30 novembre 2008
Au sujet du Congo (RD), de quoi la Belgique politique a-t-elle peur ? (suite et fin)
Nous
terminions la première partie de cet article en affirmant que
la signification du symbole que représente Joseph Kabila est
pauvre et appauvrissante. Le dernier rapport de Human Rigth Watch
publié le 25/11/20008 est venu enfoncer le clou en indiquant
que Joseph Kabila représente les forces de la mort: il est à
la tête d'un réseau des escadrons de la mort décidé
à exterminer tous ceux dont les avis contrarient ceux du
« jeune tyran ». Est-ce ce symbole que la
Belgique politique a peur de perdre ?
I. La Belgique plurielle
Quand nous parlons de la Belgique politique, nous avons tendance à simplifier une réalité complexe: il n'y a pas une seule Belgique politique; celle-ci est plurielle. La Belgique politique de Karel de Gucht n'est pas celle de Charles et Louis Michel. Ni même pas celle de certains membres du Parti Socialiste francophone. Cette Belgique plurielle est palpable du doigt quand, au lieu de se contenter de ce que les médias dominants racontent sur les fissures de la classe politique Belgique, on va à la rencontre des hommes et femmes politiques Belges.
Les mamans Congolaises de Belgique en savent quelque chose. Certaines d'entre elles sont allées rencontrer, il y a quelque temps, les (dames) parlementaires Belges ayant séjourné à l'est de notre pays pour en avoir le coeur net sur la suite réservé à leur voyage au Congo. Nos soeurs et mères voulaient savoir si ces parlementaires s'étaient engagés, après toutes les atrocités vues à l'est du Congo, dans la recherche d'une solution viable à la tragédie congolaise. Elles n'en ont pas cru leurs oreilles quand les Honorables leur ont répondu que la quête de solution à la question congolaise était au-dessus de leurs forces et mêmes de celles de leurs gouvernants. L'un ou l'autre homme politique abordé en aparté n'hésite pas à soutenir qu'une bonne majorité de la classe politique partage les points de vue de Karel De Gucht sur les gouvernants Congolais. Mais que si celui-ci inspire une certaine peur, c'est parce qu'il est un atlantiste convaincu. Ses points de vue sur l'avenir du Congo sont très proches de ceux du soutien de Kagame: Washington.
De
plus en plus d'hommes et femmes politiques Belges s'alignent derrière
Louis Michel parce que ce dernier partage le point de vue de l'Union
Européenne: veiller à l'intangibilité des
frontières héritées de la colonisation. Parmi
ces politiques, certains critiquent le soutien aveugle et/ ou
intéressé de Louis Michel à Joseph Kabila. Il y
en a même qui avouent que M. Michel les a induits en erreur en
présentant Joseph Kabila comme « l'espoir du
Congo ». Le dernier rapport de Human Rigth Watch est venu
mettre de l'huile sur le feu même s'il revient, à
quelques détails près, sur une réalité
congolaise connue de « la communauté
internationale ».
Il est intéressant de savoir que ce débat existe. Que le projet de la balkanisation du Congo au profit du Rwanda n'est pas une fiction. Que le soutien américain à Kagame n'est pas une invention congolaise.
Donc, il y a d'une part la peur de la balkanisation du pays et un soutien à un certain discours décriant les abus des gouvernants Congolais. D'autre part, il y a un appel à sauvegarder les frontières héritées de la colonisation, même si cela exige un soutien à Joseph Kabila en tant que symbole de la souveraineté du Congo. Mais l'examen de la signification de ce symbole révèle qu'il est dangereux pour le vivre-ensemble congolais.
Que faire? Une certaine opinion belge prône le respect de la légitimité issue des urnes. Cette opinion a du mal à répondre à cette double question: « La légitimité issue des urnes accorde-t-elle aux gouvernants le droit de vie ou de mort sur les gouvernés? Est-elle une voie légale donnant accès aux « privilèges fabuleux » pour quelques membres de la communauté congolaise ? »
Cette opinion tient au respect des institutions issues des élections de 2006 sans aucune considération sur leur qualité. Elle préfère « ne pas jeter le bébé et l'eau du bain » pour éviter que le Congo ne sombre dans un éternel recommencement.
Une révision de la constitution serait envisageable pour corriger et sanctionner les gouvernants abusant de leur pouvoir.
Les Belges déçus du kabilisme ne semblent pas avoir une proposition de rechange. Un certain nombre d'entre eux estiment que c'est aux Congolais qu'il appartient de s'organiser pour changer le cours des choses.
II. En marge de la classe politique
En marge de la classe politique, une certaine société civile organise des manifestations pour dénoncer le viol, le vol et les pillages dont souffre l'Est de notre pays tout en refusant de désigner les responsables réels de cette tragédie. Ainsi partage-t-elle une certaine hypocrisie et/ou un certain cynisme des « cosmocrates » dont un bon nombre d'hommes politiques ne sont que « les petites mains ».
Mais, au sein de cette société civile, certains Belges travaillent autrement. Ils n'apparaissent pas beaucoup sur la scène médiatique. Ils ont réussi à créer des interstices où Belges et Congolais, Belgo-congolais et Congolo-belges se rencontrent et coopèrent comme des égaux. Ils réfléchissent sur l'avenir du lien Congo-Belgique,organisent des débats, créent de petits projets communs (une école, un dispensaire, une église, une petite et moyenne entreprise, etc.)
C'est peut-être de ces tiers-lieux où le dialogue, le respect et l'amitié l'emportent sur le partenariat asymétrique des experts « belges » du Congo et/ou sur « la haine (qu'éprouvent certains compatriotes à l'endroit) de l'Occident » que naîtra une autre relation belgo-congolaise.
Les relations officielles réduites à l'apport politico-diplomatique de l'un ou l'autre homme politique cachent souvent un désir inassouvi de néocolonialisme, un abus de copinage ou une complicité souvent nuisible aux intérêts bien compris de nos deux pays. N'est-il pas temps que la Belgique abandonne son rôle d'expert-commissionnaire du Congo ou le revisite en vue de définir une politique étrangère claire ? Est-elle éternellement obligée de s'aligner sur l'un ou l'autre « grand-frère » ou ami pour mener sa politique au Congo ?
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que la Belgique pourrait envoyer une force militaire à l'Est de notre pays. Cela provoque un certain questionnement chez les empêcheurs de penser en rond.
Si le drame humanitaire que connaît notre pays peut inciter « les pays amis » à nous venir au secours militairement, dire dans quelle mesure cela ne pourrait pas être interprété comme un soutien à la tyrannie de Joseph Kabila demeure une préoccupation sérieuse. Ne sont-ce pas les armées « des pays amis » qui ont, tant soit peu, aider à la consolidation de la dictature de Mobutu ?
Comment peut-on aider
militairement un pays dont les vues souverainistes des oligarques au
pouvoir rejettent toute remise en question de « leurs
privilèges fabuleux , condamnent à la mort les
opposants politiques et clochardisent leurs propres populations ? La
Belgique qui a peur de perdre Joseph Kabila se prépare-t-elle
à demander pardon aux générations futures des
Congolais qui lui reprocheront d'avoir soutenu, après Mobutu,
un pouvoir fondé sur le sang ?
L'avenir nous le dira.
J.-P. Mbelu
Les mots de la guerre dans l'Est du Congo - Etat critique MSF
Cliquer sur l'image pour voir la vidéo
Signez la Pétition pour demander à la MONUC, l'arrestation immédiate de Laurent Nkundabatwaré
Dunia SENDWE
Manifestations pour le Congo au Canada - Décembre 2008
Les manifestations en rapport avec la situation qui prévaut
en RDC ont commencé à Montréal, au Canada, par
le dépôt, 11 novembre 2008, du mémorandum de Agir
Ensemble pour la Paix qui est une table de concertation des
organisations intéressées à la paix en RDC.
Ensuite, il y a eu la marche de la Communauté congolaise de Montréal qui a été suivie par celle de la Communauté congolaise de Winnipeg.
La Communauté des Congolais de Québec a publié un appel urgent tout comme la Maison Congolaise du Grand Toronto.
La Communauté Catholique Congolaise de Montréal organise à partir du 30 novembre les activités suivantes:
- 30 novembre à 12h30
Messe pour la paix au Congo célébrée par la délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo composée de 2 évêques et d'une religieuse, en tournée au Canada.
- 30 novembre à 14h00
Panel sur la guerre en RDC animé par la délégation de la CENCO
- 4 décembre à 12h00
La crise au Congo, une bataille pour les minéraux
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)
- 12 décembre
Marche de la Communauté congolaise de Montréal
- 12 décembre à 19h00
Soirée de prières pour le Congo regroupant toutes les sensibilités confessionnelles présentes au Congo et représentées au sein de la diaspora congolaise de Montréal. La soirée de prières sera organisée en collaboration avec Antenne de Paix, une filiale de Pax Christi et du groupe Foi et Spiritualité.
Derrière les évidences humanitaires, l'Arche de Zoé, l’onde de choc
L'Arche de Zoé, l’onde de choc
Le Monde
Diplomatique
Voir toutes les vidéos concernant l'affaire de l'Arche de Zoé
Cliquer sur l'image pour revoir le reportage de Marc GARMIRIAN
La violence des réactions de la presse africaine au
« scandale de L’Arche de Zoé » a laissé pantois nombre d’humanitaires
occidentaux.
Sorte de « fait social total », l’intervention de
l’association française — accusée de tentative d’enlèvement d’enfants sous de
faux prétextes humanitaires — a mis en lumière les dérives de la société
tchadienne et de son régime ; puis, en cercles excentriques, les ambiguïtés de
l’humanitaire et des rapports Nord-Sud. Les premières réactions, viscérales et
nationalistes, frisent parfois la xénophobie : on incrimine les
dysfonctionnements administratifs ainsi que l’arrogance et le néocolonialisme
des « humanitaires » français. Tchadvision s’indigne : « Même pour alimenter un
zoo en France avec des animaux de la savane africaine, il faut prévenir les
autorités locales pour avoir une autorisation de sortie desdits animaux !
»
La grâce finalement accordée par le président tchadien Idriss Déby Itno
aux membres de l’association est interprétée amèrement, dans le genre désespéré
des utopies de Jonathan Swift. Ainsi Franck Salin sur Afrik.com : « Le marché
aux enfants africains est ouvert : venez, servez-vous, il ne coûte rien, ou si
peu, d’enlever de petits Africains. C’est, en somme, le message que vient de
délivrer le président tchadien, Idriss Déby (1). » Selon le même auteur : « Leur
comédie et leur fiasco ont porté tort, et gravement, tant à l’adoption
internationale, déjà fort en difficulté, qu’à l’action humanitaire, aujourd’hui
cible d’attaques et de mises en cause à travers le monde. »
L’« affaire »
a été aussi l’occasion de mesurer, via les médias, les prémices d’une opinion
panafricaine, fût-elle dans un premier temps informée par des relais occidentaux
(Radio France Internationale [RFI], Africa n° 1, Agence France-Presse [AFP]...).
Ainsi, dans le quotidien de Kinshasa La Conscience du 26 décembre 2007, le
politologue Serge-Nicolas Nzi commente l’attitude des plus hautes autorités
françaises, critique le mensonge et le refus de repentance, remettant l’affaire
Zoé en perspective : « Pourquoi tant de reniements de la parole donnée,
d’aboiements, de hurlements et de gesticulations pour nier ce qui est évident ?
La France peut-elle prétendre être une grande nation en niant tous les massacres
qu’elle a infligés aux autres peuples (2) ? »
La diaspora s’en mêle
brillamment, comme l’écrivain congolais Bolya Baenga, qui publie depuis Paris
une tribune cinglante sur le « cannibalisme humanitaire » : « En fait, si
l’opération d’enlèvement des enfants tchadiens et non darfouris avait réussi,
cela aurait été le premier coup d’Etat humanitaire de l’histoire. Le “tout est
humanitaire” cannibalise tout (3). »
Enfin, le « scandale de L’Arche »
semble aussi avoir été le prétexte à un déchaînement de fantasmes très
révélateurs où esclavagisme, biologie, théorie du complot se trouvent mêlés, ni
plus ni moins d’ailleurs que pour les origines du VIH... ou le 11-Septembre !
Ainsi, l’un des opposants tchadiens les plus connus, M. Ngarlejy Yorongar,
reprend les thèses conspirationnistes du Réseau Voltaire : arguant du fait que
la même personne se trouve secrétaire de L’Arche de Zoé et de la société Paris
Biotech Santé, dépendant de l’université Paris-V ; que ce laboratoire a comme
administrateur un frère du président français Nicolas Sarkozy ; et que les buts
de L’Arche étaient de faire venir dix mille enfants tchado-soudanais en Europe,
il ne peut s’agir que d’expérimentations biologiques occultes !
Dans une
lettre ouverte au président français, le député Yorongar affirme carrément : «
Vous narguez les Tchadiens, qui sont à vos yeux moins que vos chiens, qui
demeurent toujours des esclaves et qui ne méritent ni dignité ni respect, comme
les traitaient vos ancêtres. (...) Ils n’ont enlevé et séquestré que des enfants
nègres, bons pour les réseaux notamment des pédophiles, des voleurs d’organes
humains, des proxénètes et des laboratoires d’expérimentation (4). »
Les
blogs africains vont parfois plus loin, osant des parallèles avec... un génocide
: « Il faut nettoyer : entendre “créer un autre Rwanda” dans la zone du Darfour,
afin de créer un exode pour mieux exploiter le pétrole et s’approprier les
sous-sols dont on connaît aujourd’hui l’étendue des richesses (5).
»
Paranoïa ? C’est comme si l’affaire avait servi de révélateur et
d’exutoire, en particulier à cause du traitement politique affligeant imposé par
les autorités françaises et tchadiennes, plus unies qu’il y paraît.
Michel Galy
RDC : 16 personnalités mondiales demandent l'envoi rapide de troupes de l'UE
LONDRES (AFP) — D'influents anciens responsables politiques et religieux du monde entier ont envoyé jeudi une lettre ouverte aux dirigeants européens réclamant l'envoi par l'Union européenne (UE) d'une force intérimaire en République démocratique du Congo (RDC), pour y protéger les civils.
Les 16 signataires, dont l'ancien archevêque du Cap Desmond Tutu ou l'ancien président tchèque Vaclav Havel, constatent que les combats dans l'est de la RDC ont provoqué une "vraie catastrophe humanitaire".
Ils appellent donc les chefs d'Etat et de gouvernement européens à faire preuve de "leadership politique personnel" en envoyant une force d'interposition, absolument nécessaire selon eux pour éviter une répétition du génocide d'avril 1994 au Rwanda.
Parmi ces signataires figurent deux prix Nobel de la paix, Desmond Tutu et l'ancien président sud-africain Frederik de Klerk, ainsi que Romeo Dallaire, le général canadien qui dirigeait la mission des Nations unies au Rwanda en 1994, ou encore l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson et Vaclav Havel.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé, le 20 novembre, d'envoyer 3.000 Casques bleus pour renforcer la mission des Nations unies en RDC (Monuc), mais "cela prendra vraisemblablement entre trois et six mois pour les déployer", notent-ils. Or, "le peuple congolais ne peut pas attendre".
L'envoyé spécial de l'ONU en RDC a demandé le déploiement d'urgence d'une force intérimaire pour protéger les civils avant l'arrivée des Casques bleus, remarquent-ils. "Il est de plus en plus clair que l'UE est la mieux placée (...) pour jouer ce rôle et se déployer maintenant", écrivent-ils.
"Nous vous exhortons à accepter très rapidement le déploiement d'une force de l'UE", poursuivent-ils. "De notre point de vue, cela aiderait à protéger les vies de centaines de milliers de civils actuellement en danger. Cela nécessite votre leadership politique personnel pour faire en sorte que ça se produise et nous assurer que +plus jamais+ signifie réellement plus jamais."
Depuis fin août, de violents combats ont repris dans le Nord-Kivu, à l'est de la RDC, entre d'une part la rébellion de Laurent Nkundabatwaré et d'autre part l'armée congolaise et des groupes armés alliés. Ils ont provoqué le déplacement de plus de 250.000 personnes.
Nous sommes tous des "Rose Kabuyé", le sénateur MR, Alain Destexhe à Paris avec les supporters de la génocidaire tutsie
Il vaut mieux entendre cela plutôt que d'être sourd ...
Les réfugiés politiques tutsis se sont rendus à Paris, dans des bus loués par l'ambassade rwandaise pour manifester la colère causée par l'arrestation de la représentante du gouvernement rwandais, Rose Kabuyé.
Manifestent-ils pour une justice équitable ou pour l'impunité du régime terroriste de Paul Kagamé ?
Qu'en est-il de la séparation des pouvoirs, principe de tout régime démocratique ?
Les électeurs belges apprécieront et s'en rappellerons lors des scrutins électoraux de 2009 ...
Pour les démocrates issus de la région des Grands-Lacs et d'ailleurs, RV le 6 décembre 2008 pour la grande manifestation organisée à Paris.
Paul Kagamé, Laurent Nkundabatwaré, Yoweri Museveni et Joseph Kabila sont les principaux responsables africains des génocides congolais et rwandais (tutsis + hutus).
Dunia SENDWE
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29 novembre 2008
Ingérence de KOUCHNER dans la justice françaie : Affaire Kabuyé
Chers amis Netters,
Une pétition circule actuellement pour condamner le droit d'ingérence du ministre français des Affaires étrangères qui a pris parti pour Rose Kanyange, épouse David Kabuye, contre les intérêts de la Justice universelle. Je me permettrai de faire certains commentaires à ce sujet.
1/ Le docteur Bernard Kouchner ne représente pas les citoyens français car, au cours des dernières élections présidentielles, il n'a pas été élu par les Français qui ont sanctionné le parti politique pour lequel bat son cœur de gauche, le Parti Socialiste. Il a été nommé à ce poste par une décision personnelle et autoritaire du président Sarközyï, qui a placé ses copains sur les strapontins par ce prétendu « esprit d'ouverture » qui est symptomatique de l'ouverture d'une brèche dans le ciment de la nation française.
2/ Le docteur Bernard Kouchner est actuellement ministre français des Affaires étrangères, mais étrangement, il se considère comme investi d'une étrange mission de Justice qui ne relève pas du ministre de la Justice, mais du Pouvoir Judiciaire.
3/ Le docteur Bernard Kouchner, imitant son idole rwandaise Paul Kagame, fait donc autour de sa petite personne « constitutionnellement exclusivement exécutive » un amalgame inadmissible aux termes de la Constitution française, en portant son fameux « droit d'ingérence » comme un traître coup de poignard au cœur même du cœur constitutionnel de nos amis français, lequel bat au rythme cadencé de la Séparation des Trois Pouvoirs : le Législatif, l'Exécutif et le Judiciaire.
4/ Pour quelle raison, le docteur Bernard Kouchner a-t-il pris position en faveur du lieutenant-colonel de réserve Rose Kanyange, épouse David Kabuye ?
- Soit le docteur Bernard Kouchner en a été chargé par ses amis et officiers traitants du FPR, en sa qualité, dès 1994, de membre de la cinquième colonne des Inkotanyi infiltrée en France, auquel cas, ne pouvant adorer en même temps Dieu et Mammon, il devra choisir entre le Dieu de la France, de la Justice et de la Vérité et le Mammon de Kigali, de l'Injustice et du Mensonge.
- Soit il a épousé les thèses du FPR, qui sont la thèse exclusive et sans partage de son dictateur Paul Kagame, et ce pour des raisons personnelles qui n'ont rien à voir avec sa tâche actuelle et son devoir actuel, qui est celui d'un ministre de l'Etat français, lequel exige de lui qu'il ne s'occupe exclusivement que de ses oignons ministériels dans le cadre des prérogatives que son poste lui confère en matière d'Affaires étrangères.
5/ Dans les deux cas de figure précédents, le docteur Bernard Kouchner peut être accusé de « collusion avec une puissance étrangère » d'autant plus que le Rwanda a unilatéralement rompu ses relations diplomatiques avec la France, a accusé la France de complicité de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide, a nommé une ridicule commission dite indépendante, ou « Commission Mucyo » pour confirmer l'état d'esprit de la haute direction du parti unique de facto, le FPR, et enfin, menace de signer 33 mandats d'arrêt internationaux contre des personnalités politiques et militaires françaises.
6/ Pour prétendre que Rosa Kabuye est innocente, le docteur Bernard Kouchner a pris un parti pris inadmissible autant qu'illégal contre les intérêts de la France et est donc indigne de représenter la France à la face du monde au poste de ministre des Affaires étrangères. Considérant, de surcroît, l'enquête judiciaire et le mandat d'arrêt international de l'intègre Juge antiterroriste Jean-Louis Bruguières comme nul et non advenu, le docteur Bernard Kouchner est coupable d'un déni de justice et d'obstruction au libre cours de la Justice française, tel que garanti par la sacro-sainte séparation des Pouvoirs. Enfin, en exprimant un tel point de vue, le docteur Bernard Kouchner donne un camouflet aux millions de victimes, assassinées, blessées, réfugiées, traumatisées et meurtries à vie dans leur chair et dans leur âme par l'aventure inhumaine et sanguinaire d'une poignée de mercenaires et de parias qui ont attaqué le Rwanda depuis octobre 1990 pour y prendre le pouvoir… « para tomar el poder » comme l'exprime Don Fernando Andreu Merelles, le confrère espagnol du juge français.
7/ Bernard Kouchner a quitté le bois de l'Hexagone où il avait caché son double jeu. Son prénom Bernard, d'origine germanique, est constitué des radicaux « bern » et « hard » qui en font un « ours fort ». Son nom « Kouchner », d'origine lithuanienne, polonaise et ukrainienne, dérive du yiddish « kirzner », signifiant « fourreur, chapelier, marchand de peaux ». Et donc "Bernard Kouchner" signifie "vendeur de peau de brave ours". Je lui conseille vivement de démissionner et de retourner se fourrer dans son bois de l'Hexagone pour demander à ses amis les braves ours de France s'il était opportun qu'il vende leur peau avant de les avoir tués ! En quittant le « Quai d'Orsay », le docteur Bernard Kouchner pourra s'arrêter sur le quai de la Seine, sortir sa canne à pêche, et lancer un hameçon dans les eaux froides de Paris. Les ours aiment la pêche… même quand ils n'ont pas la pèche !
8/ Les millions de pauvres êtres humains qui sont les victimes silencieuses de l'entreprise de mort des mercenaires du FPR n'auront guère plus d'avocat pour entendre leur voix ou de juges intègres pour leur rendre leur dignité dans le Droit. Que vivent la Justice et la Vérité dans l'Afrique des Grands Lacs africains, pour qu'y puissent régner leurs sœurs Paix et Réconciliation. Mais pour cela, chers frères et sœurs Abanyarwaanda et Abanyarwaandakazi, il faut prier, il faut souvent prier, il faut toujours prier car seul Dieu Notre Créateur écoutera notre humble prière et fera alors vraiment Justice de Son Glaive de Feu.
Internaute Anonyme
Pour la reconnaissance du Génocide Congolais
Liens importants :
Vidéo : Reportage sur l'Attentat terroriste perpétré contre Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994
27 novembre 2008
Pétition de la FEIDAR au sujet de l'affaire Rose Kabuye
Mardi 25 novembre 2008
Réaction de la Fédération internationale des associations
rwandaises suite aux déclarations de Monsieur Bernard Kouchner au sujet
de l’affaire Rose Kabuye.
Depuis sa nomination à la tête de la diplomatie française, le
Ministre Bernard Kouchner a placé le rétablissement des relations
diplomatiques avec le Rwanda en tête de ses priorités. Cette volonté de
normalisation entre les deux pays doit être saluée.
La Fédération internationale des associations rwandaises – en sigle
FEIDAR - rappelle cependant que la rupture des relations diplomatiques
entre la France et le Rwanda a découlé d’une décision unilatérale du
président rwandais Paul Kagame à la suite de la publication en novembre
2006 du rapport du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière mettant en
cause le président rwandais pour sa responsabilité dans l'assassinat,
le 6 avril 1994, de trois citoyens français morts dans l'avion
présidentiel rwandais abattu sur ordre du même général Paul Kagame. Le
juge Bruguière a en conséquence émis des mandats d'arrêt internationaux
contre neuf proches du président Kagame et demandé au Tribunal Pénal
International pour le Rwanda d'engager des poursuites contre le
président actuel du Rwanda.
Il convient de rappeler par ailleurs à la bonne attention du public
et du gouvernement français que l'enquête du juge Bruguière faisait
suite à une plainte des ayants-droit des trois ressortissants français
victimes de cet attentat terroriste.
C’est en application des mandats du juge Bruguière que Madame le
colonel Rose Kabuye, chef du protocole du général Paul Kagame, une des
neuf personnes visées par lesdits mandats, vient d’être arrêtée par la
police allemande et extradée vers la France pour y répondre de
"complicité d'assassinats" et "association de malfaiteurs", le tout "en
relation avec une entreprise terroriste". Madame Kabuye a été mise en
examen dès son arrivée à Paris. Il s’agit donc d’un dossier judiciaire
et non politique.
Or que constate-t-on depuis la mise en examen de Madame le Colonel Rose Kabuye ?
A plusieurs reprises, répondant à des questions des journalistes -
RFI et TV5 notamment -, le Docteur Kouchner a systématiquement cherché
à politiser cette affaire, au risque de tomber dans un amalgame
susceptible d’induire en erreur l’opinion publique française et
internationale. Le ministre est allé jusqu’à vanter le courage de
Madame Kabuye pourtant mise en examen pour assassinat de citoyens
français.
En revanche, pas une seule fois le ministre ayant la protection des
français de l’étranger dans ses attributions n’a daigné exprimer la
moindre compassion à l’égard des victimes françaises et de leurs
familles.
En se félicitant de la mise en liberté de Madame Rose Kabuye,
Bernard Kouchner semble minimiser la gravité des actes qui sont
reprochés à cette collaboratrice de Paul Kagame, en l’occurrence la
destruction d’un aéronef civil ayant entraîné la mort de trois
ressortissants français et de plusieurs citoyens rwandais et burundais
dont les chefs d’état de ces deux pays. Cette prise de position est
susceptible d’influer sur le cours de l’instruction et porte atteinte
au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs et
d'indépendance de la magistrature..
Considérant que l’attentat contre l’avion du président rwandais
Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 constitue bel et bien un attentat
terroriste tel que défini par les conventions internationales pour la
répression du terrorisme,
Considérant que les prises de position publiques du ministre
Kouchner dans cette grave affaire vont à l’encontre des intérêts des
victimes françaises, burundaises et rwandaises de l’attentat terroriste
auquel Rose Kabuye est suspectée d’avoir participé,
Convaincue que la mise en cause répétée mais sans fondement du
rapport Bruguière et des mandats d’arrêt internationaux en découlant
apporte un soutien inopportun à des criminels poursuivis pour attentat
terroriste ayant entraîné la mort de trois citoyens français, et que
cette attitude constitue une ingérence manifeste et une entrave à
l’instruction judiciaire en cours,
La Fédération internationale des associations rwandaises – en sigle FEIDAR
1. Prend acte et soutient le processus de normalisation des
relations diplomatiques entre le Rwanda et la France, mais considère
que ce processus ne doit pas se faire aux dépens des victimes de
l’attentat terroriste du 6 avril 1994. La normalisation entre les deux
pays devrait au contraire fournir à la France l'occasion de jouer comme
par le passé un rôle positif en vue de favoriser la réconciliation
inter-rwandaise. Et ce en restant à l’écoute de toutes les composantes
du peuple de ce pays meurtri.
2. Dénonce et condamne avec fermeté toute forme d’obstruction
tendant à saboter l’instruction ayant pour seule finalité de rendre
justice aux familles françaises et aux autres parties civiles éprouvées
par l'attentat du 6 avril 1994.
3. Dénonce les tentatives de réécriture de l’histoire destinée à
faire passer les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 pour des héros.
4. Demande instamment au Ministre Kouchner de s’abstenir de faire
des déclarations ou des commentaires pouvant donner à penser que le
ministre serait prêt à brader la justice française aux seules fins de
renouer avec un régime responsable de plus de 4 millions de morts au
Rwanda et en République Démocratique du Congo.
5. Lance un appel respectueux au président de la République
française, Son Excellence Monsieur Nicolas Sarkozy, afin qu’Il veille à
ce que cessent les ingérences politiques actuelles susceptibles de
nuire à la bonne administration de la justice dans une affaire où trois
ressortissants français ont perdu la vie suite à l’attentat terroriste
du 6 avril 1994.
La Fédération internationale des associations rwandaises – en sigle
FEIDAR - saisit cette opportunité pour exprimer une nouvelle fois sa
solidarité agissante aux familles de toutes les victimes de l’attentat
terroriste du 6 avril 1994 et du génocide rwandais, condamne tous les
actes de barbarie commis par les différentes parties au conflit
rwandais et exige que les coupables soient poursuivis et condamnés en
conséquence.
Fait à Paris, le 24 novembre 2008
La Fédération Internationale des Associations Rwandaises
Email : feidar.contact@yahoo.fr
RDC: Les députés du Nord-Kivu demandent une force européenne
Cliquer sur l'image pour voir la vidéo
KINSHASA, 26 nov 2008 - Les
députés du Nord-Kivu, province de l'est de la
République démocratique du Congo (RDC) en proie à
un conflit, a demandé mercredi à la France
d'"organiser" une force européenne pour combattre la
rébellion de Laurent Nkunda, a-t-on appris de sources
parlementaires.
"Nous demandons à la France, qui
a été coorganisatrice d'Artemis, d'organiser une force
identique" dans le Nord-Kivu, a déclaré à
l'AFP Côme Sekimonyo wa Magango, le doyen des députés
de cette province, où la guerre a repris depuis trois mois.
La force européenne Artemis, dirigée par
l'Union européenne (UE) et dont la France était la
nation cadre, a été déployée pendant
quelques mois en 2003 pour sécuriser la ville de Bunia, dans
la Province Orientale (est) voisine du Nord-Kivu où opéraient
à l'époque de nombreux groupes armés.
"Cette
force +Artemis 2+ nous aiderait à faire la guerre, pas la
Croix-Rouge, comme le fait la Monuc", la Mission des Nations
unies en RDC, a estimé M. Sekimonyo wa Magango à
Kinshasa.
"On ne veut pas une force qui vienne
constater. On voudrait une force à côté du
gouvernement pour buter les rebelles, pour protéger nos
populations, nos institutions", a-t-il ajouté.
Cette
force doit aussi "surveiller la frontière entre le Congo
(RDC) et le Rwanda" voisin, car c'est "une passoire",
a estimé une autre député, Jeanne Bunda
Bitendwa.
La totalité des 48 députés du
Nord-Kivu se sont associés à cette démarche,
selon les parlementaires interrogés par l'AFP. Ils
représentent toutes les tendances politiques, y compris le
Rassemblement congolais pour la démocratie (RDC),
l'ex-rébellion soutenue par le Rwanda. Mais la majorité
d'entre eux sont de la mouvance présidentielle.
L'ambassadeur de France à Kinshasa, Pierre Jacquemot,
a estimé qu'une force "Artemis bis" n'était
"pas à l'ordre du jour". Pour l'instant, "il
s'agit de renforcer de 3.000 hommes la Monuc", comme le Conseil
de sécurité de l'ONU l'a décidé le 20
novembre, a-t-il expliqué à l'AFP.
Depuis fin
août, de violents combats ont repris dans le Nord-Kivu entre
d'une part la rébellion de Laurent Nkunda et d'autre part
l'armée congolaise et des groupes armés alliés.
Ils ont provoqué le déplacement de plus de 250.000
personnes.
La RDC accuse le Rwanda de soutenir la rébellion,
ce que Kigali dément.
26 novembre 2008
Un site Web lance une pétition pour demander à la MONUC d'arrêter le criminel de guerre Nkunda immédiatement !
Sacramento, Californie - le 25 Novembre, 2008
Un site Web
demandant à la MONUC d'arrêter immédiatement
Laurent Nkunda pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité,
a été lancé par le coordinateur du projet,
Amédé Kyubwa.
Le site Web,
http://www.arrestationdeNKUNDAmaintenant.org
fournit des informations sur les crimes de guerre et crimes
contre l'humanité commis par les troupes sous le
commandement de Laurent Nkunda à partir de 2002. Le site lance
également une pétition demandant aux personnes
concernées dans le monde entier de demander à la
MONUC d'arrêter Laurent Nkunda immédiatement pour ces crimes
de guerre et crimes contre l'humanité. La mission de
maintien de la paix la plus importante des Nations unies qui sera
bientôt composée de plus de 20.000 hommes au Congo doit veiller à ce
que les responsables des violations graves des droits de l'homme
et du droit international humanitaire soient traduits en justice.
Laurent Nkunda est accusé de crimes de guerre et de crimes contre
l'humanité. En
Septembre 2005, le gouvernement congolais a émis un mandat
d'arrêt contre Laurent Nkunda, l'accusant de nombreux crimes de
guerre et de violations des droits de l'homme. Human Rights Watch par exemple a réclamé son arrestation depuis
le mois de février 2006. L'organisation a dénoncé les exécutions
sommaires, les torture et les viols commis par les soldats sous le
commandement de Laurent Nkunda à Bukavu en 2004 et à
Kisangani en 2002. Les groupes armés fidèles au
chef de guerre Laurent Nkunda ont été maintes fois accusés
d'utiliser le viol comme une arme de guerre et de favoriser le recrutement
d'enfants soldats, certains âgés d'à peine 12
ans après l'enlèvement dans leurs maisons.
Selon
M. Kyubwa, Laurent Nkunda continue à commettre des crimes en RDC, et
en particulier au Nord-Kivu, où de nouveau les groupes
armés agissant sous son commandement seraient responsables
de la mort de nombreux civils dans la
ville de Kiwanja.
"Aussi longtemps que Nkunda est en
liberté, la population civile demeure en grand danger"
Signer la pétition aujourd'hui pour demander à
la MONUC d' arrêter Nkunda immédiatement pour ses
crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Visitez
le site:http://www.arrestationdeNKUNDAmaintenant.org
Pour de plus amples informations, contactez le coordinateur du projet aux États-Unis : Tél + 1 916 753 5717










