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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

09 décembre 2007

Goma : face à l'insécurité, la population patrouille

nord_kivu_zoomLa reprise de la guerre au Nord-Kivu a provoqué une recrudescence de l'insécurité dans la ville de Goma, paralysant certaines activités

Confrontée à une multiplication des meurtres, pillages et cambriolages, la population s'organise en patrouilles pour assurer sa propre sécurité.

Devant nous, à l'entrée de l'Office des routes de Goma, dans le quartier Mabanga Sud, non loin de la route de Sake, des jeunes gens contrôlent une barrière, une simple corde reliant les deux côtés de

la route. Torches

en main, habillés de vestes pour se protéger contre le froid, et des sifflets autour du cou, ils ont l'air calme, mais déterminé à ne laisser passer personne sans fouille et identification.

Nous sommes obligés de nous arrêter. Le chef d'équipe, un grand jeune homme s'approche de notre moto et, poliment, nous demande de respecter la norme : présenter sa carte d'électeur, qui sert de carte d'identité provisoire. Entre-temps, un second patrouilleur passe à la fouille corporelle. "C'est pour identifier les bandits qui nous agacent toute la nuit que nous demandons à tout passant de s'identifier et d'accepter d'être fouillé", explique Patrick, l'un des responsables à cette barrière.

Désormais, c'est la règle : plus personne ne doit se promener la nuit à Goma, capitale du Nord-Kivu, sans sa carte d'identité. Depuis quelques semaines, les autorités politico-militaires ont donné l'ordre à ces patrouilleurs d'assurer la sécurité dans leurs quartiers respectifs.

L'identification s'impose

D'ailleurs, à une centaine de mètres de là, voici un autre point de contrôle. À nouveau, les mêmes opérations. Dans l'autre sens, une maman et un garçon attendent. Ils ne sont pas autorisés à franchir la barrière. "Ils n'ont pas de carte et sont donc difficiles à identifier", raconte l'un des patrouilleurs. Heureusement, l'un de ceux-ci reconnaît en eux ses voisins, ce qui leur permet de passer.

Sur une distance de

500 m

, nous rencontrerons ainsi quatre contrôles. Dans ce quartier de Mabanga Sud comme dans les 18 autres de la ville de Goma, la population a installé des barrières, surtout là où les bandits avaient l'habitude de commettre leurs forfaits. Au quartier Nyabushongo tout comme à Ndosho, Katoyi et Majengo, les moins sécurisés, à la périphérie de la ville, chaque carrefour est sous surveillance. Même les militaires et les policiers en tenue s'y arrêtent avant d'être autorisés à franchir la barrière ; s'ils sont en civil, ils doivent présenter leurs cartes de service.

La prise en charge de la sécurité par la population – une mission en principe dévolue à l'État – se fait à la satisfaction de tous. Même les militaires s'en réjouissent. "Votre initiative reste louable et mérite des encouragements surtout en cette période où notre ville et la province du Nord-Kivu sont en proie à une insécurité grandissante", lance aux patrouilleurs un officier supérieur des FARDC, tout en les exhortant à plus de sérieux et de discipline dans leurs activités. Quant à la population, elle a même plus confiance en une surveillance assurée par les siens que par certains policiers, parfois liés aux voleurs.

Une structuration s'impose

Ce recours aux patrouilles civiles est une réponse à l'insécurité qui s'est accrue depuis quelques mois à Goma en raison des conflits au Nord-Kivu. Le soir, après 19 h, certains tronçons sont désertés par les taxis et les minibus. Du coup, des propriétaires de camions s'improvisent taximen.
Cependant, l'organisation de patrouilles est loin d'être parfaite. Dans chaque avenue, la population s'organise à sa manière. Mais partout, quand les patrouilleurs, qui ne sont pas armés, repèrent un danger, ils sifflent pour faire appel à

la police. C'est

elle qui intervient alors. Parfois, des bagarres éclatent, et là aussi, c'est la police ou l'armée qui s'interposent. "Nous avons des policiers prêts à intervenir à chaque coup de sifflet, explique un lieutenant responsable du Commissariat de la Police au quartier Mabanga Sud. Et à certains moments, nos hommes font des rondes de quartier avec les patrouilleurs." Pas question, en effet, de voir ces patrouilles devenir des polices privées. "Il faudrait que l'État reprenne en charge sa mission de sécuriser les personnes et leurs biens ou, au moins, qu'il structure bien ces groupes enfin d'éviter qu'ils s'érigent en milice", estime d'ailleurs Masiala Mulahuko, avocat et activiste des droits de l'Homme.

La population encourage les patrouilles, en y envoyant ses jeunes hommes. D'autres, moins nombreux cependant, leur apportent, en guise de dédommagement, qui de l'argent, qui du sucre, qui des piles ou d'autres biens. Et le résultat est là : la situation se stabilise rapidement dans les quartiers. Les vols, assassinats et pillages, innombrables, deviennent de plus en plus rares.

 

© Patient Ndoole  | 06-12-2007 

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Pourquoi un conseiller de Kanambe vient-il de séjourner à Londres ?

Londres, le 30 Novembre 2007

Muzong_mkodiUne tension très vive règne en ce moment au sein de la résistance congolaise à Londres. La raison en est le passage éclair dans cette ville il y a quelques jours de Me Gabriel Banza, conseiller de l’imposteur Kanambe. Mais plus grave encore est la nature du colis avec lequel il a atterri à l’aéroport de N’djili. Et ce curieux bagage n’est autre que le Dr. Muzong Kodi (photo ci-contre).

Les résistants et combattants se posent mille et une question sur l’importance que revêt ce mystérieux individu au point que Kanambe prenne le risque de dépêcher un de ses conseillers le chercher à Londres. Faisant allusion au risque encouru, nous n’allons pas revenir ici sur la nature de traitements réservés en général aux kanambistes par nos compatriotes de Londres. L’ex-directeur du bureau de Kanambe a sûrement un dossier fourni là-dessus. Si Kanambe porte un intérêt particulier sur Muzong, c’est puisque ce monsieur est son homme de paille auprès du milieu d’affaire britannique.

Muzong cherche à restaurer l’image ternie de l’imposteur à Londres. Il utilise pour se faire sa qualité de chercheur dans l’institution britannique Chatham House. Il fait le lobbying de Kanambe grâce à l’organisation qu’il a montée et qui s’appelle ‘Britain Congo Forum’.

Comme par hasard, cette organisation se trouve être financée par des entreprises britanniques fortement impliquées dans le pillage des richesses du Congo telles que BHP Billinton, Anglo-American Corporation, De Beers et autre Mwana Africa. Chose curieuse, Dr Muzong n’est pas connu dans la communauté congolaise de UK. Et pour parer à cette insuffisance il a fait recours à son frère (dans le sens tribal du terme) Ackis Kituba. Ce dernier fut le leader de la communauté jusqu’au 30 juin 2006.

Il s’était arrangé pour que Muzong soit l’homme vedette de la journée d’indépendance en faisant de lui l’orateur principal des événements. C’était aussi l’occasion pour le duo de tenter de légitimer l’imposteur Kanambe à Londres en plaçant sa photo sur l’affiche publicitaire du 30 Juin. Malheureusement pour eux, les vaillants résistants avaient vite compris leur jeu. C’est ainsi qu’Ackis Kituba fut sauvé par l’intervention rapide de la police. La célébration et la légitimation de Kanambe n’eurent pas lieu ; et l’inauguration baptismale de Muzong échoua.

Le voyage de Muzong à Kinshasa confirme une fois de plus l’exactitude de la vision du combat mené par nos compatriotes de Londres. Il est toutefois surprenant et insolite de constater que ce passage de Banza ait été précédé par une tentative de résurrection d’Ackis et ses acolytes. Est-ce une simple coïncidence ? L’avenir nous en dira d’avantage…  Il existe néanmoins une sagesse populaire qui déclare : « mentez, mentez….mais il en restera toujours quelque chose ». Il est temps que les collabos de Londres se rendent à l’évidence !

© BABUNDELI MBOKA
RESISTANCE CONGOLAISE

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Les événements de Kinshasa de mars 2007 et leurs retombées

 TABLE DES MATIERES

  1. RESUME EXECUTIF 

  2. METHODOLOGIE ET DIFFICULTES RENCONTREES

  3. CONTEXTE ET SURVOL DES EVENEMENTS

3.1. Contexte

3.2 Composition, armement et structure de commandement des belligérants

3.3 Combats dans la Commune de Gombe les 22 et 23 mars

3.4 Déplacement des hostilités vers les communes de Barumbu et de Limete à partir du 23 mars et description des opérations visant à ceinturer les zones de combat et l’organisation des recherches à la suite des événements. 

3.5 Combats à Maluku le 23 mars.

4.0 VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME COMMISES DURANT ET APRES LES AFFRONTEMENTS ARMES.

4.1. L’usage illégitime de la force

4.2 Exécutions sommaires

4.2.1 Commune de la Gombe

4.2.2 Communes de Limete et de Barumbu

4.2.3 Camps militaires et autres endroits

4.3. Pillages et destructions de biens privés

4.4. Arrestations arbitraires massives, détentions illégales, traitements cruels, inhumains et dégradants infligés aux personnes détenues.

4.5. Viols et violences sexuelles

5.0 INTIMIDATIONS ET HARCELEMENTS DANS LE CHEF DES FORCES DE SECURITE A LA SUITE DES EVENEMENTS ;

5.1 Membres de l’opposition politique

5.2 Journalistes et organisations médiatiques

5.3 Equatoriens, personnes et institutions perçus comme étant favorables à Bemba

6.0 CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

6.1 Conclusions principales

6.2 Recommandations

ANNEXE I – Chronologie des réactions aux événements de Kinshasa et autres développements à la suite des événements

ANNEXE II

ENQUETE SPECIALE SUR LES EVENEMENTS DE KINSHASA DE MARS 2007 ET LEURS RETOMBEES

Carte











CONSTATATIONS PRELIMINAIRES

  1. Résumé exécutif retour 

1. A la suite des confrontations armées à Kinshasa entre les forces gouvernementales de la RDC et l’unité de sécurité personnelle du Vice-président Jean-Pierre Bemba les 22 et 23 mars 2007, la MONUC a mis sur pied une équipe multidisciplinaire chargée d’une enquête spéciale sur ces incidents. L’Equipe en a conclu que quelque 300 personnes avaient perdu la vie durant et après les hostilités. Le nombre exact de victimes, qui pourrait être beaucoup plus élevé, fut cependant difficile à évaluer, en grande partie en raison du manque de coopération des autorités tout au long de l’enquête. La situation sécuritaire qui prévalait, l’échelle et la complexité des incidents ont aussi rendu difficile, sinon impossible, la vérification de certains incidents et de certaines accusations.

2. La violence a éclaté lorsqu’une confrontation tendue entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et la garde personnelle de Jean-Pierre Bemba (DPP : Département de la Protection Présidentielle) (1) a dégénéré en affrontement armé dans le centre de Kinshasa. Le 6 mars 2007, le Général Kisempia, Commandant (2) des FARDC, émit un ordre enjoignant l’ensemble du personnel militaire assurant la sécurité des anciens vice-présidents, entre autres, de se présenter au Camp Kokolo, à Kinshasa, pour le 15 mars, avec armes et bagages afin d’être enregistrés ou redéployés (3) au sein des forces armées régulières. Bemba refusa cependant de suivre cet ordre, et le DPP demeura donc retranché derrière les enceintes des camps de Bemba de la commune de la Gombe, au cœur de Kinshasa. Les FARDC et le DPP ont failli engager le combat dans ce secteur à trois reprises au moins entre les 19 et 21 mars. Cependant, le 22 mars, les véritables combats éclatèrent. Des armes lourdes comme des mortiers et des missiles lance-grenades (RPG) furent utilisés par les deux camps, les forces gouvernementales déployant alors des chars qui ouvrirent le feu au canon sur leurs cibles. Les hostilités demeurèrent initialement limitées à la Gombe, à l’exception d’une attaque contre le Camp de Bemba et sa résidence à Makulu (4), qui survint le matin du 23 mars. A la même date dans la ville de Kinshasa, les combats se déplacèrent progressivement vers d’autres secteurs dans les Communes de Limete et de Barumbu, alors que le DPP se dirigea dans ces directions, poursuivi par les Forces Gouvernementales. Les opérations militaires se poursuivirent au sud de Ndolo et de Kingabwa jusqu’au 25 mars. La semaine suivante, la Police, les Services de Renseignements et l’Armée effectuèrent des opérations afin de ceinturer les zones et d’effectuer des recherches dans plusieurs secteurs de la ville dans le but d’arrêter des soldats du DPP, de trouver des armes, des munitions et de l’équipement militaire que le DPP était soupçonné d’y avoir cachés.

3. L’Equipe (5) a établi que de graves violations des droits de l’homme furent commises durant et après les violences. L’Equipe a documenté des incidents impliquant l’usage disproportionné, extrême ou sans discrimination de la force survenus tout au long des opérations militaires menées par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et la Garde Républicaine (GR). Des armes lourdes furent utilisées par les deux camps, tant dans le centre ville que…

  1. Département de la Protection Présidentielle. Cette unité ne doit pas être confondue avec la Garde Républicaine (voir ci-dessous) qui est elle responsable de la sécurité du Président Kabila.

  2. Chef d’Etat-major 

  3. Le communiqué fait référence à «l’enregistrement et prise en force» de ces soldats.

  4. Camp militaire situé à environ 80 km au nord-est de Kinshasa.

  5. Conduite par la Division des Droits de l’Homme de la MONUC et composée de personnel de la Division des Droits de l’Homme des nations Unies, de la Protection de l’Enfance de la MONUC et d’UNPOL, avec la contribution de la JMAC.JOC, des militaires de la MONUC et des hommes de la Division des Affaires Politiques (PAD).

dans des quartiers résidentiels à forte densité de population où aucun objectif militaire n’était à même de justifier les moyens ou le degré de force utilisés et où la vie des populations civiles n’a fait l’objet d’aucune espèce de considération. Au moins 40 civiles et soldats du DPP en reddition, auraient ainsi été les victimes d’exécutions sommaires, principalement perpétrées par la GP, durant ou à la suite de ces opérations. Des informations indiquant l’existence de fosses communes et la présence de corps de victimes non-identifiées (civiles et militaires) repêchés dans le Fleuve Congo (certaines étant ligotées et ayant les yeux bandés) attestent du fait que le nombre d’exécutions sommaires commises a été sensiblement plus élevé durant et après ces événements.

4. Plus de 200 personnes ont été arrêtées par des soldats des FARDC, par la GR, la Police d’Intervention Rapide (6), les Services Spéciaux de Renseignements de la Police (7), mais aussi par les Services de Renseignements Militaires et Civils (8), durant et après les combats, sans respecter les procédures légales et le plus souvent parce que la personne arrêtée était tout simplement originaire de la province de l’Equateur. Un nombre important de victimes a subi des traitements cruels, inhumains et dégradants au cours de leur détention.

5. De très nombreux actes de pillages ont été constatés, commis d’abord par le DPP et ensuite par les soldats des FARDC et de la GR. Le centre de Kinshasa a été le secteur le plus touché.

6. Un climat de peur a été créé à la suite des événements avec le harcèlement de membres de l’opposition et de personnes soupçonnées ou perçues comme étant affiliées à celle-ci (comme des journalistes travaillant pour des stations de radio ou de télévision pro-Bemba), qui ont été menacés ou intimidés par les services de sécurité de l’Etat. La situation politique et sécuritaire qui s’en est suivie à Kinshasa atteint son paroxysme avec le retrait des trois groupes parlementaires de l’opposition de l’Assemblée Nationale, en signe de protestation, du 13 au 25 avril.

7. Bien que le Président Kabila ait donné une conférence de presse à propos des événements le 26 mars, il y eut fort peu de réactions officielles par la suite : aucun bilan officiel du nombre de victimes n’a été communiqué et aucune explication précise n’a été fournie au public quant à l’origine des combats. L’ouverture d’une enquête par le Procureur Général (9) dans le but d’ouvrir des poursuites contre Jean-Pierre Bemba fut la seule action judiciaire remarquable prise à la suite des événements. Aucune enquête, aucune poursuite n’a été engagée contre la GR, les FARDC ou des éléments de la Police soupçonnés d’avoir commis des violations graves des droits de l’homme au cours des événements. L’Auditeur Général militaire (10) a cependant réuni une Commission chargée d’étudier la légalité de la détention de centaines de personnes à la prison centrale de Kinshasa. RESULTAT ??? 

  1. Méthodologie et difficultés rencontrées retour 

8. L’Equipe d’Enquêteurs a été composée tout de suite après les événements du 24 mars et s’est livrée à des vérifications et à des recherches à Kinshasa et dans les environs durant tout le mois d’avril et les deux premières semaines de mai. L’Equipe a inspecté plusieurs sites de détention, y compris le Camp Tshatshi (camp militaire de la Garde Républicaine, accès restreint), le Camp Lufungula (camp de la police dans le district de Lukunga) l’Etat-major des Renseignements Militaires (11) (accès restreint), l’IPKin (Etat-major de la police provinciale), Kin-Mazière (Services Spéciaux de Renseignements de la Police) et la Prison Centrale de Kinshasa (CPRK) (12). L’Equipe a aussi visité des hôpitaux et des installations médicales et dispensaires, des cimetières et différents secteurs de Kinshasa touchés par les événements, en particulier ceux autour de Ndolo. L’Equipe a interrogé plus de 200 personnes y compris….

  1. PIR : Police d’Intervention Rapide

  2. SSRP : Services Spéciaux de Renseignements de la Police

  3. Respectivement l’ex-DEMIAP et l’ex-ANR

  4. Le Procureur Général, dans une lettre adressée au Président du Sénat, datée du 10 avril 2007 (mais publiée le 12 avril), demandait l’autorisation d’enquêter sur le Sénateur Jean-Pierre Bemba, en tant que «responsable intellectuel des actes criminels commis par les soldats de sa garde personnelle.» Ces actes comprennent : violation de la sécurité nationale, meurtre, vol à main armée, pillage, incitation aux soldats pour qu’ils commettent des actes contraires à leur devoir, agression et destruction de biens. Dans une lettre datée du 19 avril, il informait le SRSG de ce que «une enquête est en cours… concernant les affrontements armés qui ont opposé des soldats des FARDC à ceux de la garde personnelle du Sénateur Jean-Pierre Bemba, à Kinshasa, du 22 au 24 mars 2007.»

  5. Auditeur Général

  6. Etat-major des Renseignements militaires. Anciennement connu en tant que «DEMIAP.»

  7. Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa, ou «Makala.»

Ce qui suit est en fait la page 5 de la version anglaise

les autorités militaires, policières, des renseignements, des politiciens et des responsables administratifs ; des soldats des DPP, GR et FADRC ; des représentants de l’opposition, des membres des justices militaire et civile ; des autorités carcérales et des détenus ; des témoins et des victimes des deux camps ; des responsables des hôpitaux et des installations médicales ; des fossoyeurs ; des responsables d’ONG locales ; des journalistes. L’Equipe était dotée du matériel professionnel nécessaire pour mener des enquêtes sur les droits de l’homme : caméras vidéo, appareils photo digitaux et équipement de navigation GPS.

9. Il est opportun de rappeler maintenant que l’enquête de l’Equipe n’était ni judiciaire, ni criminelle, et n’empêche d’aucune manière les autorités congolaises de mener leurs propres investigations indépendantes à propos des accusations de crimes et de violations des droits de l’homme graves commis durant les événements dont il est ici question. Il faut se rappeler à cette fin que l’Equipe n’avait pas les pouvoirs de convoquer des témoins pour interrogatoire, de se livrer à des examens scientifiques ou à des autopsies, ordonner l’exhumation de corps ou d’obliger les autorités à l’autoriser à avoir accès partout dans l’intérêt de leur enquête. Les informations recueillies par l’Equipe doivent donc être considérées comme des preuves apparentes des actes criminels et des violations des droits de l’homme dont il est ici question. Dans le cadre de ce rapport, une accusation confirmée signifie qu’une preuve accablante a été trouvée pour appuyer les affirmations faisant l’objet de l’enquête. Une preuve accablante est celle qui soutient fortement une accusation particulière, y compris des témoins visuels et des témoignages corroboratifs, des preuves physiques (comme des sépultures anonymes récentes, des dégâts causés par des armes lourdes dans des endroits spécifiques et des lésions corporelles relevées sur les corps de victimes) et les preuves documentées (comme les registres des hôpitaux et des morgues).

 

10. La coopération de la part de toutes les autorités fut plus que réticente. L’Equipe a été accueillie avec hostilité et même de l’agressivité de la part de la GR en tentant d’effectuer des vérifications au Camp Tshatshi. L’Equipe ne fut autorisée à pénétrer des endroits clés comme les camps de Bemba, le Palais de Marbre, le GLM (13), et les installations militaires de la RG (par exemple le Camp CETA). Par exemple, en ce qui concerne les camps de Bemba (lesquels, selon plusieurs sources, ont été le théâtre de violations des droits de l’homme graves, y compris des exécutions sommaires), les membres de l’Equipe ont été priés de s’adresser à pas moins de huit responsables des services policiers ou militaires, et le Gouverneur de la Banque Centrale. Tous ont affirmé qu’ils n’étaient pas autorisés à permettre à l’Equipe d’inspecter les sites. Quand le Général Patience Yav (Commandant de la PIR) a finalement été approché à ce propos, il refusa d’emblée l’entrée des installations à l’Equipe. Interrogé sur les motivations de sa décision, le Général déclara, entre autres, que la République Démocratique du Congo n’était plus une colonie. Dans d’autres cas, seul un accès restreint (14) fut accordé (par exemple l’Etat-major des Renseignements militaires à Kitambo, le Camp Tshatshi). Des visites effectuées à l’improviste dans des endroits où des personnes étaient détenues se heurtèrent très souvent à un refus d’entrée, malgré le mandat très clair de la Division des Droits de l’Homme de la MONUC en la matière. En règle général, le personnel des hôpitaux, cliniques, dispensaires et les responsables des morgues ont refusé de partager avec l’Equipe leurs listes ou toute autre information concernant les personnes tuées ou blessées parce qu’ils avaient reçu pour instruction de ne pas le faire avec des personnes extérieures à leur organisation.

11. L’enquête a encore été rendue plus compliquée par le climat politique et sécuritaire qui régnait à la suite des événements (voir ci-dessus). Beaucoup de victimes et de témoins rechignaient à rencontrer l’Equipe, et ce en particulier au début de l’enquête. D’autres étaient disposés à parler aux enquêteurs mais craignaient pour leur sécurité personnelle et affirmaient qu’ils ne pouvaient rencontrer l’Equipe parce qu’ils se cachaient. De même, dans les hôpitaux et les centres médicaux ainsi que dans certains secteurs clés, les gens étaient mal à l’aise quand il s’agissait de rencontrer des membres de l’Equipe car ils étaient convaincus d’être sous la surveillance des services de renseignements. Ce fut le cas dans des endroits proches de ceux où des corps ont été découverts dans le fleuve Congo par des pêcheurs, de même que dans les cimetières où un grand nombre de cadavres ont été transportés dans des camions militaires immédiatement après les événements et enterrés dans des sépultures anonymes. L’Equipe a pu observer que ces cimetières étaient toujours surveillés de près par des soldats de la GR et des agents de l’ANR, pour un certain temps encore après les événements.

  1. GLM – Groupe Lito Mobutu : une agence de renseignements placée sous l’autorité directe du Président, et située à proximité de la résidence présidentielle.

  2. «Accès restreint» signifie que l’Equipe ne fut pas autorisée à circuler librement ou à interroger des personnes de manière confidentielle, ou que l’Equipe fut retardée avant de pouvoir pénétrer sur un site particulier.

Ceci est en fait la page 6 du texte anglais.

12. En définitive, en raison des considérations sécuritaires et du manque de temps, l’Equipe n’a pas été en mesure d’enquêter systématiquement dans tous les quartiers touchés par les événements, bien que des missions de vérification ad hoc ont été menées dans plusieurs de ces endroits. L’Equipe a entendu de nombreuses accusations de crimes et d’abus commis dans des quartiers comme Funa, Ofitra, Sokopao, Pakadjuma, Gemo-nord, Hôtel FIKIN (Commune de Limete), Mandrandela, Maman Zende, Yaounde, Kingabwa (Commune de Lemba), Bon Marché et Ndolo (Commune de Barumbu).

  1. Contexte et survol des événements retour 

    1. Contexte 

13. Durant la Transition, des membres du Gouvernement Transitoire furent autorisés à conserver une garde militaire personnelle plus ou moins réduite, constituée de membres de leurs anciennes factions militaires respectives (le Mouvement de Libération du Congo (MLC) dans le cas du Vice Président Jean-Pierre Bemba). Bien que ce personnel militaire fut, en théorie, membre des FARDC, il n’obéissait, de facto, directement qu’à leurs anciens maîtres de guerre. Durant la période englobant les premier et second tours des élections présidentielles, la situation était tendue à Kinshasa et le personnel de sécurité du Candidat Bemba et du Président Kabila s’est affronté l’arme à la main dans la ville du 20 au 22 août 2006. Le PNC et les FARDC ont aussi échangé des coups de feu avec le DPP dans la Gombe le 16 novembre 2006, et quelques jours après, le PNC a échangé des tirs avec le DPP près de la Cour Suprême le 21 novembre 2006.

14. La proclamation à la Magistrature Suprême du Président Kabila et l’installation d’un nouveau gouvernement impliquaient des changements portant sur la réorganisation de la sécurité des anciens membres du gouvernement. Bemba, devenu Sénateur, continua à maintenir des troupes à Kinshasa, dans sa résidence privée (Avenue du Fleuve, Gombe), et dans sa résidence officielle et son complexe de bureaux (Avenue de Justice, Gombe), ainsi qu’à Maluku (à 80 km au nord-est de Kinshasa), site de sa maison de campagne. Le 6 mars 2007, l’ordre fut donné par le Général Kisempia à tout personnel militaire assurant la sécurité, entre autres, des anciens vice présidents, de se présenter au Camp Kokolo, à Kinshasa, pour le 15 mars, avec leurs armes et équipements pour enregistrement ou pour leur enrôlement dans différentes unités des forces armées régulières. Bemba affirma que le fait de se plier à un tel ordre mettrait sa vie en danger, étant donné la pauvreté, selon lui, des remplacements offerts en échange du DPP (15) et de précédents attentats à sa vie dont il affirmait avoir été la cible. Son refus d’obliger ses troupes d’obéir à cet ordre et une accusation publique de haute trahison qu’il avait proférée à l’égard du Président Kabila ouvrit une phase de tensions accrues dans la capitale. Au centre de Kinshasa, à proximité des camps de Bemba, des soldats des FARDC et du DPP furent sur le point de s’affronter à trois reprises au moins entre les 19 et 21 mars.

    1. Composition, armement et structure de commandement des parties belligérantes retour 

15. La GR était la principale unité gouvernementale engagée dans les combats avec le DPP, mais l’Equipe ne fut pas en mesure de confirmer si elle était déployée dans la Gombe depuis le début, ou si elle intervint quelque temps après le retrait de la 7ème Brigade Intégrée (7ème BI) (16). Les soldats de la GR exerçaient d’ordinaire des missions de sécurité ou de gardes d’honneur à des endroits bien précis (Cimetière de la Gombe, au Beach ONATRA, les salons de la Présidence, le yacht présidentiel au chantier naval ONATRA, à la RTNC (17), avenue de l’Ouganda, au Palais de la Nation, etc.) dans la ville. Peut-être ont-ils participé aux combats avant l’arrivé du reste de la GR. L’ensemble de la force GR/FARDC a été estimée par la MONUC à trois bataillons (soit quelque 2.600 hommes), plus des chars et leurs équipages. Il n’y a eu aucune confirmation à propos des informations concernant la participation de troupes étrangères aux côtés des forces gouvernementales. Toutefois, plusieurs sources ont évoqué la présence et la participation de troupes angolaises lors des combats (18). Les forces gouvernementales étaient ….

  1. Le DPP devait être remplacé par une unité de sécurité tournante de 12 membres de la PNC.

  2. Lire l’alinéa 3.3 ci-dessous.

  3. Radio Télévision Nationale Congolaise.

  4. Selon des sources militaires, plusieurs unités de la GR et de la PIR, bien qu’étant composées de Congolais, ont été formées en Angola, et ont coutume de se parler en Portugais comme signe de reconnaissance. Ceci expliquerait les informations circulant à propos de la présence de soldats lusophones. Des sources de la JMAC ont fait état d’un appareil Iliouchine-76 transportant une compagnie des Forces Spéciales Angolaises ayant effectivement atterri à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa aux environs de 19h00 le 22 mars. Certains membres du personnel d’organisations internationales ont aussi affirmé avoir vu des hommes portant des uniformes militaires portugais durant les combats. Il y a officiellement 40 conseillers militaires angolais basés en permanence à Kinshasa, mais, officieusement, le nombre de soldats angolais serait plus proche de 300 (source : JMAC)

Ceci est effectivement la page 7 du texte anglais.

armées de fusils d’assaut, de mitrailleuses lourdes, de RPG (des grenades propulsées (19)) et d’artillerie, y compris des mortiers (20). En plus, la GR utilisait une dizaine de chars T-55 et des véhicules de combat d’infanterie BMP. Officiellement, le commandant en chef des opérations militaires était le Général Kisempia en personne, alors que la GR était probablement sous les ordres définitifs du Général Banze (21). Le Général Nabiola, Commandant de la 7ème BI et de la Défense Ville Kinshasa (DVK) fut blessé au cours des événements, mais les circonstances ne sont claires (voir ci-dessous).

16. Pour ce qui concerne le DPP, on estime le nombre de personnes présentes dans les camps de la Gombe entre 500 et 600, et dont la moitié seulement était des soldats professionnels du DPP, le reste étant des adolescents, des enfants des rues (shegués), en plus de leurs dépendants. Le DPP était principalement armé de fusils d’assaut, mais aussi d’un nombre limité de RPG et de mortiers. Le DPP était initialement organisé en trois compagnies et un bataillon, tous cantonnés dans les camps de Bemba le long du Boulevard et du Fleuve. En théorie, le DPP était placé sous le commandement direct du Sénateur Bemba, bien que les décisions tactiques étaient probablement prises par un nombre limité d’officiers de carrière, y compris le Major Jean Benoit et le Capitaine Patrick. Un groupe du DPP assurait la garde rapprochée de Bemba.

3.3. Combats dans la Commune de la Gombe les 22 et 23 mars (22) retour 

17. Pour ce qui concerne le début des combats, selon les informations récoltées par l’Equipe (et aussi par la Brigade Occidentale de la MONUC et le JMAC), il semble que le gouvernement avait déjà pris la décision de désarmer le DPP de force pour le 21 mars, ignorant les appels de la communauté internationale en faveur d’une solution négociée de la confrontation. Cela a été confirmé par la présence de renforts autour du camp de Bemba. En raison de ce renforcement des troupes sur place et des tensions déjà élevées, les combats ont probablement commencé plus tôt que ce que le gouvernement avait prévu. L’attaque n’était vraisemblablement pas programmée pour débuter le 22 mars mais à un stade ultérieur (23). Une opération d’assaut programmée aurait vraisemblablement été fixée à l’aube (afin de minimiser les pertes civiles et de profiter des heures d’obscurité pour disposer les troupes hors de vue de l’ennemi.)

18. La préparation de l’opération militaire visant à prendre les camps exigeait le ceinturage du secteur, qui était encerclé de positions tenues par des soldats de la 7ème BI des FARDC. Les hostilités éclatèrent vers 12h00 environ le 22 mars. Peu avant 12h00, des troupes de la GR avaient été observées en route de l’aéroport vers les camps de Bemba. Les premiers coups de feu ont été entendus vers 12h20 ; venant d’un endroit situé entre les résidences de Ruberwa et de Bemba, Avenue de la Justice. Aussitôt ou presque, le crépitement des armes automatiques fut accompagné par les détonations des mortiers et des RPG alors que les combats s’intensifiaient rapidement. La bataille s’est étendue au reste de la Gombe, bien que les affrontements restèrent dans un premier temps limité à un périmètre réduit entre le Boulevard du 30 juin et le Fleuve Congo, ainsi qu’entre l’Etat-major de la MONUC et le rond-point Mandela.

19. Selon le Commandant adjoint des renseignements militaires, la compagnie de la 7ème BI des FARDC qui avait pris position autour du camp de Jean-Pierre Bemba dans la Gombe, devait être relevée par une autre compagnie et des camions (vides) étaient venus les chercher lorsqu’un soldat isolé du DPP agissant sans ordres provoqua les FARDC en ouvrant le feu avec une mitrailleuse lourde…

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  1. Une arme anti-char que le fantassin tire de l’épaule, lançant un missile non guidé équipé d’une ogive explosive.

  2. Un mortier est une arme se chargeant par la bouche, au tir indirect, propulsant des obus à basse vélocité, à courte portée, et ayant des trajectoires balistiques élevées.

  3. Le Commandant de la Garde Républicaine.

  4. Voir l’Annexe II – Carte du Déploiement – Kinshasa, le 22 mars, y compris les sites des incidents (Source : JMAC)

  5. Le 21 mars, le Commandement des FARDC mis la dernière main à un plan visant à renforcer la présence des FARDC et à encercler les camps, dans l’intention de désarmer le DPP par la force au cas où les négociations échoueraient. Durant la nuit du 21 au 22 mars, deux Compagnies des FARDC (‘Comp’) furent déplacées du Camp Maluku au Camp Kokolo. Une Comp. et un Peloton se dirigèrent vers la Gombe dans la matinée, pour y arriver seulement vers 10h30 à la suite de problèmes logistiques. Des éléments des Forces Navales eurent pour tâche de prévenir tout mouvement sur le fleuve, particulièrement à proximité de la résidence de Bemba.

Ceci est effectivement la 8ème page du texte anglais.

tuant sur place sept soldats des FARDC (24). Les FARDC ripostèrent ensuite et la confrontation armée s’intensifia rapidement. La théorie selon laquelle des camions vides étaient venus de Maluku pour relever les compagnies de la 7ème BI n’a pas beaucoup de sens d’un point de vue logistique ou militaire : il est difficile de comprendre pourquoi les troupes devant assurer la relève ne soient pas arrivées en ville à bord de ces camions en premier lieu, afin de s’épargner un long trajet depuis Maluku et d’éviter de laisser les positions des FARDC en infériorité numérique pour une période relativement longue. Cette version est aussi contredite par plusieurs témoignages visuels, y compris des sources de la MONUC, qui ont fait état de concentrations de troupes le matin du 22 mars. Selon des soldats du DPP interrogés après les événements, ce sont les soldats des FARDC qui ont déclenché les hostilités, les prenant par surprise et ouvrant le feu sans prévenir. Selon un rapport rédigé par des membres de la société civile congolaise (25), les premiers coups de feu ont été tirés quand la 7ème BI s’est heurtée à des troupes de l’Etat Major Général envoyées pour les remplacer. Toujours selon cette version des faits, la 7ème BI n’avait pas été informée de ce qu’elle allait être relevée et a refusé d’obéir, déclenchant des échanges de tirs entre les deux unités des FARDC. Le DPP aurait alors profité du malentendu entre les forces gouvernementales pour gagner du terrain. Le Commandant de la 7ème BI aurait été blessé alors qu’il essayait de se plaindre de l’incident.

20. Une chose n’est cependant pas claire du tout, qui est de savoir lequel des deux camps a ouvert le feu le premier, et aucune des versions qui s’affrontent à ce sujet ‘a pu être confirmée de manière satisfaisante. L’un des scénarios les plus plausibles est, cependant, que le DPP, se rendant compte de son encerclement imminent, a essayé de se dégager du secteur en direction du sud-ouest, le long du Boulevard du 30 juin, qui était d’ailleurs la seule direction qui s’ouvrait encore à eux après que les troupes des FARDC aient reçu leurs renforts et aient été redéployées.

21. Quoi qu’il en soit, selon des sources de la MONUC, des militaires et d’autres sources indépendantes, une fois les combats déclenchés, la 7ème BI a été retirée et remplacée par la GR. Initialement en position autour des camps, la 7ème BI comptait quatre compagnies sur le Boulevard du 30 juin, rond-point Mandela, la Gombe, le cimetière, le golf et la Cour suprême. La 7ème BI a vraisemblablement reçu l’ordre de ne pas s’engager dans un combat tous azimuts avec le DPP pour deux raisons : d’abord afin de se prévaloir de l’entraînement et de l’armement supérieur de la GR et de minimiser le risque qu’une panique éclate au sein des FARDC, entraînant soit des désertions, soit des ralliements au DPP (26). La 7ème BI s’est repliée du côté sud du Boulevard du 30 juin, qui est devenu pour certain temps la limite de facto entre les deux camps. Elle fut cependant impliquée dans diverses escarmouches dans la Gombe et dans d’autres secteurs à la suite de ce repli.

22. A partir de 12h30 environ, des tirs d’armes lourdes furent entendus à proximité du QG de la MONUC. Les combats s’étendirent rapidement sur la quasi-totalité de la Gombe et se poursuivrent quasiment sans interruption jusqu’au jour suivant. A la fin de la journée, les soldats du DPP s’étaient répandus dans une grande partie de la Gombe, divisant leurs effectifs en sections de 10 à 15 personnes. Le DPP s’était rendu maître de pans importants du centre de Kinshasa, particulièrement autour du Beach Ngobila et de l’ONATRA, de l’Hôtel Memling, du QG de la MONUC et de Kin-Mazière (l’état-major des Services Spéciaux de la Police.) (27) Bien que les Renseignements Militaires aient affirmé que les soldats du DPP opéraient selon un plan organisé, il ne semblait pas y avoir eu de chaîne de commandement bien précise car de petits groupes du DPP se sont dispersés dans tout le centre ville. Le DPP semblait initialement vouloir assumer une forme de contrôle sur le centre ville avant de prendre la fuite quand il fut avéré qu’il ne pouvait tenir tête aux troupes gouvernementales (28). Selon des soldats du DPP interrogés…

  1. Lors de sa conférence de presse du 26 mars, le Président Kabila a aussi fait référence à de prétendues provocations de la part de soldats du DPP, lesquels, avait-il affirmé, ouvrirent le feu les premiers, tuant sept soldats des FARDC. D’autres sources ont déclaré que, au tout début des combats, le DPP a réussi à tuer six ou sept soldats des FARDC près de la Cour Suprême et que le reste de la compagnie des FARDC déployée à cet endroit prit alors la fuite, abandonnant plusieurs armes (dont un mortier de 60mm). Cette version des événements expliquerait aussi comment Jean-Pierre Bemba réussit à s’éloigner de la Gombe sans être aperçu ou capturé.

  2. Déclaration commune des professionnels des droits de l’homme, des analystes politiques et des libres penseurs de la société civile sur les affrontements de Kinshasa du 22 au 24 mars 2007. 

  3. 30% environ de la 7ème BI sont des anciens soldats du MLC.

  4. Selon des sources des Renseignements Militaires, un groupe de soldats du DPP prit le contrôle du Port (secteur du Beach) et un autre s’empara de Kin-Mazière le soir du jeudi 22 mars. Un troisième groupe, qui était arrivé à proximité du Ministère des Affaires étrangères (non loin de la résidence de Kabila), provoqua ainsi le déploiement de la Garde Républicaine (GR).

  5. Selon le Commandant adjoint des Renseignements Militaires, le Colonel Mulondo, le DPP s’est divisé en plusieurs groupes, suivant un plan bien organisé. Une copie de cet «ordre de bataille» signé  par Jean-Pierre Bemba en personne, aurait été retrouvée après être tombée de la poche d’un soldat du DPP affecté comme garde du corps à la résidence de François Mwamba. Toutefois, l’Equipe d’enquête n’a pas été en mesure d’obtenir ou de consulter une copie de ce plan. Les informations récoltées à la suite de plusieurs conversations, y compris avec des soldats du DPP, tendent à indiquer qu’il n’existait pas de plan d’action précis, n’était ce qu’il fallait défendre les camps. Jean-Pierre Bemba, dans une interview accordée à una radio belge le 23 mars, déclara qu’il n’était pas en mesure contrôler ses hommes dès lors qu’ils quittaient sa résidence.

Ceci constitue la page 9 de la version anglaise

leur mission était de protéger les camps et de se rendre maître de la zone située entre les camps et le Beach Ngobila afin de pouvoir procéder éventuellement à l’exfiltration du Sénateur Jean-Pierre Bemba et des membres de leurs propres familles. Il est cependant possible que le DPP disposait bien de l’un ou l’autre plan de contingence en cas d’attaque, ceci pouvant expliquer l’envoi de sections de soldats du DPP qui avaient quitté leurs positions du Boulevard du 30 juin pour tenter de rejoindre d’autres quartiers de la ville (c'est-à-dire Ndolo, Kin-Mazière (29) et d’autres secteurs clés). Il est possible qu’ils aient tenté de retrouver des caches d’armes et de munitions et d’inciter la population à la révolte dans des quartiers favorables à Bemba, comme à Ndolo, dans l’espoir de déclencher un soulèvement populaire contre Kabila et de gagner l’appui de d’ancienne troupes du MLC enrôlées dans la 7ème BI.

23. Mots de la tombée du jour le 23 mars, l’ensemble du secteur de la Gombe était sous le contrôle du DPP. Mais les soldats du DPP n’avaient pas été réapprovisionnés en nourriture et en munitions. Certains avaient ôté leur uniforme tandis que d’autres n’en avaient jamais porté depuis le début, les rendant difficiles à identifier. Les FARDC et la GR contrôlaient les artères principales, de même que le reste de Kinshasa, où la situation était calme. La GR avait été déployée en nombre à ce stade. Un groupe de soldats du DPP avait escorté Jean-Pierre Bemba vers les installations diplomatiques sud-africaines, où il chercha asile.

24. Le 23 mars, des combats violents éclatèrent à nouveau dans le centre ville vers 05h00 et durèrent presque toute la matinée, devenant cependant petit à petit sporadiques. Des soldats du DPP commencèrent alors à se rendre en grand nombre à la MONUC, après que les forces gouvernementales eurent pris le contrôle des camps de Bemba dans la Gombe entre 6h00 et 07h00 du matin. Quand la GR prit le contrôle de ces camps, les soldats du DPP auraient tenté de se regrouper avec leurs familles dans l’immeuble de la CCTV, dans l’intention de se rendre à la MONUC (30). Mais avant d’atteindre leur but, ils furent apparemment encerclés par les forces gouvernementales, qui prirent le contrôle du bâtiment avant 09h30. La plupart des soldats du DPP décidèrent alors de se rendre au QG de la MONUC pour y déposer les armes, ou fuirent tout simplement la Gombe. Un nombre important de soldats et des membres de leurs familles réussirent à atteindre le Beach Ngobila (31), d’où ils s’échappèrent par bateau vers Brazzaville. Un autre groupe de 10 à 20 soldats du DPP (initialement déployés au Beach SCIBE (32) pour y protéger le bateau de Bemba) était parti du Beach SCIBE pour Brazzaville à bord de deux bateaux, le Wotshimi (33) et le Ville de Gemena (34), aux environs de 08h00, accompagnés de 35 à 55 civils (employés, commerçants, visiteurs et shegués). Entre-temps, à Maluku, des soldats du DPP avaient aussi commencé à se rendre aux FARDC.

25. Les combats s’étendirent aussi vers l’immeuble de la Radio Télévision Nationale Congolaise, RTNC, dans la nuit du 22 au 23 mars. Des sources officielles ont indiqué que des soldats du DPP avaient essayé de prendre le contrôle de la RTNC et d’atteindre le Camp Kokolo voisin (un camp important des FARDC) dans le but de tenter un coup d’état, mais rien ne permet d’affirmer que le DPP ait effectivement lancé une attaque contre la RTNC. Certains ont avancé l’hypothèse selon laquelle le DPP espérait un ralliement de soldats des FARDC à leur cause, leur fournissant ainsi véhicules et armes. L’Equipe d’enquête n’a cependant pas été en mesure d’apporter quelque preuve que ce soit de l’existence d’un tel plan (35). Quoi qu’il en soit…

  1. Différentes sources ont attribué l’assaut du DPP contre Kin-Mazière soit à une tentative de mettre la main sur des armes et des munitions, soit de libérer le frère de Jean-Pierre Bemba (le DPP croyait à tort qu’il y était détenu), soit à une tentative de libérer des détenus (un but qui fut effectivement atteint).

  2. Il fut demandé à la MONUC par téléphone de venir récupérer un groupe du DPP qui voulait se rendre. Lorsque la MONUC arriva sur place, au CCTV, la GR avait pris l’immeuble, déclarant qu’elle n’avait trouvé aucun soldat du DPP ou d’autres personnes en arrivant sur les lieux.

  3. Un port de transbordeurs proche du port de l’ONATRA. Des combats violents eurent lieu pour le contrôle des installations de l’ONATRA.

  4. La société SCIBE-CONGO et le SCIBE Beach, adjacent, à Kingabwa, appartiennent au père de J-P Bemba, Jeannot Bemba.

  5. Bateau appartenant à Jean-Pierre Bemba.

  6. Bateau appartenant à un marchand et qui fut réquisitionné de force par le DPP.

  7. Bien qu’environ 30% des soldats de la 7ème BI étaient des ex-MLC (voir ci-dessus), aucune preuve ne fut trouvée permettant de suggérer qu’un nombre important de soldats des FARDC du Camp Kokolo auraient été partisans d’un tel plan, pour autant qu’il en existât jamais un. Les informations selon lesquelles des troupes de la GR et angolaises étaient déployées autour du Camp Kokolo afin d’empêcher toute mutinerie n’ont pas pu être vérifiées par l’Equipe d’enquête. Un tel déploiement, de même que la présence de soldats angolais, a été démenti par les autorités militaires.

Ceci constitue la page 10 de la version anglaise

il apparaît qu’aucun soldat des FARDC du Camp Kokolo n’ait rallié le DPP durant les événements. A la mi-journée, le centre ville était sous le contrôle des FARDC et de la GR, à l’exception toutefois du Beach Ngobila. Des tirs sporadiques ont continué à être entendus. Des témoins ont fait état de pillages commis par des troupes gouvernementales le long de l’Avenue de la Justice, du Boulevard du 30 juin et autour de l’Hôtel Memling. Des militaires des FARDC ont été vus buvant de l’alcool dans les rues. Des exécutions sommaires de civils ont aussi été signalées en ce moment.

26. Les combats se sont progressivement déplacés du centre ville à la Commune de Barumbu, à Bon Marché et à Ndolo (voir ci-dessous). Des tirs sporadiques ont été entendus durant toute la nuit dans le centre de Kinshasa, mais avaient apparemment pour origine les troupes des FARDC et de la GR qui fêtaient leur victoire et qui contrôlèrent entièrement la Gombe le matin suivant, après avoir repris le Beach Ngobila au petit matin. D’autres sources ont suggéré que les troupes gouvernementales ont continué à tirer afin de poursuivre leur pillage ou de mener à bien des opérations de «nettoyage» visant à débarrasser les rues des cadavres.

27. Le 24 mars, le DPP avait battu en retraite vers la Commune de Limete, Ndolo et Kingabwa, poursuivi par les FARDC et la GR. La circulation reprit progressivement son cours normal dans la Gombe et les civils recommencèrent peu à peu à vaquer à leurs occupations.

3.4 Déplacement des hostilités vers les Communes de Barumbu et de Limete à partir du 23 mars et description des opérations de ceinturage et de recherche menées à la suite des événements. retour 

28. Les soldats du DPP battirent en retraite depuis la Gombe vers les communes de Barumbu et de Limete dans la matinée du 23 mars. Ils furent poursuivis par les forces gouvernementales, qui continuèrent à utiliser leurs armes lourdes (y compris des tirs de canon des chars) et les RPG dans des quartiers résidentiels à forte densité de population. Un certain nombre des quartiers de ces communes ont connu d’importantes pertes en vies humaines et aussi matérielles entre les 23 et 25 mars, particulièrement dans les secteurs pro-MLC, principalement habités par des personnes natives de la province de l’Equateur, comme Limete Funa, Socopao, Ofitra et Pakadjuma.

29. Le 23 mars, aux environs de 07h00, des petits groupes du DPP (environ 4 hommes par groupe) patrouillaient à Barumba et dans le secteur du Marché Central, attaquant plusieurs édifices publiques, y compris la maison communale. Des sympathisants du MLC commencèrent alors à fêter ce qu’ils croyaient être une victoire du DPP. Comme indiqué ci-dessus, le DPP aurait eu l’intention de retrouver des caches d’armes et de déclencher un soulèvement populaire en distribuant des armes à la population, particulièrement aux passants. Le DPP aurait pris le contrôle de l’aéroport militaire de Ndolo durant la nuit du 22 au 23 mars ou au petit matin. Vers 15h00, l’aéroport était à nouveau aux mains des FARDC et de la GR, des combats se poursuivant à Kingabwa.

30. dans les jours qui suivirent les événements, des opérations de ceinturage et de recherche furent menées conjointement par les militaires, les policiers et les services de renseignement dans les mêmes secteurs, dans le but d’arrêter les soldats du DPP en fuite et de récupérer des armes, des munitions et des équipements militaires. Le 28 mars, par exemple, des opérations furent menées dans les quartiers de Mandrangele, Maman Zende, Yaounde et Kingabwa par une force de sécurité mixte composée d’éléments du PIR, des services d’immigration (36), des Renseignements Militaires et de la 7ème BI des FARDC, l’ensemble ayant été mis sous le commandement du Général Sabiti, Inspecteur provincial de la PNC. Cette opération fut exécutée sur les ordres du Gouverneur de Kinshasa, après qu’il eut été informé de la présence dans ces secteurs de fuyards du DPP encore munis de leurs armes et de leurs munitions. Le Gouverneur avait émis une mise en garde bien spécifique à l’égard des enfants des rues (shegués) qui seraient visés étant donné qu’ils avaient reçu des armes des soldats du DPP. Au cours de cette opération, deux soldats des FARDC, deux officiers de la PNC et 16 civils furent arrêtés. Les civils auraient été principalement originaires de la Province de l’Equateur et identifiés comme tels par la population locale. Les forces de sécurité trouvèrent aussitrois armes légères et 10 uniformes militaires. Les suspects furent ensuite détenus à l’IPKin. Des opérations similaires furent planifiées.

(36) DGM – Direction Générale des Migrations

3.5 Combats à Maluku le 23 mars retour 

Ceci constitue la page 11 du texte anglais

31. La farde militaire personnelle de Jean-Pierre Bemba était initialement basée à Maluku, située à 80km au nord-est de Kinshasa, où Bemba possédait une résidence surplombant le Fleuve Congo. Des maisons en bois provisoires avaient été construites près de cette résidence, constituant un camp militaire de fortune connu sous le nom de Camp Mabaya. La 7ème BI des FARDC avait installé son état-major à proximité.

32. Les tensions accrues nées de la campagne électorale pour les présidentielles furent invoquées pour justifier un redéploiement progressif des troupes du DPP vers les camps de Kinshasa-Gombe. Au moment des événements du 22 au 23 mars, le nombre de soldats encore basés à Maluku avec leurs familles était estimé à environ 125. (37)

33. Lorsque les hostilités éclatèrent à Kinshasa le 22 mars, le situation demeura calme à Maluku. Des instructions auraient été données par le Général Kisempia aux soldats du DPP, les enjoignant de se rendre à la 7ème BI (38). Les soldats du DPP auraient été divisés à ce propos : certains, commandés par le Major Zarirwa (aussi connu en tant que Major Zaïrois) étaient d’accord de ne pas se battre et donnèrent des instructions dans ce sens (39), alors que d’autres refusaient la reddition. Les soldats de la 7ème BI prirent position autour du camp vers 05h00 et les combats débutèrent vers 05h30 (40). Les hostilités eurent lieu autour du camp du DPP dans ce que l’on appelle la «Villa 2» (la partie résidentielle de la société industrielle SOCIDER (41) )située à environ 5 km du village de Maluku.

34. Les soldats des FARDC auraient fait usage d’armes lourdes (y compris des RPG et des mitrailleuses lourdes). Les combats durèrent environ de deux à trois heures. Après avoir pris le contrôle du Camp, les soldats des DARDC se sont dirigés vers la résidence de Bemba et se sont lancés à la poursuite des soldats en fuite qui s’étaient cachés. Aucune résistance n’a été signalée à la résidence de Bemba, qui était déjà vide et laquelle, en conséquence, ne subit aucun dégât matériel. Elle fut cependant par la suite pillée complètement vers 10h00 (42) par les soldats de la 7ème BI. Les habitations et les effets personnels des soldats du DPP et de leurs familles furent également pillés. Vers 12h00, les soldats des FRDC attaquèrent les installations de la SIFORCO (43), où quelques soldats du DPP s’étaient cachés, tuant l’un d’entre eux et en arrêtant cinq autres. Les FARDC pillèrent alors systématiquement la SIFORCO.

35. La plupart des soldats des DPP parvinrent à s’échapper, soit en traversant la brousse ou en traversant le Fleuve Congo. 25 d’entre eux au total, dont le Major Zarirwa, furent arrêtés après s’être rendus les 23 et 24 mars. Ils furent transférés au Camp Kokolo le 25 mars et emmenés ensuite à Makala, certains passant en cours de route par l’état-major des Renseignements militaires. Sept FARDC et au moins 12 soldats du DPP auraient été tués au cours des combats. Vingt-six FARDC et un nombre indéterminé de soldats du DPP auraient été blessés. Une seule victime civile fut signalée (un enfant de trois ans) mais il est possible que des membres des familles de soldats du DPP furent tués au cours de l’attaque. (44)

36. Ceux des soldats du DPP et leurs dépendants qui se rendirent à la MONUC pendant les combats et après ceux-ci furent abrités temporairement à la Base INCAL, l’état-major de la Brigade Occidentale de la MONUC. Il y avait environ 430…

(37) Des officiers des DPP ont indiqué qu’entre 120 et 200 soldats du DPP se trouvaient au Camp de Maluku tandis que des responsables de la 7ème BI des FARDC affirmaient avoir trouvé des documents établissant ce nombre de personnes présentes dans le camp à 185. (38) Interrogatoire mené avec le Commandant des Opérations de la 7ème BI.
(39) Des femmes soldats du DPP qui ne voulaient pas se battre reçurent pour instruction d’aller se cacher dans l’immeuble de la SOCIDER avec les femmes et les enfants civils. Les hommes du DPP reçurent l’ordre de ses cacher en brousse avec le Major Zarirwa jusqu’à la fin de l’attaque. Après l’attaque, le Major appela pour signifier son intention de se rendre avec les soldats qui l’accompagnaient et les FARDC vinrent les prendre en charge. Il n’y avait cependant plus que 12 soldats du DPP à ce moment, y compris le Major Zarirwa.
(40) La 7ème BI affirme que les soldats du DPP déclenchèrent l’attaque, alors que les hommes du DPP maintenaient la version selon laquelle ils avaient été attaqués par la 7ème BI.
(41) Société Congolaise de Sidérurgie, une entreprise métallurgique de l’Etat.
(42) Selon le Commandant des Opérations de la 7ème