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Blog du CDF/FCD - Afrique

Actualité de la Section Africaine du CDF/FCD (Chrétiens Démocrates Fédéraux / Federale Christen Democraten) de Belgique. Infos : http://cdfliege.lalibreblogs.be/

31 juillet 2007

Levée des mandats d'arrêts internationaux du Juge Bruguière : initiative de Bernard KOUCHNER ?

Bernard_KouchnerLe chef de la diplomatie française invité à Kigali
31/07/07 - FRANCE / RWANDA
© AFP

Le Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en novembre dernier, a invité le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Bernard KOUCHNER, à se rendre à Kigali, a-t-on appris mardi de source officielle rwandaise.

« C’est vrai, le ministre français des Affaires étrangères va visiter le Rwanda, suite à un entretien téléphonique qu’il a eu avec le chef de l'État rwandais » Paul KAGAME, a déclaré la Secrétaire d'État rwandaise à la Coopération régionale, Rosemary MUSEMINALI.

« Nous ne disposons pas pour l’instant de précisions sur la date de cette visite, mais c’est déjà confirmé, suite à l’entretien qu’il a eu avec le chef de l'État rwandais », a-t-elle ajouté, sans préciser la date de cet appel téléphonique.

La levée « des mandats d’arrêt internationaux lancés par le juge (anti-terroriste français) Jean Louis Bruguière » contre neuf personnalités rwandaises devrait se trouver au centre des discussions, selon la même source.

Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en novembre 2006 à la suite de mandats d’arrêt émis contre des proches du président KAGAME dans l’enquête française sur l’attentat, le 6 avril 1994, contre le chef de l'État rwandais de l’époque, Juvénal HABYARIMANA. Cet assassinat avait déclenché le génocide au Rwanda, qui a fait, selon l’ONU, environ 800.000 morts.

« Le Rwanda est prêt à entretenir de bonnes relations avec la France, mais nous exigeons d’abord que toutes les questions à l’origine de la rupture soient préalablement résolues. Nous souhaitons désormais une coopération transparente », a souligné la Secrétaire d'État, en demandant à Paris de procéder à « l’extradition vers le Rwanda » des présumés génocidaires exilés en France.

Elle a enfin appelé la France à reconnaître son implication dans le génocide de 1994. Kigali accuse régulièrement Paris d’avoir soutenu les forces qui ont commis les massacres, ce que la France a toujours démenti.

L’invitation lancée par le Rwanda intervient après l’arrestation, le 20 juillet en France, de deux Rwandais accusés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR, basé en Tanzanie) d’être impliqués dans le génocide. Kigali avait salué ces interpellations, les qualifiant d’« un nouveau développement très positif » dans les relations avec Paris.

Ces deux Rwandais, l’abbé Wenceslas MUNYESHYAKA et l’ancien préfet Laurent BUCYIBARUTA, sont actuellement toujours détenus en France, tandis que la justice française doit examiner mercredi l’examen des mandats d’arrêt délivrés par le TPIR.

Le 27 juillet, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, avait estimé qu’une normalisation pourrait se faire « très rapidement » avec Paris, mais que les poursuites françaises contre des proches du président KAGAME empêchaient toujours de renouer des relations diplomatiques.

Le 26 juillet, M. KOUCHNER avait « souhaité » que les relations diplomatiques entre les deux pays soient rétablies « au plus vite ».

Source AFP

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27 juillet 2007

La demande de remise en liberté du père Wenceslas a été refusée

pere_WenceslasRWANDA - 25 juillet 2007 - AFP

La cour d'appel de Paris a renvoyé au 1er août l'examen des mandats d'arrêt délivrés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) contre deux Rwandais recherchés pour génocide et arrêtés vendredi en France, tout en les maintenant en détention.

Dans l'attente de cette audience, les avocats avaient formulé une demande une remise en liberté de leurs clients, qui n'a pas été jugée recevable par la présidente de la Chambre de l'instruction, Edith Boisette.

"Dans ce genre d'affaire la précipitation est mauvaise conseillère", a expliqué l'avocat général, Jean-Charles Lecompte.

Le magistrat a également requis le rejet de la demande de remise en liberté des deux hommes en expliquant qu'elle n'avait pas été déposée dans les délais légaux (48 heures avant l'audience).

Les avocats des deux hommes ont plaidé le caractère exceptionnel de cette procédure internationale et déploré "une atteinte à la liberté individuelle" et "aux droits de l'Homme" après le placement en détention de leur client.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris doit se prononcer le 1er août sur la validité de la demande d'arrestation et de maintien en détention en France des deux hommes, formulées par le TPIR, en attendant que cette juridiction internationale statue sur un éventuel transfert du dossier à la France qui pourrait les juger.

Le procureur du TPIR a en effet pris des réquisitions pour que les deux hommes puissent être jugés par une juridiction française (cour d'assises, ndlr)

La France ayant donné son accord en 2006, la décision de transfert du dossier est maintenant entre les mains des juges du TPIR.

Wenceslas Munyeshyaka, 49 ans, un prêtre catholique, et Laurent Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), 62 ans, ont été arrêtés vendredi en exécution de ces mandats, les deux hommes étant recherchés par le TPIR pour génocide, extermination, assassinats et viols.

"Les accusations formulées à mon encontre sont imaginées de toutes pièces", a plaidé mercredi l'ex-préfet devant la cour d'appel sans en dire plus sur le fond du dossier.

Les deux Rwandais sont déjà mis en examen pour "complicité de génocide et de crimes contre l'humanité" dans le cadre d'une procédure française instruite par la juge Fabienne Pous.

Après avoir été placés en détention provisoire, 11 jours pour le prêtre et six mois pour le préfet, ils étaient tous deux en liberté sous contrôle judiciaire jusqu'à leur arrestation vendredi dernier.

Le religieux, comme l'ancien préfet, sont par ailleurs visés par un acte d'inculpation du TPIR remontant à 2005, rendu public seulement en juin.

Le père Wenceslas a été condamné par contumace à la réclusion à perpétuité par un tribunal rwandais.

Le TPIR, siégeant à Arusha (Tanzanie) et dont le mandat s'achève en 2008, est chargé de rechercher et juger les principaux responsables du génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés.

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25 juillet 2007

Nicolas Sarkozy doit prononcer un discours demain sur la politique africaine de la France

sarkozy_3Rwanda-France : l’angle mort
Rebonds | Jean- Pierre Chrétien, historien et Jean-François Dupaquier, journaliste | Mercredi 25 juillet 2007 | source

Une instruction judiciaire peut constituer la poursuite de la guerre par d’autres moyens. C’est le cas de l’ordonnance rendue, le 17 novembre 2006, par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui a suscité d’inconséquents applaudissements dans certains milieux de notre pays.

Les neuf mandats d’arrêt internationaux, lancés contre de proches collaborateurs du président rwandais, Paul Kagamé, accusés d’avoir pris part à l’attentat du 6 avril 2004 contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana, ont tenté de réaliser depuis Paris ce que les militaires français présents au Rwanda avaient échoué à faire entre 1990 et 1993 : démanteler les «forces adverses» du Front patriotique rwandais.

Comme il était prévisible, voire souhaité, cette offensive judiciaire n’a eu d’autres conséquences pratiques qu’une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, dix jours seulement après la publication de cette ordonnance qui avait obtenu l’aval du garde des Sceaux, malgré, semble-t-il, l’hostilité du Quai d’Orsay. Devant la persistance de cette crise, il est utile de se demander à qui elle profite.

L’Etat rwandais n’a pas manqué d’exploiter sa posture de victime de «l’impudence française», contrastant avec les excuses des autres membres de la communauté internationale qui ont confessé leur passivité face à la perpétration du génocide de 1994.

Il ne manque pas d’arguments, car, au lieu de se concentrer sur l’identification des auteurs de l’attentat qui a été le détonateur d’un génocide mûrement préparé, le juge Bruguière s’est laissé aller à une réécriture de l’histoire du Rwanda qui veut faire des Tutsis les responsables de leurs propres malheurs, paraphrasant ainsi la littérature grise des architectes du «crime des crimes».

Comme certains l’ont déjà relevé, c’est précisément la stratégie de défense retenue par les accusés hutus devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), où ils nient l’existence d’un génocide et se présentent comme les victimes d’une agression extérieure.

On pensait cette posture définitivement rejetée par les autorités françaises après les travaux de la Mission parlementaire d’information de 1998, dont le rapport pointait les errements de la politique de François Mitterrand, amplifiés par les excès de zèle de certains militaires, dans la conduite des interventions dans ce petit pays d’Afrique. Nos concitoyens qui ne sont familiers ni du dossier Rwanda ni de la scène internationale l’ignorent, mais l’ordonnance du 17 novembre 2006 suscite l’ironie des diplomates de l’Europe du Nord, le malaise même des «amis de la France» en Afrique et un certain isolement de notre pays sur ce terrain.  

Victimisation du régime du président Kagamé, diabolisation de la France devant les opinions publiques étrangères concernées : avec cette initiative, la diplomatie française semble s’être tirée une balle dans le pied.

Pour que le Rwanda ne demeure pas un angle mort de la politique française en Afrique et une plaie morale dans notre pays même, il faut revenir à l’essentiel : le génocide. La chambre d’appel du TPIR rappelait en juin 2006 que «le génocide perpétré au Rwanda en 1994 est un fait de notoriété publique.

Nul ne peut valablement contester qu’il y ait eu en 1994 une campagne de massacres visant à détruire l’ensemble, ou au moins, une très grande fraction de la population tutsie du Rwanda». Qu’on cesse de nier cette horreur, d’en relativiser la préparation dans les esprits et dans les faits, d’éluder les responsabilités et les complicités, voire de reporter la faute sur les victimes !

Il reste difficile d’apprécier le degré d’engagement des milieux civils ou militaires français qui, à partir de 1991, furent amenés à côtoyer la logique du génocide dans les allées, officielles ou officieuses, du pouvoir rwandais de l’époque : armements et entraînements, mesures de police et de propagande, propos tenus en haut lieu cautionnant la logique des races qui piégeait le Rwanda depuis l’indépendance, accointances avec le gouvernement génocidaire même après son exil au Congo, accueil de dignitaires et complaisances, jusqu’à ce jour, pour des provocations négationnistes, freinages dans l’application des mandats du TPIR.

Avant de parler de «repentance», il s’agit tout simplement de reconnaître des faits, de réfléchir sans langue de bois, d’accepter les questions et les enquêtes transparentes, au lieu de répéter, la main sur le cœur, qu’on avait fait le meilleur choix possible, celui d’une politique préventive qui aurait échoué face à une barbarie africaine et que, si c’était à refaire, on recommencerait. Or le débat semble verrouillé par des réseaux où on retrouve les groupes les plus impliqués dans la politique de cette époque.

Nous sommes arrivés à un tournant. Presque aucun des nouveaux ténors de la politique de notre pays (majorité ou opposition) n’a été réellement partie prenante dans les décisions de 1991-1994. Cette nouvelle génération peut contribuer de façon décisive à tourner la page en toute lucidité. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, pour qui se rappelle la cohabitation de 1994. Le nouveau Rwanda doit sortir de ses crispations et de ses globalisations, il doit contribuer aussi à faire la lumière sur les événements. Mais notre pays ne peut-il montrer l’exemple ?

Des faits nouveaux s’accumulent justifiant une nouvelle et véritable commission d’enquête parlementaire qui prolongerait les travaux de 1998 pour savoir comment on en est arrivés là.

La mise en œuvre, la semaine dernière, de deux mandats d’arrêts internationaux contre des suspects de génocide réfugiés en France, peut constituer un premier pas. Car il devient urgent de ne pas laisser disqualifier la diplomatie française et de poser des gestes forts, des gestes à la fois emblématiques et pragmatiques. Ce courage-là, nous le devons aussi aux dizaines de millions d’habitants de cette région meurtrie du continent africain.

© Jean- Pierre Chrétien, historien et Jean-François Dupaquier, journaliste
Auteurs de Rwanda : «  Les médias du génocide et de Burundi - 1972. » et «  Au bord des génocides - Karthala, 1995 et 2007 »

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20 juillet 2007

Le procès des paras en cassation

Ntuyahaga_cassationBelga | 20/07/2007 07:43
Source

L'avocat du major rwandais Bernard Ntuyahaga a introduit un pourvoi en cassation jeudi midi, indiquent vendredi "La Dernière Heure " et "De Standaard". La date limite pour introduire cette demande était fixée à lundi.

Bernard Ntuyahaga a été condamné le 5 juillet dernier à une peine de 20 ans de prison pour le meurtre des dix casques bleus belges commis en 1994 à Kigali, au Rwanda. Selon l'avocat de la défense, Me Luc De Temmerman, plusieurs raisons justifient un pourvoi en cassation. "A mon sens, le premier point de l'équité peut déjà être remis en cause. Mon client n'a pas eu un procès équitable. Puis, le témoignage du Premier ministre Guy Verhofstadt est également un moyen de cassation garanti". 

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Kagamé échappe à un coup d’état !

Kagame_coup_etat_2Qui sème le vent, récolte la tempête, dit-on.

La nature a ses lois auxquelles il est difficile d’échapper. La parole de Dieu dit : « Tout ce que l’homme sème, il le récoltera » ! Et personne n’échappe à cette loi divine. Croyant ou pas, nous y sommes tous soumis. L’agresseur de la République Démocratique du Congo, Paul Kagamé, dont le parcours est jalonné de coups de forces et d’assassinats politiques de tout genre pour se frayer le chemin qui l’a conduit aujourd’hui au sommet du pouvoir à Kigali et à Kinshasa, commence enfin à récolter en retour ce qu’il a semé durant plusieurs années. Car il y a un temps pour chaque chose : un temps pour semer, et un temps pour récolter ! 

La semaine du 9 au 15 juillet a été très agitée à Kigali

Un groupe d’officiers de l’Armée Patriotique Rwandaise a failli réussir un coup d’état pour renverser le Raïs Paul Kagamé. Plusieurs officiers sont arrêtés et mis en prison où ils subissent actuellement des interrogatoires très musclés.

james_karabereSelon nos sources dans l’entourage proche de Paul Kagamé, la tête pensante ou le cerveau moteur de ce coup serait le bras droit du président rwandais, le général James Kabarebé. Il ne serait pourtant pas inquiété, car l’homme est très populaire au sein de l’armée rwandaise où il a réussi à implanté à des postes clés et stratégiques un réseau d’officiers qui sont totalement voués à sa personne. Le toucher en ce moment serait provoquer l’éruption d’un volcan qui couve ses laves.

Va-t-on vers un bras de fer larvé entre les deux hommes qui se connaissent bien et se redoutent comme deux coqs dans une basse-cour ?

C’est fort bien probable. Mais qui gagnera au finish ? Le plus malin et le plus agile. De toute façon, une chose est certaine : le début d’une ère nouvelle a sonné au Rwanda. Le temps est venu où les agresseurs de la RDC vont commencer à récolter ce qu’ils ont semé dans la région des Grands Lacs. L’évolution cyclique des phénomènes historiques est irrémédiable pour tous !

C’est aussi un signe tes temps !

Fait à Paris, le 19 juillet 2007
© APARECO - FRANCE

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11 juillet 2007

La vraie identité de Paul Kagamé, "l'homme de terreur" du Rwanda

Kagame_4La vraie identité de Paul Kagamé, "l'homme de terreur" du Rwanda

Extrait de Gaspard MUSABYIMANA, La vraie nature du FPR/APR d'Ouganda en Rwanda, Paris: L'Harmattan, 2003, pp. 60-67 

Kagamé est né le 23 octobre 1957 sur la colline de Nyarutovu dans la commune Tambwe, Préfecture de Gitarama, près du centre de Ruhango. Il est fils de Rutagambwa, du clan des Bega [Voici la généalogie simplifié de Kagamé: Kagamé- Rutagambwa- Kampayana- Cyigenza (frère de la reine Kanjogera épouse du Roi Rwabugiri et mère du roi Musinga)- Rwakagara (père de la reine Kanjogera)- Gaga- Mutezintare -Buhura- Sesonga- Makara alias Rwangabami- Kiramira- Mucuzi- Nyantabana- Bugirande-Ngoga- Gihinira- Makara alias Muziwabega]. Sa mère est la sœur de Rosalie Gicanda, épouse du Roi Mutara Rudahigwa mort en 1959. De par cette double appartenance, Kagamé est très proche de la lignée royale portée au pouvoir par le coup d'Etat sanglant de Rucunshu et au cours duquel les Abanyiginya, dont le roi Rutalindwa et sa famille, furent exterminés par les Abega. L'opposition entre les Abega et les Banyiginya, depuis ces temps reculés, revient au grand jour avec le réveil de l'ex-roi Kigeri du clan Abanyiginya qui, de son exil aux Etats-Unis d'Amérique, revendique sa légitimité à la place Kagamé du clan des Abega.

Kagamé partit avec ses parents en exil en 1961 en Uganda, à Gahunge, dans le district de Toro. Son père y est mort quelques années après. Sa maman a fait appel à l'aide des amis et des parentés pour pouvoir élever ses enfants. Parmi ses bienfaiteurs, la plus importante fut Rosalie Gicanda, ex-Reine du Rwanda, morte dans le génocide rwandais de 1994 à Butare. Le nommé Benzinge Boniface, actuel secrétaire de Kigali en Amérique, prit Kagamé chez lui pour diminuer la charge familiale. De Chez Benzinge, Kagamé allait passer quelques jours chez Kigeri, le dernier roi du Rwanda, dans sa résidence de Kampala. En Uganda, Kagamé fit des études secondaires infructueuses successivement à la Ntare School de Mbarara au sud de l'Uganda et à la Old Kampala School de Kampala de 1972 à 1976. A Kigali, en privé, on le surnomme siniya fo (senior four) pour dire qu'il a fait quatre ans post-primaires. A l'école secondaire, Kagamé était connu pour son cynisme et son esprit revanchard qu'il avait le surnom de Kagome (le méchant). Renvoyé de l'école, Kagamé est devenu un enfant de la rue (street child) comme on en rencontre dans bon nombre de villes africaines. Il se débrouillait en vendant des arachides grillées aux passants ou des œufs à la coque connus sous le nom d'ebimeneka (qui peut se casser). Il s'est livré par après à des opérations de change, en écoulant de faux shillings ougandais Pour ce faire, il effectuait beaucoup de navettes entre Kampala et Naïrobi au Kenya.

Quand Museveni prit le maquis en 1981 après avoir été battu dans des élections, il partit avec quelques jeunes rwandais dont Rwigema Fred. Le recrutement continua et Rwigema dut se souvenir de son ami d'enfance. C'est ainsi qu'il alla chercher Kagamé. Dans le maquis, Kagamé fut très maladif. Il avait notamment un ulcère d'estomac et une grande déficience visuelle. Rwigema plaida en sa faveur et Kagamé fut affecté à la récolte des informations, pour lui éviter les dures campagnes militaires.

A la victoire de Museveni en janvier 1986, Kagamé est nommé chef des Services de Renseignements militaires de l'Armée ougandaise, la DMI (Directorate Military Intelligence), la même qu'on retrouve aujourd'hui au Rwanda, avec pour chef Jacques Nkurunziza, alias Jackson Nziza, ougandais de souche et ex-adjoint de Kagamé à la DMI ougandaise Nziza est de la province du Bufumbira, non loin de la frontière, du côté de la préfecture Ruhengeri. Son frère fut longtemps Directeur de l'Office des Cafés en Uganda A la tête des renseignements militaires, Kagamé a été caractérisé par une méchanceté indescriptible qui lui a valu le nom de PILATO, comparaison à Ponce Pilate qui a ordonné la mort de Jésus Christ. Ceux qui le connaissent rapportent qu'il enfermait ses prisonniers dans des containers et jetait les clés. Il employait des militaires sous ses ordres pour piller et lui rapporter le butin. On rapporte qu'un jour, un de ses militaires est allé voler avec son arme dans Mulago Village à Kampala. Il fut attrapé et révéla qu'il était envoyé par Kagamé. Celui-ci le convoqua et le mit à mort. Au sujet de cette méchanceté extrême, il est connu que ses interrogatoires étaient toujours musclés. E. Ndahayo (2000, p. 89), un des ses connaisseurs (il a été Directeur de cabinet du Ministre de l'information dans le Gouvernement du FPR, entre juillet 1994 et août 1995) souligne : les prouesses de délinquant du jeune Kagamé et de ses pairs dans les milieux du vol et crime organisé de Kampala et de Naïrobi, et de son parcours de tortionnaire au sein des services de securité ougandais. Mr N., un ex-militant du PSD (Parti Social Démocrate), m'a décrit Kagamé presque dans les mêmes termes. Leur rencontre à Kampala en 1991 lui a donné l'impression de quelqu'un qui a reçu une éducation de la rue. Il m'a dit: «Kagamé s'embarrasse pas mal du savoir-vivre. Ntabwo yarezwe: il n'a pas reçu une bonne éducation» (Entretien avec N. à Bruxelles en novembre 2001). Un autre témoignage sur Kagamé soulignant son caractère «méchant» nous vient de Uganda Democratic Coalition (janvier 1993), un mouvement d'opposition au pouvoir de Yoweri Museveni ayant son siège aux Etats-Unis d'Amérique. Pour ce Mouvement, Kagamé a été caractérisé, dans ses fonctions de Chef de Renseignements militaires ougandais, par des tortures atroces qu'il infligeait à ces victimes, comme par exemple: asphyxier la victime en couvrant sa tête d'un papier en plastique, serré autour du cou par une corde jusqu'à ce que mort s'en suive; mettre des décharges électriques sur les organes génitaux de ses victimes; attacher une grosse pierre sur des organes génitaux jusqu'à ce que la victime s'évanouisse, ce qui provoquait la mort ou de graves séquelles psychologiques ou physiologiques; lier les bras et les jambes derrière le dos: la victime, devenue comme une boule, mourrait par éclatement. La torture est connue sous le terme ougandais de akandooya.

Kagamé s'est marié en 1989 à Kampala à Jeannette Murefu, fille de Murefu, ex-tenancier du café Eden Garden à Kigali au Rwanda et appartenant à l'ex-Président du MRND, Matthieu Ngirumpatse. Murefu venait de rentrer de son exil du Burundi. Parti pour les cérémonies de mariage de sa fille à Kampala, il ne reviendra plus au Rwanda et s'installera à Jinja avec sa famille, prévenu probablement de l'attaque imminente du Rwanda. Avant son mariage, Madame Jeannette Kagamé a vécu avec ses parents à Bujumbura puis elle est allée à Naïrobi au Kenya où ses études étaient financées par l'homme d'affaires H. M., grand frère de Robert Kajuga, Président de la milice Interahamwe. Jeannette Kagamé a travaillé, pendant un petit temps, dans la société Spie Batignolles à Naïrobi pour rejoindre finalement Kampala où elle a travaillé avant de se marier. Après son mariage, Kagamé fut envoyé, en juin 1990, aux Etats-Unis d'Amérique pour un stage de commandement militaire (Command Staff) à Fort Leaven Worth au Kansas. Après quelques 3 mois, Kagamé interrompit son stage et arriva au front le 14/10/1990 pour remplacer Fred Gisa Rwigema à la tête du FPR-Inkotanyi.

De retour donc des USA, Kagamé réorganisa son armée qui avait été refoulée hors du territoire rwandais le 30/10/1990. Celle-ci gagna la guerre en juillet 1994 après avoir défait les Forces Armées Rwandaises (FAR). Le FPR s'empara du pouvoir et forma son Gouvernement le 19/07/1994 dans lequel Kagamé fut Vice-Président et Ministre de la Défense Nationale.

Il fut également élu chef du Parti FPR. A la démission du Président Pasteur Bizimungu, Kagamé fut investi comme Président et Commandant Suprême (High Commander) de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR).

Kagamé est un homme qui ne supporte pas la contradiction. Le capitaine Kayitare, à en croire des sources du FPR, serait mort pour cette raison. Commando hors du commun qui a dirigé avec succès des opérations sur les villes de Ruhengeri le 23/01/1991 et de Byumba le 5/06/1992, il était parvenu à se faire une renommée parmi les membres du FPR. Lors d'une des exhibitions qui avaient lieu à Mulindi pour un fund raising, la chanteuse Kamaliza venue de Bujumbura lui dédia une chanson, séance tenante. Il le magnifiait en le comparant au lion (la chanson est elle-même intitulée Intare c'est-à-dire le lion) qui, par son courage, fait peur à ses ennemis (intare yaciye ibintu), au bouclier qui remporte la victoire après avoir terrassé les ennemis (ngabo itsinze, ihashya ababisha). Kagamé ne digéra pas ce militaire qui lui faisait ombrage. Car non seulement le lion est courageux mais aussi il est le roi de la forêt. Le message était clair. Kayitare pouvait même supplanter Kagamé à la tête du FPR. Un jour qu'il était au sommet de la colline de Murore en commune Cyumba où il supervisait une opération militaire fin 1992, Kayitare fut appelé par radio pour une urgence dans leur état-major à Mulindi. Il devait descendre la montagne de Murore, traverser la théiculture de la vallée de Ngondore et monter vers Mulindi. C'est dans la théiculture qu'il a été arrosé de balles et rendit l'âme. Sa mort provoqua la consternation dans les rangs du FPR mais également les FAR n'en revenaient pas de façon que lors de son inhumation, le Commandant des FAR à Byumba, le Colonel Bahufite, se rendit à la cérémonie car il croyait en la paix avec les négociations d'Arusha.

Kagamé ne cache jamais ses plans criminels car il sait que personne ne peut y croire tellement leur réalisation est inimaginable pour un homme normal.

A Kibuye, en 1995, il a traité les réfugiés hutus de l'ex-Zaïre de «chiens» et a juré de les poursuivre là où ils sont.

Il a mis cette idée en exécution avec James Kabarebe en bombardant leurs camps en octobre 1996, en tuant au moins plus de 200.000 d'entre eux et en exterminant ensemble avec Joseph Kabila Kanada tous les rescapés hutu, hommes, femmes et enfants  arrivés à Tingi-Tingi et à Mbandaka.

Le Rapport Garreton, dans ses différentes versions, est éloquente à ce sujet. Après qu'il ait dit, en août 1996, dans un meeting à Nyamirambo, qu'avec une petite capsule ou une petite cuillère, on peut vider un tonneau, Kagamé est passé aux actes. Pour lui, le fait que les Hutu soient nombreux ne constitue pas un problème. Cette métaphore donne une idée de l'ampleur de sa méchanceté et de son ethnisme. Il suffit de tuer les Hutu, petit à petit, jusqu'à les exterminer. A la manière d'une goutte d'eau qui tombe du tonneau sans discontinuer. Le tonneau finira par se vider si le petit trou n'est pas colmaté. Les événements passés et récents confirment cette politique d'annihilation de l'ethnie hutu. En effet des tueries massives des Hutu ont eu lieu surtout depuis 1994 : les massacres de Kibeho, le nettoyage du Nord du pays, les camps de concentration et de crémation notamment dans le Parc National de l'Akagera.

En calculateur avisé qu'il est, Kagamé aurait toujours le passeport diplomatique ougandais qu'il avait obtenu lorsqu'il était à la tête des services secrets de l'armée ougandaise. En effet, sous le titre : Rwandese leaders still hold ugandan passports (les dirigeants rwandais détiennent toujours des passeports ougandais), le journal Sunday Vision du 8 janvier 1995 l'a confirmé et a même ajouté que le président Museveni lui-même a déclaré que «son gouvernement ne s'est pas dérangé jusqu'ici pour demander à ces dirigeants de les restituer» (government has up now not bothered to ask the rwandese leaders to surrender the passports). Bien qu'il se soit investi Président rwandais, la détention de ce passeport laisse croire qu'il n'a pas abandonné son numéro de matricule dans l'armée ougandaise

Le journal ougandais The Monitor du 26 au 28 octobre 1994, parle lui aussi de 24,49 millions de shillings ougandais que Kagamé devait à l'Uganda Commercial Bank LTD (UCB). C'est un crédit douteux que tous les officiers proches de Museveni ont pris après la victoire de la NRA en 1986. Fred Rwigema est mort sans rembourser 20,28 millions de shillings ougandais à cette banque. Un ancien ministre ougandais de la justice, John Mulenga, auquel l'ambassadeur rwandais accrédité à Kampala faisait remarquer, après l'attaque du FPR en octobre 1990, la nationalité ougandaise des attaquants notamment par la détention de certains d'entre eux de passeports diplomatiques ougandais, faveur qui ne peut être accordée à un réfugié, a répondu que la loi ougandaise était si libérale qu'elle était muette sur la nationalité des personnes devant être incorporées dans l'armée ougandaise Même le Président Museveni déclara un jour que l'un des membres de son cabinet, le Général Moses Ali était un soudanais qui n'a régularisé sa nationalité ougandaise que sous son régime alors qu'il était dans l'armée depuis les années 1960 (Bukeye, 1994).

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09 juillet 2007

Demande d'extradition d'Isaac KAMALI à la France

genocideRwanda: Demande d'extradition à la France

Le Rwanda a transmis à la France une demande officielle d'extradition d'un suspect du génocide de 1994, arrêté en juin alors qu'il tentait de se rendre aux Etats-Unis, a déclaré vendredi le procureur général du Rwanda. Isaac Kamali, titulaire d'un passeport français, a été interpellé à l'aéroport de Philadelphie et renvoyé vers la France, où il demeure en détention. Il figure sur la liste des fugitifs soumise par le Rwanda à Interpol. "Nous avons officiellement transmis une demande d'extradition pour obtenir son retour au Rwanda afin qu'il comparaisse en procès. Nous pouvons uniquement espérer que les autorités françaises la respecteront", a déclaré Martin Ngoga à Reuters.

Le Rwanda a rompu en novembre ses relations diplomatiques avec la France à la suite de mandats d'arrêt émis par le juge français Jean-Louis Bruguière contre des membres de l'entourage du président Paul Kagamé pour leur implication présumée dans la mort du précédent chef de l'Etat Juvénal Habyarimana.

© Reuters

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06 juillet 2007

Gaspard Musabyimana

MUSABYIMANAGaspard Musabyimana

http://www.musabyimana.be/

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La Cour d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de prison

NtuyahagaLa Cour d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de prison

L'ex-major rwandais avait été reconnu coupable mercredi soir de l'assassinat de dix casques bleus belges, tués le 7 avril 1994, ainsi que d'un nombre indéterminé d'homicides commis à Kigali entre cette date et le 6 juin 1994.

Le procureur fédéral avait requis la perpétuité. Il avait notamment estimé que l'accusé "ne regrettait rien" et "qu'il agirait de la même manière aujourd'hui". La cour et le jury lui ont néanmoins accordé deux circonstances atténuantes. Dans son arrêt, la présidente Karin Gérard a estimé qu'il fallait tenir compte du contexte socio-historique du Rwanda, qui se traduisait par des "tensions profondes et des discriminations régionales".

"Quel que soit le rôle joué par l'accusé, il y avait des appels à la haine diffusé quotidiennement par des médias", comme la radio RTLM, a fait remarquer la présidente. Une deuxième circonstance atténuante lui a été retenue, à savoir le fait qu'il a sauvé la vie de Tutsis, non pour un profit personnel mais par amitié. "Il (Bernard Ntuyahaga) n'est qu'un maillon d'une chaîne importante", a dit la présidente.

"Ce n'est pas une peine désespérante. Elle peut s'inscrire dans une possible réconciliation de la société rwandaise", a dit la présidente, à l'adresse de l'accusé avant de clore le procès.

© Belga

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Journal du Procès Ntuyahaga

NtuyhagaJournal du Procès Ntuyahaga

19/04
Sélection des jurés et lecture de l’acte d’accusation

Vendredi 20/04 - RIEN : Retour de Me Luc De Temmerman du Congo (Poursuite lecture actes de procédure et interrogatoire de l’accusé annulé)

23/04
Interrogatoire de l’accusé
De Temmerman Els + projections

24/04
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania + projections

25/04
Matata Joseph, Prof. Chrétien Jean-Pierre, Péan Pierre, Prof. Steinberg Maxime, Nyetera Antoine, ex-Ministre Nkurunziza Charles

26/04
Me Mbonampeka Stanislas, Colonel Serubuga Laurent, Degni-Segui René, Nkezabera Jean-Marie Vianney, Musabyimana Gaspard, ex-Ministre Birara Jean-Berchmans.

Vendredi 27/04 : Récupération

30/04
Prof. Vidal Claudine, Nahimana Eugène, Colonel Musonera Venant, Ambassadeur Kanyarushoki Claver, ex-Ministre Gasana James, Nyberg Maurice, Braeckman Colette

01/05 : Jour férié

02/05
Collet Jacques, col. Habyarimana Emmanuel, Mberabahizi Jean-Baptiste, Verhaegen Alain, Lafourcade Jean-Claude, Habyarimana Jean-Luc, Desforges Alison

03/05
Van Winsen Nicolas, Reyntjens Filip, Guichaoua André, Swinnen Johan

Vendredi 04/05 : Récupération

07/05
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal, Stassin Michel

08/05
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal, Stassin Michel

09/05
Vandermeersch Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal, Stassin Michel

10/05
Artiges Guy, Roman Marcel, Colla Léopold, Cellens Edward, Crochelet Yves, Delattre André, Charlier José, Uytterhoeven Joris, gén. Dallaire Roméo

Vendredi 11/05 : Récupération

14/05
Colonel Marchal Luc, Major Maggen Petrus, Lt-Colonel Leroy André, Colonel Dewez Joseph, Claeys Frank

15/05
Flament Jacques, Vincent, Chantraine René, De Loecker Norbert, Lefèvre Didier, Van Asbroeck Jean-Marc, Hutsebaut Didier, Pauwels Dimitri

16/05
Van Driessche Bruno, Vermeulen Jean-Marc, Cantineaux Robert, Gerlache Matthieu, Quertemont Michel, Lemaire Luc, Choffray Michel

17/05 : Jour férié

Vendredi 18/05 : Récupération

21/05
Schepens Richard, Audry Jean-Yves, Marchal Pierre, Timsonet Maurice, Theunissen Yves, Collin Patrick, D’heur Marc

22/05
Piérard Gérard, Boequelloen Freddy, Boucher Fabien, Dessambre Jean-Luc, Gheysens Serge, Robert Pascal, Matthys Stéphane, Restiaux Didier

23/05
Sieben Luc, Schobben Guy, Tambour Thierry, Grégoire Michel, Carrier Serge, Crespin Claude, Denis José, Watelet Stéphane

24/05
Lieutenant Gasamaza Germain, Uwilingiyimana Mamerte, Munyankumburwa Gervais, Daff Adama, Uwilingiyimana (Enfants d’Agathe), Général Gatsinzi Marcel, Safari F.-Xavier

Vendredi 25/05 : Récupération

28/05 : Jour férié

29/05
Coordonnées de 4 témoins à fournir par Me De Temmerman, Aboagye Georges, Doe Kwesi, Zambulugu Sandow, Ambako alias Amaoko Alex, Apedo Kodjo Ekpe

30/05
Général Ndindiliyimana Augustin, Colonel Bagosora Théoneste, Nzuwonemeye François-Xavier, Nduwimana Daniel, Colonel Nubaha Laurent, Ndahimana Jean-Marie Vianney, Hakizimana Lucie

31/05
Munyaneza Denis, Nubatsurwanda Pierre, Turatsinze Jean, Bugingo Jean Népomucène, Nkulikiyinka Jean-Damscène, Munyengabo Modeste, Maniraguha Jean-Pierre, Munyampirwa Bertin, Masonga Célestin

Vendredi 01/06 : Récupération

04/06
Général Rusatira Léonidas, Major Nsanzimfura Jean-Baptiste, Colonel Kayumba Cyprien, Colonel Neretse Emmanuel, Munana Grégoire, Colonel Murasampongo Joseph, Général Ndengeyinka Balthazar

05/06
Angelet Bruno, ambassadeur Rugaba Silas, Ntaganzwa Jean-Damascène, Schriewer Robert, Ricart y Bes Concepcion, Defillet Wilfried, Uwimana Laurent, Mukawera Olive

06/06
Nzaramba Léonard, Nkulikiyinka Jean-Bosco, Murangwa Faustin, Ndamage Venant, Rugambarara David, Nyirahagenimana Venantie, Kayitesi Edith

07/06
Kamaraba Annie, Mukangiliye Colette, Mukamana Bernadette, Ngarambe Joseph, Sibomana Stanislas, Nizeyimana Richard, Nkezabera Ephrem, Hakizimana Cécile, Munyeragwe Faustin

08/06
Hakizimana Georges, Muhorakeye Bernadette, ex Ministre Ntamabyariro Agnès

F. Twagiramungu
De témoin imprévu à témoin-clé

Mercredi 13 juin 2007

Si j’étais Bagosora, j’assumerai ce que j’ai fait.
Le procès Ntuyahaga tire à sa fin
"La défense de Ntuyahaga veut réécrire l ’histoire"
Ntuyahaga est allé chercher les casques bleus

Comme on pouvait s’y attendre Twagiramungu a été interrogé par la défense de Ntuyahaga sur son rôle présumé dans la déstabilisation du Rwanda. Twagiramungu est depuis toujours accusé par les orphelins de la Première et surtout de la Seconde République d’être un traître parce qu’il aurait vendu le pays aux rebelles du FPR. Lui répond que toutes ces accusations ne se fondent sur rien si ce n’est sur une gigantesque fuite de responsabilités (des militaires et des responsables politiques rwandais).

La thèse de la défense de Ntuyahaga étant que le FPR a tout planifié qu’il s’agisse des massacres ou du génocide, Twagiramungu considéré comme son complice est rendu responsable de la mort des casques bleus, de l’assassinat d’Agathe Uwilingiyimana, de la défaite des FAR et de la prise du pouvoir par le FPR.

Au démarrage du procès il n’était même pas prévu que Twagiramungu soit attendu comme témoin. Il s’est constitué partie civile pour avoir un mot à dire et voilà que depuis le vendredi 8 mai, il est passé trois fois devant la Cour d’Assises d’abord pour livrer son témoignage et ensuite pour être questionné par toutes les parties. L’après-midi du lundi n’aura pas été suffisante puisqu’il est revenu ce mardi après-midi.

Le témoin imprévu des parties civiles est devenu un témoin-clé pour... la défense qui n’hésite pas à le présenter comme le mal rwandais ou le drame rwandais à lui tout seul !

NKB 13/06/07

De Standaard : ’Tien miljoen blanken willen het vel van een zwarte’(10 millions de blancs veulent la peau d’un noir, trad. NKB)

Racisme ! L’argument mach... massue de la défense du major Ntuyahaga

Le Soir : Chez "Mme Agathe", on a pas tué par hasard

Le Soir : Tués, pillés, mutilés et jetés dans une morgue

F. Twagiramungu
De témoin imprévu à témoin-clé
Mercredi 13 juin 2007
par Dr. Leopold Munyakazi

Bonjour,

Mon texte en kinyarwanda peut sembler un peu dur, mais il traduisait bien ce que je crois. Soit !

Je suis ravi de noter que je ne suis pas le seul à soutenir que Twagiramungu est un témoin-clé(sinon un acteur actif) pour tout qui se rapporte au drame rwandais, de même que Kagame, Bagosora, Annan et Dallaire, pour ne citer que quelques noms.

Pour le moment, j’aimerais savoir ce que Rukokoma aurait répondu aux accusations suivantes qui n’ont probablement pas été passées sous silence :

  • avoir serré la main du diable (l’autre !) ;     
  • avoir manipulé Agathe Uwiringiyimana et les orphelins des anciens dignitaires ;
  • avoir fanatisé et instrumentalisé les foules ;
  • avoir désinformé la communauté internationale ;
  • avoir démoralisé les FAR, etc.

Son passage au poste de PM lui a fourni une preuve éclatante qu’il avait, en fait, été contacté et "désigné" pour exécuter un programme qui n’était pas le sien. L’occasion lui est maintenant offerte de dévoiler ce programme, sans se perdre dans les "détails" de pointer du doigt des individus.

© Dr.Leopold Munyakazi

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