14 octobre 2007
Interview de Joe le Taxi : Un avocat proche de l´AMP coupe la poire en deux , et donne raison à l´APARECO !
Un avocat proche de l´AMP (Alliance de la Majorité Présidentielle),
la famille politique de l´imposteur rwandais, dit Joseph Kabila, tranche sur
son interview, en tirant les choses au clair: c´est bien lui l´auteur de ces
sottises diplomatiques !
En effet, beaucoup d´encre ont coulé au sujet de l´interview
de celui qu´on appelle Joseph Kabila, accordée à un journaliste américain,
répondant au nom de Jackson Wilson, lors de son dernier passage à New York,
à l´occasion de 62ème session ordinaire de l´Assemblée générale de
l´Organisation des Nations Unies. Le doute dans lequel le camp de celui-ci,
a désespérément tenté de plonger l´opinion congolaise en particulier, et
internationale en générale, par le biais de leurs organes de presse,
distillant nuit et jour des mensonges, n´a pas fait long feu. Il n´a
duré que la longue d´une nuit comme un feu de brousse. Car, un avocat
proche de l´AMP, qui a requis l´anonymat, est déçu de voir le bateau dans
lequel il a embarqué, perdre progressivement le cap, pour un très prochain
naufrage qui pointe déjà à l´horizon, a sans ambages tranché sur
cette question, et donne raison au Secrétaire général adjoint et
Porte-parole de l´APARECO, M. Paul-Rigobert Akanga qui, à travers sa
lettre-réponse au rédacteur en chef du quotidien l´Avenir-Digitalcongo,
confirmait la véracité et l´authenticité de cette fameuse et
déconcertante interview de Joka. Déconcertante, bien entendu, pour ceux
qui l´ont frauduleusement et illégitimement placé à la tête du Congo, afin
d´assouvir leurs appétits économiques et financières gloutons, par sa
spoliation systématique en cours depuis dix ans.
Les organes de presse kanambistes - par refus
patriotique d´adhérer et surtout de cautionner un mensonge d´État savamment élaboré
par les étrangers, pour les intérêts de ceux-ci, de ne pas jamais dire kabilistes,
au risque de semer la confusion dans les esprits des Congolais, car il n´y
a eu à la tête du Congo aucun autre Kabila si ce n´est Laurent-Désiré -
se sont époumonés à démentir officiellement d´un air sérieux comme ils en ont
seuls le secret, sur les chaînes de radio-télévision, les sites Internet ou des
emails de leur obédience, mais ils se sont très vite rendus compte, après
leurs malveillantes et calomnieuses tentatives d´imputer la paternité de
l´ignoble interview de leur président rwandais qu´ils ont eux-mêmes
publiée, aux Excellences Honoré Ngbanda nzambo Ko Atumba , Président
national de l´APARECO, et son aîné Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Président
national de l´UDPS, qu´il n´ont réussi à convaincre personne au Congo ni nulle
part ailleurs, et encore moins les Occidentaux en colère. Convertis en ridicules
par leurs déclarations contradictoires, voilà pourquoi ce changement de langage
à 180 degré, suivi de la reconnaissance de la fameuse interview et des excuses
aux deux précités présidents nationaux des deux formations politiques les plus efficaces
- incarnant la vraie opposition, ou plutôt la résistance s´agissant de
l´APARECO - en l´espace d´une semaine. Chose qui n´a d´ailleurs
fait que les discréditer davantage et étaler sur la place publique aussi
bien leur amateurisme que leur incompétence. En effet, sachant que Hyppolite
Kanambe est en mal de popularité et de légitimité partout au Congo, ses
sbires ont tenté de présenter celui-ci comme un <<nationaliste
>>, On se souvient bien des propos de Vital Kamerhe, parus dans
l´hebdomadaire "Jeune Afrique ", et qu´il s´est empressé à
<< corriger >>par la suite, après avoir trahi ou sinon livrer leurs
petits secrets de bas niveau, relatifs auxdites élections de l´année dernière.
C´est exactement les méthodes: << agir d´abord et réfléchir après
>>. Et l´avocat dont il est question ici, et qui a eu le courage de
nous ouvrir son coeur nous a déclaré ce qui suit: << Nous qui vivons au
pays connaissons bien leurs méthodes. Il ne fait l´ombre d´aucun doute que cet
article est l´oeuvre de Hyppolite Kanambe. Cela lui ressemble sur
mesure [...] avoir tenté de le démentir a était donc du plus mauvais
goût. De toutes façons, c´est un discours que nous entendons depuis
un certain temps sur les médias de leurs médias. Car, il n´existe de toutes façons
aucune presse d´opposition au Congo. La majorité des ténors de l´AMP,
répètent exactement la même chose que cet article de presse, les mêmes choses:
moqueries envers l´Occident, ingratitude envers leurs parrains, et louanges de
la grande Chine...>>.
En effet, comme l´avait si bien préciser le Secrétaire
général adjoint de l´APARECO, M. Paul-Rigobert Akanga, voire son Président
national, Son Excellence Honoré Ngbanda sur les antennes de l´une des radio satellitaires
de la Diaspora,
à savoir Radiotshiondo.com: c´est le tollé général que ces déclarations ont
soulevé dans les chancelleries occidentales et autres représentations
diplomatiques à Kinshasa qui leur a foutu la trouille, et les amenés à
tous ces mensonges, croyant ainsi réparer les dégâts qu´ils ont causés dans
leurs relations avec leurs parrains choqués et déçus, ajouta l´avocat. Mais le Mal
était déjà fait, ou plutôt le Bien pour nous Congolais. Car, avec ce régime
d´occupation et de terreur, on ne sait plus très bien quelle est la marge entre
le Bien et le Mal de toutes façons Cela paraissait d´autant plus inquiétant,
lorsque l´on a vu certains Congolais, de je ne sais moi de quelle espèce
éxhiber la dance pour acceuillir Joe le Taxi à l´aérodrome de Melsbroek,
alors qu´ils savent bien que cet homme est un Rwandais, un assassin, un tricheur,
un voleur de tout premier ordre. On ne sait finalement plus si ces gens savent
discerner le Bien au Mal.
Toutefois, il importe de tirer l´attention du public
que, contrairement à Joe le Taxi, personnage et titre du tout
succès des années 80 de la célèbre chanteuse française Vanessa Paradis qui
lui: << connaissant toutes les rues par coeur, tous les petits bars, et
tous les coins noirs. Et la
Seine et ses ponts qui brillent >>. Bref, grâce à
sa bonne connaissance des règles de conduite et la cartographie de la ville de
Paris, il évitait des accidents avec les autres usagers de la route, et
connaissait en outre sa vraie place, et avait choisi de rester accrocher pour
toute sa vie à son noble métier de Taximan. Par contre, quant à Joe le Taxi à
la tête du Congo, gonflé d´arrogance lui venue droit de son Hold up électoral
au détriment de l´honorable sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, mais surtout
au grand dam du peuple congolais, il brille dans son ignorance de toutes les
règles et les méandres de la politique internationale, et toutes les normes et
tabous diplomatiques qui, du reste, ne sont pas à confondre avec les rues de Dar-es-salam
ou de Kigoma en Tanzanie. D´où ses récentes déclarations irréfléchies de
New York, révélateur de ce qu´est en réalité ce bonhomme, qui n´a de surcroît
aucun niveau, pour pouvoir assumer une telle tâche. Donc, ce n´est pas comme
ceci du jour au lendemain, comme par un coup de baguette magique, sans
formation aucune, ni connaissances et compétence requises en la matière, que
l´on effectue sa transmutation de Taximan peu instruit en chef d´État nationaliste
de ce grand pays qu´est le Congo.
L´Histoire de l´humanité nous apprend que même les
tentatives des plus éminents alchimistes de transmuer le plomb en or, se sont
toutes soldées par de cuisants échecs. En effet, sachant bien que Hyppolite
Kanambe dit Joseph Kabila est en mal de popularité et de légitimité partout à
travers le Congo, ses sbires ont tenté maladroitement de présenter ce dernier
comme un << nationaliste >>. Or, la condition sine qua non pour
pouvoir être qualifié de nationaliste, est qu´il il faudra d´abord commencer
par être Congolais, comme le fut Patrice Lumumba. La seule image digne et
méritoire que peut avoir tout Congolais digne de cette qualité
- pour laquelle ceux qui nous tuent à l´Est du pays veulent coûte que
coûte obtenir par la force des armes - de ce bonhomme ne peut se
résumer en rien d´autre qu´à celle, je le souligne avec force et conviction: d´un
extrémiste rwandais, l´un des responsables de la mort des milliers de
Congolais et ses compatriotes hutu rwandais, pour commencer. Et responsable de
la vente de notre beau et riche pays, de notre indépendance et de notre
souveraineté nationale aux étrangers comme lui. Un point un trait!
S´ils sont vraiment aussi offusqués qu´ils le
prétendent dans leurs fausses excuses de mauvais goût, nous les mettons tous au
défi de sanctionner les prétendus responsables de cette sottise politico
diplomatique. Ainsi, nous les prendrons au sérieux!
Toute personne vivant au Congo sait qu´il n´y a pas de presse
d´opposition et qu´on ne badine pas avec Joe le Taxi. Bien des journalistes ont
payé de leur vie pour moins que cet article. Le cas de Serge Maheshe
sauvagement abattu en été dernier à Goma, en est l´une des plus récentes
et éloquentes illustrations, pour ne citer que cela parmi tant d´autres.
Les
Présidents nationaux de l´APARECO et de l´UDPS, leurs Excellences Honoré
Ngbanda et Étienne Tshisekedi, sur qui, les Forces Négatives et Abusives
de la Presse (
opérant très activement et en vain sur Internet notamment ), au service de
l´occupation, ont désespérément tenté de faire porter le chapeau de la
saleté politico diplomatique due à l´ignorance et à l´incompétence de leur
chef, ont bel et bien entendu leurs hypocrites excuses, engendrées par
leur opprobre dont ils se sont revêtus, sans les avoir pris en compte, ni
leur avoir répondu. Et ce, au risque de jouer au jeu de ces gens de petite
vertu, qui ont érigé le mensonge, la calomnie, et toutes sortes de vices dont
ils font quotidiennement preuve, au vu et au su du monde entier, en système
d´État. Ainsi, le peuple congolais ayant été pris à témoin, les
agents de l´imposteur rwandais n´ont fait que leur donner raison et les
crédibiliser davantage à ses yeux.
Et ce qui concerne l´attitude des Occidentaux
- << trompés et trahis >> et sidérés par l´audace de cet homme
que le roi des Belges et Georges Bush, considèrent comme un des leurs pairs -
face à cet affront, les occupants et leurs vassaux congolais doivent désormais
garder présent à l´esprit que, ceux-ci en tiendront compte dans leurs relations
futures, et que les excuses venues plus tard ne serviront plus à grand-chose.
Dans la mesure où cela constitue pour eux un précieux Lapsus Révélateur, qui
leur a permis de voir plus clairement et d´être fixés sur la vraie nature de
leur Cheval de Troie rwandais au Congo, et de l´odieux régime d´occupation
qu´ils ont eux-mêmes mis en place, par malhonnêteté politique et leur attitude
néo-colonialiste, traduisant le grand mépris qu´ils éprouvent envers les
Congolais. Eux aussi d´ailleurs, à l´instar de Hyppolite Kanambe qui
l´a ouvertement déclaré, ne manqueront pas de prendre leurs dispositions.
Les dès sont donc jetés entre les parrains et leur poulain, qui a trahi en
voulant contre toute attente changer de parrains.
Il faut-il rappeler ici que, s´agissant de la << bombe
atomique avant terme >> de Joe le Taxi à New York, avant
d´avoir même réussi d´en développer une toute première, afin
de garantir la défense, l´intégrité territoriale, l´inviolabilité des
frontière du Congo, qu´il a lui-même en acteur principal, largement
contribué à sacrifier et à livrer à ses frères, et à tant d´autres vautours
internationaux venus de tous les horizons. Ce dernier s´est retrouvé cette
fois-ci en face d´un sérieux problème à double tranchant, c´est-à-dire: face
à un vrai Chevalier de la plume, en l´occurrence M. Jackson Wilson,
faisant du bon journalisme, en donnant de la vraie, de la pure et crédible
information d´un côté, et de l´autre, sur un tout autre terrain, à savoir
la Presse américaine pleine de sérieux et véritablement indépendante
d´esprit. Cela étant, vous conviendrez facilement avec moi qu´il n´était
pas là question d´une simple interview de complaisance à des fins
promotionnelles, à l´image de celles qu´il a pris l´habitude d´accorder à François
Soudan ou Christophe Boisbouvier de l´hebdomadaire Jeune Afrique, dont le style
journalistique reflété dans leurs articles, donne selon la plus grande vraisemblance,
à penser qu´ils sont tous les deux, transformés en spécialistes de ce que je
qualifierai ici, de la << Presse plastique/esthétique de
promotion >>. C´est-à-dire que moyennant au minimum 100 000 dollars US, ils
vous donnent à l´intention du public l´image ou le visage de vos
rêves comme vous l´aurez souhaité. Cela sous-entend: fausse identité, fausse
nationalité, fausse affiliation et fausse biographie, faux CV, fausses
prouesses et expériences professionnelles, et rien que du faux, etc. En faisant
bien entendu, pour le besoin de la cause, parvenir à l´interviewé
programmé, des mois auparavant, la liste de questions-réponses pour
mémorisation et bonne récitation. Bref! à la lumière de ce qui précède,
faut-il alors pour quelle raison au monde que, nous nous privions de
l´opportunité qui s´offre à nous, de tirer la conclusion selon laquelle: la
caboche de Joe le Taxi, souffre de sérieuses défaillances et d´un manque
de capacité intellectuelle de produire de façon improvisée et spontanée,
quelque chose de diplomatiquement et politiquement correcte, si ce ne sont ses
récitations, ses discours ou ses réponses lui soufflés à l´avance par ses
professeurs politiques collabos et traîtres à la nation congolaise.
En fait, il s´agit nullement pour moi dans ce contexte, de
faire une analyse de trop à propos de l´interview quasi-suicidaire de Joe le
Taxi, accordée à New York, car mes aînés MM. Djamba Yohé et Amba Wetshi, nous
ont livré à travers leurs articles de presse, des superbes analyses bien
détaillées sur son caractère irresponsable et dénué de tact. Toutefois, la
métaphore qui conviendrait de faire pour illustrer au mieux la situation
trouble et confuse dans laquelle le Congo a été plongé par l´attitude
irresponsable des propres fils, est celui semblable à la drôle d´histoire
suivante:
<< Des marins se voulant chevronnés et plein
d´expérience, qui après que leur paquebot transportant un équipage de milliers
de passagers et une cargaison d´or et de pierres précieuses d´une valeur
incalculables, ait été victime d´une attaque terroriste des pirates de mer
étrangers soutenus par états riverains, décident malgré tout, de confier les
commandes du navire à un des plus jeunes de ces pirates, de
surcroît profane et ignorant en matière de navigation maritime, pour que
celui-ci, les entraîne à l´aveuglette dans une destination inconnue,
pendant qu´ils sont là eux-mêmes, à se contenter de jouir, de piller
et de dépouiller leur propre navire de sa précieuse et valeureuse
cargaison, au risque de se voir entraîner dans un naufrage "Titanesque",
en d´autres termes, digne du sort subi par le paquebot britannique Titanic
en 1911. Et ce, au plus grand mépris de leurs propres vies, et de celles des
membres de l´équipage dont celles de leurs propres membres de famille >>.
Ceux des Congolais qui, au sein du PPRD et l´AMP, se
plaignent et craignent de voir l´embarcation politique d´un état technique
défectueux et naviguant jusque là, à contre-courant de l´intérêt supérieur
du peuple congolais à bord duquel ils ont librement choisi prendre place, pour
des raisons que le peuple n´ignore pas de toutes façons, n´auront qu´à s´en
prendre à eux-mêmes. Car, en confiant le pouvoir à Joe le Taxi, pour assouvir
leur égoïsme et leur cupidité anti-républicaine, alors qu´ils se veulent soit
professeurs, soit politiciens chevronnés ou militaires expérimentés,
sortis de grandes écoles grâce à l´État congolais, et que sais-je encore...
Leur attitude et leur comportement face au sort et au devenir de notre cher
Congo, ressemblent exactement à ceux de ces fameux marins irresponsables.
Qu´ils retiennent qu´il y a des Congolais, dignes de cette qualité, qui sont bien
décidés à ne plus se laisser impressionner, ni se laisser dicter leur conduite
par qui que ce soit, prendront leurs responsabilités et agiront dans les sens
de sauver la vie de la nation et de celle de millions des ses enfants opprimés
par des terroristes étrangers, qui sont accaparés du pouvoir sur la terre
de leurs ancêtres, du désastre et de la catastrophe nationale en direction
desquels nous mène ce bandit étranger de Joe le Taxi.
C´est ainsi donc que pour conclure, et tourner momentanément
cette honteuse page de l´Histoire de la politique nationale congolaise,
écrite en lettres de feu par les Forces Négatives et Abusives de la Presse kanambiste, nous
leur dirons, pour leur propre bien, et par souci pour eux de pouvoir
encore conserver une certaine crédibilité - qui au demeurant, leur a
toujours terriblement fait défaut depuis qu´ils sont aux affaires -
aux yeux de l´opinion tant nationale qu´internationale, de prouver leur bonne
foi et leur innocence dans ce scandale. L´APARECO, qui a tiré les leçons, vous
vous souviendrez, de l´image de Joe le Taxi, faisant ses allégeances à Paul
Kagamé, le criminel de guerre au pouvoir à Kigali au Rwanda, montée des toutes
pièces par les laboratoires du PPRD-AMP, spécialisés dans
la falsification de documents et de la vérité, au cours de la période
dite << électorale >> de l´année dernière, s´est jurée qu´on ne l´y
prendrait plus. Tous les pièges de l´occupant (et ses vassaux
congolais) seront dorénavant déjoués à temps, jusqu´au jour de sa
reconduite aux frontières rwando-tanzaniennes qui, rappelons-le une fois de
plus, s´avance à grand pas. C´est ainsi donc que, s´ils sont
aussi offusqués que cela, nous les mettons au défi en leur demandant: de plastiquer
les locaux du journal UHURU, comme ils ont bien su le faire avec les locaux de CCTV
de l´honorable sénateur Jean-Pierre Bemba. Ensuite d´arrêter et de traduire en
justice pour diffamation, Mme Collette Tshomba; propriétaire du fameux journal
par où le scandale est venu, et soi-disant vice-ministre d´une
certaine Diaspora chimérique, dont nous ignorons complètement
l´existence. Enfin, d´envoyer à la Prison centrale de Makala le DG de Digital Congo.
Là alors, les Congolais les croiront.
Que Dieu bénisse le Congo et garde son Peuple!
© Le Patriote | Pépin Lulendo
12 octobre 2007
L'Apareco s'exprime sur l'Affaire Jackson Wilson
Au Rédacteur en chef du Quotidien L’Avenir
Concerne : Droit de réponse de L’Alliance des Patriotes Pour la Refondation du Congo (APARECO)
Monsieur,
Dans votre livraison du 03/10/07 sous le titre « interview fictive du président
Joseph Kabila : un coup d’épée dans l’eau », votre quotidien attribue (en des
termes clairs) au Président National de l’APARECO, monsieur Honoré Ngbanda la
paternité des délires de votre leader et président Joseph Kabila.
Voilà pourquoi nous vous adressons le présent droit de réponse à publier à la Une de votre quotidien comme
le recommande la déontologie de votre profession.
Avant d’aborder le fond du problème, nous tenons à notre tour de revenir sur la
chronologie des faits afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur
cette bévue politique et diplomatique de Joseph Kabila qui dévoile heureusement
au monde le niveau de la médiocrité au sommet de l’Etat en République
Démocratique du Congo.
- Lundi 1er octobre : C’est le journal kinois «Uhuru» qui, le premier, défraie
la chronique en publiant une interview que Joseph Kabila a accordée à un
journaliste indépendant du nom de Jackson Wilson. Or tout le monde sait que ce
journal «Uhuru» est très proche de l’ANR (Agence Nationale des renseignements)
et donc à la solde du pouvoir en place. Car d’un côté, sa PDG n’est autre que
madame Colette Tshomba, vice ministre en charge des congolais de l’étranger
(donc de la diaspora d’où, selon vous serait parti le canular); tandis que de
l’autre côté, le principal actionnaire de «Uhuru» n’est autre que Kazadi
Nyembwe ancien patron de l’ANR et qui est resté très influent dans la sphère.
- Après « Uhuru », c’est le site Internet « Digitalcongo.net » qui met en ligne la dite interview, tout
en prenant soin de l’habiller de commentaires laudateurs du style « Jackson
Wilson a interviewé le président Kabila…et il le présente comme un président
nationaliste pour qui seuls les intérêts de son pays comptent… ». Or la
patronne du site « Digitalcongo.net
» on le sait, n’est autre que Jaynet Kabila, la sœur jumelle de Joseph Kabila ,
et qui est connue pour être le lance voix de ce dernier.
- Après 2 heures de présence de cet interview sur la toile, coup de théâtre :
le texte de l’interview est retiré du site Digitalcongo.net et remplacé par un communiqué dans lequel
on peut lire : « De mauvais plaisantins ont mis sur le web ce mardi 2/10/07 une
fausse interview…de Joseph Kabila … ». Et de poursuivre : « nos lecteurs sont
invités à s’en méfier et à attendre le vrai texte qui sera diffusé sur notre
site dans les prochaines heures ».
- Quelques heures après, Monsieur Kudura Kasongo, porte parole à la présidence
déclare à l’Agence de Presse APA que « le président de la république n’a
accordé aucune interview à un journaliste quelconque lors de son séjour à New
York… ».
- Et pour réparer le pot cassé, dans sa livraison du 3/10/07 « L’Avenir quotidien
» écrit à propos de l’interview : « quelques coups de fil ont suffit pour que
l’identité de l’auteur de ce spam nous soit révélée. Nos honorables
correspondants…ont parlé du chef de l’APARECO, Honoré Ngbanda comme le
concepteur et le réalisateur de ce coup de poker consistant à mettre dans la
bouche du chef de l’Etat Joseph Kabila des énormités qu’il n’a jamais
prononcées ».
Devant les turpitudes et les inepties des organes de presse au service des
imposteurs au pouvoir à Kinshasa, et qui sont à la recherche d’un bouc
émissaire pour sortir leur marionnette de président du bourbier dans lequel il
s’est fourré, l’APARECO tient à faire la mise au point suivant à l’intention du
journal « L’Avenir quotidien » et de l’opinion nationale et internationale :
- Les premiers organes de presse qui ont rendu publique cette interview sont
justement des organes d’obédience «kabiliste», en l’occurrence le journal
«Uhuru» et le site «Digitalcongo.net
». Par contre, le site officiel de l’APARECO n’a même pas relayé cette
interview que les deux organes précités proches du pouvoir ont balancée sur le
marché national et international. Dès lors, les affirmations gratuites de « L’Avenir
quotidien» attribuant la paternité de cette interview à Monsieur Honoré Ngbanda
revient à affirmer que les organes de presse précités proches du pouvoir sont
devenus les complices actifs de l’APARECO dans son combat pour libérer la RDC de l’imposture de Joseph
Kabila ! Alors Bravo ! Les patriotes congolais peuvent se frotter les mains,
car l’APARECO vient de réussir là un grand retournement des gros poissons !
- En décidant de mettre en ligne l’interview de leur jockey, les responsables
de Digitalcongo.net
n’ont-ils pas pris la précaution de vérifier son authenticité et surtout son
contenu, eux qui faisaient justement partie de la délégation officielle de Joseph
Kabila à New York ? La réponse à cette question ne peut être que « oui », car les
commentaires élogieux qui ont accompagné la mise en ligne de l’interview sur le
site prouvent au moins que les responsables du dit site, pour autant qu’on
puisse les considérer comme tels, ont lu l’interview et approuvé son contenu.
- Après avoir donc lu et approuvé le contenu de l’interview, Digitalcongo.net l’a
divulguée sur la toile en toute liberté et connaissance de cause. On ne peut
donc pas parler d’une quelconque manipulation à ce niveau d’engagement de
responsabilité sans prendre le risque de se discréditer ou de se ridiculiser
soi-même aux yeux du monde.
- Voici la vérité que l’on veut cacher aux Congolais : c’est la réaction
foudroyante des chancelleries occidentales qui a provoqué la panique et semé la
cacophonie dans l’entourage de Joseph Kabila ! Et après s’être rendu compte de
l’ampleur du désastre des propos tenus par leur raïs et de leur propre erreur
d’appréciation, les responsables de Digitalcongo.net ont retiré en catastrophe l’interview et
se sont morfondus dans des explications ô combien confuses et pathétiques au
travers d’un communiqué qui a accompagné le retrait de l’interview du site : «
De mauvais plaisantins ont mis sur le web…une fausse interview qu’aurait
accordée le président Joseph Kabila … ».
Mais qui d’autre que Digitalcongo.net
a eu la primeur de la diffusion de cette interview ?
Pourquoi chercher à faire
porter le chapeau à quelqu’un d’autre alors qu’on est soi-même à l’origine de
ses propres ennuis ? Les « mauvais plaisantins » en question, s’ils existent,
ne sont autres que la rédaction de Digitalcongo.net elle-même.
- Comble de la cacophonie, le porte- parole à la Présidence (Kudura
Kasongo) en personne, accourt tel un pompier pour tenter d’éteindre le feu, en
niant l’évidence lorsqu’il déclare sans sourciller que son patron n’a accordé
d’interview à personne. Alors que qu’au même moment, l’autre site présidentiel
appelle ses visiteurs à « attendre le vrai texte qui sera diffusé dans les
prochaines heures » ! Heureusement que le ridicule ne tue pas !
- La vérité, nous la connaissons dans l’APARECO : Joseph Kabila a bel et bien
accordé cette interview ! Et c’est l’œuvre du clan de l’entourage privé proche
de Kabila qui a « improvisé » cette interview en dehors des gardiens habituels
! L’aile dure des proches de Kabila a voulu marquer un grand coup et prendre le
clan « modéré » de vitesse. La guerre des clans en somme !
Tout ceci démontre, si besoin en était encore, le degré d’amateurisme et la
légèreté avec laquelle sont traitées les affaires de l’Etat, ainsi que
l’incompétence notoire de ceux qui ont été parachuté à la tête des institutions
de notre pays. Si donc le ridicule pouvait tuer, Joseph Kabila et sa bande
compteraient à n’en pas douter parmi ses premières victimes.
Le fond de cette affaire qui, à première vue semble rocambolesque, est à la
fois simple et dramatique : Joseph Kabila est bel et bien l’auteur de cette
incroyable bévue politique et diplomatique. Mais la vraie explication de cette
bourde réside dans le fait que cette fois-ci, on ne lui a pas préparé à
l’avance les réponses aux questions qui lui ont été posées. C’est cela le drame
de notre grand et beau pays. Cette interview a révélé au monde entier le
véritable niveau intellectuel de l’homme qui se trouve à la tête de ce
sous-continent qu’est la RDC.
Il n’a (et n’y peut rien) tout simplement pas le bagage
intellectuel minimum requis qui lui permette de maitriser les grands dossiers
de la vie nationale et de la politique internationale. Joseph Kabila a tout
bêtement voulu jouer à la chèvre de Monsieur Seguin en voulant échapper, pour
une fois, à la surveillance de ses « profs » et jouer à l’intellectuel.
Et bien
voilà : bonjour les dégâts !
Notre pays ne mérite assurément pas cela alors qu’il regorge en son sein
d’hommes et de femmes formés et qualifiés susceptibles de présider à sa
destinée. Notre peuple ne mérite pas que ses fils et ses filles jouent les
protecteurs de leurs bourreaux comme le font des marionnettes au sein de «
L’Avenir quotidien » qui cherchent des boucs émissaires pour couvrir les
bêtises des imposteurs au sommet des institutions dans notre pays ! Ces enfants
égarés doivent avoir honte de leur sale besogne. Si non, pourquoi se
cacheraient-ils derrière des pseudonymes du genre « Prince Malko » pour signer
leurs articles ?
Que Dieu bénisse la
République Démocratique du Congo et son peuple !
Paris, le 04 octobre 2007.
Pour le Comité National de l’APARECO,
Paul Rigobert AKANGA,
Secrétaire Général Adjoint et Porte-parole.
09 octobre 2007
Joseph Hyppolite KABILA humilié : avec l’interview fictive qui lui a été attribuée !
Honoré NGBANDA et Etienne TSHISEKEDI lavés de tous les soupçons !
Kinshasa, 05/10/2007 - Politique
On s’interrogeait jusque hier jeudi 4 octobre 2007 d’où
est venu le texte de l’interview que l’on a attribuée à tort à Honoré
NGBANDA Président du puissant mouvement APARECO et au Sphinx de la
12è rue à Limete, Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA. Réponse : de l'ANR et des Services
spéciaux de Joseph KABILA en personne, qui ont mis sur Internet ce document. De la Présidence de la République
au Secrétariat général du Pprd, on se réjouit de nouveau à
propos de l’interview que le chef de l’Etat Joseph Kabila a accordée
récemment aux Etats-Unis et recueillie par le brillant
journaliste Jackson Wilson, journaliste américain indépendant.
Les nouveaux éléments en notre possession rendent désormais
caduc et de nul effet le communiqué trop hâtif daté du 2 octobre 2007 signé Kudura
Kasongo Muana Luaba, indiquant à tort que « Son Excellence Monsieur le
Président de la République,
lors de son séjour à New York, aux Etats-Unis, n’a accordé aucune interview à
un journaliste quelconque national ou étranger, ni à un journaliste indépendant
quelconque ».
Suite à une certaine désorganisation au sein des services présidentiels à New
York et Washington, le porte-parole du chef de l’Etat a trop hâtivement
qualifié de fictifs et imaginaires les propos de cette interview qui, selon ses
termes, « visent à ternir l’image du Chef de l’Etat dans l’opinion et
contrarier la crédibilité de nos institutions ».
Un nouveau communiqué de M. Kudura Kasongo Muana Luaba,
diffusé hier vendredi 5 octobre 2007 tard dans la soirée, est venu enfin
remettre les pendules à l'heure : « L'interview controversée a été
bel et bien accordée par le président Joseph Kabila Kabange au journaliste
indépendant Jackson Wilson.
Nous présentons nos excuses à M. Honoré NGBANDA
NZAMBO KO ATUMBA et à M. Etienne TSHISEKEDI, qui ont été soupçonnés à tort de
manipulation par les services présidentiels. Il est important de
rappeler à l’attention des organes de presse et des tiers qu’il existe bien à la Présidence de la République Démocratique
du Congo des sources autorisées qui ont qualité de pouvoir confirmer ou
infirmer la véracité des faits allégués comme certains organes de presse ont
à juste titre pu le faire ».
Hier, c’était Mobutu et Honoré Ngbanda que l’on traitait de centrafricains.
Hier, certaines sources avaient trouvé des origines zambiennes à Laurent-Désiré
Kabila. Aujourd’hui, Joseph Kabila, qui est qualifié, à tort ou à raison,
tantôt de rwandais du fait de ses bonnes relations avec le généraux James
Kabarebe et Paul Kagame, tantôt de tanzanien du fait de ses activités de
taximan professionnel à Dar-ès-Salam, pourrait bien surprendre les Occidentaux
qui pensaient avoir affaire à un taximan-analphabète et complètement illétré
!
Il convient toutefois de rappeler que bon nombre de journaux congolais comme
UHURU et DIGITALCONGO.NET parus mardi 2 octobre dernier ont reçu la veille, sur
leur site, le texte de cette courageuse et nationaliste interview du président
Joseph Kabila Kabange.
La question de fond, cependant, est de savoir comment les parrains
occidentaux de Kabila, comme les Etats-Unis, la Belgique et la France réagiront face
au changement de cap décisif et ouvertement anti-occidental qu'amorce le
pouvoir de Kinshasa. Le président Joseph Kabila a dit qu'il assume totalement
ses déclarations et qu'il est prêt à poursuivre la lutte héroïque contre
l'impérialisme menée jadis par son père, Mzee Laurent-Désiré Kabila
!
Omer Nsongo die Lema | L’Avenir
Last edited: 04/10/2007 15:56:26
04 octobre 2007
DigitalCongo.Net se déresponsabilise et incrimine Uhuru
Interview de Joseph Kabila à Washington : une fiction montée de toutes pièces !
(Digitalcongo.net 03/10/2007)
Le quotidien UHURU a publié dans sa une de mardi 02 octobre 2007 le
texte d’une interview accordée par le Chef de l’Etat à un journaliste
américain lors de son récent séjour aux Etats-Unis. Une interview
fictive, annonce les services de la Présidence de la République dans un
communiqué remis dans la soirée de ce même mardi aux rédactions de la
place.
La manchette de la une de l’édition du quotidien UHURU parue hier mardi
02 octobre 2007 a été honorée d’une interview qu’aurait accordée le
Président Joseph Kabila Kabange la semaine dernière en marge de sa
participation à la 62 ème Assemblée générale ordinaire de l’ONU.
Mais dans la soirée de ce même mardi, un communiqué diffusé par les
services attitrés de la Présidence de la République a démenti
l’existence le fait et précisé qu’au cours de son séjour aux Etats-Unis
dans le cadre de la session ordinaire annuelle de l’ONU, le Chef de
l’Etat Joseph Kabila Kabange n’a accordé d’interview à aucun
journaliste indépendant encore moins à aucun journal, et que, par voie
de conséquence, l’interview publiée par le quotidien UHURU est une
fiction pure dont il ne faut absolument pas tenir compte.
Le communiqué invite de ce fait les journaux de la place à s’abstenir
de reprendre dans leurs éditions le texte de cette interview sous peine
de poursuites judiciaires.
Réaction des quotidiens kinois
Réponse du berger à la bergère : ce mercredi matin 03 octobre, deux
quotidiens, L’AVENIR et LE PALMARES commentent avec des accents
enflammés ce communiqué de la Présidence de la République.
Le premier note que « cette interview, qui a été largement reprise par
certains organes de presse de Kinshasa est un coup d’Etat diplomatique
dont le but est de brouiller irrémédiablement le Gouvernement congolais
avec les Occidentaux au lendemain de la signature des accords de
coopération économique entre la RDC et la Chine ». Et le journal de
poursuivre : « Par-delà cet objectif affiché se profile un mobile plus
sournois d qui anime ces actives en rupture de ban avec la démocratie :
provoquer et amplifier la crise en RDC pour obliger la Communauté
internationale à isoler le Président Joseh Kabila et le contraindre à
une énième cohabitation malvenue ».
LE PALMARES opine du même bonnet que son confrère précité et crie «
Gare à l’imposture », parce que, avoue-t-il, « Une fausse interview de
J. Kabila fait des ravages à Kinshasa ». Ce quotidien accorde cependant
quelque indulgence au journal UHURU dont il dit qu’ « il est tombé dans
un piège », et ce en dépit de « sa bonne foi ».
L’AVENIR et LE PALMARES - et MULTI MEDIAS CONGO avec eux- sont d’avis
que derrière ce document a été livré en pâture à l’opinion publique par
une main noire reconnue pour son expertise dans ce domaine précis de la
manipulation. Et qu’il a été élaboré « dans un laboratoire de Paris » !
Allusion sans détour à un sinistre individu qui a excellé dans ce genre
sous le régime de Mobutu, et qui ne se lasse pas de se distinguer dans
de sales et basses besognes qui sont devenues une seconde nature en lui.
En tous les cas, la virulence et l’instantanéité de la réaction du
communiqué de la Présidence de la République, dues à l’obligeance de
Kudura Kasongo, porte-parole du Chef de l’Etat sont explicatives de
l’objectif de déstabilisation du Gouvernement qui a été visé par la
malveillance de l’auteur de cette imposture.
Une victime de la manipulation à UHURU
Rédacteur en chef au quotidien UHURU qui a mordu à l’hameçon de la
manipulation, Willy Tshitenge a eu le nez trop lourd pour ne pas
comprendre que « Les propos attribués au Président de la République
dans cette interview-fiction relèvent de la pure imagination, puisque
le Chef de l’Etat n’a pas accordé une quelconque interview au cours de
son séjour aux Etats-Unis ». Ainsi, conclut la mise au point diffusé
par ce quotidien, « ledit document mis en ligne par des internautes
pirates découle de la manipulation et de l’intoxication ». Aussi,
poursuit la mise au point, « Notre permanent à la Présidence de la
République, Willy Tshitenge, Rédacteur en chef s’est ainsi fait prendre
au piège ». Et puisque tout péché mérite pénitence, la guillotine est
tombée sur le cou de l’infortuné : la Direction a décrété le renvoi de
l’intéressé « qui ne fait plus partie de la rédaction du quotidien
UHURU pour cette faute professionnelle grave ».
Cl. Vidibio/MMC ©
Copyright
Digitalcongo.net | Last edited: 03/10/2007 14:02:41
Affaire Jackson Wilson : Avis de CultureK
La publication de
l’interview de J. KABILA par la presse en RDC est-il un lapsus revélateur?
Une interview supposé canular de Joseph KABILA circule sur
le Net depuis quelques jours. Cet interview supposé canular a été entièrement
repris par le journal UHURU, dont l’actionnaire principal n’est autre que
Monsieur Didier KAZADI NYEMBWE l’ancien responsable des services de
renseignements congolais l'ANR (donc bien informé sur le séjour du Raïs aux
USA). Par contre, aucun journal de l’Opposition au régime de Kinshasa n’avait
repris cette interview qui transpirait l’Intoxication, bien qu’elle pouvait en
faire ses choux gras ! Mais ce qui est étonnant, c’est le zèle avec lequel le
rédacteur en chef du journal UHURU a commenté cette interview qui au demeurant,
présente Joseph Kabila comme un ultranationaliste et anticapitaliste
occidental, Père de la
BOMBE NUCLEAIRE de l’Afrique Noire. Cette grosse gaffe
n’est-elle pas révélatrice de non-dit de ce régime?
D'après une dépêche de digitalcongo.net, le journal UHURU
vient de limoger son rédacteur en chef Monsieur Willy TSHITENGE pour une faute
professionnelle grave. Le régime Kabiliste veut-il nous faire croire que le
patron de ce journal ne lit pas, au minimum, la Une de son propre journal? C'est inquiétant. La
propre sœur jumelle de Joseph Kabila, en la personne de Janet Kabila, patronne
du site Internet digitalcongo.net avait aussi repris la même interview sur son
site pendant près de quatre heures, avant de se rendre compte de l’ampleur des
dégâts. Va-elle aussi rendre son tablier ?
Qu'est-ce qui a poussé Monsieur Willy TSHITENGE journaliste professionnel attaché à la présidence à ne pas se méfier des propos attribués à son président qu'il côtoie tous les jours ? En lisant cette interview, a-il peut-être reconnu des propos déjà entendus par ailleurs dans les longs couloirs silencieux de la Présidence de la République ? Nous sommes en droit de nous poser des questions légitimes, étant entendu que Joseph KABILA à comme tuteurs des anciens compagnons du défunt président Laurent Désiré KABILA, tous Maxistes et Communistes pro-Russes et Chinois de la trempe de YERODIA Abdoulaye Ndombasi, Didier KAZADI Nyembwe, Baby MBAYI, Pierre -Victor MPOYO, pour ne citer que ceux là. Ces individus sont parmi ceux qui ont poussé Laurent Désiré KABILA vers un radicalisme suicidaire. Nous savons comment l’histoire éphémère de ce dernier s’est terminée ! Le récent accord de coopération avec la Chine populaire est la quintessence de ce qui précède.
La bourde des proches de Joseph KABILA, concernant cette interview, est un
lapsus révélateur. Cet événement, risible à priori, doit être pris en
considération par tous les Bureaux d’analyses géopolitiques et géostratégiques
du monde. Il faut que les analystes politiques congolais et occidentaux se
posent les bonnes questions, comparent ce qui est comparable et sortent de leur
vision manichéenne de la politique congolaise. Il n'y a pas des Mobutistes d'un
côté et des démocrates de l'autre. Il y a un président mal élu, qui applique un
mimétisme dangereux et inquiétant vis-à-vis des 32 ans de pouvoir du dictateur
MOBUTU. Il bénéficie d’une part des 32 ans d’expérience des collaborateurs de
MOBUTU, et de l’autre part celui des anciens camarades, Communistes et
Maxistes, de Laurent Désiré KABILA. Si on persiste à lui pardonner ses crimes
bien connus, depuis l’entrée de l’armée rebelle de l’AFDL dans la province
martyre du KIVU en 1996, nous allons tous nous mordre les doigts dans un avenir
proche.
Par ailleurs, le monde civilisé se mobilise afin de dénoncer la répression
barbare contre les Moines Bouddhiste et la population civile à Rangoon en
Birmanie. Les citoyens du monde civilisé appellent à des sanctions immédiates
contre le régime militaire. Pourtant au mois de septembre 2007 nous avons fêté
un an des événements sanglants survenus à Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu et
Kisangani où des chaînes de radio et télévision privée ont été brûlées.
Certains confrères furent assassinés et d’autres gravement blessés par les
éléments de la garde personnelle de Joseph KABILA. Le pêché capital aux yeux du
régime est le simple fait que ces médias ont osé présenter l’information
autrement que la ligne officielle ! La démocratie est impossible, la sécurité
ne viendra pour personne, tant qu'il n'y a pas de justice, de véritable Etat de
droit où personne ne sera au dessus de la Loi. Ne nous parlez surtout pas de donner du
temps au temps. Le temps n'est pas un ingrédient pour apporter la justice et
l'Etat de droit dans un pays. Si c'était le cas, ça se saurait.
La justice et l'Etat de droit n’arrivent qu'à la suite d'une lutte véritable et
des pressions réelles sur les oppresseurs. Les intérêts économiques de certains
en RDC ont pris le dessus sur le bon sens et le simple respect pour la vie des
paisibles citoyens congolais. Le laxisme vis-à-vis du régime KABILA et ses
dérapages chroniques, ne fait qu'induire une idée fausse qu'en « gagnant » les
élections, il a signé un contrat à durée indéterminé pour diriger le Congo.
Ceci nous fait penser au dictateur Joseph Désiré MOBUTU qui s’était mué en
MOBUTU Sese Seko pour signifier à ses détracteurs son immortalité au pouvoir.
Et, si Joseph KABILA Sese Seko remettait les couverts ? L’histoire a un vilain
défaut, celui de se répéter. Un observateur averti en vaut deux !
Désiré Katompa
03 octobre 2007 23:54:39
Affaire Jackson Wilson : Suite et fin ?
Kinshasa, 03/10/2007 / Politique
De mauvais plaisants ont mis sur le webb ce mardi 02 octobre
2007 une fausse interview qu’aurait accordée le Président Joseph Kabila à un
journaliste américain en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Ce canular,
qui a été reprise par certains journaux locaux dans leur livraison de ce jour
est une interview fictive.
MMC | ©
Last edited: 03/10/2007 11:58:28
NDLR :
Les 2 articles publiés sur le site officiel de Digital Congo.Net, mardi 2 octobre dernier et portant les numéros 47 110 et 47 121 ont été modifiés dans le courant de l'après-midi du mercredi 3 octobre pour être remplacés par un troisième texte commun repris ci-dessus ...
Les internautes vigilants auront eu le temps de lire le contenu de ces articles qui ont tous deux été supprimés pour être remplacés par le texte commun repris plus haut !
- L'Interview de Kabila à New-york réalisée par Jackson Wilson
- Le Démenti laconique proposant le texte original de l'interview ...
- Le Texte remplaçant l'Interview et le Démenti publiés la veille
Sur DigitalCongo.Net
Pour un meilleur éclairage :
- Congo Indépendant
- JP Mbelu
- Dr Tshipamba Mpuila (UDPS)
- CultureK
- Tantine Colette Braeckman
- Dunia Sendwe
Patriotes Congolais : Écoutez le clip : Congolais Lamuka
Amis du Congo : Écoutez le clip : Tout ceci ne vous rendra pas le Congo
Dunia SENDWE
03 octobre 2007
Affaire Jackson Wilson : Analyse de JP MBELU
Joseph Kabila
aurait-il signé son arrêt de mort?
Les lecteurs des médias Congolais ont lu hier mardi
02/10/2007(matin), sur le site 'Digitalcongo' et dans le journal Uhuru, une
interview que Joseph Kabila aurait donnée au journaliste américain indépendant
Jackson Wilson en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Cette interview
aborde des sujets divers dont l'acquisition de la bombe nucléaire et la vente
de l'uranium congolais à l'Iran et à la Corée du Nord. La bombe atomique serait acquise
avec l'aide de la Chine avant la fin du mandat de Joseph Kabila. Quant à la vente de l'uranium
congolais aux pays classés dans l'axe du mal par les U.S.A., le président
congolais ne trouverait aucun inconvénient que ce minerai soit traité comme
tous les autres.
Après avoir publié le texte de cette interview le matin, les
gestionnaires du site 'Digitalcongo' se seraient ravisés en publiant, dans la
soirée de mardi (17h07'37'') un petit communiqué intitulé " Alerte sur la
toile: une fausse interview de J. Kabila à Washington reprise dans les médias
de Kinshasa!". 'Digitalcongo' demande à ses lecteurs d' "attendre le
vrai texte de cette interview (…) dans les prochaines heures".
Comment ce site réputé kabiliste a-t-il publié un texte à
authenticité douteuse pour se raviser après? Erreur? Précipitation?
Amateurisme? Souci d'objectivité? Tout cela à la fois? Quel crédit
pourrons-nous accorder au prochain texte? Qui nous donnera des garanties qu'il
n'aura pas subi 'le coupagisme'?
Revenons à la première interview.
Des questions qui
fâchent
Joseph Kabila aurait-il signé son arrêt de mort en abordant
des questions géostratégiques délicates avec beaucoup de légèreté? En effet, il
est vrai que les derniers accords signés entre le Congo et la Chine ont fait jaser le
monde entier. Officiellement, ils ne concernaient que les infrastructures. Que
Joseph Kabila les étende au domaine militaire dans le but d'acquérir la bombe
nucléaire avant la fin de son mandat dans un monde où la Chine est soupçonnée d'être
un allié peu sûr, cela ne pourrait pas manquer de lui attirer des ennuis.
Laurent-Désiré Kabila a payé (entre autres) le prix de son retour en Chine.
L'Iran subit des menaces de guerre. Officiellement, il est accusé de chercher à
se doter d'une bombe nucléaire.
L'interview de Joseph Kabila jetterait assez de lumière sur
son choix de la Chine comme partenaire multilatéral pour l'avenir. Les Occidentaux étant devenus
chiches - en lui promettant 200 millions de dollars US pour cinq ans-, il
aurait opté en connaissance de cause pour une Chine déliant facilement le
cordon de sa bourse (8,5 milliards de dollars). Mais là où le bât pourrait
blesser, c'est quand, niant ses parrains occidentaux, il cracherait sur leur
soutien à la mascarade électorale congolaise d'où il est sorti vainqueur.
Aussi, il couperait la branche sur laquelle il est resté
longtemps assis en tournant en dérision l'aide militaire reçue de la Belgique. Cela même
si son témoignage nous permet de confirmer ce que nous savions déjà: "Le
matériel militaire belge livré au Congo était de seconde main".
En attendant 'le vrai
texte'
Un Hugo Chavez ou un Fidel Castro –modèles de Joseph
Kabila(?)- aurait donné une interview semblable à celle que nous venons de lire
sur 'Digitalcongo' (ce mardi 02/10/2007), il n'y aurait rien à redire. Cette
interview intègre beaucoup d'éléments des remises en question habituelles des
analystes congolais sur les relations du Congo avec ses partenaires
traditionnels. Si elle suscite des peurs et des craintes au risque d'être
falsifiée dans "les prochaines heures", cela serait lié à plusieurs
facteurs. Il se pourrait qu'elle soit en fait un canular. Elle dérangerait
aussi dans la mesure où il serait attribué à un président dont la politique est
extrêmement extravertie et manipulable à souhait. Elle dérangerait dans la
mesure où elle aurait dit tout bat ce que plusieurs congolais disent tout haut
sans que son initiateur ait été conscient des effets qu'elle pourrait produire
sur la place publique.
Si 'le vrai texte' venait à prouver que cette interview est
un canular, il ne serait pas mal que cette dernière soit conservée dans les
archives du Congo à cause de la part d'audace et de risque qu'il contient.
En attendant 'le vrai texte', il appartient aux
gestionnaires de 'Digitalcongo', s'ils veulent être fidèles à leur vocation –
publier les textes qui caressent le président Joseph Kabila dans le sens de ses
poils- de nous prouver l'inauthenticité de cette première interview.
© J.-P. Mbelu
Affaire Jackson Wilson : Analyse du Dr Tshipamba Mpuila (UDPS)
A propos de l’interview d’Hyppolite Kanambe, alias
« Joseph Kabila » : Heureusement, le ridicule ne tue pas!
Qui d’autre que le (s) préposé (s) peut ou peuvent mettre
des articles sur le web de Digitalcongo.net ? Si c’était n’importe qui,
alors quelle négligence ! Quel laissez-aller ! Quelle
irresponsabilité ! Nous savons que ce n’est pas n’importe qui qui peut se
permettre d’afficher quoi que ce soit sur ce website.
Les Conseillers d’Hyppolite Kanambe, alias « Joseph
Kabila » se sont peut-être rendus compte, après s’être précipités
d’afficher ladite interview sur leur web, que leur poulain y donne l’impression
d’avoir été encore sous l’effet de la drogue quand il répondait aux questions
du journaliste. Sous l’effet de la drogue, la conscience-censure a sauté et
l’intéressé y a dévoilé sa nature franche.
Le petit communiqué laconique ci-dessous reproduit serait
donc une façon de rattraper la situation, pour nettoyer ladite interview,
l’émonder, l’élaguer, en enlever préalablement des scories, des bévues, des
monstruosités… avant d’afficher alors le texte soigneusement purifié, savant,
retravaillé dans le laboratoire de l’instrumentalisation, du mensonge, de la
démagogie et de la manipulation et respectueusement attribué au Brillant
« Président de la
République » !
Pourquoi ne peut-on pas être prêt à livrer à l’opinion une
interview accordée il y a quelques jours ?
Seuls les médiocres pervers peuvent être fiers d’un tel
individu comme « Président de la République », de tels collaborateurs et de
tels services de la presse présidentielle.
- Voici le petit Communiqué laconique hâtivement publié par
les Services de la presse présidentielle : amateurisme, aventurisme,
incompétence, « travail-brouillon » . Lire
- Voici la fameuse interview
Veuillez lire attentivement la réponse de l’intéressé sur ses origines biologiques; la situation sécuritaire, socio-économique et militaire du Pays ; l’Est, les massacres de Kinshasa avec des armes lourdes, les élections, les assassinats politiques, les violations des libertés et des droits fondamentaux, JP Bemba, l’accord avec la Chine, la Belgique, les Occidentaux, l’uranium congolais, la bombe nucléaire congolaise, le rôle des Occidentaux dans les massacres de Kinshasa….
Dr François Tshipamba Mpuila
Interview de Kabila à un journaliste américain : un canular ou une bourde ? Affaire Jackson Wilson (suite)
Une interview attribuée à Joseph Kabila est au centre d’une
controverse politico-médiatique. Il faut dire que l’interviewé y tient un
discours troublant, aux conséquences imprévisibles au plan diplomatique. C’est
le branle-bas de combat à la
Présidence de la République. De quoi s’agit-il ? L’histoire se déroule comme une pièce de
théâtre composée de plusieurs actes.
Acte premier
Le journal kinois « Uhuru »,
dont la PDG n’est
autre que l’actuelle vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger a
publié, probablement lundi 1er octobre, une interview que Joseph Kabila a
accordée ( ?) à un journaliste nommé Jackson Wilson, non autrement identifié.
Deuxième
acte
Jouant à merveille son rôle de « grand tam-tam du raïs », le site
Internet Digitalcongo.net met l’interview en ligne, assortie de quelques
commentaires en guise de « chapeau » : « Le journaliste américain indépendant
Jackson Wilson, écrit MMC, la branche éditoriale du site kabiliste, a
interviewé le Président Joseph Kabila (…) et il présente son hôte comme un
Président nationaliste pour qui seuls comptent les intérêts de son pays, comme
le témoigne le récent partenariat conclu avec la Chine malgré les pressions
internationales. »
« De la situation socio-économique, de l’insécurité et la reprise de la guerre
à l’Est de la RDC ,
de l’immobilisme du gouvernement congolais, de la restriction des libertés
individuelles, des présumés assassinats politiques, du retour hypothétique à
Kinshasa de son rival le sénateur Jean Pierre Bemba, de l’accord de coopération
avec la Chine...,
tous ces sujets ont été survolés, sans restriction ni tabou. » MMC de conclure
que « cette interview accordée depuis Washington Dc à Jackson Wilson
(Journaliste Indépendant) présente Joseph Kabila sous l’étoffe d’un président
nationaliste (…) ». « L’évaluation que Joseph Kabila fait de la coopération
bilatérale avec les pays occidentaux et particulièrement avec la Belgique est loin d’être
satisfaisante, et il en tire les conséquences. Il n’a pas peur de finir comme
son défunt père qui a arpenté les mêmes sentiers du nationalisme et assume ses
dires. Le dessein qu’il nourrit pour son pays est à la mesure de ses ambitions
lesquelles s’inscrivent dans la durée, avec comme finalité, faire du Congo la
première puissance économique, militaire et nucléaire de l’Afrique noire. »
Troisième
acte
Deux heures plus tard, le texte de l’interview est retiré du site
Digitalcongo.net. A la place, les internautes ont eu droit à un communiqué pour
le moins pathétique ayant pour titre : « Alerte sur la toile : une fausse
interview de J. Kabila à Washington reprise dans les médias de Kinshasa ! ». Le
texte est tout aussi pathétique : « De mauvais plaisants ont mis sur le Web ce
mardi 02 octobre 2007 une fausse interview qu’aurait accordée le Président
Joseph Kabila à un journaliste américain en marge de l’Assemblée générale de
l’ONU. Ce canular, qui a été reprise par certains journaux locaux dans leur
livraison de ce jour n’est pas le texte de la véritable interview. Nos lecteurs
sont invités à s’en méfier et à attendre le vrai texte de cette interview qui
sera diffusée sur notre site dans les prochaines heures ».
Pas de chance. Le
texte de l’interview a fait le tour du monde via notamment les sites
Africatime.com et le très frondeur Kabiladoitpartir.com.
Quatrième acte
A Kinshasa, l’agence de presse APA publie mardi une dépêche annonçant que « le président Kabila dément avoir accordé une interview à un journaliste ou à un organe de presse ». La déclaration porte la signature du porte-parole à la Présidence Kudura Kasongo : "Le Président de la République, lors de son séjour à New York, aux Etats-Unis, n’a accordé aucune interview à un journaliste quelconque national ou étranger ni à un organe de presse quelconque national ou étranger, ni à un journaliste indépendant quelconque", écrit-il. Et d’ajouter : "Ainsi donc, les propos recueillis par le journal Uhuru paru ce mardi 2 octobre 2007 dans son numéro 1009 attribués au Chef de l’Etat Joseph Kabila sont fictifs et imaginaires, visent à ternir son image dans l’opinion et à contrarier la crédibilité de nos institutions".
Kudura de conclure que la
Présidence de la République menace des "poursuites
judiciaires" le journal Uhuru ainsi que tout organe qui "relayerait
ces allégations mensongères et outrageantes". A noter que le journal Uhuru
est réputé proche de l’ANR (Agence nationale des renseignements). Son principal
actionnaire ne serait autre que l’ancien patron de l’ANR, Didier Kazadi
Nyembwe.
Questions : l’interview incriminée est-elle un canular ou une bourde?
Qui est l’auteur du « canular » ? Quel but poursuit-il ? Pourquoi le site
Digitalcongo.net a promis aux internautes d’attendre la diffusion « du vrai
texte de cette interview » ? Un ancien officier de l’ANR, joint au téléphone à
Kinshasa, a eu ces mots : «Je dispose des informations qui attestent que Joseph
Kabila a bel et bien accordé la litigieuse interview. Le chef de l’Etat a parlé
sans mesurer l’impact que ses propos pourraient engendrer au plan diplomatique
». Qui dit vrai ? Canular ou pas, cette affaire vient jeter un pavé dans la
marre. Si c’est du « bidonnage », on se trouve devant un chef d’œuvre de la
manipulation qui a le mérite de confirmer ce que l’on savait. A savoir que
depuis une décennie, l’ex-Zaïre est pris en otage par des apprentis-sorciers en
politique.
B. Amba Wetshi © Congoindépendant 2003-2007
Congoindependant.com reprend ci-après l’entretien controversé.
Texto :
Monsieur le président, quel bilan faites-vous à plus de 300 jours de votre
élection au suffrage universel ?
Joseph Kabila : Selon la nouvelle constitution de la RDC, le président n’est en aucun cas responsable de la situation économique, sociale et sécuritaire du pays. Vous devez poser cette question au premier ministre Antoine Gizenga.
Voulez-vous dire qu’il y a une véritable séparation du pouvoir en RDC ?
Bien évidement. Toutefois, il existe des domaines de collaboration entre la Présidence et le
gouvernement.
Certains congolais ne sont toujours pas convaincus de votre filiation avec le
défunt président Laurent Désire Kabila. Du reste, ils continuent à suspecter
votre participation dans la planification de son assassinat. Quelle est votre
réaction ?
Selon certaines Ongs, ces élections ont été entachées de plusieurs
irrégularités en votre faveur. Notamment, la surveillance de plusieurs bureaux
de vote à l’Est de la RDC
par les éléments rebelles rwandais du FDLR, Interamhwé, et les hommes du
général dissident Laurent Nkundabatware. Tous sont connus pour les massacres et
viols contre la population civile. Tous ces rebelles déclarent à qui veut les
entendre qu’ils ont participé à votre écrasante victoire électorale dans le
Kivu; le secrétaire général de votre parti politique le PPRD, Monsieur Vital
Kamerhe déclara à un journaliste de Jeune Afrique que votre épouse lui avait
confié des valises pleines de dollars afin de corrompre les électeurs les
éléments de votre garde personnelle ont attaqué à plusieurs reprises la
résidence de votre rivale du second tour, avant et après les élections les
chaînes de radio et télévision de l’opposition ont été brûlées des journalistes
assassinés…Franchement, ces élections ont-elles été libres, démocratiques et
transparentes ?
Concernant la présence des éléments rebelles dans les bureaux de vote, je vous
dirai simplement qu’en politique les liens se font et se défont selon les
intérêts. Quant aux déclarations de Vital Kamerhe, ce dernier a apporté des
éclaircissements lors de ses suivantes sorties médiatiques. Il m’avait demandé
pardon et je le lui ai accordé. Les incidents qui ont survenu pendant la
période électorale doivent être placés dans leur contexte !
Mais, vos hommes n’avaient pas hésité à tirer sur la résidence de votre rival
le 21 août 2006, sachant très bien qu’il y avait les membres du Ciat, 15
ambassadeurs en poste à Kinshasa dont plusieurs occidentaux ?
C’est très regrettable, mais on ne sait pas faire des omelettes sans casser des
oeufs.
Que signifie cette expression ?
Ces diplomates se sont retrouvés au mauvais endroit et au mauvais moment. Ils
sont allés dans cette résidence sachant que c’était une zone de combat. Je me
demande s’ils n’ont pas voulu servir de bouclier humain ? Malheureusement pour
eux, mes hommes avaient un travail à finir. D’ailleurs, leurs propres
gouvernements n’ont pas exprimé leurs désapprobations. Les forces de l’Union européenne
et ceux de l’ONU présentes à Kinshasa nous ont facilité la tâche. Le rapport de
l’ONU sur ces incidents est mis au placard! L’affaire est close.
Voulez-vous dire qu’il y a eu complicité internationale pour éliminer votre
adversaire politique ?
Je vous laisse répondre à votre question.
Le sénateur J.P Bemba souhaite retourner en RDC et demande des garanties
politiques et sécuritaires. Quelle est votre position ?
J’ai déjà eu à répondre plusieurs fois à cette question. La justice de mon pays
est libre et indépendante, elle doit faire son travail. Quant aux garanties
sécuritaires, je n’y peux rien. L’insécurité est généralisée, toute la
population vit dans l’insécurité. Je ne peux pas garantir la sécurité d’un seul
individu!
Selon notre correspondant en RDC, l’opposition suspecte votre entourage de
vouloir à tout prix obtenir une condamnation par défaut à l’encontre du
sénateur JP Bemba et son inéligibilité à vie ? Ainsi, toutes sortes de charges
et combines sont mises en branle afin que la justice fasse le reste ?
C’est de bonne guerre! Regardez ce qui se passe en France dans l’affaire
Clearstream. Le président Jacques Chirac et son premier ministre Dominique de
Villepin, n’ont pas hésité à monter un dossier sur le candidat de leur propre
camp en la personne de Nicolas Sarkozy !
Mais l’affaire a mal tourné pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin ?
La politique est un métier à risque, cher ami ! (Sourire)
En matière des libertés individuelles et des droits de l’homme, la situation en
RDC est devenue pire qu’avant les élections, selon HRW et Amnesty International
?
La situation politique dans mon pays est de loin meilleure par rapport à celle
de la Birmanie,
dont le régime militaire est soutenu à bras le corps par les occidentaux. Votre
gouvernement retient des pauvres musulmans en toute illégalité à Guantanamo ? La France et la Belgique ont construit
des prisons sur les tarmacs de leurs aéroports internationaux. Les étrangers
(hommes, femmes enceintes, nouveaux-nés, enfants et vieillards) y sont enfermés
sans jugement ! Vos militaires sèment la mort en Irak ainsi qu’en Afghanistan.
Ces morts ne sont-ils pas des dommages collatéraux ?
Les pays occidentaux qui ont financé le processus électoral en RDC se sentent
aujourd’hui floués depuis que votre gouvernement a signé avec le régime chinois
un accord de coopération pour un montant de 8,5 milliards de dollars. La Banque Mondiale et
FMI boudent cet accord. Que pensez-vous des réactions des parrains occidentaux ?
Primo, je n’ai pas de parrains occidentaux. Les élections en RDC ont été
libres, démocratiques transparentes. Je suis un nationaliste africain et un
panafricaniste convaincu. Ceux des occidentaux qui ont cru être les prétendus
parrains vont l’appendre à leur dépend ! Je n’ai des comptes à rendre qu’aux
électeurs congolais qui m’ont apporté leur confiance. Secundo, j’ai décidé de
coopérer avec la Chine,
malgré les pressions internationales, car c’est la 4ème puissance mondiale. Je
dirai même que la Chine
est en réalité la première puissance mondiale.
Nous avons compris que la coopération bilatérale avec nos partenaires
occidentaux traditionnels n’a été que duperie. L’exemple le plus frappant est
celui de l’accord de coopération avecla Belgique, signé juste après mon investiture, pour
un montant de moins de 200 millions d’Euros sur 5 ans! Ce petit montant, argent
de poche, loin de nous aider à sortir du marasme économique, nous enferme dans
un système de surendettement chronique, une forme de néocolonialisme sournois
qui ne dit pas son nom. Nous avons compris qu’il fallait absolument couper ce
cordon ombilical maléfique. Je peux vous assurer que Hugo Chavez et Fidel
Castro sont mes models. Ils ont compris les vrais enjeux économiques
internationaux, déséquilibrés, au détriment des pays du sud.
Vous me paraissez très sûr de vous ?
Je suis le président d’un pays qui est 80 fois plus grand que la Belgique et 8 fois plus grand que la France. Ces anciennes puissances coloniales doivent commencer à nous respecter. Vous avez vu ce que la coopération militaire belge a fait en RDC ? Au lieu de former nos hommes, elle nous a vendu du matériel de seconde main (armes, munitions, transporteurs des troupes...). Ces gens sont venus faire du commerce. En guise de remerciement, ils ont voulu me donner, sans raison, le titre de docteur honoris causa de l’Ecole Royale Militaire ERM de Bruxelles. L’armée congolaise est actuellement une coquille vide. J’ai, à cet effet, signé un accord de coopération militaire avec la Chine afin de doter mon pays d’une armée moderne et surtout de l’armé nucléaire d’ici 2011. Mon pays dispose de la plus grande réserve d’uranium du monde. Notre Uranium est naturellement enrichi, j’ai bon espoir de disposer de la bombe nucléaire d’ici la fin de mon premier mandat.
La vente d’uranium au régime iranien et Nord coréen n’est donc pas une fiction
?
Ecoutez, la RDC est un pays souverain. Personne ne peut venir nous dire ce qu’il faut vendre ou
pas ! L’uranium est un minerai comme les autres.
L’accueil en demi-teinte que les officiels Belges vous ont réservé lors de
votre passage à Bruxelles le week-end passé est un prélude à...N’avez-vous pas
peur de finir exactement comme votre défunt père ?
J’ai pris mes dispositions.
Quel est votre dernier mot ?
J’entends faire de mon pays la RDC,
la première puissance économique, militaire et nucléaire de l’Afrique noire. La Chine va nous aider dans ce
sens, n’en déplaise à certains
©
Jackson Wilson/J.I/Washington DC/Uhuru
Tantine Colette s'exprime sur l'Affaire Jackson Wilson
Le carnet de Colette Braeckman
le blog de notre envoyé spécial en Afrique
Le
“scoop du siècle”: Kabila se serait enfin lâché
Ca, pour un scoop, c’est un scoop : dans les couloirs de
l’Assemblée générale de l’ONU, où comme chacun sait, chacun circule librement,
où les journalistes rencontrent les chefs d’Etat dans les couloirs ou dans les
ascenseurs, un confrère répondant au nom plus vrai que nature de «Jackson
Wilson » a réussi non seulement à interviewer le président Kabila mais à lui
arracher des paroles qui devraient faire date si elles étaient prises au
sérieux.
Dans cette interview, diffusée sur le Net, on lit en effet
l’analyse très particulière que le président aurait fait des évènements du 21
août, où des diplomates, le CIAT tout entier, s’étaient retrouvés sous le feu,
alors que les ambassadeurs étaient réunis dans la maison de Jean-Pierre Bemba :
Joseph Kabila, sans exprimer la moindre compassion, aurait assuré crûment que «
ces diplomates se sont retrouvés au mauvais endroit et au mauvais moment, je me
demande s’ils n’ont pas voulu servir de bouclier humain … »
Plus loin encore dans ce texte surprenant, l’illustre
interlocuteur se serait lâché : il dénonce Guantanamo, assure que «la Belgique et la France ont construit des
prisons sur les tarmacs de leurs aéroports internationaux. » Plus encore, le
prudentissime Kabila aurait assuré dans cette « interview du siècle » que « la
coopération bilatérale avec nos partenaires occidentaux traditionnels n’a été
qu’une duperie », dénoncé le « néocolonialisme sournois », invoqué Hugo Chavez
et Fidel Castro et défendu les accords économiques avec la Chine.
Jusque là, tout en sachant que Kabila est bien plus modéré
que cela, -ses actes l’ont prouvé depuis des années-, on aurait pu croire que
l’ « illustre » confrère avait saisi le chef de l’Etat congolais dans un de ces
moments rares où les hommes expriment sans détour ce qu’ils pensent vraiment.
Mais vers la fin, les propos prêtés au président congolais deviennent
totalement improbables : l’interviewé n’assure-t-il pas que l’uranium congolais
étant « naturellement enrichi » (ce minerai a plus de chance que la plupart des
citoyens de son pays…) lui, Kabila, entend doter le Congo de la bombe nucléaire
d’ici 2011…Rien de plus, rien de moins……
Au vu de tels propos, on ne peut que sursauter, se demander comment un chef
d’Etat connu pour sa prudence, pour son manque de loquacité, voire son absence
quasi-totale de communication sinon de charisme se serait soudain laissé aller
à tenir des propos aussi provocateurs, et à New York de surcroît. Lui qui, lors
de son passage à Bruxelles, passait à côté des journalistes congolais de sa
suite sans un regard, qui refusait d’adresser la moindre phrase à des Belges
qu’il connaissait cependant de longue date, peut on vraiment imaginer qu’au
détour d’un couloir onusien ou d’un drink à la cafetaria il se soit ainsi
confié au sieur « Jackson Wilson », inconnu dans toutes les rédactions
africaines et occidentales et dont le nom pue à plein nez le pseudonyme ?
Vérification faite auprès de ceux qui l’accompagnaient ou qui le virent à
l’œuvre, il apparaît que Kabila s’est montré aussi peu bavard à New York qu’à
Bruxelles, au grand dam d’ailleurs de tous les journalistes professionnels,
qu’il n’a pas accordé d’interview et en tous cas pas au sieur Wilson. Ce
dernier a donc vraisemblablement monté son histoire de toutes pièces, spéculant
peut –être sur la crédulité de collègues qui allaient reprendre son « scoop »
et lui donner ainsi une aura de véracité…
Reste à savoir qui se cache réellement derrière le sieur Wilson : il pourrait
s’agir d’un grand professionnel de la manipulation, habile à mêler le vrai, le
possible et le faux total dans une pièce de désinformation telle qu’en
produisent toutes les officines et agences de renseignement du monde, officines
qui se sont révélées particulièrement actives durant la campagne électorale
lorsqu’il s’agissait de mettre en cause les origines du chef de l’Etat, de
prôner la « congolité » de suggérer une éventuelle division du Congo entre
l’Est et l’Ouest. Aujourd’hui que tous ces mensonges, toutes ces balivernes ont
fait leur temps, ne faut-il pas inventer autre chose pour discréditer le vainqueur
des élections …
A la réflexion, les motivations du sieur « Jackson Wilson »
apparaissent transparentes : il s’agît d’affaiblir le président Kabila en le
présentant comme un autre Chavez, un nouveau Sankara, (ce qui n’est pas une
injure, loin de là) mais il s’agît surtout de le couper des décideurs
occidentaux en le présentant comme un ingrat, un gauchiste irresponsable et
cela en sachant très bien les risques d’entraîne une telle attitude (est-il
besoin de rappeler les vraies raisons de la mort de son père, Laurent Désiré
Kabila ?)
Hélas, le « cher confrère » qui s’est aventuré dans cette manipulation
grossière a oublié une règle de base de l’exercice: ce qui est excessif est
insignifiant, et surtout invraisemblable et, comme on dit à New York et
ailleurs, l’histoire de l’uranium est « too much » elle détruit tout le reste …
Qu’on nous permette de respirer : le Congo ne sera pas un nouvel Iran et les
frappes américaines ne sont pas pour demain …








