14 novembre 2007
Le viol, une arme de guerre au Congo-RDC
Un film d'Arte dénonce le viol devenu arme de guerre au Congo - RDC
Partie 1 : Le viol, une arme de guerre au Congo
Partie 2 : L'action des casques bleus est très limitée malgré leur nombre : 18.000 hommes
PARIS (AP) - Le 23 octobre dernier, à l'occasion du vote au
conseil de sécurité de l'ONU de la résolution 1325 condamnant la violence à
l'égard des femmes dans les conflits armés, plusieurs représentants ont fait
mention de la situation catastrophique à cet égard de la province du Kivu, dans
l'est de la République démocratique du Congo (RDC), déjà ravagée par la guerre
civile.
Un tiers des femmes de cette province auraient été violées,
selon Bert Koenders, ministre de la Coopération et du développement des
Pays-Bas, "horrifié" par un récent voyage. Les victimes se comptent
par "centaines de milliers" depuis deux ans, dont 25.000 au Sud-Kivu
rien qu'en 2006, d'après le Représentant spécial adjoint de l'ONU en RDC, Ross
Mountain.
Le documentaire de la réalisatrice allemande Susanne Babila,
"Le viol, une arme de guerre au Congo", permet de passer des mots aux
images. Il atteste d'une situation où la Monuc (Mission des Nations Unies au
Congo) reste impuissante, où les aides médicales et psychologiques sont
insuffisantes, et où les suites judiciaires semblent inexistantes en dehors du
recensement des victimes.
La présence de minerais rares (or, mais aussi coltan et
cassitérite qui entrent dans la composition des téléphones portables) avivent
les trafics illicites et la circulation de divers groupes armés.
Le groupe "Rasta" qui oeuvre pour le compte des
Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les FDLR elles-mêmes, et
parfois des hommes de l'armée (FARDC) et de la police congolaises, sont
désignés comme les auteurs présumés de ces viols systématiques, quand ils ne
s'accompagnent pas de meurtres d'enfants ou d'enlèvements.
Eclairé par quelques (et peut-être insuffisantes) interviews
(un journaliste, un responsable de la MONUC, un médecin) sur les tenants et les
aboutissants d'un tel fléau, le film est centré sur quelques témoignages parmi
les nombreuses victimes soignées à l'hôpital de Bukavu. Et comme si cela ne
suffisait pas, ces femmes de tous âges (et même des enfants), parfois esclaves
sexuelles pendant plusieurs années, physiquement mutilées, stériles ou
atteintes du sida, psychologiquement détruites, endurent aussi le rejet de
leurs proches ou de leur communauté. AP
"Le viol, une arme de guerre au Congo", Arte,
jeudi 22h15
28 octobre 2007
MSF dénombre plus de 40.000 cas de violences sexuelles en RDC
RDC : Selon un aveu d'un Haut cadre de la Monuc : No Nkunda, No Job
La communauté dite "internationale" joue un jeu
très pervers en RDC. En finançant les élections en RDC et en y envoyant les
contingents de la Monuc pour soit disant il, assurer la protection des
populations civiles, a permis à ce monstre (Monuc) à plusieurs têtes et
tentacules de s'incruster en RDC. Ayant découvert les richesses fabuleuses que
regorge ce pays, la Monuc joue en même temps au pyromane et au sapeur-pompier.
Pourquoi?
Comme pyromane, la Monuc entretient un réseau mafieux très
friand d'or, de diamant, d'émeraudes,de la tanzannite et d'autres pierres
précieuses qu'elle récupère auprès de nombreux groupes armés disséminés à l'Est
de la RDC. En
contre partie, la Monuc fournit des armes et des minutions, des uniformes, des
rations alimentaires et des liasses de billets verts à ces groupes armés.
L'histoire des casques bleus pakistanais en Ituri qui ont échangé l'or contre
les Kalachs avec les miliciens de "Cobra" Matata n'est que le sommet
de l'iceberg d'une vaste opération de déstabilisation de la RDC et du pillage
de ses richesses.
Au Nord-Kivu, le Général félon Laurent Nkundabatware
bénéficie des largesses et des libéralités de la Monuc. Les hélicos
sensés faire des vols de reconnaissance "dropent" des armes et des minutions
aux troupes "insurgées" (APR) à travers les collines et les vallées
de Masisi, de Rutshuru et de Lubero ainsi que sur les hauts plateaux de Fizi.
Des armes et minutions récupérées dans leur base secret à l'aéroport de Kanombe
à Kigali. La provenance de ces armes est claire : c'est l'APR. Tout le monde
sait actuellement c'est le Rwanda qui bas le record en achat d'armes dans le
monde. Ce pays consacre plus de 14% de son PIB à l'achat d'armes et de
minutions le mettant au premier rang sur la liste macabre des pays qui se
livrent à l'achat effréné d'armes loin devant même les pays producteurs de ces
engins de mort !
Il y a un constat qui se fait sur les champs des opérations
militaires au Nord et au sud-Kivu : Lorsque la Monuc constate que les insurgés sont
en mauvaise posture et entrain d'être défait; elle s'interpose pour soit disant
elle, protéger la population civile pendant que les gens sont massacrés, les
femmes et les filles sont violées à longueur des journées. De quelle protection
de populations civiles s'agit-il?
Le haut Cadre de la Monuc que nous avons rencontré à New
York au niveau du siège des Nations-Unies et qui a requis l'anonymat est très
franc. Il m'a dit formellement ceci : "No Nkunda, No job pour nous".
Comprendre qui pourra.
Dorcas Lokendo
Washington D.C.
USA
Inondations à Kinshasa
A
la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues jeudi sur Kinshasa,
plusieurs rivières de Kinshasa sont sorties de leurs lits et ont inondé une
bonne partie de la ville de Kinshasa.
Aujourd’hui encore la météo est loin de rassurer. Il est annoncé d’autres
pluies après celles qui ont occasionné, dans la nuit de jeudi à vendredi, la
mort d’une trentaine de personnes, près d’une centaine de blessés et
d’importants dégâts matériels. Entre-temps, le ministre de l’Intérieur a dressé
le premier bilan de 9 morts qui a été revu à la hausse quelques heures après.
Pour le gouvernement 3 personnes sont mortes à Limete-Mombele et les 6 autres
partagés entre Ngaliema, Kinseso, Ngaba, Kimbanseke, Bumbu et Selembao.
Plusieurs communes ont été arrosées
par ces pluies. Plusieurs quartiers sont coupés du reste de la capitale en l’occurrence.
Kinsuka, Bandalungwa, N’djili, Limete, etc. Plusieurs habitations ont été
détruites. Des ponts coupés empêchent la circulation et isolent certains
quartiers. Le site Mataba est sérieusement touché. Le gouvernement craint qu’il
ne cède. Des tuyaux ont été détruits, occasionnant des coupures d’eau à
Gombele, Makala et Lemba Sud. Selon le ministre d’Etat chargé de l’Intérieur,
Dénis Kalume Numbi, une cellule d’information vient d’être mise en place. Il
s’exprimait ainsi hier devant l’Assemblée nationale.
Cette cellule a pour mission
l’assistance des personnes touchées par les dégâts de ces pluies. Dénis Kalume
a ajouté que des travaux sont en cours pour dégager les routes et rétablir la circulation. La plupart de commerçants, fonctionnaires, hommes d’affaires et autres sont restés
terrés dans leurs maisons tentant de sauver ce qui peut l’être encore et
compatit à la douleur des familles sinistrées.
Beaucoup de routes sont restées impraticables. Plusieurs véhicules et certains
passants ont fait demi-tour. D’autres ont préféré affronter la boue pour
atteindre leurs destinations. Des troncs d’arbre arrachés par la pluie et
tombées sur la route empêchaient toute circulation. Les quartiers Mimosa,
Kinsuka et Pompage comprennent 3 voies d’accès. Les deux routes précitées étant
impraticables, la seule alternative reste celle débouchant sur la station
service de l’Ozone. Elle est malheureusement abandonnée à elle-même depuis près
de 10 ans, suite à une érosion de 10 mètres de profondeur et 20 de large.
Un éboulement s’est produit derrière
le Mont Ngaliema. Selon les habitants de ce quartier, c’est le 5ème en 2 ans.
Dans la commune de Kalamu, la rivière est sortie de son lit en se déversant sur
les avenues les plus proches. Le stade Tata Raphaël était envahi par les eaux
déversées par la
rivière Kalamu. Les populations riveraines ont été surprises.
Le quartier Mososo n’a pas échappé à cette catastrophe.
La rivière Makelele a emporté maisons et biens
La rivière Makelele a débordé au-delà de 150 mètres de part et
d’autre de son lit. Dans certaines parcelles inondées, les eaux ont atteint 4 mètres de hauteur. Les
eaux ont atteint la chaussée du pont Lunda Bululu. Le petit pont qui mène vers
l’hôpital de Kintambo a été submergé et recouvert d’un banc de sable.
Il a perdu une partie de son
garde-fou
C’est la désolation chez les
habitants dont les parcelles sont envahies par les eaux de la rivière Makelele. Une
partie de leur bien a été emporté par le courant. Le reste est dans l’eau. Des
maisons et des véhicules sont engloutis par des bancs de sable. Les victimes
inconsolables se livrent pour l’instant à l’évacuation des eaux de leurs
parcelles inondées et à la récupération de certains de leurs biens. Deux
enfants et un adulte auraient disparu. On garde encore le souvenir de
l’inondation de la
rivière Makelele en 1970. Elle était alors sortie de son lit,
causant la mort de plus de 50 personnes.
Le nombre de sinistrés de la pluie d’hier démontre que beaucoup reste à faire
dans le domaine de l’assainissement de la capitale. En effet,
en plus de caniveaux et égouts bouchés par des constructions anarchiques, les
maisons longeant les rivières ne disposent presque pas de fosses sceptiques. Ce
sont des tuyaux qui communiquent directement à la rivière pour y évacuer les matières
fécales. Cette pratique favorable en temps normal, devient préjudiciable en cas
d’inondations. C’est le même canal d’évacuation qui ramène les eaux de la
rivière en crue à la maison jusqu’à tout inonder. C’est dire que l’Hôtel de
ville doit poursuivre sans désemparer son programme d’assainissement car,
dit-on, pour avoir une omelette, on casse les œufs.
© Le Palmarès | Last edited: 27/10/2007 17:05:18
27 octobre 2007
Olive KABILA en visite à Liège : les Ministres SIMONET et FONCK pour une coopération renforcée avec le CONGO
Madame Olive KABILA, Première Dame de la République Démocratique
du Congo, s’est rendue à Liège ce vendredi 28 septembre 2007 où elle a été
accueillie par les Ministres du Gouvernement de la Communauté française,
Marie-Dominique SIMONET et Catherine FONCK.
Lors de cette visite exceptionnelle, qui s’inscrit dans le cadre de la Fête de
la Communauté française dont le Congo est l’invité d’honneur, Madame Olive
KABILA s’est rendue à l’Institut Saint-Luc. Elle y a rencontré deux
artistes-peintres congolais, invités par « Yambi », qui y seront « en résidence
» durant deux mois pour partager leur savoir-faire avec les élèves de cet
établissement.
Au cours de cette visite, la Ministre de l’Enseignement supérieur et des
Relations internationales, Marie-Dominique SIMONET, a insisté sur la
progression importante des moyens consacrés par la Région wallonne et la
Communauté française à la coopération avec la République Démocratique
du Congo. En 2006, le budget de cette coopération s’élève à 3,87 M €, soit une
progression de 37,7% par rapport au budget 2005, a souligné la
Ministre qui souhaite accroître encore notre présence et notre partenariat avec
la RDC.
Marie-Dominique SIMONET a aussi remercié Madame Olive KABILA pour son
investissement personnel dans le projet « Yambi » et sa présence lors de son
ouverture officielle ce jeudi 27 septembre 2007 à Bruxelles. Pour
Marie-Dominique SIMONET, « Yambi » est le plus grand événement jamais organisé
en Belgique autour de la création contemporaine au Congo. C’est un festival
décentralisé et participatif qui permet à un très large public de Wallonie
d’aller, en profondeur, à la rencontre de la vitalité culturelle du Congo.
Catherine FONCK a pour sa part insisté sur la nécessité de relancer la
procédure d’adoption entre la RDC et la Communauté française de Belgique,
procédure suspendue depuis 1997. À cet effet, une délégation du service Adoption
de la Communauté française se rendra au Congo en 2008. Il s’agira de veiller à
ce que les procédures d’adoption d’enfants congolais se déroulent dans le
respect de leurs droits et de leur intérêt.
La Ministre de l’Enfance, de l’Aide à la jeunesse et de la Santé porte
également une attention particulière aux enfants et adolescents congolais
expatriés en Belgique et fréquemment confrontés à des problèmes liés au
déracinement, d’ordre culturel ou religieux, ce qui rend difficile un travail
social efficace. En même temps, des jeunes Congolais rencontrent chez eux des
difficultés importantes en matière d’éducation, de santé, de formation, etc.
Dès lors, Olive Kabila et Catherine Fonck souhaitent que le Congo et la
Communauté française de Belgique puissent collaborer davantage pour améliorer
le sort des jeunes Congolais via des programmes d’échanges de travailleurs
sociaux.
NDLR : Nos enfants sont notre avenir ! Nous refusons l'instrumentalisation des enfants congolais tandis que nous déplorons l'incarcération de trop nombreux enfants "sans-papiers" dans les centres fermés belges !!! Quelle est la pertinence de cette politique d'adoption ? L'Unicef propose des programmes de soutien d'enfants. Le principe est simple : chaque parrain ou marraine s'engage à verser une somme pour soutenir la scolarité, l'alimentation, ... d'un ou plusieurs enfants. L'avantage : l'enfant reste dans son cadre familial et culturel. Dunia SENDWE
En République démocratique du Congo, des agents soutenus par le gouvernement torturent et tuent
AMNESTY INTERNATIONAL COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
Index AI : AFR 62/016/2007 (Public)
Bulletin n° : 201
Embargo : 25 octobre 2007 00h01 TU
En République démocratique du Congo, des agents soutenus par le gouvernement
torturent et tuent
Le gouvernement du président Joseph Kabila doit lancer immédiatement une
enquête indépendante sur les arrestations, les actes de torture et les meurtres
dont se rendent coupables les forces de sécurité de la République démocratique
du Congo à l'encontre des opposants politiques présumés : telle est la teneur
d'un nouveau rapport d'Amnesty International rendu public ce jeudi 25 octobre.
Intitulé DRC : Torture and killings by state security agents still endemic, le
rapport examine le rôle qu'a joué la Direction des renseignements généraux et
des services spéciaux de la police dans les arrestations arbitraires et les
actes de torture dont ont été victimes de très nombreux Congolais soupçonnés
d'opposition au parti du président Kabila. Cette vague de répression a eu lieu
pendant et après la période électorale de 2006-2007, à Kinshasa.
«Pendant les élections, de nombreuses personnes ont été prises pour cibles par
les forces de sécurité simplement parce qu'elles avaient les mêmes origines
ethniques que Jean-Pierre Bemba, le principal rival politique de Joseph Kabila,
a déclaré le directeur du programme Afrique d'Amnesty International, Erwin van
der Borght.
Un grand nombre d'entre elles sont toujours incarcérées, sans avoir été
inculpées ni jugées. Alors que toutes les personnes qu'Amnesty International a
interviewées ont affirmé avoir été torturées et maltraitées en détention, aucun
membre des forces de sécurité n'a, à ce jour, été déféré à la justice. Ceci n'a
fait qu'intensifier le climat d'intimidation et de crainte à Kinshasa.»
Le rapport met en avant également les graves violations des droits humains
perpétrées par la Garde républicaine du président Kabila au lendemain des
affrontements qui ont eu lieu, en mars 2007, entre les forces gouvernementales
et des combattants fidèles de Jean-Pierre Bemba. Il s'agit notamment du meurtre
présumé, à la fin du mois de mars 2007, d'au moins 27 détenus dont les corps
ont été jetés dans les eaux du Congo.
La lenteur de la réforme du secteur de la sécurité et une culture
institutionnelle qui autorise les graves violations des droits humains
apparaissent dans le rapport comme les principaux obstacles à une véritable
amélioration de la situation des droits humains en République démocratique du
Congo.
«En dépit d'élections nationales qui feront date, une grande incertitude
politique demeure en RDC et le respect des droits humains n'a pas progressé, a
souligné Erwin van der Borght. Le manque de confiance que ressentent la plupart
des Congolais s'explique en grande partie par le fait que de nombreuses unités
des forces de sécurité servent toujours des intérêts politiques restreints.
«Il faut que la réforme de la police devienne une priorité et que le
gouvernement de Joseph Kabila redouble ses efforts pour faire en sorte que les
forces gouvernementales et les forces des groupes armés d'opposition soient
intégrées dans une entité commune opérant dans le respect du droit congolais et
international relatif aux droits humains, a conclu Erwin van der Borght. Dans
le cadre de son soutien continu à une réforme dans le domaine de la sécurité,
la communauté internationale devrait insister sur la nécessité d'une action
vigoureuse du gouvernement de la RDC pour mettre fin dès maintenant à
l'impunité dont bénéficient les auteurs de violations des droits humains.»
Note aux rédacteurs
Les affrontements qui ont eu lieu en mars 2007 à Kinshasa
entre les forces gouvernementales et des combattants fidèles à Jean-Pierre
Bemba ont entraîné la mort de pas moins de 600 personnes, parmi lesquelles de
nombreux civils victimes de tirs aveugles et disproportionnés des deux forces
en présence. Au cours de la période qui avait précédé les affrontements, les
combattants de Jean-Pierre Bemba s'étaient rendus coupables d'atteintes aux
droits humains et avaient instauré un climat d'insécurité dans la ville.
Parmi les témoignages inclus dans le
rapport figurent celui des deux personnes suivantes :
Coquette Nsinga, étudiante âgée de vingt-cinq ans, membre du Mouvement de
libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba. Arrêtée par les Services
spéciaux de la police deux jours après le deuxième tour des élections, le 31
octobre 2006, elle a été frappée puis violée par cinq policiers. Privée de
toute assistance médicale, elle a été détenue pendant huit mois avant d'être
présentée à un magistrat et inculpée d'«incitation à commettre des actes
contraires au devoir ou à la discipline». Son procès est en cours.
Le colonel Paul Ndokayi, âgé de soixante et un an, arrêté à
la fin du mois de novembre 2006 par les Services spéciaux de la police de
Kinshasa après avoir servi dans l'armée gouvernementale tout au long du conflit
en RDC. Accusé d'être un «frère de Bemba» par ceux qui l'ont interrogé, Paul
Ndokayi a été torturé sans interruption pendant cinq heures à l'aide de cordes,
de chaînes et de couteaux. Il a été inculpé de «terrorisme» et est incarcéré
depuis dix mois sans avoir été jugé ni avoir reçu de soins médicaux adaptés. Il
n'a pas eu la possibilité de remettre en cause la légalité de sa détention ni d'intenter
de poursuites contre ses tortionnaires.
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter :
Service de
presse d'Amnesty
International à Londres, au +44 20 7413 5566.
Amnesty International – 1 Easton St., Londres, WC1X 0DW
Site : http://www.amnesty.org
Index AI: AFR 62/016/2007 | 25 Octobre 2007
Honoré NGBANDA et l'APARECO ont semé la panique à l'AMP-PALU à Kinshasa
La guerre des nerfs a-t-elle débuté avant l'assaut final
?
Suivant les directives de leur leader, les militants de l'APARECO
ont inondé les cadres du PPRD avec des messages SMS annonçant la fin prochaine
du régime de Joseph Kabila et invitant ses collaborateurs, traîtres à la
nation, à se ranger aux côtes des patriotes. Des officiers militaires
et policiers de hauts grades ont également reçu ces messages patriotiques.
D'où est venue cette liste de numéros de téléphone bien
ciblés ? L'APARECO entretient le mystère. Par hasard, ou de manière
stratégiquement délibérée, un de ces SMS est arrivé sur le cellulaire de Joseph
Kabila à quelques heures de son départ de Kinshasa pour les USA. Dans sa
colère, Joseph Kabila aurait ordonné l'arrestation du coupable. C'est ainsi que
des agents de Celtel, la société de téléphone cellulaire kinoise, ont été
interpellés par les redoutables services de sécurité (ANR) et emprisonnés
pendant 24 heures. Ils n'ont été libérés qu'après l'identification de
l'origine du message SMS qui provenait de ... Suisse.
Sur les radios patriotiques de la diaspora, Honoré NGBANDA
avait annoncé l'imminence des actions choc à Kinshasa visant à déstabiliser et
éliminer la dictature kabiliste. La diaspora est mise à contribution pour
propager le message de fin de règne auprès de leurs membres de famille oeuvrant
dans les forces armées et la police. La première tentative semble avoir
dépassé les attentes des stratèges de l'APARECO. Le porte-parole de l'APARECO a
décliné notre demande d'interview en nous invitant à la patience car des
nouvelles plus importantes seront à annoncer dans les prochaines semaines.
Contrairement à ses précédentes déclarations, Honore NGBANDA
a fixé une échéance à laquelle il dit s'en tenir. Les mois qui viennent seront
donc très mouvementés à Kinshasa. De source généralement bien informée, nous
apprenons que les leaders de l'UDPS pourraient lors de leur congrès décréter
l'illégalité du régime Kabila, appeler à la désobéissance civile généralisée et
installer un gouvernement d'union nationale. La nouvelle est au conditionnel
car aucun des hauts cadres ne s'est encore exprimé sur la manière dont l'UDPS
compte accéder au pouvoir avant 2011.
Wait and See !
Source Congonetradio
Incendies en Californie, Inondations à Kinshasa au programme des discussions ? À vous de juger !
Washington, 27/10/2007 / Photos
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NDLR : Que les Peuples Congolais et Américain observent la nature des préoccupations de leur chef d'état tandis que chacun des deux pays est traversé par une catastrophe naturelle (Inondations à Kinshasa et Incendies aux Etats-Unis) ... Est-ce un signe divin ? Bush et Kabila partagent en commun une élection controversée ... Dunia SENDWE
24 octobre 2007
Le mixage des troupes est désormais effectif en province du Nord-Kivu
Goma, le 29 mars 2007
Une grandiose cérémonie de fin de mixage des troupes a eu
lieu le vendredi dernier dans la localité de Kimoka à environ 30 Km au Sud de la ville de
Goma sous la direction du chef d’état major des forces aériennes des FARDC, le
général major John NUMBI en présence du tout nouveau gouverneur de province.
Ces manifestations ont connu plusieurs temps forts, notamment les remarquables honneurs militaires et dignes d’un général, réservés par les fanfares de la compagnie musique de la 8ème région militaire au Général Laurent NKUNDA, présent auxdites cérémonies.
Toutes les photos : kivupeace.org
Julien PALUKU © Copyright 2007- kivupeace.org
22 octobre 2007
Congo-Kinshasa : Intensification des recrutements forcés d'enfants et de la violence sexuelle dans le Nord Kivu
United Nations
(New York)
La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les
enfants et les conflits armés Radhika Coomaraswamy, a exprimé aujourd'hui sa
profonde inquiétude au sujet de l'escalade des recrutements forcés d'enfants et
des violences sexuelles commis par les forces armées de Laurent Nkunda, du
Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) et des milices alliées dans
la province du Nord Kivu, en République démocratique du Congo.
« On estime à plusieurs centaines le nombre d'enfants dans
les rangs des forces de Nkunda et plusieurs milliers risquent de s'y retrouver
à tout moment », a-t-elle prévenu dans un communiqué publié aujourd'hui.
Au cours des dernières semaines, de nombreux enfants ont fui
leurs villages pour échapper aux tentatives de recrutement effectuées dans des
écoles du Masisi, a-t-elle ajouté. La Représentante spéciale exhorte par
ailleurs les groupes armés à prendre toutes les mesures nécessaires, en vertu
de leurs engagements préalables, pour qu'aucun recrutement d'enfants ne se
produise et que tous les enfants recrutés soient démobilisés, rappelant que le
recours aux enfants par les groupes armés et les violences sexuelles en temps
de guerre contreviennent au droit international et constituent des crimes de
guerre.
Le Représentante spéciale invite également le gouvernement
de la RDC, en coopération avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies
en République démocratique du Congo (MONUC), d'intervenir, en cas de besoin,
pour mettre fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs de violations graves
des droits de l'enfant.
Elle appelle en outre la communauté internationale à aider
les autorités congolaises à renforcer leur système judiciaire, notamment dans
les cas de violence sexuelle, et à apporter son plein soutien aux efforts de
réinsertion des enfants démobilisés dans leurs communautés respectives.
La Représentante spéciale a présenté mercredi une conférence
de presse à New York, en présence d'Ishmael Beah, ancien enfant soldat et
auteur d'un livre intitulé «A Long Way Gone - Memoirs of a Boy Soldier»
(www.alongwaygone.com), dans lequel il raconte son expérience d'enfant soldat
enrôlé par l'armée sierra-léonaise à l'âge de 13 ans (il en a 26 aujourd'hui).
Devant les journalistes, il a plaidé pour le pragmatisme en
expliquant que pour extirper les enfants des « filets » des seigneurs de la
guerre, il fallait accepter de discuter avec eux ne serait-ce que pour les
convaincre de cesser l'enrôlement de mineurs. « C'est peut-être difficile à
admettre ici à l'ONU mais il faut tenir compte de la réalité sur le terrain »,
a-t-il expliqué.
Texte distribué par :
Mwalimu Kadari M.
Mwene-Kabyana, Ph.D.
2311 rue Centre
Montréal (Québec)
Canada H3K 1J6
Tél. (514) 937-2362
Fax (514) 937-9693




































