...)
Source : http://www.marie-do.be/ministrecommuniques_2007-09-28_kabila.html
NDLR : Congolais lamuka ! Muana ya moninga mawa té !
Nos enfants sont notre avenir ! Nous refusons l'instrumentalisation des enfants congolais tandis que nous déplorons l'incarcération de trop nombreux enfants "sans-papiers" dans les centres fermés belges !!! Quelle est la pertinence de cette politique d'adoption ? L'Unicef propose des programmes de soutien d'enfants. Le principe est simple : chaque parrain ou marraine s'engage à verser une somme pour soutenir la scolarité, l'alimentation, ... d'un ou plusieurs enfants. L'avantage : l'enfant reste dans son cadre familial et culturel.
Parlementaires Congolais : Réagissez !
Dunia SENDWE
Bien informés les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets !
Trafic d'enfants tchadiens : plusieurs européens inculpés
Enlèvement d’enfants au Tchad : des Belges liés à l’affaire
Cinq Belges membres d'une asbl qui travaille avec
l'association française "L'Arche de Zoé" accusée par les autorités
tchadiennes de tentative d'enlèvement de 103 enfants au Tchad, se trouvent
actuellement au Tchad mais n'ont pas été arrêtés, a indiqué vendredi la chaine
de télévision publique belge francophone.
Par ailleurs, le quotidien français Le Figaro annonce dans
sa version en ligne que deux pilotes belges avaient été recrutés par
l'association de "Children Rescue", créée par "L'Arche de
Noé", pour effectuer le vol entre Abéché (Tchad) et Reims-Vatry en France.
L'un d'eux confie même au journal que l'opération avait été organisée "en
étroite coopération avec un collectif de Français qui désirait adopter des
enfants du Darfour".
"L'autre but (de l'opération) était de faire un coup
médiatique pour attirer l'attention de l'opinion publique sur la situation au
Darfour. Les responsables de 'Children Rescue' m'ont dit qu'ils avaient le
soutien de l'Elysée", a ajouté le Belge.
L'Elysée, de son côté, a cependant catégoriquement démenti
vendredi avoir elle-même ou par l'intermédiaire de Cécilia Sarkozy apporté un
quelconque soutien à l'association.
Les deux pilotes belges savaient que la mission était
secrète et qu'elle se préparait à l'insu des autorités tchadiennes, indique
encore Le Figaro.
Interrogée par l'Agence Belga, le parquet fédéral belge a
indiqué qu'il n'était pas concerné par le dossier français.
De plus, la branche
belge de ‘L’Arche de Zoé’ n’est pas agréée comme organisation d’adoption
La branche en Belgique de l'association "L'Arche de Zoé", dont des
membres français ont été arrêtés, n'est pas agréée comme organisme d'adoption,
a indiqué vendredi la ministre Catherine Fonck.
Le nom de la branche
belge de cette association est "Kiro et Louna - Collectif de soutien aux
familles d'accueil des orphelins du Darfour", précise Mme Fonck, ministre
de l'Enfance de la Communauté française.
"Kiro et Louna" n'est pas agréée par la Communauté
française comme organisme d'adoption, prévient-elle. La ministre cdH, qui dit
comprendre la détresse des familles en attente d'un enfant à adopter, n'en
appelle pas moins à la plus grande vigilance: "rien ne prouve que les
enfants du Darfour soient sans famille", souligne-t-elle.
Et Mme Fonck de rappeler qu'en pleine guerre civile, les
familles du Darfour sont souvent déchirées et séparées, ce qui allonge la durée
de recherche des parents de ces enfants. En outre, Catherine Fonck rappelle que
si des enfants devaient arriver en Belgique dans les conditions prévues par
l'association "L'Arche de Zoé", leur situation juridique ne pourrait
déboucher sur une adoption.
La loi fédérale s'oppose en effet à toute adoption d'enfants
dont on ne dispose pas de toutes les "garanties d'adoptabilité" en
provenance du pays d'origine. Les autorités compétentes en Belgique risquent
donc de s'opposer à l'adoption de ces enfants et leurs parents d'origine
pourraient demander leur restitution.
Enfin, la ministre rappelle que les organisations
humanitaires internationales s'opposent à l'adoption d'enfants en provenance
d'une zone de conflit, comme le confirme l’Unicef ce vendredi.
Dénonciations
multiples
La démarche ‘viole’ toutes les règles internationales
(Unicef)
La tentative "d'enlèvement" d'une centaine
d'enfants originaires du Soudan et du Tchad est à la fois illégal et
irresponsable, en violation de toutes les règles internationales, a déclaré
vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
"Ce qui s'est passé au Tchad et la manière dont ça
s'est passé est à la fois illégal et irresponsable. Ca s'est passé en violation
de toutes les règles internationales", a souligné la porte-parole de
l'Unicef, Véronique Taveau, devant la presse à Genève. Selon la Convention de
La Haye sur l'adoption internationale de 1993, "dans le cas où des enfants
seraient séparés de leurs parents à cause d'une guerre ou d'une catastrophe
naturelle, on ne peut tenir pour acquis qu'ils n'ont plus aucun proche ni
parents vivants", a rappelé la représentante de l'Unicef. "Ils ne
peuvent donc pas être pris en compte pour l'adoption internationale et la
priorité devrait être donnée à la recherche de leurs familles", a-t-elle
souligné.
L'Unicef, qui a eu accès au centre social où se trouvent
actuellement les enfants, essentiellement des garçons âgés d'un à huit ans
selon l'organisation, a noté qu'ils portaient tous un bracelet avec un numéro
d'identification. "Nous ne savons pas à quoi cela correspond", a
relevé la porte-parole, qui a indiqué que des recherches étaient en cours,
conjointement avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR), la Croix-Rouge internationale et des organisations non gouvernementales
sur place, pour retrouver leurs familles.
"Même si leur père ou leur mère sont décédés, il se
peut qu'ils soient en mesure de trouver des proches encore en vie ainsi qu'une
communauté et un foyer où ils pourront retourner à la fin du conflit", a
souligné la représentante de l'Unicef.
La ‘plupart’ des
enfants sont Tchadiens
La "plupart" des 103 enfants concernés par une opération avortée
visant à les emmener en France sont "originaires du Tchad", et non du
Darfour, au Soudan, comme l'affirme l'ONG à l'origine de ce projet, a déclaré
ce vendredi une responsable de l'Unicef.
"Il semble que la plupart de ces enfants soient
originaires du Tchad. Certains viennent du Darfour, mais la grande majorité
sont originaires du Tchad", a affirmé la représentante de l'Unicef dans ce
pays Mariam Ndiaye. "Rien ne nous permet de dire qu'ils sont
orphelins", a-t-elle ajouté, jointe au téléphone à N'Djamena depuis
Libreville. Elle a précisé que les "enquêtes" pour leur
"identification" se poursuivaient vendredi.
Les enfants, accueillis depuis jeudi dans un centre social
de cette ville, sont "en excellente santé" et sont actuellement
"en train de jouer", a poursuivi Mariam Ndiaye. "Les bandages
qu'ils portaient (lorsque la police les a récupérés alors qu'ils allaient
embarquer à bord d'un avion pour être transportés en France) ne recouvraient
aucune blessure", a-t-elle expliqué.
Le groupe de 103 enfants, âgés de un à huit ans, est composé
de 81 garçons et 22 petites filles, selon l'Unicef, qui a envoyé une équipe au
centre social en partenariat avec le Haut Commissariat des Nations unies pour
les réfugiés (HCR), la Croix-Rouge et le gouvernement tchadien. "Leurs
besoins en nourriture sont couverts, et on leur a donné des matelas et des
jouets", a ajouté la représentante de l'agence de l'ONU.
L’affaire va également
à l’encontre des convictions musulmanes
L'affaire des enfants du Tchad, qu'une ONG voulait convoyer
illégalement vers la France, renvoie à la fois à la difficulté d'adopter des
enfants en pays musulman, aux règles du droit international en matière
d'assistance humanitaire et à celles contre les "déplacements
illicites" de mineurs.
Le Soudan et le Tchad sont des pays musulmans, et le Coran
rejette l'adoption plénière (totale). Dans ces pays, les règles d'autorité sur
les enfants qui ont perdu leurs parents naturels sont régies par la
"kafala", un système comparable à la tutelle ou à la délégation
d'autorité parentale. Ce système n'est pas comparable au système de l'adoption,
qui crée un vrai lien de filiation entre l'enfant et l'adoptant, ce qui est
proscrit par la charia.
Une adoption d'enfants de ce pays est donc impossible.
L’Arche de Zoé
s’appuie sur les droits de l’enfant …
Mais l'ONG l'Arche de Zoé, mise en cause par les autorités
tchadiennes, a expliqué cette opération d'"évacuation sanitaire" des
enfants par la nécessité de "les sauver d'une mort certaine" dans une
région soudanaise du Darfour ravagé par la guerre. Sur ce point,
l'Arche de Zoé peut s'appuyer sur la Convention internationale des droits de
l'enfant, signée sous l'égide des Nations Unies en 1989, et ratifiée un an plus
tard par le Tchad, le Soudan et la France, les trois pays concernés dans cette
affaire. L'article 38 de ce texte précise que "les Etats parties
s'engagent à respecter et à faire respecter les règles du droit humanitaire
international qui leur sont applicables en cas de conflit armé et dont la
protection s'étend aux enfants". Il ajoute que "les Etats parties
prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour que les enfants qui
sont touchés par un conflit armé bénéficient d'une protection et de
soins". L'article 22 ajoute qu'un enfant "considéré comme réfugié
(...) bénéficie de la protection et de l'assistance humanitaire voulues pour
lui permettre de jouir des droits" reconnues par la convention.
… sans tenir compte de tous ses articles
Pour les autorités tchadiennes toutefois, le déplacement des
103 enfants du Tchad opéré par cette ONG est un "enlèvement". Et
l'article 11 de la même convention précise que les Etats signataires doivent
prendre "des mesures pour lutter contre les déplacements et les
non-retours illicites d'enfants à
l'étranger". Les juridictions qui se
verront confier l'affaire devront donc décider si ce déplacement des enfants
était "illicite" ou justifié à des fins de protection des mineurs.
Pour rappel, le Tchad a annoncé vendredi qu'il
sanctionnerait "sévèrement" les responsables.
Neuf Français au total, des membres de l'ONG Arche de Zoé à
l'origine de cette opération et trois journalistes, interpellés jeudi à Abéché,
principale ville de l'est tchadien, étaient toujours en garde à vue vendredi
matin.
"L'enquête se poursuit", a affirmé un responsable
local. Les autorités de N'Djamena accusent les Français de "trafic
d'enfants".
Un responsable local de l'ONU a indiqué vendredi que
l'association n'a jamais été enregistrée au Soudan, relevant que de nombreuses
mises en garde avaient été émises.
"Cette association n'a jamais été enregistrée
ici", a affirmé à l'AFP Antoine Gérard, chef du Bureau de Coordination des
Affaires humanitaires (BCHA-OCHA) de l'ONU au Soudan.
Ce responsable, qui avait été alerté "il y a quelques
mois" par l'ambassade de France du risque d'un tel projet, a estimé plus
probable qu'il ait été monté à partir du territoire tchadien.
Le président tchadien Idriss Deby Itno a qualifié vendredi
cette opération d'"inhumaine", "impensable" et
"inadmissible". "Les auteurs seront sévèrement
sanctionnés", a-t-il ajouté. Il venait de rendre visite dans la matinée à
Abéché aux 103 enfants âgés d'un à huit ans "récupérés" la veille par
la police tchadienne alors qu'ils allaient être embarqués par l'association
dans un avion à destination de la France.
La guerre au Darfour a fait environ 200.000 morts et 2,1 millions de déplacés depuis février 2003, selon l'ONU, des chiffres que Khartoum conteste.
NDLR : Sous des prétextes humanitaires, plusieurs organisations organisent le trafic d'enfants africains tandis que plusieurs enfants "sans-papiers" sont injustement incarcérés dans des centres fermés ! C'est un véritable commerce inacceptable ! Voir le site de la branche belge de cette ONG : http://www.cofod.be/ -
Parlementaires congolais, africains et d'autres pays en voie de développement, refusez de livrer nos enfants aux réseaux de la prostitution, refusez cet odieux commerce, protégez nos enfants.
Dunia SENDWE
Tchad : des Français accusés de trafic d’adoption - Sélection de plusieurs articles
Publié le 25 Oct 2007
Trafic d'enfants Neuf Français sont soupçonnés d'avoir voulu
faire partir illégalement 103 enfants originaires du Darfour pour la France.
Selon
eux, il s'agissait d'une "évacuation sanitaire ". Coup de
filet des autorités tchadiennes. Neuf Français, qui s'apprêtaient à faire partir
illégalement d'Abéché, au Tchad, une centaine d’enfants originaires de la
province soudanaise du Darfour, ont été arrêtés jeudi. Ils sont accusés d'avoir
voulu "enlever" 103 enfants, "sous prétexte d'une évacuation
sanitaire".
L’information a été confirmée par le ministre tchadien
de l’Intérieur à la radio nationale. Selon la radio, "ces enfants ne sont
pas du tout malades, ils (les responsables de l'ONG) ont bandé leur tête et
pieds pour donner l'impression que ces enfants sont malades". D’après Europe
1 qui a révélé l’information, les autorités ont maintenu au sol hier sur
l'aéroport d'Abaché, au Tchad, le Boeing 757 dans lequel se trouvait les
enfants, alors que l'appareil était en partance pour la France.
"Les sauver de la mort" Les enfants, âgés de 1 à 9 ans
auraient été kidnappés par des mercenaires locaux pour alimenter un vaste
trafic d’enfants à destination de l’hexagone.
Le chef présumé du réseau
tchadien a été écroué tandis que les enfants ont été pris en charge par des
associations humanitaires. Parmi les Français arrêtés figure un dirigeant de l’ONG
«Arche de Zoé» , une petite association qui avait annoncé en juin une opération
controversée d'évacuation de 1.000 enfants du Darfour, "pour les sauver
d'une mort certaine" et les faire accueillir par des familles françaises.
D’après Europe 1 toujours, les tarifs pour obtenir un de ces enfants
iraient de 2.800 à 6.000 euros. Le butin total s'élèverait à 1,2 million
d'euros. Selon le quai d’Orsay, 300 familles françaises seraient concernées. Parmi
elles, 50 étaient rassemblées jeudi en fin de journée à l'aéroport de Vatry
(Marne), où devait atterrir l'avion. "Il ne s'agit pas d'un trafic
d'enfants. Le but de cette opération était de sauver des enfants de la
mort", a assuré Delphine Philibert, une mère de famille qui s'était portée
volontaire pour accueillir un enfant.
Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, les enfants "sont très choqués mais ont l'air en bonne santé". Source : Le Figaro : "L'étrange affaire des orphelins du Darfour"
HIER à 6 heures du matin, le jour se lève sur Abéché, la grande
ville de l'est du Tchad où sont déployées les organisations internationales
assistant 230 000 réfugiés du Darfour. Un total de 103 enfants sont regroupés
aux abords de l'aérodrome. Les gamins sont encadrés par 9 volontaires de
Children Rescue, une organisation non gouvernementale (ONG) française créée par
l'association «L'Arche de Zoé» animée par des pompiers d'Argenteuil.
L'attroupement attire l'attention d'une patrouille militaire tchadienne. Les
humanitaires, interrogés, ne fournissent pas d'explication claire pour
justifier leur présence et celle des enfants. Trente minutes plus tard, un
Boeing 757 atterrit. Il ne figure pas sur la liste des avions autorisés à se
poser sur l'aérodrome d'Abéché. Alerté, le gouverneur de la province arrive sur
les lieux. Les humanitaires passent rapidement aux aveux : ils s'apprêtaient à
exfiltrer les 103 enfants, des orphelins soudanais issus des camps de réfugiés,
vers la France, sans aucune autorisation.
« Le Boeing 757 devait retourner à
l'aéroport de Reims-Vatry en fin d'après midi » confirme Jacques Wilmart, un
pilote belge à la retraite recruté par Children Rescue. « Nous l'avons loué à
la compagnie espagnole privée Girjet, elle-même sous-traitante de Cargo
leasing, basée au Luxembourg. » Cet ancien commandant de bord de la Sabena a
été recruté le 3 octobre. Sa mission : transporter les enfants d'Adré, à la
frontière soudanaise, jusqu'à Abéché. « J'ai effectué une quarantaine de
rotations avec un Cherokee 6, un petit avion de 7 places arrivé de France en
septembre », dit-il au Figaro. « Aucune difficulté pour organiser le plan de
vol » Officiellement, Children Rescue devait créer un centre de santé à Abéché
pour soigner des orphelins. Mais les 26 membres de l'ONG qui se sont relayés
sur le terrain - présentés comme des infirmières, pédiatres, logisticiens et
pilotes d'avion - connaissaient l'objectif final de l'opération : « Elle a été
organisée en étroite coopération avec un collectif de Français désirant adopter
des enfants du Darfour » , explique un autre pilote belge également recruté par
l'ONG. « L'autre but était de faire un coup médiatique pour attirer l'attention
de l'opinion publique sur la situation au Darfour » , dit-il.
« Les
responsables de Children Rescue m'ont dit qu'ils avaient le soutien de l'Élysée
» , poursuit le Belge en précisant n'avoir « rencontré aucune difficulté pour
organiser le plan de vol international du Boeing ». Les deux pilotes belges
savaient que la mission était secrète et qu'elle se préparait à l'insu des
autorités tchadiennes. Un e-mail adressé à Jacques Wilmart, daté du 28
septembre et signé d'un certain « Christophe », un pompier d'Argenteuil,
l'indique : « Cette mission comporte des intérêts politiques importants, tant
du côté français que soudanais, c'est pourquoi je te demande d'être très
discret et de n'avoir uniquement que deux interlocuteurs, Eric sur le terrain
et Christophe en France. »
Le courrier, dont Le Figaro s'est procuré une copie,
demande au pilote de se rendre « le mercredi 3 octobre à la caserne des
sapeurs-pompiers d'Argenteuil pour la remise de dotation Children Rescue avant
(son) départ de Roissy-Charles de Gaulle » . Jacques Wilmart, qui a déjà «
participé à des missions de sauvetage à Beyrouth et au Congo », affirme n'avoir
reçu aucun salaire. « Nous voulions sauver des gosses qui étaient dans un état
pitoyable et en danger de mort. Nous avons donc décidé d'agir dans l'urgence »,
dit-il. Éric Breteau, le chef de mission de Children Rescue, rencontré voici
trois semaines à Abéché et qui fait aujourd'hui partie des neuf détenus, tenait
un discours qui laissait présager un tel dérapage : « Les Nations unies et les
grandes ONG sont souvent inefficaces à cause de procédures administratives trop
lourdes. Nous sommes ici pour essayer d'apporter une aide plus rapide et plus
efficace » , disait-il. « Enlèvement et trafic d'enfants »
En attendant,
l'affaire a provoqué l'ire des autorités tchadiennes. Les neuf Français sont
détenus dans la prison d'Abéché, accusés « d'enlèvement et de trafic d'enfants.
» Le gouverneur les accuse « d'avoir voulu soustraire des petits musulmans à
l'islam. » Du côté de la communauté humanitaire, déjà soumise à une forte
insécurité, l'inquiétude règne. La représentation locale de l'importante ONG
Save the Children a été caillassée hier par des Tchadiens qui semblaient la
confondre avec Children Rescue. « La religion est une question très sensible
dans cette région à l'islam très conservateur, et cette affaire risque d'être
mentionnée dans un prochain communiqué d'al-Qaida » , redoute un responsable
local du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. « Nous pouvons désormais
redouter que les humanitaires soient la cible d'attentats islamistes » ,
ajoute-t-il.
Un acte "illégal et irresponsable " - Rama Yade
La tentative de sortie de 103 enfants au Tchad par des ressortissants français
est un acte "illégal et irresponsable" , estime Rama Yade , précisant
que ces enfants n'étaient pas destinés à l'adoption et que les responsables de
l'opération "devront rendre des comptes". "Je comprends la
détresse des familles, mais je crois qu'avant le droit à l'enfant il y a le
droit de l'enfant" , a déclaré ce matin sur RTL la secrétaire d'Etat aux
Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, "Dès le 22 juillet, toutes
les ONG travaillant au Darfour que j'avais réunies ont été unanimes pour
condamner cette opération. Aujourd'hui on ne sait rien des conditions de
regroupement de ces enfants. On ne connaît rien de leurs origines, de leur
nationalité et de la réalité de leur situation familiale et communautaire"
, déclare-t-elle dans un entretien publié vendredi dans "Le
Parisien/Aujourd'hui en France". "Les enlever comme cela est -de mon
point de vue- illégal et irresponsable" .
"L'enlèvement" des enfants du Tchad viole les règles internationales
(Unicef)
La tentative "d'enlèvement" d'une centaine d'enfants
originaires du Soudan et du Tchad est à la fois illégal et irresponsable, en
violation de toutes les règles internationales , a déclaré vendredi le Fonds
des Nations unies pour l'enfance (Unicef). "Ce qui s'est passé au Tchad et
la manière dont ça s'est passé est à la fois illégal et irresponsable. Ça s'est
passé en violation de toutes les règles internationales", a souligné la
porte-parole de l'Unicef, Véronique Taveau, devant la presse à Genève. Selon la
Convention de La Haye sur l'adoption internationale de 1993, "dans le cas
où des enfants seraient séparés de leurs parents à cause d'une guerre ou d'une
catastrophe naturelle, on ne peut tenir pour acquis qu'ils n'ont plus aucun
proche ni parents vivants" , a rappelé la représentante de l'Unicef.
"Ils ne peuvent donc pas être pris en compte pour l'adoption
internationale et la priorité devrait être donnée à la recherche de leurs
familles" , a-t-elle souligné.
L'Unicef, qui a eu accès au centre social
où se trouvent actuellement les enfants, essentiellement des garçons âgés d'un
à huit ans selon l'organisation, a noté qu'ils portaient tous un bracelet avec
un numéro d'identification. "Nous ne savons pas à quoi cela
correspond" , a relevé la porte-parole, qui a indiqué que des recherches
étaient en cours, conjointement avec le Haut commissariat des Nations unies
pour les réfugiés (HCR), la Croix-Rouge internationale et des organisations non
gouvernementales sur place, pour retrouver leurs familles. "Même si leur
père ou leur mère sont décédés, il se peut qu'ils soient en mesure de trouver
des proches encore en vie ainsi qu'une communauté et un foyer où ils pourront
retourner à la fin du conflit" , a souligné la représentante de l'Unicef.
La police tchadienne a arrêté jeudi neuf Français, accusés d'avoir
"enlevé" une centaine d'enfants du Tchad et du Darfour (ouest du
Soudan) pour les faire "accueillir" en France moyennant finances.
Source : Le Monde En savoir plus - Le président de l’Arche de Zoé
entendu par la police en août - Enfants du Monde ‘ Droits de l’Homme (EMDH)
dénonce "les mercenaires de l'humanitaire". - Trafic d'enfants ou
pieds nickelés de l'humanitaire ‘
Tchad : arrestation de
Français qui voulaient amener des enfants du Darfour
Neuf
Français, qui s'apprêtaient à faire partir illégalement d'Abéché (est du Tchad)
103 enfants originaires de la province soudanaise du Darfour et du Tchad, ont
été arrêtés jeudi par les autorités tchadiennes, a-t-on appris de source
diplomatique à Paris.
Les 103 enfants, âgés de 3 à 8 ans, se trouvaient jeudi
après-midi dans un "centre social" à Abéché, sous la protection des
autorités, a-t-on ajouté.
L'avion qui devait les transporter à partir d'Abéché était
attendu à l'origine jeudi après-midi en France. Parmi les Français arrêtés
figure un dirigeant de l'ONG "Arche de Zoé", une petite association
qui proposait de faire "adopter" des enfants du Darfour par des
familles françaises.
Le ministre tchadien de l'Intérieur a confirmé jeudi à l'AFP
ces arrestations à Abéché. Selon la radio Europe
1, qui a révélé l'information, les enfants auraient été enlevés au Soudan puis
transportés au Tchad dans le cadre d'un trafic d'adoption.
© AFP / 25 octobre 2007 16h37
27 octobre 2007
Tchad : arrestation de Français qui voulaient amener des enfants du Darfour
Neuf Français, qui s'apprêtaient à faire partir
illégalement d'Abéché (est du Tchad) 103 enfants originaires de la province
soudanaise du Darfour et du Tchad, ont été arrêtés jeudi par les autorités
tchadiennes, a-t-on appris de source diplomatique à Paris.
Les 103 enfants, âgés de 3 à 8 ans, se trouvaient jeudi
après-midi dans un "centre social" à Abéché, sous la protection des
autorités, a-t-on ajouté.
L'avion qui devait les transporter à partir d'Abéché était
attendu à l'origine jeudi après-midi en France.
Le ministre tchadien de l'Intérieur a confirmé jeudi à l'AFP
ces arrestations à Abéché.
© AFP / 25 octobre 2007 16h37






