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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

10 août 2007

Un enfant sans papiers fuit la police et chute du 4e étage

carte_sejourRESF s’alarme de «l’accélération» des procédures d’expulsion de parents d’élèves

Un enfant russe sans papiers âgé de 12 ans se trouvait entre la vie et la mort hier soir après avoir chuté du 4e étage de son domicile, à Amiens. Il avait cherché à fuir la police venue arrêter sa famille.

Il est tombé en essayant de suivre son père qui s’enfuyait par les balcons et a été transporté dans le coma à l’hôpital de la ville. «On pense que son pronostic vital est engagé», a déclaré hier soir le procureur d’Amiens.

Arrivés en France en 2003, le père, 33 ans, et sa femme, 29 ans, avaient épuisé leurs voies de recours après avoir fait une demande d’asile politique. Ils avaient laissé sans réponse la dernière convocation de la police.

Selon le procureur d’Amiens, les policiers n’avaient pas pénétré dans l’appartement au moment des faits, mais s’apprêtaient à le faire grâce à un serrurier. Une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Dans la soirée, Sarkozy et Fillon ont promis de «faire toute la lumière».

Domiciles. Depuis lundi, le Réseau éducation sans frontières (RESF) signalait «l’accélération», la «radicalisation» des procédures d’expulsion de parents d’élèves sans papiers. «Ce drame pose le problème de la multiplication des interpellations au domicile des personnes sans papiers, a estimé Damien Nantes, de la Cimade, lors d’un rassemblement de RESF hier à Paris. Pendant très longtemps ce type d’arrestations était exceptionnel. Aujourd’hui on a le sentiment qu’il y a une volonté d’aller chercher les sans-papiers, sans même attendre la fin de l’examen de leur situation administrative par la justice.»

Réagissant dans la matinée aux communiqués de RESF sur l’accélération soudaine de «la chasse» aux sans-papiers, Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, avait indiqué dans la matinée qu’il n’y avait «pas de particularisme pour le mois d’août». «Il y a une politique qui n’est pas en fonction des mois, des climats, du gré des uns et des autres», a-t-il déclaré. Dans l’après-midi, Brice Hortefeux a fait savoir qu’il avait demandé au directeur de la police nationale que «toute la lumière soit faite» sur les circonstances de l’accident d’Amiens.

De son côté, la Ligue des droits de l’homme a déploré les «drames humains» sans cesse provoqués par la politique du gouvernement. «Au-delà de toute démarche politique, nos gouvernements semblent avoir oublié jusqu’aux principes éthiques les plus élémentaires», a dénoncé la LDH.

Très structuré autour des établissements scolaires parisiens, RESF s’est inquiété dès lundi des arrestations, gardes à vue et placements en rétention de plusieurs parents des écoles maternelles Bullet, Rampal et Saint-Ange, et des écoles élémentaires Belleville, Ourcq et Bessière.

«On compte seize parents en rétention dont quatorze à Paris, annonçait, hier, Brigitte Wieser de RESF, lors d’un rassemblement place de l’Hôtel de Ville. Certains ont été arrêtés en sortant du travail. Les interpellations ont lieu dehors, partout. La préfecture a visiblement choisi de passer à la vitesse supérieure. Ils profitent bien évidemment de l’été : c’est sûr que les écoles seraient en grève en ce moment.» Selon une militante, la police a même effectué mercredi matin, des contrôles d’identité dans les chambres de bonne d’un immeuble du XVIe arrondissement.

Sur «l’état des lieux» établi par l’association, on mesure l’ancienneté de résidence en France des parents interpellés : M. D. «en France depuis neuf ans», M. Z. «depuis huit ans»… «M. B, Sri Lankais, vit en France depuis dix-huit ans, sa femme depuis neuf ans. Toute sa famille est réfugiée politique. On lui a pourtant refusé l’asile», note RESF. Dans certains cas, militants ou amis s’organisent pour accueillir les sans-papiers dans un lieu discret. «Ils peuvent être arrêtés à tout moment, explique un militant en parlant du cas d’une famille menacée. Ils sont chez quelqu’un d’autre, obligés de vivre cachés.» Ce type d’action est «compartimenté». «Je ne suis pas en contact direct avec eux», précise-t-il.

Cette crainte d’interpellations au domicile s’explique par l’inscription, l’an dernier, de nombreuses familles, dans le processus de régularisation de la circulaire du 13 juin 2006. «Cette circulaire a incité beaucoup de gens à faire des demandes, commente Damien Nantes. Ils se sont fatalement signalés. Ils sont forcément fichés par les préfectures, qui ont leurs adresses.». A Paris, sur les 9 248 dossiers déposés, 1 606 régularisations ont officiellement été accordées en septembre 2006. « On a le sentiment qu’une sorte de quota a été fixé, poursuit Damien Nantes. Des gens qui remplissaient les conditions de la circulaire n’ont pas été régularisés.» «Les familles ont donné tellement de renseignements à la préfecture que ça les a rendus vulnérables, explique Brigitte Wieser. Ça a créé la peur.»

«Rafles»

Selon la Cimade, les «objectifs chiffrés» d’expulsion (25 000 en 2007), comme le doublement des places en centres de rétention fin 2006 (passées de 700 à 1 600 places), n’ont pas été sans effet. «Vous avez désormais des contrôles massifs et systématiques de certains lieux qui évoquent des rafles, ainsi que des réquisitions des procureurs sur des quartiers entiers», analyse Damien Nantes.

La Cimade a également dénoncé des cas de «violences graves» lors de l’embarquement de deux Algériens. L’un à Orly, jeudi 2 août. L’autre à Roissy, le vendredi 3 août. «Tous deux ont été victimes, lors de l’embarquement et loin de tout regard extérieur, d’actes de violence particulièrement choquants et démesurés de la part des agents de la police de l’air et des frontières», dénonce la Cimade. Les deux hommes «portaient des ecchymoses un peu partout». L’un d’eux a finalement été expulsé par bateau.

Par ailleurs, à Lille, la situation des sans-papiers en grève de la faim ne cesse de se détériorer. «Sur les 120 personnes expulsées de la Bourse du travail, le 1er août, seuls 15 restent en rétention, a résumé hier leur porte-parole. Ceux qui avaient été transférés à Toulouse, Rennes ou Bordeaux ont pour la plupart été libérés. Mais nous avons 65 personnes qui continuent leur grève de la faim, devant les hôpitaux de Lille et Roubaix.»

© Karl Laske | © Libération

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06 août 2007

Hommages oecuméniques et politiques au cardinal Lustiger

lustiger_2Hommage à un grand homme

13h32 | 06/08/2007 - © Reuters

 

Représentants de toutes les religions et du monde politique ont rendu hommage au cardinal Lustiger, décédé dimanche, saluant particulièrement le rôle de l'ancien archevêque de Paris dans le rapprochement entre juifs et chrétiens.

 

Représentants de toutes les religions et du monde politique ont rendu hommage au cardinal Lustiger, décédé dimanche, saluant particulièrement le rôle de l'ancien archevêque de Paris dans le rapprochement entre juifs et chrétiens.

 

Une messe est prévue en son honneur lundi soir en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, où ses obsèques seront célébrées vendredi par Mgr André Vingt-Trois, qui fut son plus proche collaborateur avant de lui succéder à la tête du diocèse de Paris. Une chapelle ardente sera mise en place jeudi.


Jean-Marie Lustiger, emporté par un cancer à 80 ans dimanche, était considéré comme un "traditionaliste moderne" et comptait parmi les proches de l'ancien pape Jean Paul II.

 

Au début des années 1990, c'est sur lui que le souverain pontife s'était appuyé lorsqu'il décida de faire acte de repentance pour des fautes de l'Eglise envers les juifs.

 

Né Aaron Lustiger le 17 septembre 1926 de parents réfugiés polonais commerçants à Paris, il s'était converti au catholicisme durant la Deuxième Guerre mondiale, prenant le prénom de Jean-Marie. Sa mère fut déportée à Auschwitz, où elle mourut en 1943.


Il avait été ordonné prêtre en 1954, puis nommé évêque d'Orléans en 1979 et archevêque de Paris en 1981.

 

"Pour les catholiques parisiens, c'est un archevêque exceptionnel qui les quitte (...) Pour notre pays, c'est une grande figure qui disparaît (...) Pour moi, c'est à la fois un père, un frère et un ami que je perds", a déclaré Mgr Vingt-Trois dans un communiqué.

 

"Jean-marie Lustiger a été une figure historique des relations entre juifs et catholiques, non seulement en France mais dans le monde", salue lundi le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). "Nous savons que ce qu'il a planté continuera de se développer."

 

Daniel Shek, ambassadeur d'Israël en France, rend hommage à une "figure emblématique du dialogue judéo-chrétien" et "grand ami d'Israël (...) qui tenait une place toute particulière dans le coeur des Israéliens".

 

Mgr Lustiger "a toujours été pour nous, musulmans de France, un homme d'une bienveillance éclairée et d'un conseil sage et prudent", écrit pour sa part le recteur de la Mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM).


Une vie "à l'image du XXe siècle"

 

"Avec tous les évêques de France, il sut trouver des mots forts pour l'accueil de l'étranger et le combat pour la tolérance", estime Dalil Boubakeur.

 

Au nom de la Fédération protestante de France, le pasteur Gill Daudé salue une "forte personnalité, exigeante et dérangeante (qui) a porté haut et fort l'identité et la visibilité de son Église dans une société en pleine mutation et en proie aux doutes".

Tout au long de sa vie, il a ouvert "de nouvelles voies de dialogue avec le judaïsme, qui était aussi en dialogue avec sa propre histoire, douloureuse, confrontée à la Shoah", souligne-t-il.


Dimanche soir, depuis sa retraite estivale du New Hampshire, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à une "grande figure de la vie spirituelle" de la France.

"Sa personnalité était à l'image des épreuves que la vie lui avait fait traverser et qui furent d'abord celles de l'Europe au cours du XXe siècle", a souligné le chef de l'Etat dans un communiqué.

De son côté, François Fillon salue la mémoire d'un homme d'église qui, "porté par son histoire et ses convictions, a considérablement enrichi le dialogue entre les religions".

"Dans ses relations avec les pouvoirs publics, enfin, le cardinal Lustiger a su faire vivre une laïcité ouverte et respectueuse", note également le Premier ministre.

 

Secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de laïcité, Jean Glavany "salue la mémoire d'un homme de paix, de dialogue et d'échange entre les cultures, d'un sage".

 

Pour le Parti communiste, le catholicisme français perd certes "une grande figure respectée" mais, déplore le PCF, "comme Jean Paul II", Jean-Marie Lustiger n'aura pas été "l'homme d'une évolution positive sur les questions liées à la sexualité et au sacerdoce des prêtres" et fit de son combat pour l'école privée "une grande bataille idéologique".

 

Dans un communiqué, la présidente du Medef salue un homme qui "incarnait à lui seul toutes les réconciliations".

 

Le cardinal Lustiger avait participé aux universités d'été du mouvement patronal. "Les chefs d'entreprise présents ont pu mesurer toute l'étendue de sa contribution à notre époque et en resteront marqués à jamais", écrit Laurence Parisot.

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04 juillet 2007

Polémique autour d'une vidéo de scènes d'amour au cinéma diffusée sur EU Tube

euPolémique autour d'une vidéo de scènes d'amour au cinéma diffusée sur EU Tube 

© AFP - Mercredi 4 juillet, 00h02

La vidéo : EU Tube

BRUXELLES (AFP) - "Propagande", "pornographie ou "gaspillage" de l'argent des contribuables... EU Tube, la nouvelle "voix" de la Commission européenne sur Internet, loin de réconcilier les Européens avec leurs institutions, fait déjà polémique quatre jours après son lancement.

Bruxelles a lancé vendredi, sur le site américain de partage de vidéos YouTube, ses propres pages EU Tube pour utiliser "tous les moyens qui sont à sa disposition" pour communiquer avec les Européens.

Mardi, le site avait déjà acquis une vraie notoriété, grâce à de nombreux articles sur la Toile ou dans les tabloïds britanniques. Mais ce succès était imputable à une seule vidéo, vue plus de 280.000 fois, "Les amoureux du cinéma vont aimer ça!": un montage en 44 secondes de scènes d'amour, ambiance sonore comprise, tirées de films européens subventionnés par la Commission, du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain" à "Breaking the waves".

Si ce clip a fait connaître EU tube, il a également généré des sarcasmes.

"Enfin, la Commission a trouvé un moyen d'attirer le public: des clips vulgaires (au mieux), pornographiques (au pire)", s'insurge un internaute.

Les autres clips mis en ligne par la Commission, allant d'images d'archives sur la construction européenne à un dessin animé montrant les gestes à faire "pour sauver la planète", étaient aussi critiqués.

"C'était simplement une question de temps avant que l'UE ne trouve une nouvelle manière de s'humilier!", commente un internaute.

"Quel gaspillage d'argent dans des +vidéos de propagande+", dit un autre.

La Commission répond que la mise en ligne de cette cinquantaine de clips existants déjà "ne coûte rien du tout". Et estime ne pas avoir à rougir de la publicité générée par la vidéo "rose".

"Nous pouvons être fiers d'un cinéma européen fort, qui présente des émotions fortes, une spécificité du cinéma européen qu'on ne trouve pas toujours dans d'autres régions du monde", a commenté mardi Martin Selmayr, porte-parole de la Commission.

Source : http://fr.news.yahoo.com/afp/20070703/img/pod-ue-internet-insolite-41-7ecedaf7c80a0.html

© AFP - Mercredi 4 juillet, 00h02

SONDAGE :
Êtes-vous POUR ou CONTRE la diffusion de ce type de publicité sur le site de la Commission Européenne ?

Posté par CDF Afrique à 21:30 - Europe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

EU Tube, un outil de propagande rose et de pornographie ?

Eu_TubeEn fin de semaine dernière, la Commission européenne de Bruxelles a lancé sur You Tube son nouvel instrument de communication sur internet : EU Tube.

Destinée réconcilier les citoyens avec leurs institutions, à informer et à sensibiliser sur des thématiques européennes et à diffuser des petits clips, EU Tube est la "nouvelle voix" de la Commission. Succès immédiat dû à une polémique. Une des vidéos a été vue plus de 300 000 fois en quelques jours et suscite de vive critiques.

Intitulé Les Amoureux du cinéma font aimer ça !, le clip incriminé réunit des extraits de films et vante les mérites du cinéma européen.

"Nous pouvons être fiers d’un cinéma européen fort, qui présente des émotions fortes, une spécificité du cinéma européen qu’on ne trouve pas toujours dans d’autres régions du monde", a commenté mardi Martin Selmayr, porte-parole de la Commission.

Pourtant, les internautes crient parfois à la "propagande", au "gaspillage" voire à la "pornographie"... A vous de vous faire une idée !

Source : http://www.agoravox.tv/tb_receive.php3?id_article=18512

© Agoravox.tv

SONDAGE :
Êtes-vous POUR ou CONTRE la diffusion de ce type de publicité sur le site de la Commission Européenne ?

Posté par CDF Afrique à 21:27 - Europe - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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