31 juillet 2007
Levée des mandats d'arrêts internationaux du Juge Bruguière : initiative de Bernard KOUCHNER ?
Le chef de la
diplomatie française invité à Kigali
31/07/07 - FRANCE / RWANDA
© AFP
Le Rwanda, qui a rompu ses relations diplomatiques avec
Paris en novembre dernier, a invité le nouveau ministre français des Affaires
étrangères, Bernard KOUCHNER, à se rendre à Kigali, a-t-on appris mardi de
source officielle rwandaise.
« C’est vrai, le ministre français des Affaires
étrangères va visiter le Rwanda, suite à un entretien téléphonique qu’il a eu
avec le chef de l'État rwandais » Paul KAGAME, a déclaré la Secrétaire d'État
rwandaise à la Coopération
régionale, Rosemary MUSEMINALI.
« Nous ne disposons pas pour l’instant de précisions
sur la date de cette visite, mais c’est déjà confirmé, suite à l’entretien
qu’il a eu avec le chef de l'État rwandais », a-t-elle ajouté, sans
préciser la date de cet appel téléphonique.
La levée « des mandats d’arrêt internationaux lancés
par le juge (anti-terroriste français) Jean Louis Bruguière » contre neuf
personnalités rwandaises devrait se trouver au centre des discussions, selon la
même source.
Kigali a rompu ses relations diplomatiques avec Paris en
novembre 2006 à la suite de mandats d’arrêt émis contre des proches du
président KAGAME dans l’enquête française sur l’attentat, le 6 avril 1994,
contre le chef de l'État rwandais de l’époque, Juvénal HABYARIMANA. Cet
assassinat avait déclenché le génocide au Rwanda, qui a fait, selon l’ONU,
environ 800.000 morts.
« Le Rwanda est prêt à entretenir de bonnes relations
avec la France,
mais nous exigeons d’abord que toutes les questions à l’origine de la rupture
soient préalablement résolues. Nous souhaitons désormais une coopération transparente »,
a souligné la Secrétaire
d'État, en demandant à Paris de procéder à « l’extradition vers le
Rwanda » des présumés génocidaires exilés en France.
Elle a enfin appelé la France à reconnaître son implication dans le
génocide de 1994. Kigali accuse régulièrement Paris d’avoir soutenu les forces
qui ont commis les massacres, ce que la France a toujours démenti.
L’invitation lancée par le Rwanda intervient après
l’arrestation, le 20 juillet en France, de deux Rwandais accusés par le
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR, basé en Tanzanie) d’être
impliqués dans le génocide. Kigali avait salué ces interpellations, les
qualifiant d’« un nouveau développement très positif » dans les
relations avec Paris.
Ces deux Rwandais, l’abbé Wenceslas MUNYESHYAKA et l’ancien
préfet Laurent BUCYIBARUTA, sont actuellement toujours détenus en France,
tandis que la justice française doit examiner mercredi l’examen des mandats
d’arrêt délivrés par le TPIR.
Le 27 juillet, le ministre rwandais des Affaires étrangères,
Charles Murigande, avait estimé qu’une normalisation pourrait se faire
« très rapidement » avec Paris, mais que les poursuites françaises
contre des proches du président KAGAME empêchaient toujours de renouer des
relations diplomatiques.
Le 26 juillet, M. KOUCHNER avait « souhaité » que
les relations diplomatiques entre les deux pays soient rétablies « au plus
vite ».
Source AFP
27 juillet 2007
La demande de remise en liberté du père Wenceslas a été refusée
RWANDA - 25 juillet 2007 - AFP
La cour d'appel de Paris a renvoyé au 1er août l'examen des
mandats d'arrêt délivrés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda
(TPIR) contre deux Rwandais recherchés pour génocide et arrêtés vendredi en
France, tout en les maintenant en détention.
Dans l'attente de cette audience, les avocats avaient
formulé une demande une remise en liberté de leurs clients, qui n'a pas été
jugée recevable par la présidente de la Chambre de l'instruction, Edith Boisette.
"Dans ce genre d'affaire la précipitation est mauvaise
conseillère", a expliqué l'avocat général, Jean-Charles Lecompte.
Le magistrat a également requis le rejet de la demande de
remise en liberté des deux hommes en expliquant qu'elle n'avait pas été déposée
dans les délais légaux (48 heures avant l'audience).
Les avocats des deux hommes ont plaidé le caractère
exceptionnel de cette procédure internationale et déploré "une atteinte à
la liberté individuelle" et "aux droits de l'Homme" après le
placement en détention de leur client.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris doit
se prononcer le 1er août sur la validité de la demande d'arrestation et de maintien
en détention en France des deux hommes, formulées par le TPIR, en attendant que
cette juridiction internationale statue sur un éventuel transfert du dossier à la France qui pourrait les
juger.
Le procureur du TPIR a en effet pris des réquisitions pour
que les deux hommes puissent être jugés par une juridiction française (cour
d'assises, ndlr)
La France ayant donné son accord en 2006, la décision de transfert du dossier est maintenant entre les mains des juges du TPIR.
Wenceslas Munyeshyaka, 49 ans, un prêtre catholique, et
Laurent Bucyibaruta, ex-préfet de Gikongoro (sud du Rwanda), 62 ans, ont été
arrêtés vendredi en exécution de ces mandats, les deux hommes étant recherchés
par le TPIR pour génocide, extermination, assassinats et viols.
"Les accusations formulées à mon encontre sont
imaginées de toutes pièces", a plaidé mercredi l'ex-préfet devant la cour
d'appel sans en dire plus sur le fond du dossier.
Les deux Rwandais sont déjà mis en examen pour
"complicité de génocide et de crimes contre l'humanité" dans le cadre
d'une procédure française instruite par la juge Fabienne Pous.
Après avoir été placés en détention provisoire, 11 jours
pour le prêtre et six mois pour le préfet, ils étaient tous deux en liberté
sous contrôle judiciaire jusqu'à leur arrestation vendredi dernier.
Le religieux, comme l'ancien préfet, sont par ailleurs visés
par un acte d'inculpation du TPIR remontant à 2005, rendu public seulement en
juin.
Le père Wenceslas a été condamné par contumace à la
réclusion à perpétuité par un tribunal rwandais.
Le TPIR, siégeant à Arusha (Tanzanie) et dont le mandat
s'achève en 2008, est chargé de rechercher et juger les principaux responsables
du génocide de 1994 qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts parmi la
minorité tutsie et les Hutus modérés.
25 juillet 2007
Nicolas Sarkozy doit prononcer un discours demain sur la politique africaine de la France
Rwanda-France :
l’angle mort
Rebonds | Jean- Pierre Chrétien, historien et Jean-François
Dupaquier, journaliste | Mercredi 25 juillet 2007 | source
Une instruction judiciaire peut constituer la poursuite de
la guerre par d’autres moyens. C’est le cas de l’ordonnance rendue, le
17 novembre 2006, par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui a
suscité d’inconséquents applaudissements dans certains milieux de notre pays.
Les neuf mandats
d’arrêt internationaux, lancés contre de proches collaborateurs du président
rwandais, Paul Kagamé, accusés d’avoir pris part à l’attentat du 6 avril
2004 contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana, ont tenté de
réaliser depuis Paris ce que les militaires français présents au Rwanda avaient
échoué à faire entre 1990 et 1993 : démanteler les «forces adverses»
du Front patriotique rwandais.
Comme il était prévisible, voire souhaité, cette offensive
judiciaire n’a eu d’autres conséquences pratiques qu’une rupture des relations
diplomatiques entre les deux pays, dix jours seulement après la publication de
cette ordonnance qui avait obtenu l’aval du garde des Sceaux, malgré, semble-t-il,
l’hostilité du Quai d’Orsay. Devant la persistance de cette crise, il est utile
de se demander à qui elle profite.
L’Etat rwandais n’a pas manqué d’exploiter sa posture de
victime de «l’impudence française», contrastant avec les excuses des autres
membres de la communauté internationale qui ont confessé leur passivité face à
la perpétration du génocide de 1994.
Il ne manque pas d’arguments, car, au lieu de se concentrer
sur l’identification des auteurs de l’attentat qui a été le détonateur d’un
génocide mûrement préparé, le juge Bruguière s’est laissé aller à une
réécriture de l’histoire du Rwanda qui veut faire des Tutsis les responsables
de leurs propres malheurs, paraphrasant ainsi la littérature grise des
architectes du «crime des crimes».
Comme certains l’ont déjà relevé, c’est précisément la
stratégie de défense retenue par les accusés hutus devant le Tribunal pénal
international pour le Rwanda (TPIR), où ils nient l’existence d’un génocide et
se présentent comme les victimes d’une agression extérieure.
On pensait cette posture définitivement rejetée par les
autorités françaises après les travaux de la Mission parlementaire d’information de 1998, dont
le rapport pointait les errements de la politique de François Mitterrand,
amplifiés par les excès de zèle de certains militaires, dans la conduite des
interventions dans ce petit pays d’Afrique. Nos concitoyens qui ne sont
familiers ni du dossier Rwanda ni de la scène internationale l’ignorent, mais
l’ordonnance du 17 novembre 2006 suscite l’ironie des diplomates de
l’Europe du Nord, le malaise même des «amis de la France» en Afrique et un
certain isolement de notre pays sur ce terrain.
Victimisation du régime du président Kagamé, diabolisation
de la France
devant les opinions publiques étrangères concernées : avec cette initiative, la
diplomatie française semble s’être tirée une balle dans le pied.
Pour que le Rwanda ne demeure pas un angle mort de la
politique française en Afrique et une plaie morale dans notre pays même, il
faut revenir à l’essentiel : le génocide. La chambre d’appel du TPIR rappelait
en juin 2006 que «le génocide perpétré au Rwanda en 1994 est un fait de
notoriété publique.
Nul ne peut valablement contester qu’il y ait eu en 1994 une
campagne de massacres visant à détruire l’ensemble, ou au moins, une très
grande fraction de la population tutsie du Rwanda». Qu’on cesse de nier cette
horreur, d’en relativiser la préparation dans les esprits et dans les faits,
d’éluder les responsabilités et les complicités, voire de reporter la faute sur
les victimes !
Il reste difficile d’apprécier le degré d’engagement des
milieux civils ou militaires français qui, à partir de 1991, furent amenés à
côtoyer la logique du génocide dans les allées, officielles ou officieuses, du
pouvoir rwandais de l’époque : armements et entraînements, mesures de police et
de propagande, propos tenus en haut lieu cautionnant la logique des races qui
piégeait le Rwanda depuis l’indépendance, accointances avec le gouvernement
génocidaire même après son exil au Congo, accueil de dignitaires et
complaisances, jusqu’à ce jour, pour des provocations négationnistes, freinages
dans l’application des mandats du TPIR.
Avant de parler de «repentance», il s’agit tout simplement
de reconnaître des faits, de réfléchir sans langue de bois, d’accepter les
questions et les enquêtes transparentes, au lieu de répéter, la main sur le
cœur, qu’on avait fait le meilleur choix possible, celui d’une politique
préventive qui aurait échoué face à une barbarie africaine et que, si c’était à
refaire, on recommencerait. Or le débat semble verrouillé par des réseaux où on
retrouve les groupes les plus impliqués dans la politique de cette époque.
Nous sommes arrivés à un tournant. Presque aucun des
nouveaux ténors de la politique de notre pays (majorité ou opposition) n’a été
réellement partie prenante dans les décisions de 1991-1994. Cette nouvelle
génération peut contribuer de façon décisive à tourner la page en toute
lucidité. Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, pour qui se
rappelle la cohabitation de 1994. Le nouveau Rwanda doit sortir de ses
crispations et de ses globalisations, il doit contribuer aussi à faire la
lumière sur les événements. Mais notre pays ne peut-il montrer l’exemple ?
Des faits nouveaux s’accumulent justifiant une nouvelle et
véritable commission d’enquête parlementaire qui prolongerait les travaux
de 1998 pour savoir comment on en est arrivés là.
La mise en œuvre, la semaine dernière, de deux mandats
d’arrêts internationaux contre des suspects de génocide réfugiés en France,
peut constituer un premier pas. Car il devient urgent de ne pas laisser
disqualifier la diplomatie française et de poser des gestes forts, des gestes à
la fois emblématiques et pragmatiques. Ce courage-là, nous le devons aussi aux
dizaines de millions d’habitants de cette région meurtrie du continent
africain.
©
Auteurs de Rwanda : « Les médias du génocide et
de Burundi - 1972. » et « Au bord des génocides - Karthala, 1995 et
2007 »
20 juillet 2007
Le procès des paras en cassation
Belga | 20/07/2007 07:43
Source
L'avocat du major rwandais Bernard Ntuyahaga a introduit un
pourvoi en cassation jeudi midi, indiquent vendredi "La Dernière Heure "
et "De Standaard". La date limite pour introduire cette demande était
fixée à lundi. Bernard Ntuyahaga a été condamné le 5 juillet dernier à une
peine de 20 ans de prison pour le meurtre des dix casques bleus belges commis
en 1994 à Kigali, au Rwanda. Selon l'avocat de la défense, Me Luc De Temmerman,
plusieurs raisons justifient un pourvoi en cassation. "A mon sens, le
premier point de l'équité peut déjà être remis en cause. Mon client n'a pas eu
un procès équitable. Puis, le témoignage du Premier ministre Guy Verhofstadt
est également un moyen de cassation garanti".
Kagamé échappe à un coup d’état !
Qui sème le vent, récolte la
tempête, dit-on.
La nature a ses lois auxquelles il est difficile d’échapper.
La parole de Dieu dit : « Tout ce que l’homme sème, il le récoltera » ! Et
personne n’échappe à cette loi divine. Croyant ou pas, nous y sommes tous soumis.
L’agresseur de la
République Démocratique du Congo, Paul Kagamé, dont le
parcours est jalonné de coups de forces et d’assassinats politiques de tout
genre pour se frayer le chemin qui l’a conduit aujourd’hui au sommet du pouvoir
à Kigali et à Kinshasa, commence enfin à récolter en retour ce qu’il a semé
durant plusieurs années. Car il y a un temps pour chaque chose : un temps pour
semer, et un temps pour récolter !
La semaine du 9 au 15 juillet a été très agitée à Kigali
Un groupe d’officiers de l’Armée Patriotique
Rwandaise a failli réussir un coup d’état pour renverser le Raïs Paul Kagamé.
Plusieurs officiers sont arrêtés et mis en prison où ils subissent actuellement
des interrogatoires très musclés.
Selon nos sources dans
l’entourage proche de Paul Kagamé, la tête pensante ou le cerveau moteur de ce
coup serait le bras droit du président rwandais, le général James
Kabarebé. Il ne serait pourtant pas inquiété, car l’homme est très populaire au
sein de l’armée rwandaise où il a réussi à implanté à des postes clés et
stratégiques un réseau d’officiers qui sont totalement voués à sa personne. Le
toucher en ce moment serait provoquer l’éruption d’un volcan qui couve ses
laves.
Va-t-on vers un bras de fer
larvé entre les deux hommes qui se connaissent bien et se redoutent comme deux
coqs dans une basse-cour ?
C’est fort bien probable. Mais qui gagnera au
finish ? Le plus malin et le plus agile. De toute façon, une chose est
certaine : le début d’une ère nouvelle a sonné au Rwanda. Le temps est
venu où les agresseurs de la RDC
vont commencer à récolter ce qu’ils ont semé dans la région des Grands Lacs.
L’évolution cyclique des phénomènes historiques est irrémédiable pour
tous !
C’est aussi un signe tes temps !
Fait à Paris, le 19 juillet
2007
© APARECO -
FRANCE
11 juillet 2007
La vraie identité de Paul Kagamé, "l'homme de terreur" du Rwanda
La
vraie identité de Paul Kagamé, "l'homme de terreur" du Rwanda
Extrait
de Gaspard MUSABYIMANA, La vraie nature du FPR/APR d'Ouganda en Rwanda, Paris:
L'Harmattan, 2003, pp. 60-67
Kagamé
partit avec ses parents en exil en 1961 en Uganda, à Gahunge, dans le district
de Toro. Son père y est mort quelques années après. Sa maman a fait appel à
l'aide des amis et des parentés pour pouvoir élever ses enfants. Parmi ses
bienfaiteurs, la plus importante fut Rosalie Gicanda, ex-Reine du Rwanda, morte
dans le génocide rwandais de 1994 à Butare. Le nommé Benzinge Boniface, actuel
secrétaire de Kigali en Amérique, prit Kagamé chez lui pour diminuer la charge
familiale. De Chez Benzinge, Kagamé allait passer quelques jours chez Kigeri,
le dernier roi du Rwanda, dans sa résidence de Kampala. En Uganda, Kagamé fit
des études secondaires infructueuses successivement à la Ntare School
de Mbarara au sud de l'Uganda et à la Old Kampala
School de Kampala de 1972 à 1976. A
Kigali, en privé, on le surnomme siniya fo (senior four) pour dire qu'il a fait
quatre ans post-primaires. A l'école secondaire, Kagamé était connu pour son
cynisme et son esprit revanchard qu'il avait le surnom de Kagome (le méchant).
Renvoyé de l'école, Kagamé est devenu un enfant de la rue (street child) comme
on en rencontre dans bon nombre de villes africaines. Il se débrouillait en
vendant des arachides grillées aux passants ou des œufs à la coque connus sous
le nom d'ebimeneka (qui peut se casser). Il s'est livré par après à des
opérations de change, en écoulant de faux shillings ougandais Pour ce faire, il
effectuait beaucoup de navettes entre Kampala et Naïrobi au Kenya.
Quand
Museveni prit le maquis en 1981 après avoir été battu dans des élections, il
partit avec quelques jeunes rwandais dont Rwigema Fred. Le recrutement continua
et Rwigema dut se souvenir de son ami d'enfance. C'est ainsi qu'il alla
chercher Kagamé. Dans le maquis, Kagamé fut très maladif. Il avait notamment un
ulcère d'estomac et une grande déficience visuelle. Rwigema plaida en sa faveur
et Kagamé fut affecté à la récolte des informations, pour lui éviter les dures
campagnes militaires.
A la
victoire de Museveni en janvier 1986, Kagamé est nommé chef des Services de
Renseignements militaires de l'Armée ougandaise, la DMI
(Directorate Military Intelligence), la même qu'on retrouve aujourd'hui au
Rwanda, avec pour chef Jacques Nkurunziza, alias Jackson Nziza, ougandais de
souche et ex-adjoint de Kagamé à la DMI ougandaise
Nziza est de la province du Bufumbira, non loin de la frontière, du côté de la
préfecture Ruhengeri. Son frère fut longtemps Directeur de l'Office des Cafés
en Uganda A la tête des renseignements militaires, Kagamé a été caractérisé par
une méchanceté indescriptible qui lui a valu le nom de PILATO, comparaison à
Ponce Pilate qui a ordonné la mort de Jésus Christ. Ceux qui le connaissent
rapportent qu'il enfermait ses prisonniers dans des containers et jetait les
clés. Il employait des militaires sous ses ordres pour piller et lui rapporter
le butin. On rapporte qu'un jour, un de ses militaires est allé voler avec son
arme dans Mulago Village à Kampala. Il fut attrapé et révéla qu'il était envoyé
par Kagamé. Celui-ci le convoqua et le mit à mort. Au sujet de cette méchanceté
extrême, il est connu que ses interrogatoires étaient toujours musclés. E.
Ndahayo (2000, p. 89), un des ses connaisseurs (il a été Directeur de cabinet
du Ministre de l'information dans le Gouvernement du FPR, entre juillet 1994 et
août 1995) souligne : les prouesses de délinquant du jeune Kagamé et de ses
pairs dans les milieux du vol et crime organisé de Kampala et de Naïrobi, et de
son parcours de tortionnaire au sein des services de securité ougandais. Mr N.,
un ex-militant du PSD (Parti Social Démocrate), m'a décrit Kagamé presque dans
les mêmes termes. Leur rencontre à Kampala en 1991 lui a donné l'impression de
quelqu'un qui a reçu une éducation de la rue. Il m'a dit: «Kagamé s'embarrasse
pas mal du savoir-vivre. Ntabwo yarezwe: il n'a pas reçu une bonne éducation»
(Entretien avec N. à Bruxelles en novembre 2001). Un autre témoignage sur Kagamé
soulignant son caractère «méchant» nous vient de Uganda Democratic Coalition
(janvier 1993), un mouvement d'opposition au pouvoir de Yoweri Museveni ayant
son siège aux Etats-Unis d'Amérique. Pour ce Mouvement, Kagamé a été
caractérisé, dans ses fonctions de Chef de Renseignements militaires ougandais,
par des tortures atroces qu'il infligeait à ces victimes, comme par exemple:
asphyxier la victime en couvrant sa tête d'un papier en plastique, serré autour
du cou par une corde jusqu'à ce que mort s'en suive; mettre des décharges
électriques sur les organes génitaux de ses victimes; attacher une grosse
pierre sur des organes génitaux jusqu'à ce que la victime s'évanouisse, ce qui
provoquait la mort ou de graves séquelles psychologiques ou physiologiques;
lier les bras et les jambes derrière le dos: la victime, devenue comme une
boule, mourrait par éclatement. La torture est connue sous le terme ougandais
de akandooya.
Kagamé
s'est marié en 1989 à Kampala à Jeannette Murefu, fille de Murefu, ex-tenancier
du café Eden Garden à Kigali au Rwanda et appartenant à l'ex-Président du MRND,
Matthieu Ngirumpatse. Murefu venait de rentrer de son exil du Burundi. Parti
pour les cérémonies de mariage de sa fille à Kampala, il ne reviendra plus au
Rwanda et s'installera à Jinja avec sa famille, prévenu probablement de
l'attaque imminente du Rwanda. Avant son mariage, Madame Jeannette Kagamé a
vécu avec ses parents à Bujumbura puis elle est allée à Naïrobi au Kenya où ses
études étaient financées par l'homme d'affaires H. M., grand frère de Robert
Kajuga, Président de la milice Interahamwe. Jeannette Kagamé a travaillé,
pendant un petit temps, dans la société Spie Batignolles à Naïrobi pour
rejoindre finalement Kampala où elle a travaillé avant de se marier. Après son
mariage, Kagamé fut envoyé, en juin 1990, aux Etats-Unis d'Amérique pour un
stage de commandement militaire (Command Staff) à Fort Leaven Worth au Kansas.
Après quelques 3 mois, Kagamé interrompit son stage et arriva au front le
14/10/1990 pour remplacer Fred Gisa Rwigema à la tête du FPR-Inkotanyi.
De retour
donc des USA, Kagamé réorganisa son armée qui avait été refoulée hors du
territoire rwandais le 30/10/1990. Celle-ci gagna la guerre en juillet 1994
après avoir défait les Forces Armées Rwandaises (FAR). Le FPR s'empara du
pouvoir et forma son Gouvernement le 19/07/1994 dans lequel Kagamé fut
Vice-Président et Ministre de la Défense Nationale.
Il fut également élu chef du Parti FPR. A la démission du Président Pasteur
Bizimungu, Kagamé fut investi comme Président et Commandant Suprême (High
Commander) de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR).
Kagamé est
un homme qui ne supporte pas la contradiction. Le capitaine Kayitare, à en
croire des sources du FPR, serait mort pour cette raison. Commando hors du
commun qui a dirigé avec succès des opérations sur les villes de Ruhengeri le
23/01/1991 et de Byumba le 5/06/1992, il était parvenu à se faire une renommée
parmi les membres du FPR. Lors d'une des exhibitions qui avaient lieu à Mulindi
pour un fund raising, la chanteuse Kamaliza venue de Bujumbura lui dédia une
chanson, séance tenante. Il le magnifiait en le comparant au lion (la chanson
est elle-même intitulée Intare c'est-à-dire le lion) qui, par son courage, fait
peur à ses ennemis (intare yaciye ibintu), au bouclier qui remporte la victoire
après avoir terrassé les ennemis (ngabo itsinze, ihashya ababisha). Kagamé ne
digéra pas ce militaire qui lui faisait ombrage. Car non seulement le lion est
courageux mais aussi il est le roi de la forêt. Le message était clair.
Kayitare pouvait même supplanter Kagamé à la tête du FPR. Un jour qu'il était
au sommet de la colline de Murore en commune Cyumba où il supervisait une
opération militaire fin 1992, Kayitare fut appelé par radio pour une urgence
dans leur état-major à Mulindi. Il devait descendre la montagne de Murore, traverser
la théiculture de la vallée de Ngondore et monter vers Mulindi. C'est dans la
théiculture qu'il a été arrosé de balles et rendit l'âme. Sa mort provoqua la
consternation dans les rangs du FPR mais également les FAR n'en revenaient pas
de façon que lors de son inhumation, le Commandant des FAR à Byumba, le Colonel
Bahufite, se rendit à la cérémonie car il croyait en la paix avec les
négociations d'Arusha.
Kagamé ne
cache jamais ses plans criminels car il sait que personne ne peut y croire
tellement leur réalisation est inimaginable pour un homme normal.
A Kibuye,
en 1995, il a traité les réfugiés hutus de l'ex-Zaïre de «chiens» et a juré de
les poursuivre là où ils sont.
Il a mis
cette idée en exécution avec James Kabarebe en bombardant leurs camps en octobre
1996, en tuant au moins plus de 200.000 d'entre eux et
en exterminant ensemble avec Joseph Kabila Kanada tous les
rescapés hutu, hommes, femmes et enfants arrivés à Tingi-Tingi et à
Mbandaka.
Le Rapport
Garreton, dans ses différentes versions, est éloquente à ce sujet. Après qu'il
ait dit, en août 1996, dans un meeting à Nyamirambo, qu'avec une petite capsule
ou une petite cuillère, on peut vider un tonneau, Kagamé est passé aux actes.
Pour lui, le fait que les Hutu soient nombreux ne constitue pas un problème.
Cette métaphore donne une idée de l'ampleur de sa méchanceté et de son
ethnisme. Il suffit de tuer les Hutu, petit à petit, jusqu'à les exterminer. A
la manière d'une goutte d'eau qui tombe du tonneau sans discontinuer. Le
tonneau finira par se vider si le petit trou n'est pas colmaté. Les événements
passés et récents confirment cette politique d'annihilation de l'ethnie hutu.
En effet des tueries massives des Hutu ont eu lieu surtout depuis 1994 : les
massacres de Kibeho, le nettoyage du Nord du pays, les camps de concentration
et de crémation notamment dans le Parc National de l'Akagera.
En
calculateur avisé qu'il est, Kagamé aurait toujours le passeport diplomatique ougandais
qu'il avait obtenu lorsqu'il était à la tête des services secrets de l'armée ougandaise.
En effet, sous le titre : Rwandese leaders still hold ugandan passports (les
dirigeants rwandais détiennent toujours des passeports ougandais), le journal
Sunday Vision du 8 janvier 1995 l'a
confirmé et a même ajouté que le président Museveni lui-même a déclaré que «son
gouvernement ne s'est pas dérangé jusqu'ici pour demander à ces dirigeants de
les restituer» (government has up now not bothered to ask the rwandese leaders
to surrender the passports). Bien qu'il se soit investi Président rwandais, la
détention de ce passeport laisse croire qu'il n'a pas abandonné son numéro de
matricule dans l'armée ougandaise
Le journal
ougandais The Monitor du 26 au 28 octobre 1994, parle lui aussi de 24,49
millions de shillings ougandais que Kagamé devait à l'Uganda Commercial Bank
LTD (UCB). C'est un crédit douteux que tous les officiers proches de Museveni
ont pris après la victoire de la NRA en 1986.
Fred Rwigema est mort sans rembourser 20,28 millions de shillings ougandais à
cette banque. Un ancien ministre ougandais de la justice, John Mulenga, auquel
l'ambassadeur rwandais accrédité à Kampala faisait remarquer, après l'attaque
du FPR en octobre 1990, la nationalité ougandaise des attaquants notamment par
la détention de certains d'entre eux de passeports diplomatiques ougandais,
faveur qui ne peut être accordée à un réfugié, a répondu que la loi ougandaise
était si libérale qu'elle était muette sur la nationalité des personnes devant
être incorporées dans l'armée ougandaise Même le Président Museveni déclara un
jour que l'un des membres de son cabinet, le Général Moses Ali était un
soudanais qui n'a régularisé sa nationalité ougandaise que sous son régime
alors qu'il était dans l'armée depuis les années 1960 (Bukeye, 1994).
09 juillet 2007
Demande d'extradition d'Isaac KAMALI à la France
Rwanda: Demande d'extradition à la France
Le Rwanda a transmis à la France une demande
officielle d'extradition d'un suspect du génocide de 1994, arrêté en juin alors
qu'il tentait de se rendre aux Etats-Unis, a déclaré vendredi le procureur
général du Rwanda. Isaac Kamali, titulaire d'un passeport français, a été
interpellé à l'aéroport de Philadelphie et renvoyé vers la France, où il demeure en
détention. Il figure sur la liste des fugitifs soumise par le Rwanda à
Interpol. "Nous avons officiellement transmis une demande d'extradition
pour obtenir son retour au Rwanda afin qu'il comparaisse en procès. Nous
pouvons uniquement espérer que les autorités françaises la respecteront", a
déclaré Martin Ngoga à Reuters.
Le Rwanda a rompu en novembre ses relations diplomatiques avec la France à la suite de mandats d'arrêt émis par le juge français Jean-Louis Bruguière contre des membres de l'entourage du président Paul Kagamé pour leur implication présumée dans la mort du précédent chef de l'Etat Juvénal Habyarimana.
© Reuters
06 juillet 2007
Gaspard Musabyimana
La Cour d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de prison
La
Cour
d'assises a condamné jeudi l'ex-major rwandais Bernard Ntuyahaga à 20 ans de
prison
Le procureur fédéral avait requis la perpétuité. Il avait notamment estimé que
l'accusé "ne regrettait rien" et "qu'il agirait de la même
manière aujourd'hui"
"Quel que soit le rôle joué par l'accusé, il y avait des appels à la haine
diffusé quotidiennement par des médias", comme la radio RTLM, a fait
remarquer la présidente. Une deuxième circonstance atténuante lui a été
retenue, à savoir le fait qu'il a sauvé la vie de Tutsis, non pour un profit
personnel mais par amitié. "Il (Bernard Ntuyahaga) n'est qu'un maillon
d'une chaîne importante", a dit la présidente.
"Ce n'est pas une peine désespérante. Elle peut s'inscrire dans une possible
réconciliation de la société rwandaise", a dit la présidente, à l'adresse
de l'accusé avant de clore le procès.
© Belga
Journal du Procès Ntuyahaga
19/04
Sélection
des jurés et lecture de l’acte d’accusation
Vendredi 20/04
23/04
Interrogatoire
de l’accusé
De Temmerman Els + projections
24/04
Vandermeersch
Damien, Verstreken Sylvania + projections
25/04
Matata
Joseph, Prof. Chrétien Jean-Pierre, Péan Pierre, Prof. Steinberg Maxime,
Nyetera Antoine, ex-Ministre Nkurunziza Charles
26/04
Me
Mbonampeka Stanislas, Colonel Serubuga Laurent, Degni-Segui René, Nkezabera
Jean-Marie Vianney, Musabyimana Gaspard, ex-Ministre Birara Jean-Berchmans.
Vendredi 27/04
30/04
Prof. Vidal
Claudine, Nahimana Eugène, Colonel Musonera Venant, Ambassadeur Kanyarushoki Claver,
ex-Ministre Gasana James, Nyberg Maurice, Braeckman Colette
01/05
02/05
Collet
Jacques, col. Habyarimana Emmanuel, Mberabahizi Jean-Baptiste, Verhaegen Alain,
Lafourcade Jean-Claude, Habyarimana Jean-Luc, Desforges Alison
03/05
Van Winsen
Nicolas, Reyntjens Filip, Guichaoua André, Swinnen Johan
Vendredi 04/05
07/05
Vandermeersch
Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal,
Stassin Michel
08/05
Vandermeersch
Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal,
Stassin Michel
09/05
Vandermeersch
Damien, Verstreken Sylvania, Pourbaix Philippe, Migeot Valérie, Remy Pascal,
Stassin Michel
10/05
Artiges
Guy, Roman Marcel, Colla Léopold, Cellens Edward, Crochelet Yves, Delattre
André, Charlier José, Uytterhoeven Joris, gén. Dallaire Roméo
Vendredi 11/05
14/05
Colonel
Marchal Luc, Major Maggen Petrus, Lt-Colonel Leroy André, Colonel Dewez Joseph,
Claeys Frank
15/05
Flament
Jacques, Vincent, Chantraine René, De Loecker Norbert, Lefèvre Didier, Van
Asbroeck Jean-Marc, Hutsebaut Didier, Pauwels Dimitri
16/05
Van
Driessche Bruno, Vermeulen Jean-Marc, Cantineaux Robert, Gerlache Matthieu,
Quertemont Michel, Lemaire Luc, Choffray Michel
17/05
Vendredi
18/05
21/05
Schepens
Richard, Audry Jean-Yves, Marchal Pierre, Timsonet Maurice, Theunissen Yves,
Collin Patrick, D’heur Marc
22/05
Piérard
Gérard, Boequelloen Freddy, Boucher Fabien, Dessambre Jean-Luc, Gheysens Serge,
Robert Pascal, Matthys Stéphane, Restiaux Didier
23/05
Sieben Luc,
Schobben Guy, Tambour Thierry, Grégoire Michel, Carrier Serge, Crespin Claude,
Denis José, Watelet Stéphane
24/05
Lieutenant
Gasamaza Germain, Uwilingiyimana Mamerte, Munyankumburwa Gervais, Daff Adama,
Uwilingiyimana (Enfants d’Agathe), Général Gatsinzi Marcel, Safari F.-Xavier
Vendredi 25/05
28/05
29/05
Coordonnées
de 4 témoins à fournir par Me De Temmerman, Aboagye Georges, Doe Kwesi,
Zambulugu Sandow, Ambako alias Amaoko Alex, Apedo Kodjo Ekpe
30/05
Général
Ndindiliyimana Augustin, Colonel Bagosora Théoneste, Nzuwonemeye
François-Xavier, Nduwimana Daniel, Colonel Nubaha Laurent, Ndahimana Jean-Marie
Vianney, Hakizimana Lucie
31/05
Munyaneza Denis,
Nubatsurwanda Pierre, Turatsinze Jean, Bugingo Jean Népomucène, Nkulikiyinka
Jean-Damscène, Munyengabo Modeste, Maniraguha Jean-Pierre, Munyampirwa Bertin,
Masonga Célestin
Vendredi 01/06
04/06
Général
Rusatira Léonidas, Major Nsanzimfura Jean-Baptiste, Colonel Kayumba Cyprien,
Colonel Neretse Emmanuel, Munana Grégoire, Colonel Murasampongo Joseph, Général
Ndengeyinka Balthazar
05/06
Angelet
Bruno, ambassadeur Rugaba Silas, Ntaganzwa Jean-Damascène, Schriewer Robert,
Ricart y Bes Concepcion, Defillet Wilfried, Uwimana Laurent, Mukawera Olive
06/06
Nzaramba
Léonard, Nkulikiyinka Jean-Bosco, Murangwa Faustin, Ndamage Venant, Rugambarara
David, Nyirahagenimana Venantie, Kayitesi Edith
07/06
Kamaraba
Annie, Mukangiliye Colette, Mukamana Bernadette, Ngarambe Joseph, Sibomana
Stanislas, Nizeyimana Richard, Nkezabera Ephrem, Hakizimana Cécile, Munyeragwe
Faustin
08/06
Hakizimana
Georges, Muhorakeye Bernadette, ex Ministre Ntamabyariro Agnès
F. Twagiramungu
De témoin imprévu à témoin-clé
Mercredi 13 juin 2007
Si j’étais Bagosora,
j’assumerai ce que j’ai fait.
Le
procès Ntuyahaga tire à sa fin
"La
défense de Ntuyahaga veut réécrire l ’histoire"
Ntuyahaga
est allé chercher les casques bleus
Comme on
pouvait s’y attendre Twagiramungu a été interrogé par la défense de Ntuyahaga
sur son rôle présumé dans la déstabilisation du Rwanda. Twagiramungu est depuis
toujours accusé par les orphelins de la Première et surtout de la Seconde République
d’être un traître parce qu’il aurait vendu le pays aux rebelles du FPR. Lui
répond que toutes ces accusations ne se fondent sur rien si ce n’est sur une
gigantesque fuite de responsabilités (des militaires et des responsables
politiques rwandais).
La thèse de
la défense de Ntuyahaga étant que le FPR a tout planifié qu’il s’agisse des
massacres ou du génocide, Twagiramungu considéré comme son complice est rendu
responsable de la mort des casques bleus, de l’assassinat d’Agathe
Uwilingiyimana, de la défaite des FAR et de la prise du pouvoir par le FPR.
Au
démarrage du procès il n’était même pas prévu que Twagiramungu soit attendu
comme témoin. Il s’est constitué partie civile pour avoir un mot à dire et
voilà que depuis le vendredi 8 mai, il est passé trois fois devant la Cour d’Assises d’abord pour
livrer son témoignage et ensuite pour être questionné par toutes les parties.
L’après-midi du lundi n’aura pas été suffisante puisqu’il est revenu ce mardi
après-midi.
Le témoin
imprévu des parties civiles est devenu un témoin-clé pour... la défense qui
n’hésite pas à le présenter comme le mal rwandais ou le drame rwandais à lui
tout seul !
NKB 13/06/07
Racisme !
L’argument mach... massue de la défense du major Ntuyahaga
Le Soir :
Chez
"Mme Agathe", on a pas tué par hasard
Le Soir :
Tués,
pillés, mutilés et jetés dans une morgue
F. Twagiramungu
De témoin imprévu à
témoin-clé
Mercredi 13
juin 2007
par Dr. Leopold Munyakazi
Bonjour,
Mon texte
en kinyarwanda peut sembler un peu dur, mais il traduisait bien ce que je
crois. Soit !
Je suis
ravi de noter que je ne suis pas le seul à soutenir que Twagiramungu est un
témoin-clé(sinon un acteur actif) pour tout qui se rapporte au drame rwandais, de
même que Kagame, Bagosora, Annan et Dallaire, pour ne citer que quelques noms.
Pour le
moment, j’aimerais savoir ce que Rukokoma aurait répondu aux accusations
suivantes qui n’ont probablement pas été passées sous silence :
- avoir serré la main du diable (l’autre !) ;
- avoir manipulé Agathe Uwiringiyimana et les orphelins des anciens dignitaires ;
- avoir fanatisé et instrumentalisé les foules ;
- avoir désinformé la communauté internationale ;
- avoir démoralisé les FAR, etc.
Son passage
au poste de PM lui a fourni une preuve éclatante qu’il avait, en fait, été
contacté et "désigné" pour exécuter un programme qui n’était pas le
sien. L’occasion lui est maintenant offerte de dévoiler ce programme, sans se
perdre dans les "détails" de pointer du doigt des individus.
© Dr.Leopold
Munyakazi




