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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

19 octobre 2007

Retombées des contacts pris par Colette Tshomba avec les autorités françaises

Colette_TshombaPoursuivant son séjour en France, la vice-ministre des Congolais de l’étranger a eu, le mardi 16 octobre, une longue séance de travail avec M. Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement.

Au menu des entretiens, la situation générale en RDC post-électorale, la situation des Congolais qui ont choisi la France comme seconde patrie, les perspectives d’application de la nouvelle loi sur l’immigration et son champ d’application et les différents projets de co-développement. Parlant de la situation politique en RDC après les élections, les deux personnalités se sont félicitées de la mise en place de nouvelles institutions démocratiques. Et ce, grâce à l’appui de l’Union européenne au sein de laquelle la France contribue à hauteur de 24%.

Mme la vice-ministre Colette Tshomba a été informée par ailleurs que la France héberge 39.000 migrants en situation régulière et environ 6 000 Congolais sont en situation irrégulière, à en croire les statistiques du ministère français de l’Intérieur. Le ministre français s’est en outre félicité de la bonne conduite de la communauté congolaise qui, du reste, est bien intégrée en France.

Test ADN facultatif

Sur la question des migrants congolais en situation irrégulière en France, le ministre Hortefeux a déclaré que suivant les prescrits de la nouvelle loi sur l’immigration, toute personne en situation irrégulière doit être reconduite à la frontière. Cependant sur demande de la vice-ministre Colette Tshomba, celui-ci a accepté d’examiner au cas par cas les différents dossiers qui lui seront soumis, notamment en ce qui concerne les femmes et les enfants. L’occasion était propice pour éclairer la lanterne par rapport au test ADN préconisé par la nouvelle loi sur l’immigration. Pour le ministre français, ce recours est facultatif, soumis à l’autorisation d’un juge et il ne se pratiquerait que sur la mère.

A cet effet, Mme Tshomba a plaidé en faveur des cas d’enfants issus du premier mariage ou adoptés qui risqueraient de se voir exclus du champ de regroupement familial. Elle n’a pas manqué d’évoquer la durée de traitement d’un dossier de regroupement familial.

Au chapitre du co-développement, les deux personnalités ont passé en revue les divers projets de co-développement en gestation et dans lesquels le migrant doit jouer un rôle de premier plan. M. Hortefeux a souhaité voir de jeunes congolais profiter de nouvelles dispositions de la loi sur l’immigration en vue de parfaire leur formation en France. L’homme d’Etat français s’est par ailleurs réjoui de la mise sur pied par le gouvernement congolais d’une structure qui fédère les énergies des Congolais de l’étranger une manière les impliquer davantage au chantier de la reconstruction nationale.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel 2005

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19 septembre 2007

France, Haut-Rhin : tollé après une demande de recensement des élèves sans-papiers

Sans_Papiers_MailAFP | Damien STROKA | Mercredi 19 septembre, 14h13

STRASBOURG (AFP) - Un courriel, qualifié de "grosse bourde" par l'inspection académique (IA) du Haut-Rhin, a été adressé lundi à quelque 850 directeurs d'écoles élémentaires pour leur demander de recenser les élèves sans-papiers, suscitant un véritable tollé dans le milieu enseignant.

Le mail, adressé lundi matin par l'IA, demandait aux directeurs d'écoles élémentaires de faire savoir "dans la journée" s'ils avaient des élèves sans-papiers dans leur établissement.

Devant la levée de boucliers provoquée par la demande, l'inspection envoyait l'après-midi même un second courrier électronique stipulant que le premier était une "erreur" et qu'il était "sans objet".

"C'est une grosse bourde, un grave dysfonctionnement d'un service particulier", a-t-on expliqué auprès de l'inspection académique, en précisant que la demande n'émanait "ni de l'inspecteur (d'académie), ni du recteur, ni du préfet, ni du ministère" de l'Education nationale.

A l'issue du Conseil des ministres, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a pour sa part regretté mercredi la "maladresse" de l'IA et assuré qu'il n'y avait "évidemment pas de volonté d'identifier les élèves qui dépendent de familles d'immigrés".

Le ministre a convoqué jeudi l'inspecteur d'académie afin qu'il s'explique sur ce courriel

"Les directeurs ne sont pas des délateurs", s'insurge Amaury Schiffli, secrétaire du Snuipp 68 et directeur d'école à Fulleren (Haut-Rhin), dénonçant "une politique générale de chasse aux sans-papiers".

"Dès l'envoi de ce mail, nous sommes intervenus auprès de l'inspecteur d'académie qui, a priori, n'était pas au courant", précise-t-il.

"Le démenti est intervenu ensuite, il faut dire que les réactions des collègues, tant auprès des organisations syndicales que de l'inspection, ont été énormes", poursuit-il.

Affirmant ne croire "que très peu" à la thèse de la "bourde", M. Schiffli souligne le "contexte politique" dans lequel ce courriel intervient.

"On ne peut que dénoncer cette chasse aux sans-papiers qui se poursuit dans l'optique de faire du chiffre et de transformer les +instits+ en serviteurs zélés de l'Etat et en délateurs", renchérit de son côté Gilles Hargous, de Sud Education.

Selon lui, cette pratique s'inscrit "dans la droite ligne de la +base élève+", une base de données destinée à recueillir diverses informations sur les élèves --nationalité, date d'arrivée sur le territoire national-- et accessible aux maires.

"Cela peut se transformer en fichier pour aller récupérer les enfants et les familles à leur domicile pour les expulser", avance-t-il.

"On ne peut accepter qu'un directeur d'école fasse ce travail de délation", s'indigne Martine Monteillet, adjointe au secrétaire départemental du Snuipp 68, pour qui les directeurs d'école, dont "la mission est d'éduquer", n'ont pas "à se substituer à la police".

Pour Eric Schultz, du Réseau éducation sans frontières (RESF), "la +bourde+, c'est d'avoir rendu public un questionnement qui existe par ailleurs". "Je ne vois pas quelqu'un de l'inspection prendre cette initiative seule, il y a forcément quelque chose derrière", estime-t-il

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08 septembre 2007

La Mairie Communiste d'Aubervilliers et le traitement des africains !

aubervilliers

De :

Mariam SERI-SIDIBE
126 Avenue Jean LOLIVE
93500 PANTIN
Tél. : + 33 (1) 74 61 49 22
Mobile + 33 (6) 262 867 95.
mariamserisidibe@yahoo.fr

À :

Monsieur le Maire d’Aubervilliers
CABINET DU MAIRE
HOTEL DE VILLE
2 rue de
la Commune de Paris
93300 AUBERVILLIERS

Monsieur le Maire,

Le 10 Mai 2007, la Municipalité d’Aubervilliers, s’honorait en inaugurant une place Rosa PARKS, marquant ainsi sa reconnaissance pour cette vaillante militante africaine-américaine des droits de l’homme qui est restée assise dans un bus en Alabama pour que ses frères et sœurs, et tous les opprimés du monde, puissent rester debout et lutter pour le respect de leurs droits et de leur dignité.

Je vous avais, à cette occasion, exprimé tout mon honneur à partager cette journée à laquelle j’avais également travaillé dans mon service pour sa réussite en mobilisant les jeunes et les usagers. Vous aviez même souligné cela dans votre intervention publique.

Or aujourd’hui que reste-t-il de cette grande action ? Rien. Rien en tout cas des belles idées que vous aviez exprimées lors de votre discours du 10 Mai 2007. C’est à croire qu’entre les paroles et les actes il y a un océan que vous ne sauriez franchir.

Pourquoi vous-dis-je cela Monsieur le Maire ? Pas par amertume, si un peu, mais tout simplement parce qu’aujourd’hui je me retrouve et agit aux côtés des familles africaines qui campent au 24 rue Lopez et Jules Martin. Familles jetées à la rue comme des mal-propres par une décision inique qu’en ma qualité de citoyenne et de travailleuse sociale je ne peux accepter.

Monsieur le Maire, si aujourd’hui vous pouvez offrir un toit à vos enfants afin qu’ils puissent s’épanouir et étudier dans de bonnes conditions pourquoi un père de famille africain ne peut-il en avoir le même droit. Que dira-t-il à son fils quand celui-ci lui posera la question de sa précarité sociale, et vous, que direz vous au vôtre qui, sûrement, ne manquera pas de constater les inégalités sociales.

C’est à cette question posée par sa petite fille qu’un jour un certain Révérend Martin LUTHER KING a su qu’il n’avait pas réponse à tout et leva les masses noires et blanches des Etats-Unis pour qu’enfin cette question ne soit plus posée, puisque la solution aura été trouvée et qu’enfin les enfants noirs et les enfants blancs pourront marcher à égalité main dans la main. Bien sur cela ne fut qu’un rêve, et les rêves malheureusement ne se réalisent que très rarement, alors que les cauchemard, eux, sont bien réels.

Au moment même ou les communistes revendiquent une juste répartition des richesses dans le monde, une annulation de la dette que l’Afrique n’a jamais due, un meilleur développement et l’équité des rapports nord-sud, il m’est malheureux de constater que sur le terrain, certains de leurs élus agissent de manière indigne envers les plus précarisés d’entre nous.

Au moment même ou la fête de l’Humanité 2007 sera consacrée à l’Afrique, est-ce à croire que là aussi ce ne sont que des beaux discours, des belles paroles qui n’engagent que ceux qui y croient et non ceux qui les prononcent. J’ai connu des communistes beaucoup plus dignes que cela, beaucoup plus solidaires également, mais apparemment si les temps changent, les hommes aussi.

Une lettre de votre adjointe à l’enseignement primaire laisse à croire que les familles empêcheront le bon déroulement de la rentrée des classes à l’école Paul LANGEVIN. Cette lettre est insultante envers les familles qu’elle fait passer pour des irresponsables perturbateurs de l’ordre public alors que nous veillons justement à ne pas entraver le passage. Il suffit de le demander aux nombreuses personnes qui traversent le campement pour se rendre sur l’air de jeux proche.

Elle dénombre les familles «squatter » empruntant là un vocable cher à Monsieur SARKOZY et à Jean-Marie LEPEN dont il paraitrait que vous combattez les idéologies. Elle parle également de « pression intolérable qu’exerce ces mêmes familles pour obtenir un logement avant les 3.800 demandeurs qui attendent leur tour à Aubervilliers ». Cette méthode qui consiste à diviser les populations et à désigner des bouc-émissaires, voir à leur prêter des intentions qu’ils n’ont pas, est des plus ignobles et rappellerai à ma grand-mère, résistance à l’occupation nazie, les heures les plus sombres de sa vie.

Permettez-moi de vous rappeler que c’est sous la pression des ouvriers qu’on eu lieu les accords de Grenelle et que le patronat trouvait cela aussi « intolérable ». Alors, si me m’en tiens aux propos de cette élue, certains auraient droit de faire pression et d’autres en serait privés parce que cela devient « Insupportable ». Ne m’obligez pas à croire que la couleur de la peau des soi-disant « squatters » n’y est pour rien dans le jugement et les propos de cette élue.

Je comprends que le PCF soit dans une position électorale très difficile et qu’il lui faut trouver des thèmes électoralistes très forts, puisqu’aux dernières élections 98% des électeurs qui se sont exprimé lui ont dit d’aller réviser sa copie politique. Mais il n’est pas normal que le stratagème employé pour récupérer des voix aux prochaines élections municipales soit le même que celui de l’actuelle majorité présidentielle, c'est-à-dire de la division, de la précarisation des plus pauvres d’entre nous, les travailleurs Immigrés.

En agissant de la sorte, vous vous mettez au même niveau que Monsieur SARKOZY que, comme vous le savez je ne porte pas dans mon cœur et encore moins au Panthéon du respect des droits de l’homme.

Tout comme Rosa PARKS, tout comme Angéla DEVIS, ou comme MALCOLM X – je sais ce nom fait encore peur aujourd’hui – et dont je vous rappelle que les frères et sœurs, campent au 24 rue Lopez et Jules Martin à Aubervilliers, je resterai avec un ensemble de militants aux côtés de mes frères et sœurs de lutte jusqu'à ce que tous soient relogés dans des conditions dignes.

Pantin, le 06 Septembre 2007,

Mariam SERI-SIDIBE

NDLR : La Mairie d'Aubervilliers est aux mains du Parti Communiste Français ... Africains, ne vous fiez plus aux apparences mais aux faits. Gardez en mémoire tous ces élus qui vous traquent et pour ceux qui ont le bonheur de voter, SANCTIONNEZ tous ces tortionnaires ! Dunia SENDWE

RÉAGISSEZ !!!

beaudet

Pascal BEAUDET
Maire (PCF) depuis le 29 mars 2003
Né le 9 octobre 1956 ,
Professeur des écoles, 2 enfants
Habite le quartier du Marcreux

Mairie d’Aubervilliers,
2 rue de la Commune de Paris, 93308 Aubervilliers cedex
Tél. : 01.48.39.52.00 / Fax. : 01.48.39.53.75
Courriel : pascal.beaudet@mairie-aubervilliers.fr

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