16 février 2009
Dossier : Les Affaires de Bernard Kouchner en Afrique et ailleurs
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Note :
VIDÉOS
Le
livre qui ternit l'image de Bernard Kouchner
JT 20h sur TF1 | 4 février 2009 | Source
Dans un livre, le journaliste Pierre Péan accuse Bernard Kouchner, l'homme politique préféré des Français, de s'être servi de ses activités de ministre à des fins privées.
La
gauche demande des comptes à Bernard Kouchner
JT 20h sur TF1 | 4 février 2009 | Source
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Polémique
: Kouchner dit "souffrir" de ces accusations
Assemblée Nationale | LCI | 4 février 2009 | Source
Interrogé par le socialiste Jean Glavany à l'Assemblée à propos du livre de Pierre Péan, le ministre des Affaires étrangères a répété qu'il n'a "jamais abusé de sa fonction de ministre".
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Affaire
Kouchner : Péan se place "sur un plan moral et non pénal"
LCI | 4 février 2009 | Source
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Le journaliste reproche "rien d'illégal" à Bernard Kouchner dans le livre qu'il consacre au ministre des Affaires étrangères mais se dit "choqué" par une "distorsion" entre l'image et les actes de l'ancien french Doctor.
Affaire
Kouchner : Vrai ou Faux ?
Investigation | 15 février 2009 | Source
Interview et commentaires du journaliste belge Michel COLLON
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A lire absolument
Supplique à Aphatie, Le Monde, Le Nouvel Obs et les autres : oubliez-nous, oubliez les juifs !
Éditorial de Marianne | 6 février | Philippe COHEN
Un certain nombre de journalistes se sont abaissés à reprendre l'argumentaire honteux de Bernard Kouchner insinuant que le livre de Pierre Péan est limite, voire antisémite. Ce sont eux les vrais fourriers de l'antisémitisme qui vient ...
Liens
Kouchner atteint par un conflit d'intérêt ?
L'étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner
Exclusif: le livre qui peut ruiner Kouchner
Kouchner: calomnie ou quiproquo ?
Affaire Kouchner: riposte du ministre, nouveaux éléments.
Kouchner, ministre des factures étrangères
France 24 attend la reine Christine en tremblant
[Le Monde selon K cartonne déjà
Le PS divisé sur le cas Kouchner
Ce qu'a vraiment écrit Pierre Péan
Kouchner : à aucun moment je n'ai fait le mélange des genres
L'UMP et Kouchner :la direction verrouille le discours
Kouchner se défend, Péan commente à chaud
challenges.fr publie une photo qui contredit Kouchner
Sarkozy loyal envers Kouchner mais pas trop curieux !
PRESSE ÉCRITE
BAKCHICH
Kouchner,
ministre des factures étrangères du Quai
d’or frais
Backchich | Mardi 13 janvier 2009 |
Xavier
Monnier
| Source
Dessin : Kouchner,
un ministre pour qui les affaires ne sont pas étrangères © Nardo
817 000 euros, c’est la somme qu’a réglé en 2008 le Gabon à une boîte de conseil pour laquelle a bossé Bernard Kouchner. La diplomatie française fait encore recette.
Une fois le travail fait, les factures éditées, demeure pour tout prestataire de service, une petite difficulté. Se faire payer. Surtout quand il s’agit de commandes publiques.
Africa Steps/Imeda, enregistrées au registre du commerce de Paris comme sociétés de conseils et de gestion et sises à la même adresse du 130 boulevard Saint-Germain, en ont fait l’amère expérience. Avec des créances en latence avec l’Etat gabonais pour un montant total de 817 000 euros début 2007.
Une somme tout de même, pour ces deux boîtes de consultants dont les dirigeants présentent un joli cursus. Aujourd’hui encore gérant d’Imeda, Eric Danon devient, le 8 août 2007, ambassadeur de France à Monaco, avant d’être envoyé à Genève en février 2008 pour représenter la France à la conférence du désarmement. Toujours gérant d’Africa Steps, Jacques Baudouin œuvre quant à lui comme conseiller presse et communication du ministère des Affaires Etrangères. Pas du menu fretin.
MARIANNE
Exclusif :
le livre qui peut ruiner Kouchner
Marianne | Vendredi 30 janvier 2009 | Eric Conan | Source
Dans
son prochain numéro, à paraître samedi 31
janvier, Marianne publie les «bonnes feuilles» du
livre-choc que Pierre Péan consacre à Bernard Kouchner:
«Le Monde selon K.» Une enquête qui met à
jour les pratiques cyniques et très limite du french doctor.
De quoi obliger le ministre des Affaires étrangères à
démissionner ?
Toujours bonne à dire, la vérité est parfois triste. La lecture du dernier livre de Pierre Péan consacré à Bernard Kouchner laisse un sentiment d’immense gâchis, d’amère déception. Ses révélations accablantes ne sauraient réjouir tous ceux qu’inquiète l’effet délétère de la perte de confiance dans les élites. En mettant à bas l’icône Kouchner, Pierre Péan ne dévoile pas seulement une imposture personnelle ; il nous oblige à faire le deuil d’un mythe auquel il ne fut pas méprisable de croire : le souci des victimes, la conscience des urgences, le bénévolat, la compassion, le droit-de-l’hommisme. De tout cela il ne reste pas grand-chose après avoir refermé Le monde selon K. Nous découvrons aussi que, dans sa fin de parcours, le bon Docteur Kouchner a mis la réputation que lui ont value ses engagements de jeunesse au service du cynisme le plus désinvolte et d’une quête effrénée de valeurs plus financières ...
Kouchner atteint d'un conflit d'intérêts ?
C'était la question qui fâche. alerté par un article du site marianne2 sur une enquête de pierre péan, jean-pierre elkabbach a demandé lundi 12 janvier sur europe 1 à Bernard Kouchner de s'expliquer sur ses prestations effectuées pour le Gabon d'Omar Bongo en tant que consultant ...
Philippe COHEN | 17/01/2009 | Source
Lire la suiteAffaire Kouchner : riposte du ministre, nouveaux éléments
Philippe Cohen | 13/01/2009 | SourceOù l'on apprend que Bernard Kouchner confirme, involontairement, les informations publiées par marianne2 hier, ainsi que Bakchich en publiant plusieurs documents sur le dossier ...
Kouchner (suite): calomnie ou quiproquo ?
Philippe Cohen | 12/01/2009 | SourceJean-Pierre Elkabbach a posé ce matin à Bernard Kouchner une question sur l'enquête de pierre péan. très énervé, le ministre n'a pas vraiment compris la question ...
Exclusif: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner
Philippe Cohen | 12/01/2009 | SourcePierre péan se prépare à publier dans les semaines qui viennent un livre-portrait sans complaisance sur Bernard Kouchner. l’enquête dont marianne2 a pu avoir accès à certains extraits en avant-première, met en cause le désintéressement du « french doctor » : peu avant de devenir ministre des affaires étrangères ...
Rwanda: Kouchner veut la paix avec Kagamé à tout prix. Même si c'est cher
Virginie Roels | 27/11/2008 | SourceSelon Pierre Péan, l'arrestation de Rosa Kabuye, une proche de Paul Kagamé, donnerait l'occasion au ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, de faire des appels du pied au président rwandais, histoire de faire la paix ...
Rwanda: l'arrestation de Rose Kabuye arrange drôlement les affaires de Kagamé
Virginie Roels | 24/11/2008 | SourceLa saga diplomatique qui sert de décor à l’arrestation de Rose Kabuyé, une proche du président rwandais Paul Kagamé, son transfert en France, puis sa libération, commence à soulever un certain nombre d’interrogations ...
Rwanda : qui est vraiment Kagame ?
Hubert Martin | 10/08/2008 | SourceL'accusation de complicité du gouvernement français dans le génocide rwandais est absurde. ce n'est qu'une habile opération de communication du président rwandais, pour faire oublier sa mise en cause dans l'attentat qui a coûté la vie à son prédécesseur ...
Pierre Péan : «le président rwandais cherche à négocier son impunité»
Pour le journaliste d’investigation pierre péan, le rapport rwandais est une falsification de la vérité orchestrée par Paul Kagamé pour obtenir la levée des poursuites du juge Bruguière contre lui ...
Propos recueillis par Sylvain Lapoix | 08/08/2008 | Source
Lire la suite-
LE FIGARO
Des millions d'euros de contrats
Le Figaro | Samuel Laurent | 4 février 2009
L'auteur
du livre, Pierre Péan, est connu pour son enquête
sur les amitiés troubles de François Mitterrand avec
René Bousquet, pour ses travaux sur le génocide au
Rwanda ou encore pour «La Face cachée du Monde »,
un livre au vitriol contre le trio Minc-Colombani-Plenel.
Dans «Le monde selon K.», dont les bonnes feuilles ont été publiées par le magazine Marianne, Péan explique comment, fort de sa stature de «French Doctor», Bernard Kouchner a créé des sociétés de «conseil» en matière de politique de santé à destination des pays africains, Africa Steps et Imeda.
Rien d'illégal en soi, mais Bernard Kouchner, parallèlement à ses activités de conseil, préside le groupement d'intérêt public Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière.
Péan s'interroge sur les conflits d'intérêt que provoquent ces collusions entre activité privée et missions publiques de Bernard Kouchner. Les deux sociétés existent toujours, même si Kouchner affirme comme dans cette interview sur Europe 1 qu'elles ne fonctionnent presque plus.
Le monde selon K est l'essai le plus vendu en ce moment
Jeudi 12 février 2009 | Source
Voilà qui ne
devrait pas plaire à Bernard Kouchner ! Bernard Kouchner,
le ministre des Affaires étrangères avait été
sérieusement
attaqué
dans le livre de Pierre Péan, Le monde selon Kouchner.
Celui-ci avait répondu aux accusations proférées
dans ce livre en répondant à une
interview
avec le Nouvel Observateur.
Hélas, pour le ministre cette
intervention n'a pas empêché le livre de Pierre Péan
de se classer 1er des ventes d'essais chez Virgin Megastore. Le
classement Ipsos / Livres Hebdo confirme cette place et le situe en 7e
position des meilleures ventes de livres tous genres
confondus.
Selon, l'éditeur enfin, le tirage initial de
80 000 exemplaires n'a pas suffit à couvrir la demande. Le
livre a donc été réédité par deux
fois pour atteindre pour l'heure les 110 000 exemplaires écoulés.
Lire aussi :
France-Rwanda, l’erreur de Kouchner
Libération | Mardi 11 septembre 2007 | par Pierre Péan | Source
Le ministre français tend la main à Paul Kagamé, accusé d’être à l’origine du génocide des Tutsis de l’intérieur.
Le ministre des Affaires étrangères veut réconcilier la France avec un pays qui a pris l’initiative de rompre ses relations avec elle en représailles des neuf mandats d’arrêt lancés par le juge Bruguière contre l’entourage de Paul Kagamé, le président du Rwanda. Le cas est sans précédent dans notre histoire diplomatique. Il tend la main au chef d’Etat qui, selon le juge Bruguière, est à l’origine de l’attentat contre le Falcon 50, où a péri son prédécesseur, le président Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994. Attentat analysé par le juge Bruguière comme ayant pour seul objectif «l’obtention de la victoire totale et ce, au prix du massacre des Tutsis dits de l’intérieur , considérés par Paul Kagamé comme des collaborateurs du régime Habyarimana».
En
clair, la justice française accuse le chef d’Etat rwandais
de porter une lourde responsabilité dans le déclenchement
du génocide des Tutsis. Si le juge français désigne
Paul Kagamé comme le principal commanditaire de l’attentat, son
immunité de chef d’Etat en exercice le protège de
tout mandat d’arrêt. En revanche, il a estimé que le
chef d’Etat rwandais pourrait faire l’objet de poursuites par le
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Paul
Kagamé a violemment réagi. Dans son discours de Murambi,
prononcé le 7 avril (2007), il a déclaré que le
juge français était «un vaurien, une tête
vide, tout comme ses maîtres d’ailleurs, qui portent tous en
eux le crime de génocide, et c’est ce crime qui les perdra».
Dans le même discours, il accuse les militaires français
de l’opération «Turquoise» (juin 1994) d’avoir
aidé les interahamwe (les miliciens extrémistes hutus)
à massacrer. Il accuse même les Français d’être
«venus pour tuer», feignant de croire que la France avait
envoyé des troupes au Rwanda en 1994 (l’opération
«Turquoise»), non pas pour arrêter les massacres
mais tout spécialement pour en commettre davantage encore !
Comme toujours, Kagamé use des accusations en miroir : il attribue à
la France les exactions qu’il a lui-même ordonnées à
ses troupes ! Aujourd’hui, Kagamé s’efforce d’annihiler les
conclusions du juge Bruguière pour défendre sa
légitimité et sa crédibilité sur la scène
internationale.
Or, déjà l’été
2006, Bernard Kouchner s’est rendu à Kigali, pour rencontrer
Kagamé à un moment où celui-ci proférait de
graves calomnies contre la France. Son objectif n’était
alors pas diplomatique : il s’agissait d’obtenir le soutien d’un
ami à sa candidature à la tête de l’OMS, qui
lui fut accordé, ce qui n’empêcha point l’échec
du French doctor. Les bonnes dispositions de Paul Kagamé envers
Kouchner ne tardèrent pas à être récompensées
: le 26 juillet, le ministre français des Affaires étrangères
l’appelait au téléphone pour envisager les voies et
moyens de renouer les relations diplomatiques entre la France et le
Rwanda ; il se proposait, à cet effet, de lui rendre visite à
Kigali. Il a aussi, durant l’été, donné
quelques gages de bonne volonté à Kigali, en acceptant,
à deux reprises, des mandats d’arrêt lancés par
le TPIR, mais voulus par Kigali, contre deux Rwandais, dont le père
Wenceslas qui, selon mes informations, a, pendant le génocide,
sauvé de très nombreuses vies dans la paroisse de la
Sainte-Famille, transformée en camp de déplacés,
mais qui, depuis cette époque, fait l’objet d’un
acharnement judiciaire pour faire de lui un génocidaire.
Bernard
Kouchner a également décidé d’envoyer, dans
quelques jours, une mission de proches collaborateurs à
Kigali …
Alors qui a raison, le juge Bruguière ou le
ministre Kouchner ? Je sais, depuis 1996, que l’attentat contre
l’avion présidentiel a été préparé
et organisé par Paul Kagamé. Il faudra bien faire éclater
cette vérité. Bruguière a forgé sa
conviction après avoir entendu plus de cent témoins,
coté plus de 7 000 pages de procès-verbaux, exécuté
trois commissions rogatoires internationales au TPIR à Arusha,
une en Italie, quatre en Belgique, une en Finlande, trois en Suisse,
une au Congo-Kinshasa, une au Mali, une en Russie pour identifier les
missiles. Comment Bernard Kouchner peut-il faire fi de ce
considérable travail d’enquête ?
Le parquet
militaire de Moscou a apporté la confirmation que les deux
missiles utilisés pour commettre l’attentat du 6 avril 1994
étaient bien de fabrication soviétique, fabriqués
en 1987 et vendus par l’ex-Union soviétique à
l’Ouganda, dans le cadre d’un marché d’Etat. Or, Paul
Kagamé, ancien patron du renseignement militaire de l’armée
ougandaise, disposait toujours de bases arrières dans ce pays
voisin.
Avant Bruguière, les enquêteurs du TPIR, Hourigan en tête, étaient parvenus à la même conclusion. Enfin, la justice espagnole s’apprête à son tour à lancer dans les prochains mois une dizaine de mandats d’arrêt
contre
des membres de l’entourage de Paul Kagamé, pour le meurtre de neuf
ressortissants espagnols au Rwanda et dans l’ex-Zaïre.
L’enquête espagnole va d’ailleurs bien au-delà de
celle du juge Bruguière, puisqu’elle couvre une période
allant de 1990 à 2004.
Bref, tôt ou tard,
Paul Kagamé devra rendre des comptes. En se portant au secours d’un
dictateur sanguinaire, Bernard Kouchner prépare des lendemains
douloureux à la diplomatie et à l’image de la France
dans le monde. Il ne fait pas que cela. Il pousse la France à
faire croire que François Mitterrand, Edouard Balladur, Alain
Juppé et quelques autres, mais aussi des militaires français,
ont été complices du génocide et qu’ils
doivent s’en excuser.
Ce raisonnement pourrait de nouveau
entraîner notre pays dans le chaos de l’Afrique centrale où
les excès commis depuis dix-sept ans par l’armée
rwandaise sur les terres voisines du Congo (RDC) commencent
sérieusement à lasser le monde entier. On imagine mal
l’Elysée sacrifier l’honneur de la France.
Aussi,
courant août, le dossier a-t-il été repris en
main, obligeant subitement le Quai d’Orsay à manifester plus
discrètement le soutien à Kigali qu’il exprimait
librement courant juillet. Comme Nicolas Sarkozy l’a lui-même
annoncé devant les ambassadeurs, il s’agit certes de
normaliser les relations conflictuelles que pouvait parfois
entretenir la France.
Nicolas Sarkozy ne serait donc pas
opposé à une reprise des relations diplomatiques de la
France avec le Rwanda, mais il reste impensable pour lui que la
justice ne puisse pas suivre son cours et que soient remis en cause
les mandats d’arrêt lancés par le juge Bruguière.
De même, il semble peu crédible que le nouveau président
envisage davantage de remettre en cause la politique de la France de
1990 à 1994. Il ne paraît pas prêt à
devenir un adepte de la repentance. A contrario, la commission
d’enquête mise en place au Rwanda, prétendument
indépendante, devrait arrêter de traîner
politiques et militaires français dans la boue. Si cette
nouvelle orientation est confirmée, la marge de manœuvre de
Bernard Kouchner devrait être étroite …
Par Pierre Péan, enquêteur, écrivain, auteur de Noires Fureurs, blancs menteurs, Fayard, 2005.
Human Rights Watch déplore le décès de Alison Des Forges
Cette
éminente experte sur le Rwanda a péri dans un accident
d'avion
13 février 2009 | Source | English version
Vidéo :
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(New York) - C'est avec grande tristesse que Human Rights Watch a annoncé le décès de notre bien-aimée collègue Dr. Alison Des Forges, qui a péri quand l'avion "Vol 3407" dans lequel elle voyageait s'est écrasé entre Newark et Buffalo le 12 février 2009. Alison Des Forges, principale conseillère auprès de la division Afrique pendant presque deux décennies, a consacré sa vie à ses travaux sur le Rwanda. Elle était l'experte la plus réputée dans le monde sur le génocide rwandais et ses conséquences.
"La disparition d'Alison porte un coup dévastateur non seulement à Human Rights Watch mais aussi aux peuples du Rwanda et de la région des Grands Lacs", a déclaré Kenneth Roth, Directeur éxécutif de Human Rights Watch.
Vous pouvez transmettre un message de condoléances à cette adresse (de préférence en anglais mais sinon en français) : tribute@hrw.org
Interviews :
20 décembre 2008
Des pays donateurs bloquent leur aide au Rwanda
Jooneed Khan | La
Presse | Publié le 18 décembre 2008 à 07h25
Source
Le Rwanda a rejeté hier le rapport de l'ONU l'accusant de soutenir et d'armer la rébellion tutsie dans l'est du Congo mais, emboîtant le pas à la Hollande, la Suède a suspendu son aide budgétaire au régime de Kigali.
Les enquêteurs blâment aussi le Congo pour son appui aux rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), en lutte contre le régime à prédominance tutsie de Kigali.
Et ils accusent les FDLR de participer au pillage des ressources du Congo, au même titre que le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du «général» Laurent Nkunda, un Tutsi congolais.
Dans une réponse de sept pages, le Rwanda décrit le rapport de l'ONU comme «inexact et partial», estimant qu'il «a été calculé pour détourner le blâme» du Congo et de l'ONU, «qui n'ont pu résoudre le conflit».
Le Parlement hollandais pressait le ministre de la Coopération Bert Koenders depuis novembre pour qu'il gèle l'aide de 4 millions de dollars de La Haye au Rwanda.
Soutien détaillé
«J'attends les conclusions de l'ONU avant de décider», avait déclaré Koenders le 29 novembre, de retour de Kigali. Les conclusions, tombant cette semaine, sont accablantes pour le Rwanda.
«La Suède prend au sérieux le rapport de l'ONU et a bloqué le versement annuel de 14,5 millions de dollars au budget du Rwanda», a annoncé hier Stockholm.
L'enquête, effectuée en vertu d'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, révèle dans ses moindres détails le soutien systématique et multiforme du Rwanda à la rébellion de Nkunda.
Fournitures d'armes et de militaires, enrôlement d'enfants soldats, facilités bancaires sont autant de contributions de Kigali au combat contre ses exilés hutus en territoire congolais - les empêchant de ramener la guerre au Rwanda.
Les FDLR regroupent d'anciens «génocidaires» du régime Habyarimana renversé en 1994 par le FPR (Front patriotique rwandais) tutsi, et des Hutus rwandais nés au Congo après leur exil massif.
Ils veulent reconquérir le Rwanda pour la majorité hutue (85%), tout comme la minorité tutsie (14%), exilée après l'abolition de la monarchie, ont repris le Rwanda par les armes avec la guerre de 1990-94.
Guerre inachevée
Cette guerre, inachevée, se poursuit dans l'est du Congo. Les victimes sont congolaises - mourant au rythme de «deux tsunamis» (500 000 personnes) par an, selon l'ONU. Et les ressources pillées pour la financer sont congolaises - diamant, or, coltan, bois, cheptel, café, plus des taxes imposées aux civils.
Des voix s'élèvent aussi en Grande-Bretagne, principal soutien de Kigali, avec les États-Unis, pour pousser le Rwanda à lâcher Nkunda et pacifier le Congo.
«Paul Kagame, le président du Rwanda, est un favori des Britanniques qui lui versent des dizaines de millions de livres en soutien budgétaire. Mais son rôle dans l'est du Congo est inquiétant. Il est temps de lui dire que l'aide cessera s'il ne met pas Nkunda au pas», écrit le directeur de la Royal African Society.
Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch (HRW), écrit que Londres doit «cesser de tourner en rond» et pousser l'Europe à déployer une force de soutien aux Casques bleus de la MONUC dans l'est du Congo.
L'intervention de Roth coïncide avec le refoulement, pour la deuxième fois en trois mois, d'Alison Desforges, principale conseillère de HRW sur l'Afrique, par les autorités rwandaises le 2 décembre. Mme Desforges avait soutenu le FPR en 1994, mais elle ne se gêne plus pour critiquer les violations commises par Kigali.
17 décembre 2008
Les Pays-Bas et la Suède gèlent les aides financières octroyées au Rwanda après la publication du rapport de l'ONU
Rappel : Rapport final du Groupe d'experts des Nations-Unies sur le financement des mouvements rebelles en RDC
À l´instar de la Hollande qui, depuis hier mercredi 16 décembre 2008, avait donné le ton en suspendant son aide budgétaire au Rwanda, la Suède vient elle-aussi de lui emboîter les pas en faisant de même. L´annonce a été faite tôt en début de matinée de ce jeudi 17 décembre 2008, par la voix de SIDA: organe spécialisé du Gouvernement suédois, chargé à l´Aide au développement et à l´Action humanitaire. SIDA a donc décidé de suspendre son assistance financière au Rwanda pour l´année budgétaire 2008, des suites de la publication du récent Rapport de l´Organisation des Nations Unies (ONU) dont le contenu, établit très clairement l´implication du régime génocido-sanguinaire de Paul Kagamé, dans le conflit armé, la déstabilisation et le drame humain se déroulant dans les provinces congolaises du Grand-Kivu.
En effet, l´aide financière ou budgétaire de SIDA au pays en développement, est assortie ou plutôt fonction, d´un certain nombre de conditions fondamentales requises, à savoir, une politique bien définie en matières de lutte contre la pauvreté. D´après les experts de SIDA, tout indique que le Rwanda mène plutôt dans la région des Grands Lacs - et de façon délibérée - une politique belliciste qui va à l´encontre de sa philosophie pacifiste et humanitaire. Par conséquent, ce pays ne réunit plus à ses yeux, les conditions nécessaires pouvant lui permettre de bénéficier de son aide..... Car, estime-t-on à Stockholm que, l´argent du contribuable suédois ne doit plus en aucun cas servir à financer des États Voyous, prenant plaisir à fouler aux pieds aussi bien le droit international que le droit international humanitaire, en se livrant à des actes dignes du gangstérisme ou terrorisme d´État. Toutefois, SIDA maintient d´autres formes d´assistances au Rwanda, touchant des secteurs tels que: la recherche scientifique, le développement de la démocratie et l´aide aux organisations privées oeuvrant en conformité avec la vision humanitaire suédoise. Rappelons que le budget annuel de cet État faiseur de guerres provient à plus de 80% de la charité ou sinon de la commisération internationale, suscitée par le génocide déclenché en 1994 par le même régime au pouvoir.
Ainsi donc, à la lumière des mesures que commencent à prendre assez timidement certains gouvernernements des pays de l´Union européenne, il y a là lieu de croire que la vérité commence petit à petit à reprendre le dessus sur le mensonge de Paul Kagamé et de sa clique au pouvoir à Kigali, qui en ont fait leur instrument de communication internationale. Et que tous les Européens n´ont pas tous perdu leurs valeurs humanistes et la fibre philanthropique qui les a caractérisés à travers les âges. Bref, au regard de la réalité sur le terrain, tous ne restent plus insensibles au drame congolais. Mais aussi et surtout, il faudra peut-être croire que ces mesures laisseraient entrevoir un sentiment de ras-le-bol et une quelconque volonté politique de la part des certains d´entre eux, de ne plus continuer aveuglement à soutenir un homme et son régime, responsables des actes irresponsables et terroristes, et des fâcheux désastres humains qui en découlent en Afrique centrale depuis 1993, dont en voici un bref et non exhaustif rappel selon l´ordre chronologique:
1 - Son implication dans l´assassinat sauvage du président burundais démocratiquement élu en octobre 1993, M. Melchior Ndadaye, avec pour conséquence: les massacres interethniques tutsis-hutus de 300 000 victimes et des millions de réfugiés occasionnées par plusieurs années d´instabilité politique.
2 - L´attentat terroriste contre l´avion - au mépris du droit international interdisant qu´on s´en prenne aux appareils civils en vol - transportant les deux présidents rwandais Juvénal Habyarimana, et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira en avril 1994. Conséquence: le génocide rwandais de 500 000 Tutsis-Hutus, suivi de la fuite par peur d´être exterminés des deux millions de réfugiés rwandais sur le territoire congolais, lesquels se sont au file des années jusqu´à ce jour, transformés en bourreaux de leurs hôtes congolais aujourd´hui, victimes de leur hospitalité légendaire.
3 - Première Guerre d´invasion et de prédation du Congo d´octobre 1996, connue sous le fallacieux vocable de la <révolte des Banyamulenges>, conséquence: génocide des 200 000 Hutus sur le sol congolais, des centaines de milliers de victimes congolaises, et la prise de pouvoir par l´Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo/Zaïre, AFDL en sigle. Un consortium d´aventuriers ayant mis en place des mécanismes de pillage systématique des ressources naturelles et autres du Congo. Aussitôt dissout par le Président Laurent Désiré Kabila.
4 - Deuxième Guerre d´invasion et de prédation du Congo d´août 1998, suivie de la création et multiplication de mouvements dits insurréctionnels dans l´est et le nord-est du Congo, parmi lesquels le RCD/Goma ou Kagame, de triste mémoire à Kisangani, en Ituri et dans les Kivu. Responsable d´un charnier de 2 000 squellettes humains, récemment découvert (en octobre 2008) dans une villa privée appartenant à un haut dignitaire de ce parti politique pseudo-congolais, en pleine ville de Bukavu.
5 - Les attaques terroristes de la ville de Bukavu par Laurent Nkundabatware avec son organisation terroriste le CNDP de juin 2004, et son cortège de victimes, de femmes violées, d´enfants soldats et de banques dévalisées. De même qu´en octobre 2007, tout comme en août 2008, après la période dite post-électorale ayant doté le pays des soi-disant institutions démocratiques, le rénégat et récidiviste rwandais qu´une certaine presse en Occident, - pour des raisons certes obscures - voudrait à tout prix blanchir de ses crimes, en le mettant en son entière publicité, et le qualifiant presque affectueusement de <<général déchu congolais>>, plutôt que de terroriste, lance avec l´appui de l´Armée de Paul Kagame, des attaques sur le territoire congolais. Conséquence: 6 000 000 de millions de morts congolais à deplorer depuis 12 ans, plus de deux millions de déplacés voyant ainsi leurs terres ancestrales occupées par des populations rwandaises que déverse le régime de Kigali sur le Nord-Kivu.
C´est là l´histoire d´un génocide congolais en cours que personne encore dans ladite Communauté internationale ne veut ni reconnaître ni stopper. Et pourquoi donc? Certainement, parce qu´elle a sa conscience bien chargée, ou qu´elle y trouve son compte. Fort heureusement que certains pays épris de Justice, et toujours en avance sur les autres en matières des droits de l´Homme, comme les deux précités, à savoir la Hollande et la Suède, décident enfin de bouger pour faire changer cet état d´impunité sans précédent dans l´Histoire de l´Afrique dont jouissent le régime barbare de Paul Kagame,et celui de Yoweri Museveni en Ouganda.
Que Dieu bénisse le Congo et garde son peuple !
Pépin
Lulendo
Göteborg,
le 17 décembre 2008
Note de Dunia SENDWE : Rejoignez notre groupe sur Facebook - Kabila, Kagamé, Nkunda, Museveni et leurs complices à la CPI de La Haye
06 décembre 2008
Le Congrès espagnol lance un appel pour que les responsables Tutsis du "génocide" de 1994 soient jugés en Espagne
Le
Congrès espagnol a demandé de juger en Espagne les
responsables du génocide rwandais
Tous les groupes parlementaires ont soutenu la proposition pour que les crimes «ne restent pas impunis» V.V./AGENCIAS
Cette semaine, les groupes parlementaires ont approuvé à l’unanimité, dans la Commission des Affaires Étrangères du Congrès, une proposition d’arrêté, avec laquelle l’on demande au Gouvernement de déclencher les mécanismes nécessaires pour que les militaires accusés des massacres arrivées pendant les années 90 dans certaines régions de Rwanda et dans la région de Grands Lacs soient amenés en justice en Espagne. Le Tribunal espagnol chargé des procès initiés à l’étranger, La Audiencia Nacional, a déjà accusé 40 des responsables présumés de ces génocides, qui pourraient avoir provoqué la mort, entre autres, de neuf ressortissants espagnols entre 1994 et 1997.
La Commission des Affaires Étrangères du Congrès a approuvé, avec le voix favorable de tous les groupes politiques, un amendement transactionnel sur la proposition d’arrêté originaire de la fédération des partis CiU sur la conduite au Rwanda et aux Grands Lacs. À travers cette initiative l'on demande de juger en Espagne les accusés des génocides arrivés pendant les années 90 dans ces régions de l’Afrique, où neuf ressortissants espagnols ont aussi perdu leurs vies.
40 personnes accusées par La Audiencia Nacional
Cette initiative demande au Gouvernement de monsieur Zapatero de «continuer à soutenir» une enquête «complète, objective et indépendante de l’atroce assassinat» de ces neuf personnes et des autres décédés pendant les massacres. Le 6 février 2008, le juge de l’Audiencia Nacional, Fernando Andreu, a ordonné l’arrêt de 40 militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise comme responsables présumés de crimes internationaux de génocide, crimes contre l’humanité et de guerre ainsi que de torture. L'Interpol et le système européen Sirène ont déjà annoncé des mandats d’arrêts internationaux contre eux.
Postes clé des responsables
Cependant, neuf de ces accusés occupent actuellement «de postes clé et d’une certaine importance politique et diplomatique en dehors les frontières de Rwanda», selon a dénoncé le député de CiU Jordi Xuclà. Parmi eux on trouve, par exemple, l’ambassadeur rwandais en Inde. En plus, il y en a d’autres qui font parti de la Force Hybride de Maintien de la Paix de l’ONU et de l’Union Africaine au Darfour.
«Les crimes ne peuvent pas rester impunis»
Le député du parti socialiste espagnol, Eduardo Madina, a expliqué que cette initiative traite «d'un des grands trous noirs» de la fin du XXème siècle. C’est pour cela que le Gouvernement doit «continuer à agir afin que les assassins soient amenés en justice», a-t-il souligné, puisque leurs crimes «ne doivent pas et ne peuvent pas rester impunis».
Conserver les coopérants
Le député du parti de centre-droit, le PP, José Ignacio Landaluce, a aussi montré le soutien de son groupe à la proposition et a insisté sur le besoin de réaliser une enquête «exhaustive» des faits afin que l’on puisse capturer les coupables et adopter des mesures susceptibles de conserver les coopérants, puisque six des neuf personnes décédées au Rwanda faisaient de travaux humanitaires. Aitor Esteban, député du parti nationaliste basque PNV, partage la même idée et a demandé en plus la comparution du général espagnol Vicente Díaz de Villegas, qui a été à la tête militaire de la Mission de l’ONU au Congo pendant cinq semaines, et dont le témoignage pourrait «éclairer» la situation.
Justice universelle
Selon
Gaspar Llamazares, le parti politique de gauche IU partage aussi
l’esprit de cette initiative au nom de la justice universelle.
C’est cette justice qu’a été demandée, avant
la session de la Commission, par Jordi Palau, avocat des neuf
victimes espagnoles et d'autres victimes rwandaises et qui a montré
sa satisfaction à propos de l’initiative. À son avis,
le Gouvernement peut demander l’extradition des responsables pour
être jugés dans notre pays ainsi que « beaucoup
faire dans le domaine politique » pour que les accusés
soient finalement amenés en justice -
Source : elplural.com
Pour la reconnaissance du Génocide Congolais
Liens importants :
Vidéo : Reportage sur l'Attentat terroriste perpétré contre Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994
Sondage
Africa Time sur les 9 demandes de mandats d'arrêt
internationaux délivrés en France par le Juge
Jean-Louis Bruguière
05 décembre 2008
Sondage Africa Time sur les 9 demandes de mandats d'arrêt internationaux délivrés en France par le Juge Jean-Louis Bruguière
A la question : Comment
appréciez-vous les 9 demandes de mandats d'arrêt
internationaux du juge Bruguière concernant des proches de
Paul Kagamé ? 10.935 (last update : 5 décembre 2008) internautes du site internet Africa Time soit 88,12% ont répondu : Une
suite logique à une véritable enquête judiciaire
du magistrat français Bruguière.
Participer au sondage - Résultats du sondage - Consultez les autres sondages sur le Rwanda
Longue de près de 70 pages, l'ordonnance signée par le juge Bruguière est inhabituelle. Saisi depuis 1998 à la suite de la plainte des parents des pilotes français dans l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, de l'avion, celui-ci n'était pas obligé de motiver l'émission de mandats d'arrêt internationaux.
Selon le juge
français Bruguière, la décision d'attenter à
la vie du président rwandais aurait été prise
lors d'au moins trois réunions tenues fin 1993 et début
1994 au quartier général du haut-commandement militaire
du Front patriotique rwandais (FPR) à Mulindi. Etaient
notamment présents, autour de Paul Kagamé, son adjoint
le lieutenant-colonel James Kabarebe et les officiers Faustin
Nyamwasa Kayumba et Charles Kayonga.
Le juge affirme que
"l'ordre final d'abattre l'avion présidentiel a été
donné par Paul Kagamé lui-même lors d'une réunion
qui s'était tenue à Mulindi, le 31 mars 1994, la
planification et la phase opérationnelle étant confiées
au colonel James Kabarebe, qui avait été notamment
chargé de constituer une équipe spécialisée
dans l'utilisation de missiles sol-air fournis par l'Ouganda".
Une équipe désignée sous l'expression de
"Network commando".
Le juge Bruguière
développe aussi sa propre analyse du génocide. Il
suggère que le chef du FPR avait prévu et
instrumentalisé les massacres, déclenchés par le
régime hutu. "Le général Paul Kagamé
avait délibérément opté pour un modus
operandi qui, dans le contexte particulièrement tendu régnant
tant au Rwanda qu'au Burundi entre les communautés hutu et
tutsi, ne pouvait qu'entraîner en réaction des
représailles sanglantes envers la communauté tutsie qui
lui offriraient le motif légitime pour reprendre les
hostilités et s'emparer du pouvoir avec le soutien de
l'opinion internationale", écrit-il.
Le juge y affirme
que, "pour Paul Kagamé, l'élimination physique du
président Habyarimana s'était imposée à
partir d'octobre 1993 comme l'unique moyen de parvenir à ses
fins politiques", c'est-à-dire "une victoire totale,
et ce au prix du massacre des Tutsis dits 'de l'intérieur'".
Protégé
par l'immunité réservée aux chefs d'Etat, le
président rwandais devrait être traduit devant le
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), estime M.
Bruguière, qui fait part de son intention de saisir le
secrétaire général de l'ONU à ce sujet,
afin qu'il informe le procureur du TPIR des charges retenues.
Les
neuf personnes visées par les mandats – dont la date a été
fixée en concertation avec le gouvernement français et
le principe validé par le parquet – sont James Kabarebe,
chef d'état-major général des forces rwandaises
de défense; Faustin Nyamwasa-Kayumba, ambassadeur du Rwanda en
Inde ; Charles Kayonga, chef d'état-major de l'armée de
terre ; Jackson Nkurunziza, qui occuperait actuellement un poste à
la garde présidentielle ou au sein des Forces rwandaises de
défense ; Samuel Kanyemera, député du Front
patriotique rwandais (FPR); Rose Kabuye, née Kanyangé,
directeur général du protocole d'Etat ; Jacob Tumwine,
lieutenant-colonel démobilisé ; Franck Nziza, qui
occuperait un poste de capitaine à la garde présidentielle
ou un poste de responsable d'une unité administrative ; Eric
Hakizimana, qui occuperait un poste au sein du département G2
du Directorate of Military Intelligence.
Chose curieuse, Abdul
Ruzibiza ne serait pas visé par les mandats d'arrêt :
cet ancien infirmier et soldat, en rupture de ban du FPR, est l'un
des témoins clés du juge Bruguière. Lors de ses
auditions, puis dans un livre paru il y a un an (1), Ruzibiza a fait
le récit circonstancié de l'attentat relaté
aussi par Pierre Péan (2) et auquel il dit avoir
participé. Ruzibiza, exfiltré par les services français
via l'Ouganda, vit désormais en Norvège, où il a
obtenu l'asile politique ...
Liens importants :
Vidéo : Reportage sur l'Attentat terroriste perpétré contre Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994
Vidéo : Reportage sur l'Attentat terroriste perpétré contre Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994
Attentat sur Habyarimana
de Peter Verlinden, Marc De Visscher, Luc Cauwenbergs et Mark Bynens
pour la VRT (TV flamande belge)
Résumé : Une analyse, 13 ans après le début du Chaos qu'a connu le Rwanda, sur l'attentat de l'avion présidentiel et la mort des 10 casques bleus belges. Peu à peu la vérité fait surface ...
Pour ceux qui ne parle pas le Néerlandais, Courage ! Soyez patients car la majeure partie des interviews contenues dans le reportage est en Français. Cliquer sur les images pour voir les 3 parties du reportage :
1ère partie : Pourquoi les Belges devaient-ils mourir ?
2ème partie :Tentative d'explication de la mort des casques bleus belges
3ème partie : Le bruit court que ce sont les Belges qui sont responsables de l'attentat
Apocalyse dans la Région des Grands-Lacs
L'attentat commis le 6 avril 1994 contre le président rwandais, Juvénal Habyarimana a été le déclencheur du génocide rwandais de 1994, prélude à la légitimation, dès 1997, de l'invasion du Congo par les armées rwandaises et ougandaises des membres fondateurs du FPR, Paul Kagamé, Yoweri Museveni ainsi que par différents groupes armés dont les milices de l'ex-général FPR rwandais, Laurent Nkundabatwaré (aujourd'hui reconverti en rebelle tutsi congolais autoproclamé ... ) très largement assisté par Joseph Kabila
Nous devons tout mettre en œuvre pour que ces quatre dictateurs responsables des génocides rwandais (hutu + tutsi) et congolais soient traduits devant la Cour Pénale Internationale de La Haye. Leurs complices africains et occidentaux doivent également faire l'objet de poursuites judiciaires et condamnés pour les responsabilités qu'ils portent dans ces massacres.
Amis Belges, Congolais, Rwandais, Burundais, Ougandais, Citoyens du Monde, Démocrates,
Il ne s'agit pas d'une guerre opposant les Tutsis aux Hutus ; les Rwandais aux Congolais ; les Belges aux Africains. Il s'agit d'une guerre opposant les forces maléfiques génocidaires dictatoriales aux forces pacifiques démocratiques.
Tous les Tutsis ne sont pas des victimes comme tous les Hutus ne sont pas des génocidaires. Tous les Rwandais ne sont pas mauvais comme tous les Congolais ne sont pas bons. Tous les Belges ne sont pas des prédateurs comme tous les Africains ne sont pas des proies. A mon sens, 2 peuples s'opposent : le peuple des loups contre le peuple des agneaux ou plus précisément, les dictateurs génocidaires contre les démocrates pacifiques.
Congolais, Belges, Rwandais, Ougandais, Burundais, Citoyens du Monde, Démocrates pacifiques, Unissons nos forces car nos destins sont liés ! Ne laissons pas nos ennemis communs nous diviser.
En situation de crise, je pense à la devise de mon pays d'adoption, la Belgique : l'Union fait la Force !
C'est la raison pour laquelle je vous invite à participer, en masse, aux prochaines manifestations qui auront pour cible les agents FPR, Paul Kagamé, Yoweri Museveni, Laurent Nkundabatwaré, Joseph Kabila et tous leurs complices africains et occidentaux.
Pétitions :
- Pour la reconnaissance du Génocide Congolais
- Pour que la Monuc arrête l'ex-général FPR rwandais aujourd'hui
autoproclamé général rebelle tutsi congolais, Laurent
Nkundabatwaré
- Pour que le Minsitre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner n'intervienne pas politiquement dans le dossier juridique du Lieutenant-Colonel FPR, Rose Kabuyé
Prochaine Manifestation : Manifestation contre l'immixtion du Ministre des Affaires étrangères français, le Dr Bernard KOUCHNER dans l'instruction de l'Affaire du Lieutenant-Colonel FPR de l'armée rwandaise, Rose Kabuyé. Plus d'infos
La Vérité et la Justice sont des préalables indispensables à l'instauration de réels régimes démocratiques dans la Région des Grands-Lacs
Nous souhaitons rappeler au Ministre des Affaires étrangères français, le Dr Bernard KOUCHNER que la séparation des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif demeure le principe fondateur des démocraties occidentales européennes. Dans le pays qui proclama, en 1789, l'égalité des citoyens devant la loi, le respect des libertés fondamentales et la souveraineté de la nation française, nous réclamons que la Justice française puisse faire son travail en toute sérénité et en toute intégrité.
Sondage Africatime sur les 9 mandats d'arrêt délivrés en France par le Juge Jean-Louis Bruguière
Dunia SENDWE
30 novembre 2008
Nous sommes tous des "Rose Kabuyé", le sénateur MR, Alain Destexhe à Paris avec les supporters de la génocidaire tutsie
Il vaut mieux entendre cela plutôt que d'être sourd ...
Les réfugiés politiques tutsis se sont rendus à Paris, dans des bus loués par l'ambassade rwandaise pour manifester la colère causée par l'arrestation de la représentante du gouvernement rwandais, Rose Kabuyé.
Manifestent-ils pour une justice équitable ou pour l'impunité du régime terroriste de Paul Kagamé ?
Qu'en est-il de la séparation des pouvoirs, principe de tout régime démocratique ?
Les électeurs belges apprécieront et s'en rappellerons lors des scrutins électoraux de 2009 ...
Pour les démocrates issus de la région des Grands-Lacs et d'ailleurs, RV le 6 décembre 2008 pour la grande manifestation organisée à Paris.
Paul Kagamé, Laurent Nkundabatwaré, Yoweri Museveni et Joseph Kabila sont les principaux responsables africains des génocides congolais et rwandais (tutsis + hutus).
Dunia SENDWE
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