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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

21 octobre 2007

Kabila officialise le deuxième parallèle à l’Est, la naissance du « Tutsi-land »

bantukelani_avatar2Dépêche : Parti Bakambi « Travailliste Rdc »

Chers Compatriotes,

Le peuple congolais est dans mis dans un état de fais accomplis ! Il est collectivement de notre devoir, de changer la cour des choses afin d’épargner à ce peuple, le pis des supplices que celles qu’il vient de subir.

A maintes reprises, avec la complicité de la internationale, Kabila n’a pas hésité un seul instant, à massacrer des populations civiles congolaises, et pas plus longtemps que, le 23 avril 2007, il a récidivé dans son registre terroriste au même titre que son compagnon Laurent Nkunda, à bombardant massivement la capitale congolaise en arme lourde avec l’intention préméditée de chasser son opposant institutionnel pour mettre un terme définitif au processus de démocratisation, celui même qui l’a conduit dans des conditions frauduleuses à la magistrature suprême.

A ce jour, Joseph Kabila, ne cesse de se moquer du peuple congolais, à travers une mise en scène perpétuelle, masquant son double jeu avec ses compagnons d’armes au sein du front patriotique rwandais.

En signant la paix avec son alter égo, terroriste Laurent Nkunda, à travers cet acte de clémence, Joseph Kabila lance un défi au peuple congolais, en reconnaissant par la même occasion, l’existence tacite d’une deuxième parallèle à l’Est du Congo c’est-à-dire l’avènement d’un Tutsi-land !

En filigrane, la lecture d’un certain nombre des déclarions de Paul Kagamé ne peut que révéler la teneur de ce qui précède notamment ;

En date du 02 octobre 2007, dans son interview à Londres, Paul Kagamé dit sa retenu aucun que, c’est lui qui a permis à Kabila l’arriver au pouvoir en Rdc, chose certaine !

Le 18 octobre 2007 dans sa rencontre à huis clos avec la presse, Kagamé pestifère des vérités troublantes notamment ;

Il se permet un petit conseil auprès de monsieur Charles Kabonero journal privé UMUSESO. « J'ai des records et je ne suis pas là par un simple fait de hasard. J'ai une conviction et je ne l'ai pas perdue »: attention danger! Ne surtout pas changer de cap. Continue tout droit vers la cible. La naissance du tutsi land !

Qui pourrait vous dire de qui dépend la réputation de Paul Kagamé ?

Raison pour laquelle, le parti Travailliste ne cesse d’alerter l’opinion congolaise que, la zone d’ombre qui entour Joseph Kabila est à la fois la cause et la conséquence du scenarii cauchemardesque dont subit le peuple congolais ! Cette imposture ne peu plus perdurée.

Fait à Berlin, le 19 octobre 2007

Pour le parti Bakambi « Travailliste Rdc »

Mr. OTEPA W’ONEMA KATEHE
Président
Mail : danny_otepa@yahoo.de
Parti Bakambi « Travailliste Rdc » - Boîte postale: 164 Kin I – RDC

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Les choses se gâtent pour le Rcd !

RuberwaLe Gouvernement, la Société civile de la Province Orientale et Human Rigth Wacth réclament l’arrestation de ceux qui ont financé et armé les mouvements politico-militaires ayant semé la mort en Ituri et dont certains se trouvent en Ouganda, au Rwanda et en RDC ;

L’opinion se souviendra que par la voix de Moïse Nyarugabo, le Rcd avait menacé le 16 décembre 2002 à Pretoria de ne pas signer l’Accord global et inclusif parce que les Fac avaient chassé les éléments de l’Upc d’une localité qu’ils occupaient ! Par cette menace, s’établissait l’axe Rcd-Upc-Fpr ;

On ne pourra pas ne pas noter que ces faits sont liés à la question " Tutsi ". Au nom de la protection de la minorité tutsi, Kigali n’a pas hésité à instrumentaliser les organisations comme l’Afdl (traitée de conglomérat d’aventuriers par feu Laurent-Désiré Kabila), le Rcd, l’Upc et, maintenant, le Cndp de Laurent Nkundabatware...

Devrait-on parler encore d’une coïncidence fortuite après la " sortie " médiatique d’Azarias Ruberwa du jeudi 18 octobre dernier, au lendemain de la prise de position du chef de l’Etat pour le désarmement forcé des "Nkundistes " et à une semaine du voyage présidentiel aux Etats-Unis ?

L’interview du président national du Rcd à Rfi a précédé de quelques heures le transfert de Germain Katanga à la Cour pénale internationale ; l’homme ayant, selon le mandat d’arrêt établi en date du 2 juillet 2007 par la Chambre préliminaire I, " joué un rôle essentiel dans la planification et la mise en œuvre, le 24 février 2003 ou vers cette date, d’une attaque menée sans discrimination contre le village de Bogoro, sur le territoire de l’Ituri ". Se fondant sur ce qu’elle considère comme étant des motifs raisonnables de croire en la qualité de Germain Katanga de plus haut commandant de la FRPI, la chambre décrit ce fait en ces termes : " pendant et après l’attaque du village de Bogoro, dirigée principalement contre des civils d’ethnie hema, les actes criminels suivants ont été commis : meurtre d’environ 200 civils, atteintes graves à l’intégrité physique de civils ; arrestation, menace avec des armes et enfermement de civils dans une pièce remplie de cadavres ; pillages ; réduction en esclavage sexuel de plusieurs femmes et filles ; et participation active d’enfants âgés de moins de 15 ans à ladite attaque ".

En raison d’une attaque conjointe lancée par le FNI et son FRPI, Germain Katanga se voit visé par 9 chefs d’inculpation au titre de l’article 25-3 du Statut de Rome ; trois étant qualifiés de crimes contre l’humanité, à savoir meurtre, actes inhumains et esclavage sexuel. L’arrêt met sur son compte " six chefs de crimes de guerre : homicide intentionnel, traitements inhumains ou traitements cruels, fait de faire participer activement des enfants de moins de 15 ans à des hostilités, esclavage sexuel, fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités, et pillage d’une ville ou d’une localité, même prise d’assaut ". L’arrestation de Germain Katanga n’est pas sans rappeler celui du président de l’UPC, Thomas Lubanga, procédée à Kinshasa le 17 mars 2006.

Extension des responsabilités

A la suite de ce transfert, des réactions ont été enregistrées. Notamment celles du Gouvernement, de la Société civile de la Province Orientale et de Human Rigth Wacth. Par un communiqué de presse signé de la vice-ministre de la Justice Odia Kalinda, le gouvernement réitère sa volonté de continuer sa collaboration avec la Cpi " dans ses enquêtes actuelles et futures de demande d’arrestation et de remise ". Dans son entendement, le transfert de Germain Katanga " signifie que personne n’est au dessus de la loi et que la justice finit part rattraper ceux qui ont commis des crimes qui heurtent la conscience de l’humanité ". Pour sa part, Jean-Marie Labila, Délégué général du Gouvernement près la Monuc, estime que cette arrestation doit " servir d’exemple aux autres criminels de guerre qui, selon lui, continuent à perpétrer des atrocités et à semer la terreur dans l’Est de la Rdc ". C’est, cependant, dans leurs interventions que la Société civile et l’Ong américaine Human Right Watch réclament l’extension des responsabilités.

Pour la Société civile, engagée pour la circonstance par son président, Jean Bosco Lalo, il faut identifier aussi les commanditaires. Commençant par se demander s’il n’y a pas eu d’autres personnes auteurs des crimes beaucoup plus graves que ceux pour lesquels Thomas Lubanga et Germain Katanga ont été interpellés, elle rappelle que l’on se trouvait, pendant les événements, " dans une situation de conflit interethnique qui a été imposé par l’extérieur ". Et de préciser : " Thomas Lubanga et même Germain Katanga ne sont pas les commanditaires de ce qui s’est passé ici en Ituri. Il faudrait plutôt chercher ces gens là ailleurs. Nous, nous voudrons bien voir aussi arrêtées les personnes qui ont été à la source de ce qu’on a connu ici en Ituri ". Par la voix de Géraldine Mattioli, Human Right Wacth a encouragé la Cpi " à continuer ces enquêtes et à examiner particulièrement le rôle de ceux qui ont armé ou financé les milices en Ituri, celle de M. Katanga ou celle de M. Lubanga qui est déjà en détention à la Haye ". Mettant le doigt sur la plaie, l’organisation américaine souligne que " ces milices ont été armées, financées par des personnes qui sont encore au pouvoir à Kinshasa, ou qui sont en Ouganda, au Rwanda ". En conclusion, elle ajoute : " …afin de lutter de façon efficace contre l’impunité au Congo, on veut voir la cour s’intéresser à ces personnes, responsables également. "

Axe Rcd-Upc-Fpr

Que vient alors faire le Rcd dans cette affaire qui sent le génocide à la suite du conflit interethnique Hema/Lendu ? L’opinion se souviendra que le conflit avait fait plus de 50.000 morts en Ituri entre 2002 et 2003, si bien que pour l’arrêter, l’Union européenne avait dû monter avec la France l’Opération Artémis. Mais, elle se souviendra surtout du fait que l’Upc de Thomas Lubanga avait eu un partenaire ou un parrain privilégié au Dialogue intercongolais, à savoir le Rcd. La confirmation avait été faite par Moïse Nyarugabo, aujourd’hui sénateur. En effet, le Rcd avait menacé de ne pas signer le 16 décembre 2002 à Pretoria l’Accord global et inclusif parce que les Fac, soutenues par le Rcd-Kml, avaient réussi à chasser les éléments de l’Upc d’une localité qu’ils occupaient ! Ainsi, par cette menace s’établissait l’axe Rcd-Upc-Fpr. L’Accord global et inclusif lui ayant permis de devenir un parti politique, de prendre part à la gestion institutionnelle du " 1+4 ", de participer au processus électoral et, aujourd’hui, d’être partie prenante dans la gestion démocratique du pays en tant que membre de l’Opposition, le Rcd sera-t-il absout de sa responsabilité dans les faits dramatiques qui se sont déroulés en Ituri entre Hema et Lendu ? Oeuvre du leadership tutsi

On ne pourra pas ne pas noter que ces faits sont également liés à la question " Tutsi ". En d’autres termes, au nom de la protection de la minorité tutsi, Kigali n’a pas hésité à instrumentaliser des organisations comme l’Afdl (feu Laurent-Désiré Kabila la traitera d’ailleurs de conglomérat d’aventuriers), le Rcd, l’Upc et, maintenant, le Cndp de Laurent Nkundabatware. A propos d’ailleurs de ce dernier, son interview à la presse kinoise publiée début juin 2007 a un passage fort révélateur : Nkunda se félicite des relations du Cndp avec des mouvements politico-militaires opérant dans l’Ituri ethniquement proches ! L’honnêteté commande de reconnaître que ces faits n’engagent nullement la communauté tutsi. Ils sont l’œuvre du leadership politique tutsi aussi bien du Rwanda et de l’Ouganda que de la RDC.

C’est en cela qu’au moment où l’arrestation de Germain Katanga " suggestionne " celle de Laurent Nkundabatware, les choses ne peuvent que se gâter pour tous les mouvements ethniques ou tribaux politico-militaires tutsi. Le Rcd ne peut que se sentir concerné à cause de son propre leadership impliqué de près ou de loin dans la situation dramatique qui prévaut à l’Est. Dans son interview d’avant-hier à Rfi, Azarias Ruberwa a singularisé ce leadership…

© Omer Nsongo die Lema |  Samedi 20 octobre 2007

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20 octobre 2007

Koko Swing s'en va ! Yankee goes home (le yankee retourne chez lui)!

william_swingWilliam Swing l'Américain s'en va après avoir supervisé l'agression barbare et unjuste anglo-americano-rwando-ougando-burundo-sud africaine contre la RDC, l'assassinat de Mzee Kabila, des actes de viol, d'abus sexuels contre les mineurs et la contrebande commis par les troupes de la MONUC sous son autorité et la complicité avec  la soldatesque Tutsi au détriment du Congo

Il est remplacé par le britannique Allan Doss. Le britannique Alan Doss, 62 ans, est le nouveau Représentant du secrétaire général des Nations Unies en RDC. Sa nomination a été annoncée jeudi par le porte-parole du secrétaire général des Nations Unies au cours d’un point de presse à New York, Jeudi 18.10.2007. M. Doss était, jusqu’à sa nouvelle nomination, Envoyé spécial de l'ONU au Liberia.

Rappelons que les États-Unis et la Grande Bretagne ont envahi le Congo par les Tutsi du Rwanda et de l'Ouganda interposés pour annexer l'est du Congo au Rwanda et à l'Ouganda, et ainsi faciliter la "Tutsification du pouvoir dans la Région des Grands Lacs".

La main mise de Kagamé sur les affaires à l'est du Congo arrive à son terme !

En effet, Les bureaux de la Société rwandaise d’assurances et de réassurances, Scar, implantée dépuis l'invasion Tutsi, ont été scellés sur décision judiciaire.

La société nationale d’assurance (Sonas) reproche à cette société d’œuvrer illégalement sur le territoire congolais où elle détient le monopole du secteur des assurances.

© www.congopanorama.info

NDLR : Bon débarras !

Dunia SENDWE

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Le gouvernement répond aux inepties d’Azarias Ruberwa à propos de sa plaidoirie de la cause des Banyamulenge

ruberwa_kagameKinshasa, 19/10/2007 / Politique

Le ministre de l’Intérieur a présenté la réaction du gouvernement congolais face aux accusations de Ruberwa sur ce que ce leader du Rcd dénonce comme une discrimination de l’ethnie banyamulenge qui justifierait la guerre de Nkunda contre le pouvoir et les populations congolaises à l’est de la Rdc.

Intervenant sur une chaîne de radio périphérique depuis les Etats-Unis où il organise des conférences dans des universités, le Président national du Rassemblement Congolais pour la démocratie (Rcd), Azarias Ruberwa accuse le Gouvernement congolais de ne manifester aucune volonté politique quant au rapatriement des réfugiés Tutsis qui résident au Rwanda, en Ouganda et au Burundi.

En plus, il reproche au Gouvernement Congolais d’entretenir une discrimination comme la communauté banyamulenge, son ethnie. Cette grave accusation ne pouvait pas laisser les officiels congolais indifférents. C’est ainsi que saisissant le taureau par les cornes, le Ministère de l’Intérieur, décentralisation et sécurité, à travers la Commission nationale pour les réfugiés, a animé un point de presse ce jeudi. Elle a réagi officiellement à la tapageuse et tendancieuse interview du Rcd Ruberwa, avant de donner la position du Gouvernement congolais en matière des réfugiés.

La guerre et les réfugiés

La guerre qui a secoué la Rdc au cours des dernières années a occasionné des départs massifs des citoyens congolais, principalement vers les pays limitrophes. Le nombre de ceux-ci est estimé aujourd’hui à 400.000 personnes. Selon le président de la commission, le rapatriement de ces réfugiés a toujours été une préoccupation du Gouvernement. Car le gouvernement veut voir cette catégorie de la population participer aux efforts de reconstruction de la Rdc. Quant aux déclarations de Azarias Ruberwa, la réplique est: “ En tant que conseil du Gouvernement, ces allégations ne se fondent sur aucun élément objectif, car les réfugiés en tant que personnes du droit international, ils sont soumis à des conditions objectives“.

Me. Rigobert Moupondo, Commissaire permanent à la Commission nationale pour les réfugiés, a en outre souligné que le rapatriement nécessite la signature d’un engagement entre le Gouvernement congolais et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’assurer une protection aux réfugiés qui rentrent dans leur pays d’origine.

A travers cet engagement, le pays d’origine s’assure à travers le fonctionnement des structures administratives, juridiques et sécuritaires, un rapatriement dans la dignité et dans la sécurité. Le pays d’origine doit entre autres choses, assurer au réfugié un retour durable par la sensibilisation de la population locale qui doit réserver un accueil chaleureux aux candidats au retour.

En plus, le Commissaire permanent signale que les zo­nes de retour des réfugiés que sont Masisi, Rutshuru et Minembwe, sont encore en guerre. Et de se demander comment alors un Gouvernement responsable peut-il rapatrier les réfugiés lorsqu’il n’est pas encore en mesure de garantir leur sécurité ? Le défi du Gouvernement de la République est de ramener la paix à l’Est du pays avant d’assurer un rapatriement dans la sécurité.

Toujours à propos des réfugiés, le Commissaire permanent a dit que le Gouvernement Congolais bénéficie du concours de la Communauté internationale. Il doit donc assurer la sécurité du personnel des Nations Unies qui intervient dans le rapatriement. Pour prouver la volonté du Gouvernement de rapatrier ces congolais, Me. Moupondo a fait savoir que la Rdc était en négociation au mois de juin au Burundi pour le rapatriement des réfugiés. Et c’est au même moment que le colonel Bisogo a déclenché la guerre à Minembwe dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu. Une façon claire d’empêcher le rapatriement des réfugiés. Ce qui a eu comme conséquence d’arrêter toutes ces négociations.

Que cache cette attitude du Rcd Ruberwa ?

Parlant au nom du Gouvernement Congolais dont il est sa Commission technique et conseiller, Me. Moupondo a déclaré que Ruberwa est entrain de ”victimiser” une ethnie pour l’opposer à d’autres. D’après lui, le Congo est une juxtaposition des ethnies et c’est dans la cohabitation ethnique que nous pouvons bâtir notre pays.

Il n’y a jamais eu des conflits entre population ; aussi, la Rdc ne compte pas d’ethnie minoritaire dans la mesure où toutes les ethnies s’égalent. Toutes sont des minorités par rapport aux autres. “ On est entrain de ”victimiser” une ethnie qui aura après son installation, à développer des velléités de vengeance. Ceci aura comme conséquence de nous conduire encore à la guerre“, a-t-il regretté.

Un autre danger de cette situation, c’est le fait qu’il y a risque de transplantation de la population étrangère vers les zones jadis abandonnées par les Congolais. Comme quoi, on doit savoir qui est réfugié et qui ne l’est pas. Concernant les FDLR et autres, le Commissaire a été clair. Il est d’avis comme tous les Congolais que les Fdlr doivent tous être rapatriés dans leurs pays d’origine. Le fait qu’ils traînent au Congo n’est pas imputable au gouvernement congolais, d’autant plus que toute la communauté internationale cherche les voies et moyen d’arriver à ce but. Au cas où ils préféreraient rester  au Congo, le Gouvernement doit vérifier s’ils ne sont pas frappés de cas d’interdiction de séjour au Congo, cas d’auteurs de crimes contre l’humanité.

En plus, il faudra les désarmer, les amener à renoncer à leur statut militaire et les éloigner de la frontière. Telles propositions, semble-t-il, avaient déjà été faites au gouvernement rwandais qui tarde à y répondre. Il y a quand même un fait Curieux. Quand les Fdlr traînent le pas pour rentrer au Rwanda, on accuse le gouvernement du pays d’accueil. Les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets lorsque les réfugiés congolais traînent au Rwanda. Au lieu d’accuser le pays d’accueil comme on le fait avec les Fdlr, on accuse le pays d’origine. Cela s’appelle, de la part de Ruberwa, chercher la petite bête.

© Jean-Marie Nkambua | L’Avenir | Last edited: 19/10/2007 17:45:05

NDLR : Nous ne le répèterons jamais assez les Banyamulenges sont des Banyarwandas. Cette invention d'une récente ethnie congolaise est un mensonge  pour occuper illégalement la RDC, annexer les Kivus et poursuivre le pillage des ressources congolaise à l'Est de la RDC. Ruberwa est un tutsi rwandais comme l'est Nkundabatwaré et comme l'est James Karaberé.

Dunia SENDWE

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Mandat d’arrêt contre Nkunda : la Monuc dans l’embarras

Nkunda_MonucLa Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) demande au gouvernement congolais de clarifier la situation du général déchu Laurent Nkunda

Selon son porte-parole, Kemal Saïki, qui s’exprimait mercredi lors du point de presse hebdomadaire, le statut du mandat d’arrêt international lancé contre le chef des insurgés n’est pas clairement défini. « On est en droit de nous demander si ce mandat est toujours valide », s’est-il interrogé.

Saïki a indiqué que la Mission est bien au courant de l’existence de ce mandat d’arrêt lancé par le système judiciaire militaire congolais depuis longtemps. « Nous n’avons pas assez des précisions sur ce mandat. Mais nous savons qu’il a été transmis à Interpol », a-t-il indiqué. Le porte-parole de la Monuc a dit ne pas être au courant d’un mandat émanant d’une juridiction internationale à l’encontre de Laurent Nkunda. « Il n’y a pas de mandat international d’une institution supranationale », a-t-il insisté.

© JAKM

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Dubaï investit dans le tourisme au détriment des gorilles

gorillePour la première fois, le Rwanda attire un investisseur du Moyen-Orient

La Dubai World, une holding des Emirats, a en effet annoncé qu'elle allait aider le Rwanda à développer un tourisme haut de gamme en misant sur la beauté unique des paysages. Outre des terrains de golf dont les revenus permettront d'en promouvoir la pratique auprès des habitants, en particulier les jeunes, et la construction d'un hôtel de luxe à Kigali, la capitale, il s'agit pour la société de Dubaï de développer "le parc national de l'Akagera, qui comprend 1 800 km2 de plaines et de vallons dans le nord-est du pays", rapporte l'hebdomadaire kenyan The East African. Le projet prévoit également la rénovation de deux hôtels et la construction d'un luxueux camping respectueux de l'environnement, tous situés dans ce Parc national des Volcans, "qui abrite les deux tiers des 680 derniers gorilles de montagne de la planète et qui permettront aux visiteurs de se trouver au plus près des animaux", précise le magazine.

Si, pour le sultan Ahmad Ben Soulayem, le président de Dubai World, ce projet est la première pierre d'une association stratégique entre les Emirats et le Rwanda, les associations de protection de la faune tirent la sonnette d'alarme. Selon l'Agence rwandaise d'information (ARI), la guérilla qui sévit dans la République démocratique du Congo (RDC) voisine et le tourisme sont les ennemis des derniers gorilles qui survivent dans ces régions, et dont la protection n'est plus assurée.

© Copyright Courrier International  | 18/10/2007

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Les richesses du Congo : Enjeu des grandes puissances

Cycle de conférences-débats AESM
Mardi 16 octobre 2007 à 20h00
Théâtre Saint-Michel (rue Père Eudore Devroye)

Conf_rence_richesse_rdcGérard Bakongo, Bruno Collins, Joseph Smets, François Rijkmans, Justine Kasa-Vubu, Bob Kabamba, et Jean-Claude Willame

Des participants annoncés, seuls Bob Kabamba et Jean-Claude Willame étaient présents. Karel De Guch, ministre belge des Affaires Etrangères, était bloqué par l'agenda de la formation du nouveau gouvernement qui n'arrive toujours pas. George Arthur Forrest, président du groupe Forrest, n'a pas pu quitter Lubumbashi (RDC). Olivier Kamitatu, ministre du Plan, et François Mwamba, secrétaire général du MLC, n'ont pu quitter le pays à cause de la situation politique vu les événements du Kivu.

Ils ont été remplacé par : José Smet (Ancien consul à Lubumbashi), envoyé spécial dans la région des Grands Lacs (Pour De Gucht) ; Bruno Collins, administrateur du Group Forrest depuis 1992 (Pour George Forrest) ; Gerard Akongo, ministre-conseiller à l'Ambassade de la RDC en Belgique (Pour Olivier Kamitatu) ; Justine Kasa-Vubu, présidente du MD (Pour François Mwamba).

Les participants n'ont pas perdu au change

L'ouverture de la soirée a été faite par Paul Walckiers, maître de cérémonie, qui a donné la parole à François Ryckmans (Journaliste à la RTBF, modérateur) qui lancera les débats.

L'entame fut confiée à Jean-Claude Willame (Professeur émérite de L'UCL, auteur du livre : les faiseurs de paix au Congo) qui a parlé de l'historique de la relation entre la Belgique et le Congo durant la période Mobutu.

Bob Kabamba (Professeur à l'Université de Liège, un des promoteurs de la Constitution congolaise) prendra ensuite la parole pour parler de la période Kabila (Père et fils).

José Smet interviendra à son tour pour commenter la situation actuelle sur le terrain, il apprendra à l'assistance que Joseph Kabila et Paul Kagame s'étaient longuement parlé à New-York sans livrer la teneur de ces entretiens dont aucun journal n'a parlé. Il évoquera ensuite l'état de la coopération entre les deux pays.

Viendra Justine Kasa-Vubu (que l'on avait perdu de vue depuis la présidentielle au Congo où elle était devenue l'alliée de JP Bemba après sa tentative manquée) qui se focalisera sur la critique du gouvernement en place qui (selon elle) pratique la politique de l'impunité pour soi et la justice pour les autres. Elle enchaînera avec une analyse sur le pilotage et l'accompagnement de l'Union Européenne pour finir par encourager l'opposition congolaise à se reconstituer pour pouvoir jouer un rôle sous cette législature.

Le ministre-conseiller, Gérard Bakongo, (Représentant du gouvernement) se hâtera de préciser à l'assistance qu'il n'était qu'un fonctionnaire soumis au devoir de réserve et qu'il avait affaire à des politiciens (Hilarité générale dans la salle!). Une façon de se prémunir contre sa non connaissance du thème de la conférence. Ce qui ne l'empêchera pas de dire à Justine Kasa-Vubu qu'elle n'avait des leçons à donner à personne vu sa mauvaise gestion des responsabilités lui confiées à l'époque par Laurent-Désiré Kabila. Ambiance. Il se contentera de lire un texte lui soumis au téléphone par Olivier Kamitatu.

Le Groupe Forrest présentera sa défense par l'entremise de Bruno Collins qui essayera d'éclairer l'assistance sur les contrats miniers dont il bénéficie, surtout celui lié à la mine de Kamoto qui est la plus grande mine souterraine du Congo. D'après lui, son groupe, qui n'a que 3 contrats, est souvent accusé à tort par des personnes qui ne prenne pas la peine de vérifier les bons chiffres. Il en profitera pour dénoncer le fameux contrat des chinois qui vont débarquer avec 20.000 ouvriers qui vont travailler au Congo. Et la place du congolais dans tout ça ?

Il sera contredit par Bob Kabamba qui apprendra à l'assemblée que ce groupe contrôlait la Gécamines au moment de la signature des contrats et qu'il s'était réservé le meilleur morceau du gâteau. Contrôlant aussi le marché public de la RDC, il était normal qu'il ait peur de l'arrivée des chinois qui visent tous les domaines possibles.

Pour conclure, Justine Kasa-Vubu dénoncera le soutient actif apporté par le groupe Forrest au PPRD de J.Kabila et souhaiterait voir la Belgique écrire une nouvelle page dans sa relation avec la RDC. Gérard Bakongo soutiendra qu'il ne faut pas trop demander à la RDC parce qu'elle se reconstruit. Bruno Collins croit qu'il faut former les jeunes, ces oubliés, pour reconstruire le Congo. L'ancien Consul Smet exprimera son souhait de voir le prochain gouvernement continuer dans la voie d'une relation intense avec le Congo à tous les niveaux (Pouvoir, opposition et société civile) sous peine de voir les chinois (encore eux) rafler la mise.

Pour Jean-Claude Willame, la fin de l'insécurité et des arrestations des journalistes est plus qu'un souhait.

Extinction des feux par Paul Walckiers juste au moment où les feux prenaient. Un goût de trop peu. Au fait, pourquoi les congolais n'organisent-ils pas des telles réunions publiques entre eux sans bagarres ni injures ? Tout le monde y gagnera.

© Le fouineur

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La visite de Flahaut au Congo est un mauvais signal

andre_flahautPour le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, la visite au Congo du ministre de la Défense André Flahaut est un "mauvais signal", alors que le pays connaît de nouvelles flambées de violence

Selon De Gucht, la visite n'a pas été discutée politiquement au préalable, écrit De Morgen jeudi. Depuis le début du mois, des violences ont éclaté dans l'est du Congo, causant la fuite de centaines de milliers de personnes. C'est justement dans l'est que Flahaut rencontre le président Kabila. "Flahaut va dire au revoir", a réagi sarcastiquement le cabinet Verhofstadt.

Pour Karel De Gucht, il s'agit d'un "très mauvais signal. Mais les Congolais savent bien que Flahaut n'a rien à dire en tant que ministre sortant. Ils sont suffisamment intelligents pour relativiser cette visite". De Gucht qualifie le ministre de la Défense de "plutôt radical et incontrôlable". Dirk Van der Maelen (sp.a) a aussi condamné la visite de Flahaut. Pour lui, cette visite dépasse les "affaires courantes".

Karel De Gucht souhaite que le nouvel accord de gouvernement donne une rôle de coordinateur à son successeur. "Je ne veux pas intervenir sur le terrain de la Défense ou de la coopération au développement, mais je ne veux pas que ces ministres prennent des initiatives qui vont à l'encontre de notre politique", explique-t-il.

© Belga | Source

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Revue de la Presse Congolaise : Samedi 20 octobre 2007

Presse_Media_RDCDans les rares journaux parus ce samedi, la politique belge et la remise de Germain Katanga à la CPI se partagent la vedette.

Le tribalisme à la belge vu de Kinshasa

La visite qu’effectue en Rdc le ministre belge de la Défense, André Flahaut, a suscité des critiques de la part de son collègue Karel De Gucht. Cette sortie de notre Karel national, spécialiste des déclarations aussi bruyantes qu’incongrues est déjà vieille d’une bonne semaine, mais elle fait, de façon inattendue, la Une d’un journal congolais !

« De Gucht dénonce la visite d’André Flahaut à Kinshasa », annonce en manchette Le Palmarès dans sa livraison de ce samedi matin.

Le Palmarès rapporte que pendant que les dissensions entre Flamands et Wallons ont pris une ampleur inquiétante au sein du gouvernement de Guy Verhofstadt dans la gestion du dossier congolais, le ministre belge des Affaires étrangères est revenu à la charge pour dénoncer encore la visite de son collègue de la Défense, André Flahaut, arrivé à Kinshasa depuis mercredi de la semaine dernière.

Pour Karel De Gucht, la visite au Congo de M. Flahaut est un mauvais signal, alors que le pays connaît de nouvelles flambées de violence. Selon lui, la visite n’a pas été discutée politiquement au préalable, écrit le journal belge De Morgen.

Flahaut n’a rien à dire en tant que ministre sortant, a estimé De Gucht qui qualifie son collègue de « plutôt radical et incontrôlable ».

D’autre part, comme la coopération militaire belge a participé à la formation des FARDC, n’est-il pas logique que le Ministre de la Défense aille se rendre compte sur place, précisément au moment où ces troupes sont engagées, et n’est-ce pas là un acte normal de suivi dans l’application d’une décision prise en commun à l’époque où le gouvernement n’était pas en affaires courantes ? 

Il semble que les journalistes congolais aient quelque mal à s’adapter au fait que, en période pré- ou postélectorale, les déclarations des hommes politiques s’inspirent souvent de la plus plate démagogie. Le parti de Mr. De Gucht a été le grand perdant des élections et ne se retrouve associé aux négociations dites de « l’orange bleue » qu’à la remorque du MR. Il s’efforce donc de plaire en tirant à boulets rouges sur un Wallon, pour plaire à son opinion publique, et sur un socialiste, pour plaire aux libéraux. Et il l’a fait avec sa balourdise habituelle. C’est aussi lamentable et plat que cela !

Germain Katanga et la situation à l’Est

Le « boucher de l’Ituri » fait le gros titre à la Une de L’Avenir, mais il est vite évident que cet article fulminatoire et vengeur (illustré d’une double photo rapprochant les visages de Katanga et de Ruberwa) a sa principale « cible » ailleurs…

La raison de cette diatribe est, évidemment, la « sortie » de l’ex-VP Azarias Ruberwa sur son média favori : les ondes de RFI, et sa suggestion (au vrai : son exigence) d’une amnistie pour Nkunda et ses hommes. Selon toute vraisemblance, en cette occasion, le leader du RCD est arrivé à la gare après le passage du train…

L’Avenir rapporte qu’avec le transfert de Germain Katanga à la Cpi, « Les choses se gâtent pour le Rcd »

Selon le confrère, le gouvernement, la société civile de la Province Orientale et Human Rigth Watch réclament l’arrestation de ceux qui ont financé et armé les mouvements politico-militaires ayant semé la mort en Ituri et dont certains se trouvent en Ouganda, au Rwanda et en Rdc. 

L’opinion se souviendra que par la voix de Moïse Nyarugabo, le Rcd avait menacé le 16 décembre 2002 à Pretoria de ne pas signer l’Accord global et inclusif parce que les Fac avaient chassé les éléments de l’Upc d’une localité qu’ils occupaient. Par cette menace, s’établissait l’axe Rcd-Upc-Fpr, écrit L’Avenir.

On ne pourra pas ne pas noter que ces faits sont liés à la question « tutsi ». Au nom de la protection de la minorité tutsi, Kigali n’a pas hésité à instrumentaliser les organisations comme l’Afdl (traitée de conglomérat d’aventuriers par feu Laurent-Désiré Kabila), le Rcd, l’Upc et, maintenant, le Cndp de Laurent Nkundabatware.

© CongoForum, le samedi 20 octobre 2007

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19 octobre 2007

Les accords sino-congolais confirment la duperie avant la publication des conclusions

China_ContractsLa Ré-visitation des contrats miniers en RDC

Dans une interview donnée à Congo Horizons il y a quelques mois et lors d’une Conférence-débat organisée par l’Association de Presse panafricaine (APPA) au mois d’août de cette année à Paris, j’avais expliqué les pièges et manœuvres élaborés par le président Kabila et ses proches, signataires des contrats léonins ; dans le but de saboter les travaux de la Commission de revisitation institué par le gouvernement et ainsi expurger l’initiative de sa vraie mission.

L’objectif visé en effet par mes explications était d’alerter l’opinion publique nationale et internationale sur la duperie du processus présenté comme salvateur du secteur minier et en réalité malmené par des dirigeants qui sont juges et parties. Plusieurs médias, ONG et organismes avaient fait l’échos de tout ce que j’avais mis en exergue. Aujourd’hui, les enquêtes de Global Witness publiées dans un rapport le 01 octobre 2007 nous rejoignent. Fort de ce qui précède, la conclusion par le gouvernement congolais de plusieurs accords financiers avec des groupes chinois gagés sur les ressources naturelles provoquent de notre part les analyses suivantes :

  1. Les milliards chinois, nouvelle écharpe de plomb sur nos ressources naturelle
        
  2. Depuis quelques semaines, le gouvernement congolais a annoncé une série de prêts de plusieurs milliards consentis par des groupes chinois à la RDC comme une bouée de sauvetage des 5 chantiers promis par le candidat Kabila lors     des élections présidentielles.

S’il est vrai que toute initiative visant le développement de la RDC doit être encouragée, l’on peut s’interroger si la signature des accords dont la faisabilité est liée à la seule compensation minière de la partie congolaise était-elle urgente avant la conclusion des travaux de la Commission de revisitation des contrats léonins en cours.

Pierre Lumbi Okongo, Ministre d’Etat aux Infrastructures, travaux publics et reconstruction a précisé à la presse que les « milliards chinois ne représentent nullement un prêt ni un endettement supplémentaire pour la RDC. Il s’agit par contre d’un préfinancement de grands travaux d’infrastructures et d’exploitation des ressources naturelles de concert avec la partie congolaise ». En bref, Ces prêts n’en seraient pas uns mais plutôt des préfinancements (sic) des projets communs gagés sur l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Ces propos aussi simples paraissent-ils, sont pourtant graves de signification au regard des conséquences de l’expérience des préfinancements dans certains pays africains.

Le mode de financement dit « préfinancement » est une technique largement utilisée par les dirigeants des Etats producteurs de pétrole en connivence avec certaines banques internationales pour s’assurer de manière occulte et opaque le détournement des recettes découlant des exportations des produits pétroliers. Comme le décrit Xavier Harel dans son livre « Afrique pillage à huis clos », le système consiste à concéder ou à garantir des prêts à un Etat producteur des ressources naturelles dans les besoins avec des taux d’intérêt astronomiques atteignant parfois les 40 % en s’assurant des droits sur les productions futures et les gisements encore enfouis. Les fonds prêtés transitent par une kyrielle de banques et sociétés intermédiaires qui sont souvent domiciliées dans des paradis fiscaux comme la Suisse, les Bahamas, les îles Vierges, les bermudes. Ces derniers se rémunèrent à chaque opération et versent des commissions mirobolantes sur les comptes off-shore des dirigeants qui leur octroient ce marché lucratif et des organismes prêteurs.

Si la méthode, comme on peut le remarquer ; est très lucrative pour ses bénéficiaires (dirigeants politiques et banques), elle est en revanche très ruineux pour l’Etat et la population.

Vu la complexité des montages financiers auxquels donnent lieu la technique des préfinancements, Jack Sigolet, l’ancien directeur financier du groupe pétrolier Elf déclarait à propos de ces pratiques sur le continent africain qu’ils sont « conçu de telle sorte que les africains ne connaissaient que la banque officiellement prêteuse et ignoraient tout le système, rendu particulièrement et volontairement opaque ».

D’ailleurs on le remarque déjà dans le cas des contrats congolo-chinois délibérément présentés comme accords bilatéraux entre Etats alors qu’il s’agit apparemment des contrats financiers avec des grands groupes privés. Au moment de la signature des accords à Kinshasa, la partie chinoise bien que honorée de la présence de l’ambassadeur chinois en RDC, était représentée non par un officiel mais par le PDG d’un groupe chinois spécialisé dans les grands travaux qui a assuré que l’argent proviendrait d’une banque chinoise. Alors que la partie congolaise était représentée par un Ministre d’Etat accompagné d’une dizaine de ministres.

Pierre Lumbi se permet de jouer sur les mots en déclarant que les milliards chinois ne sont pas des prêts supplémentaires car contrairement aux prêts bilatéraux ou multilatéraux entre Etats ou consentis auprès des bailleurs des fonds classiques dont les modalités de remboursement dépendent « souverainement du » budget national ; les préfinancements ciblent dès le départ les ressources naturelles sur lesquelles vont se grever les investissements envisagés. Chaque partie s’attelant ensuite à ce que les remboursements soient prioritaires sur les autres budgets de manière à apurer les dettes dans un délai record pour ne pas laisser de traces et éviter des audits extérieurs gênants.

D’ailleurs, les chinois n’ont laissé aucun doute sur leur stratégie en prêtant cet argent : les milliards financeront les infrastructures (le chemin de fer Matadi-Ilebo, la route Lubumbashi-Kisangani, l’autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa, …) qui permettront d’acheminer les ressources naturelles (bois, cobalt, cuivre, coltan, or,…) qu’ils vont s’atteler à exploiter en guise de compensation. Les entreprises chinoises sont déjà à pied d’œuvre à cette fin. Le critère principal pour le montage du type d’opérations en cours entre la RDC et les groupes financiers chinois n’a pas été révélé par les 2 parties contractuelles à l’opinion publique nationale et internationale ; il s’agit du taux d’intérêt.

A quel pourcentage la RDC a accepté de rembourser pour convaincre les groupes chinois à signer les accords financiers ?

Cette question est capitale car les dettes et services de la dette coûtent déjà 40 % du budget national. Pour des raisons de transparence, le gouvernement congolais et les groupes chinois devraient publier les termes de leurs accords et apporter les précisions sur les taux d’intérêts négociés.

Les contrats financiers ci-haut évoqués ont été signés avec ramdam malgré les propos du ministre des Mines selon lesquels de nouveaux contrats ne seraient pas conclus avant la fin des travaux de la Commission de revisitation. Pour comprendre ces contradictions et le vrai état d’esprit du gouvernement quant au dossier des ressources naturelles, l’analyse du déroulement des travaux de la Commission s’impose.

2. Composition de la Commission, l’indépendance des travaux en cause

Le premier critère qui aurait permis à tout observateur même de mauvaise foi d’évaluer la crédibilité de la Commission était en sus de la compétence ; son indépendance vis à vis des donneurs d’ordre en prenant corrélativement appui sur l’argument de transparence d’ailleurs abondamment et paradoxalement utilisé par le gouvernement pour rassurer l’opinion.

Il est à rappeler que les plus importants contrats miniers en cause ont été signés sous l’autorité directe du président Kabila et de certains membres influents du gouvernement de la transition ; reconduits dans le gouvernement Gizenga. Ces derniers détiennent des intérêts personnels directs dans l’exploitation des ressources minières tels que les ont révélés entre autre des rapports de Groupe d’experts de l’ONU sur le pillage des ressources naturelles de la RDC et de la Commission Lutundula.

Par ailleurs, au lieu de confier la présidence des travaux de la Commission à une personnalité extérieure indépendante recrutée sur base de ses qualités techniques, celle-ci est plutôt dirigée par le Directeur de cabinet du ministre des Mines et est placée sous l’autorité directe de ce dernier.

Sa composition est aussi problématique car elle comprend de représentants de la présidence, du premier ministre, du ministère des Mines, du ministère des finances, des fonctionnaires de l’Etat et des délégués d’autres ministères. Aucun parlementaire ni représentant des régions minières et de la Société civile ne fait partie de la Commission.

Lorsqu’on sait combien les membres de la Commission Lutundula, pourtant dotés du mandat parlementaire, avaient fait l’objet de nombreuses obstructions et puissantes entraves, voire de graves menaces dans leurs investigations, l’on peut légitimement s’interroger sur le pouvoir et l’influence qu’auraient des simples fonctionnaires dont le sort dépend de la seule volonté des autorités politiques de tutelle.

Au moment du lancement des travaux de la Commission le 11 juin 2007, le ministre des Mines avait affirmé comme gage de sérieux, de transparence et de clarté des travaux de révisitation des contrats dénoncés que la Commission bénéficierait de l’expertise de l’Open Society Initiative for Southen Africa (OSISA), de la Compagnie Benjamin de Rothschild et du Carter Center. Cette déclaration laissait entendre implicitement que les entités en question avaient donné leur accord formel pour travailler avec la Commission. L’on sait aujourd’hui que l’utilisation de la collaboration supposée des organismes précités était un écran de fumée pour distraire l’opinion et couvrir les manœuvres qui se tramaient en secret par le gouvernement et le président Kabila pour maintenir le secteur des ressources naturelles sous une gestion prédatrice et clientéliste.

En effet, contrairement à la Compagnie de Rothschild, le Centre carter et OSISA qui sont des associations sans but lucratif ont bel et bien donné leur accord mais sous certaines conditions pour participer aux travaux d’évaluation des contrats miniers mis en cause. Le ministère des Mines leur a confié un nombre déterminé de contrats miniers à propos desquels elles devraient soumettre une analyse juridique. Les informations publiés par Global souligne les difficultés rencontrées par ces deux organismes pour mener à bien leur étude, notamment le délai très limité leur accordé. D’ailleurs, OSISA a parallèlement financé un groupe d’experts juridiques coordonné par le Forum de la Société Civile congolaise qui a publié un Rapport accablant à la fin du mois d’août sur 12 contrats miniers parmi les plus controversés.

Quand au cabinet Rothschild auquel le gouvernement voulait confier l’analyse des aspects financiers des contrats miniers, l’annonce de sa participation aux travaux de la Commission avait provoqué une levée de bouclier des ONG congolaises et internationales.

Dans un courrier adressé à Global Witness en septembre 2007, la Compagnie de Rothschild affirme « n’avoir pour l’instant été chargée des aspects financiers de l’examen des contrats miniers ni par la République démocratique du Congo, ni par une quelconque entité publique ou société anonyme dépendant de la RDC».

Il est à noter néanmoins que le Vice-ministre des Mines Kasongo agissant sur injonction de Katumba Mwanke et du général Kalume (deux personnalités lourdement mis en cause dans les crimes économiques par tous les rapports nationaux et internationaux) avait tout fait pour adjoindre le service de la Compagnie Rothschild à la Commission. Les dénonciations très précises d’une coalition d’ONG congolaises et internationales démontrant les liens d’affaires entre certaines multinationales incriminées et Rothschild ont fini par faire reculer le gouvernement.  

C’est dans cet ordre d’idées que les pressions exercées par certains médias et associations nationales et internationales sur le verrouillage du processus de revisitation ont aussi conduit le gouvernement à associer 5 organisations aux travaux de la Commission comme observateurs. Il s’agit de la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), de l’Association nationale des entreprises du portefeuille (ANEP), de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), du Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS) et enfin de l’ONG Avocats Verts (AV).

Désignés unilatéralement par le gouvernement un mois après le début des travaux, le rôle de ces observateurs a été réduit à de simples avis consultatifs lors des réunions des Sous-commissions. Ils peuvent émettre des commentaires, mais ils n’ont pas le droit d’assister aux séances plénières de la Commission au cours desquelles les rapports finaux sont adoptés. Par ailleurs, les observateurs ont dû attendre longtemps avant que le ministère des Mines mette à leur disposition certains contrats miniers faisant l’objet d’examen.

Selon Global, les membres de Avocats verts, avocats de métier et les responsables du CAPAS n’ont pas jugés nécessaires de participer régulièrement à des séances où les vraies décisions n’étaient pas prises. La Cenco a fini par claquer la porte de la Commission pour constituer sa propre Commission épiscopale chargée de la problématique des ressources naturelles. Le message de l’Assemblée plénière de la Cenco de juillet 2007 intitulé « A vin nouveau, outres neuves » particulièrement interpellant sur les pillages des ressources naturelles et le sort des contrats léonins résume sa position à ce sujet.
Comme chacun peut le constater, la composition de la Commission ne laisse aucun doute sur sa dépendance et l’inintégrité même du processus de revisitation des contrats.

3. Déroulement et délai des travaux : manque de rigueur et d’objectivité

Créée en avril 2007 pour un mandat de trois mois seulement, ce qui est très peu vu le nombre important de contrats à examiner et les investigations titanesques que cela requiert; les travaux de la Commission n’ont été effectivement lancés à Kinshasa qu’au mois de juin. Le Carter Center et l’OSISA ont tout de suite émis leurs réserves quant au délai de trois mois, insuffisant à leurs yeux pour précéder à l’examen sérieux de la soixantaine de contrats retenus au départ par le ministère des Mines.

Fixée au 10 septembre, puis au 25 septembre avant d’être ramenée à la fin octobre, l’échéance des travaux aurait été tenable si la Commission était constituée des experts préposés à plein temps. Or comme expliqué plus haut, tous ses membres occupent des hautes fonctions à plein temps au sein des cabinets présidentiels, ministériels et au sein de l’administration.

C'est donc en dehors de leur emploi de temps normal que ces derniers planchent sur ce dossier aussi épineux et dont les résultats étaient présentés comme déterminants pour l’avenir du secteur minier en RDC. De l’aveu même du président de la Commission Alexis Mikandji (voir déclarations faites à Global Witness), les séances collectives qui se déroulaient souvent tard dans la soirée étaient marquées par le manque de concentration des membres, ce qui l’obligeait parfois à écourter les travaux.

Selon les témoignages des membres de la Commission, lorsque des questions pertinentes étaient posées aux représentants des entreprises incriminées lors des auditions, les auteurs des questions se faisaient tirer les oreilles par leur hiérarchie. Du coup, certains ont omis purement et simplement de donner des avis sur les aspects sensibles et les plus controversés des contrats examinés par peur de représailles. Les délibérations sur les circonstances de la signature des contrats, les pistes judiciaires, les motivations des signataires congolais ( qui sont toujours au pouvoir), à savoir le président Kabila et ses proches sont escamotés.

L’absence de rigueur dans le déroulement des travaux comme on peut le remarquer témoigne de l’absence d’une réelle volonté politique de voir toutes les lumières être faites sur la nature de contrats léonins dénoncés. Car comment expliquer que parallèlement aux travaux de la Commission, certains contrats sous examen fassent l’objet des tractations spéculatives et concurrentielles (l’épisode Boss Mining/Camec, KMC et Forrest par exemple) directement pilotées par le Président kabila qui tire toutes les ficelles des dossiers miniers.

Les accords financiers chinois rentrent dans ce cadre et constituent avec le poids des dettes précédentes, des hypothèques qui vont peser durablement sur l’économie congolaise et le secteur des ressources naturelles en particulier. On ne peut que douter que les résultats des analyses de la Commission de revisitation des contrats miniers servent à quelque chose dans ce contexte.

Jean-Paul Mopo Kobanda
Juriste - Chercheur
Auteur de « Crimes économiques dans les Grands Lacs Africains »
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Posté par CDF Afrique à 12:20 - Congo (RDC) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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