25 juillet 2007
Les dirigeants rebelles reprennent le maquis
Le président burundais Pierre Nkurunziza (G) et le chef des FNL
Agathon Rwasa, lors de la signature à Dar-es-Salaam, le 7 septembre 2006, d'un
accord de paix qui risque de ne pas être appliqué
© AFP
Les 28 cadres militaires et politiques des FNL qui
participaient aux travaux de mise en place de l'accord de cessez-le-feu avec le
gouvernement se sont enfuis de Bujumbura. Parmi ces responsables qui ont repris
le maquis, le délégué militaire de la rébellion, Jean Bermans Ndaishime, ainsi
que six autres hauts responsables de ce mouvement, qui ont réussi à fausser
compagnie à leurs escortes sud-africaines. Les responsables de l'armée
burundaise affirment que ces départs indiquent que les rebelles veulent
reprendre la guerre, mais les FNL démentent. Le conflit inter-burundais a duré
près de 14 ans, faisant plus de 300 000 morts.
Tous les représentants de la rébellion des FNL, qui
participaient à la mise en place de l'accord de cessez-le-feu signé avec le
gouvernement le 7 septembre 2006, ont regagné le maquis. Le chef des opérations
militaires et des renseignements des FNL, Jean Bermans Ndaishime, avait réussi
à échapper, samedi, à l'escorte des militaires sud-africains de la force
spéciale de l'Union africaine au Burundi, chargée d'assurer la sécurité des
responsables rebelles.
Ruben Tubirabe, responsable des relations extérieures du
même mouvement, s'était enfui lundi après-midi de sa résidence à Bujumbura,
également sécurisée par des gardes sud-africains. Trois autres dirigeants
militaires des FNL - dont le commandant de la région militaire de l'Ouest Aloys
Nzabampena - se trouvaient sur un marché du quartier de Kinama, au nord de la
capitale, quand des combattants armés de leur mouvement se sont interposés
devant les militaires affectés à leur garde. Ils se sont enfuis sans qu'aucun
coup de feu ne soit tiré, selon des sources concordantes citées par l'AFP
depuis Bujumbura.
Dans la nuit de lundi
à mardi, 21 autres cadres rebelles ont également quitté la capitale.
Parmi ces 28 responsables rebelles, 12 participaient au
Mécanisme conjoint de vérification et de suivi (MCVS), chargé de la mise en
application de l'accord de cessez-le-feu signé entre le gouvernement burundais
et les FNL le 7 septembre 2006.
Quatorze autres participaient aux équipes
mixtes de liaison chargées d'étudier la question de la libération des prisonniers
politiques et de guerre des FNL, ainsi que du cantonnement des combattants
rebelles. Le chef d'état-major de l'armée burundaise, le général Godefroid
Niyombare, a déclaré lundi que ces fuites indiquent que les FNL veulent
reprendre la guerre.
Pourtant, le porte-parole des rebelles, Pasteur
Habimana, a affirmé mardi que le FNL ne veut pas reprendre les armes et que les
leaders de son mouvement reviendront à Bujumbura quand un consensus politique
et militaire aura été trouvé sous la houlette de la médiation sud-africaine.
Pasteur Habimana
Porte-parole de la rébellion des FNL
«Nous avons demandé au gouvernement de nous assoir ensemble pour
discuter et trouver un consensus puis signer un accord de cessez-le-feu. Nous
ne voulons pas nous battre, nous sommes en train de négocier et on aboutira à
un consensus.»
L'armée burundaise affirme que les FNL disposent de
4 000 à 6 000 hommes et recrutent désormais dans l'ensemble du pays.
Les FNL sont le dernier des sept groupes rebelles, issus de la majorité hutue,
qui n'ont pas participé à l'accord global de paix au Burundi. Le FNL accuse le
gouvernement de ne pas mettre en œuvre ses promesses, notamment la signature
d'un accord politique et la libération de prisonniers.
Le président burundais
Pierre Nkurunziza et le leader des FNL, Agathon Rwasa, se sont rencontrés le 17
juin dernier à Dar-es-Salaam pour tenter de lever les obstacles à l'application
de l'accord de cessez-le-feu. Les autorités s'étaient alors engagées à libérer
entre 2 000 et 3 000 prisonniers rebelles.
02 juillet 2007
Imminence du remaniement du gouvernement, l'Uprona refuse trois ministères et en réclament quatre !
Burundi: Imminence du remaniement du gouvernement, l'Uprona
refuse trois ministères et en réclament quatre
Burundi Réalités (Bujumbura)
29 Juin 2007 - Publié sur le web le 30 Juin 2007
Bujumbura - Nkurunziza vient de proposer trois ministères au parti Uprona du Prince Louis
Rwagasore. Il s'agit respectivement du ministère de l'enseignement supérieur,
de celui du commerce, ainsi que le ministère des droits de l'homme.
L'Uprona a refusé ces postes et en réclame quatre. N'eût été le refus du
Frodebu de rentrer dans le gouvernement Nkurunziza, l'Uprona n'aurait pas
prétendu à un tel nombre de ministères.
Profitant de la faiblesse du régime actuel qui a été mise en minorité par la
défection au sein du CNDD-FDD et le durcissement du Frodebu, l'Uprona est en
train d'exiger le quatrième ministère.
Selon les sources proches de la direction de ce parti, la revendication du
quatrième poste ministériel viendrait en échange dunposte au bureau de
l'Assemblée nationale que le pouvoir Nkurunziza avait promis à l'Uprona.
Ce parti avait coopéré avec Nkurunziza pour l'aider à chasser Immaculé Nahayo,
la présidente de l'Assemblée nationale. En contre partie, l'Uprona devait
figurer dans le bureau national de l'Assemblée. La promesse n'a pas été tenue
et cette fois ci, l'Uprona veut arracher
avant de soutenir.

